H. GEOPvG, L1P>1IATRE-DITEUR GENVE, BALE, LYON Archives du Musum d'histoire naturelle de Lyon. Tomn I"'. Premirc livraison : Etudes sur la station prliistoriquc de So- lutr (Sane et Loire) par M. l'abb Dncrost et M. le D'' Lor- tet. Gr.-in-4" avec 7 planches lithogr. Fr. 7 2 livraison. Contenu : I. Note sur les brches osseuses des envi- rons de Bastie pur A. Locard. II. Etudes sur le Lagomys corsicanus, par le D' Lortet. III. Etudes palont. dans le bassin du Rline, priode quaternaire par Lortet et (^hantre, avec S pi. 8 fr. Association zoologique du Lman, ses publications : A. liuoT. La famille des Nayades, 9 planches. Fr. 10 F. CnEVRiER. Monographie dn genre Nysson. Fr. 2 V. Fatio. Les Campagnols du bassin du Lman, 6 pi. col. Fr. 12 H. TouKNLER. Description des Dascillides du bassin du Lman, 4 pi. col. Fr. 12 G. LuNEL. Les poissons dn lac de Genve et de ses affluents, in-folio, avec planches en couleur et retouches au pinceau. Sous jiresse. Boissier, Edm. Flora Orientalis sive eunmeratio plantarum in Oriente a Griecia et .3igypto ad ludios fines hucusyue observa- taruni. Vol. L Thalamifloil. In-8, 1017 pages. 1867. Fr. 20 IL Calcyflora polvpetal^. 1159 pages. 1872. Fr. 25 Une Flore d'Orient, o toutes les espces nouvellement dcrites seront systmatiquement classes, est devenue ncessaire la botanique propre- ment dite; elle ne l'est pas moins la go,grapIiie botanique; c'est donc un vrai service que II. Boissier, connaisseur si parfait de la vgtation de l'Orient, a rendu aux sciences, en se livrant un travail aussi colossal que la H Flora Orientalis, dont nous avons l'avantage de mettre en vente les deux premiers volumes. Le 3"^ volume est en prparation. Icnes Euphorbiarum, ou figures de 122 espces du genre Eu- phorbia, dess. par Heyband, avec des considrations sur la clas- sification et la distribution gographique des plantes de ce genre. In-folio avec 120 pi. lithogr. 186(3. Fr. 70 Voyage botanique dans le raidi de l'Espagne pendant l'anne 18.S7. 2 vol. gr.-in-4 avec 206 pi., 1839-45. Colori {au lieu de fr. 400) cart. Fr. 242 En noir cart. Fr. 162 Sur papier vlin (au lieu , avec 5 pi. Genve, 1865. Fr. 7 50 De Loriol, P. Description des animaux invertbrs fossiles, conte- nus dans l'tage nocomien moyen du mont Salve. In-4. 2 li- vraisons, 22 planches. Genve, 1861-63 br. Fr. 40 Il ne se trouve que 100 exemplaires dans le commerce. et Jaccard. Etude gologique et palontologique de la forma- tion d'eau douce infracrtace du Jura, et en particulier de Villers-le-Lac. Avec 3 planches. Genve, 1865, tir 50 exem- plaires. Fr. 8 Mmoires sur les terrains lyasique et keuprien de (a Savoie. In-4''. 2 planches. Genve. 1859. Fr. 6 Echinologie helvtique. Description des Oursins fossiles de la Suisse. Il" Partie : Echinides de la priode crtace. 1"= livr., in-4<', avec 15 pi. 1873. Fr. 30 "^^.* La premire partie de cet ouvrage, par Desor et de Loriol, Echi- nides de la fnos jurassique, a paru de 1868 1872 en Allemagne. Lortet, L. Recherches sur la fcondation et la germination du Preissia commutata. 1 vol. in-S", avec 4 planches graves. 18G7. Fr. 4 50 Recherches sur la vitesse du cours du sang dans les artres, avec 5 planches lithogr. et de nombreuses figures dans le texte. 1 vol. in-4''. Fr. 4 50 et Ducrost. Etudes sur la station prhistorique de Solutr (Sane et Loire). Gr. in-4, avec 7 pi lithogr. Fr. 7 Mmoires de la Socit de Physique et d'Histoire naturelle de Genve. Vol. I-XXI, en 37 tomes. In-4'', avec pi. 1821-72 (publi 560 fr.). Les vol- I-IV sont puiss; les autres se vendent des prix diffrents. Collection trs-importante, contenant des mmoires de MM. de Candolle (pre et fils), de Saussure, de Luc, Duby, F.-J. Pictet, E. Boissier, Huber, Claparde et autres savants genevois. Pour plus de dtails, voir notre catalogue spcial. Mmoires de l'Institut national genevois. Vol. I-Xn. In-4'', avec pi. 1854-(j9. Fr. 225 Prix de chaque volume, fr. 20 (except vol. VIII fr. 15, vol. X fr. 10). Cette publication renferme des travaux importants relatifs aux sciences, l'histoire, l'archologie, etc., par MM. Claparde, C. Vogt, Moulini, Hisely, Galiffe, Fazy, Vuy, etc. Chaque mmoire se vend aussi spar- ment. Mmoires nouveaux de la Socit Helvtique des Sciences natu- relles : Neue Dcnkschriften der allg schweiz. naturforsch. Gesells. vol. I-XXIV. Iu-4, avec pi. 1837-71. Fr. 314. Chaque volume se vend sparment, except quelques-uns de la premire dcaile. Cette publication importante renferme des travaux trs-estims par MM. Agassiz, Heer, Ngeli, Ooster, Etimeyer, Thurman, etc. Un catalogue spcial sera fourni sur demande affranchie. Mortillet, G. Prodrome d'une gologie de la Savoie. n-i", avec une pi. 1856. Fr. 2 Moulini, J.-J. De la reproduction chez les Trematodes endo-pa- rasites. ^1-4, avec 7 pi. 185G. Fr. 15 Millier, J. Monographie del famille des Rsdaces.In-", 239pages de texte avec 10 pi. litliogr. 1857 (publi fr. 25). Fr. 15 Ouvrage couronn par le prix quinquennal fond par Pjr. de Candolle. La seule monographie qui ait t publie s\ir les Rsdaces. Principes de classification des Lichens et numration des Lichens des environs de Genve. ln-4, avec 3 planches. 1862. Fr. 5 Ooster, W.-A. Ptrifications remarquables des Alpes suisses. I. Cphalopodes, G parties, avec 64 pi. 1857-63. Fr. 36 n. Brachiopodes, avec 20 pi. 1863. Fr. 25 in. Echinodermes, avec 29 pi. 1865. Fr. 40 IV. Le Corallien de Wimmis. In-4'', avec 24 pi., dont 3 doubl. 1867. Fr. 35 et Fischer-Ooster. Protozoe helvetica. Mittheilungen aus dem Berner Musum der Naturgeschichte iiber merkwiirdige Thier- undPflanzenreste der schweizerischen Vorwelt. Herausg. Vol. I et U. In-4, pi., cartes et gravures. 1869 1871. Fr. 50 Pictet, F.-J. Matriaux pour la palontologie suisse, ou Recueil de monographies sur les fossiles du Jura et des Alpes. In-4. 1858-71. Prix des sries I V, prises ensemble (au lieu de fr. 550) Fr. 450 La VI' et dernire srie est sous presse. Liv. 1, 2 et 3. 1873, fr. 26. Histoire naturelle des Insectes nvroptres. In-4"'. 1" Monographie : Perlides, 5'i pi. col. 1842. Prix rduit : 40 2" Monographie : Ephmrides. In-4 avec nn atlas de 47 planches colo- ries, 1845. Prix rduit : 35 Pictet, E. Synopsis des Nvroptres d'Espagne. In-8 Jsus, avec 13 pi. en partie colories, 1865. Fr. 20 Riitimeyer et His. Crania helvetica. Sammlung schweizerischer Schiidelformen. 82 lithographirte Doppeltafeln mit Text. Grand in-4. 1864. (Au lieu de fr. 60) Fr. 40 De Saussure, H. -F. Etudes sur la famille des Vespides. 3 vol. gr. in-S", avec 77 pi. col. 1852-56. Vol. I. Monographie des gupes solitah'es ou de la tribu des Eumniens, comprenant la classification et la des- cription de toutes les espces connues jusqu' ce jour, et servant de complment au manuel de Le- peltier de Saint-Fargeau. 6 cahiers. 22 pi. col. Fr. 86 - II. Monographie des gupes sociales ou de la tribu des Vespiens. 11 cahiers, 39 jjl. col. Fr. 66 III. Monographie des Masariens et supplment la mono- graphie des Eumniens. 16 pi. col. Fr. 42 Mlanges hymnoptrologiques. 1" Fascicule, in-4 ; 1 planche colorie, 1854. 5 2" fascicule, in-4. 1 pi. col., 1863. 6 Mlanges orthoptrologiques. 4 fascicules in-4''. 10 pi. col. et noires, 1863-72. Fr. 35 Notes sur les Mammifres du Mexique. In-S", 4 planches dont 2 col. Fr. 5 Mmoh-es pour servir l'histoire naturelle du Mexique, des An- tilles et des Etats-Unis. In-4". 1" livraison : Divers Crustacs nouv. du Mexique et des Antilles. 6 plan- ches, 1858. 9 _ 2"' livraison : Faune des Myriapodes du Mexique. 7 planches, 1860. 16 3' et 4' livraisons : Orthoptres. Blattides. 2 pi, 1864 (3 livr., 8 fr., 4 livr, 12 fr.) 20 et Sichel. Catalogue des espces de l'ancien genre Scolia, con- tenant les diagnoses, les descriptions et la synonymie des es- pces, avec des remarques explicatives critiques. In-S", avec 2 planches col., 1864. Fr. 8 Schacht, D.-H. Les arbres. Etudes sur leur structure et leur vg- tation. Traduit de l'allemand par E. Morren. Ouvrage publi sous les auspices de feu M. le baron Alex, de Iluraboldt. 1 vol. in-8'', ill. de 205 gravures sur bois et 5 pi. lithogr. Fr. 12 De Tschudi, '. Le monde des Alpes. Description pittoresque des montagnes de la Suisse et particulirement des animaux qui les peuplent. Illustre par W. Georgy et Rittmeyer, traduc- tion autorise de la huitime dition originale par 0. Bourrit. 1 magnifique vol. gr.-in-8, avec 24 illustrations. Broch Pi._ 12 Reli dor F,., jg _ Vogt, Cari. Recherches sur les animaux infrieurs de la Mditer- rane. 1" partie : Siphonophores de la mer de Nice. 2"" par- tie : Tunisiers nageants de la mer de Nice. En 1 vol. in-4<> avec 26 pi. col., 1854. Fr. 40 Mmoires sur les Microcphales ou hommes-singes. In-4, avec 26 pi., 1867. Fr. 20 - L'embryologie des Salmones, avec 14 pi. in-folio. Texte en franais, allemand et anglais, 1842. Fr. 20 Ouvrages en dpt. Agassz, D'L. Recherches sur les Poissons fossiles. 5 vol. de texte in-4" ei; 384 pi. in-fol. 1833-43 (au lieu de fr. 648) Fr. 350 Monographie des poissons fossiles du vieux grs rouge ou sys- tme dvonien (Old red Sandstone) des les Britanniques et de Russie. Les planches de la 1"= et 2""' livraison sans texte (fr. 50) Fr. 20 Histoire naturelle des Poissons d'eau douce de l'Europe cen- trale. l'= livraison : Salmo et Thyraallus. In-folio, avec 27 pi., texte en franais, en allemand et en anglais. Neuchtel, 1839 (fr. 75). Fr. 30 2""= livraison : L'embryologie des Salmones, par Cari Vogt. 14 pi. in-folio, texte en franais, en allemand et en anglais. Neuchtel, 1842 ( fr. 36). Fr. 20 Etudes sur les Glaciers. Texte in-8'', atlas in-folio. Neuchtel, 1840 (fr. 40). Fr. 25 Untersuchuugen iiber die Gletscher. Texte in-S, avec atlas de 32 pi. in-folio. Neuchtel, 1841 (fr. 40). Fr. 15. Monographie d'Echinodermes vivants et fossiles. 4 livraisons gr.-in-4" (fr. 98). Fr. 60 CoNTEHU. 1" livraison : Les Salnies. .'1 pi. 2"" livraison : Les Scutelles. S""' livraison : La Monographie des Galrites et des Dysasters par E. Desor. 4" livraison : L'Anatomie du genre Echinus, par C. Valentin. Iconographie des Coquilles tertiaires rputes identiques avec les espces vivantes ou dans diffrents terrains de l'poque ter- tiaire. Gr.-in-4, avec 15 pi., 1845 (fr. 15). Fr. 10 Etiules critiques sur les Mollusques fossiles. 4 livraisons in-4'>, avec 105 pi. Neuchtel, 1840-45 (fr. 108). Fr. 60 Contenu. 1" livraison : Les Trygonies du Jura et de la craie suisse. 11 planches. 2"" 4' livraison : Les Myes du Jura et de la craie suisse. 94 planches. Mmoires sur les moules de Mollusques vivants et fossiles. 1'' partie : Les moules d'Acphales vivants. In-4'', avec 12 pi. Neuchtel, 1838 (fr. 12). Fr. 8 Nomenclator zoologicus, continens nomina systematica generum animalium tam viventium quam fossilium. 12 fascicules in-4''. 1842-46 (fr. 80). Fr. 45 ^1-8 (fr. 13 .50). Fr. 7 Chantre, Ernest. Les Palafittes ou Constructions lacustres du lac de Paladru (station des Grands-Roseaux) prs Voiron (Isre). Grenoble, 1871. Br. in-4'' et un album de 14 pi. in-fol. Fr. 18 Etudes paloethnologiques ou Recherches gologico-archologi- ques sur l'industrie et les murs de l'homme des temps ant- historiques dans le nord du Dauphin et les environs de Lyon. (Age de pierre.) Lyon, 1867. In-4'' avec planches. Fr. 15 Nouvelles tudes paloethnol'jgiques ou recherches gologico- archologiques sur l'industrieet lesmursde l'hommedes temps ant-historiques dans le nord du Dauphin et les environs de Lyon. (Agedepierre.) Lyon, 1868. Br. gr. -in-4'', avec pi. Fr. 3 Dumortier, Eugne Etudes palontologiques sur les dpts juras- siquesdu bassin du Rhne. 3 v.in-S" avec 125pl. 1864-69. Fr. 80 Sur quelques gisements de l'Oxfordien infrieur de l'Ardche. Description des Echinides par M. Cotteau, avec 6 pi. Lyon, 1871. in-S". Fr. 5 DoUfus-Ansset, Matriaux pour l'tude des glaciers. Paris, 1863- 1873. 13 vol. gr. in-8 et atlas in-fol. (Ouv. termin). Fr. 300 T. I". !" partie. Auteurs qui ont trait des hautes rgions des Al- pes et des glaciers et sur quelques questions qui s'y ratta- chent. Fr. 20 T. I'. II' partie. Auteurs, etc., etc. a 20 T. I". IIP partie. Auteurs, etc., etc. 20 T. I". IV partie. Auteurs, etc., etc. 20 T. II. Hautes rgions des Alpes, Gologie; Mtorologie: Physique du globe. Fr. 20 T. III. Phnomnes erratiques. 20 T. IV. Ascensions. 20 T. V. Glaciers en activit. I" partie. 20 T. VI. Glaciers en activit. W partie. 20 T. VIL Tableaux mtorologiques. 20 T. VIII. Observations mtorologiques et glaciaires la station de Doll- fus-Ausset, au col du Saint-Thodule (3,350 m. ait.), du 1'^ aot 1865 .au 1" aot 1866. Fr. 20 T. Vni. II' partie. Observations, etc., etc. 20 T. VIII. IIP p.artie. Observations, etc., etc. 20 . Atlas de 40 planches. m 40 Etallon et Thurman. Letliea bruntrutana ou Etudes palontolo- giques et stratigraphiques sur le Jura bernois et en particulier les environs de Porrentruy. 3 parties in-", avec 65 pi. lithog. 1861-1863. Fr. 36 Faisan et Locard. IVIonographie gologique du Mont-d'Or lyon- nais et de ses dpendances. 1 vol. in-8'', avec une carte golo- gique colorie, une feuille de coupe et 3 pi. Fr. 15 RECHERCHES STRUCTURE ANNLIDES SDENTAIRES H. GEORG, LIBRAIRE-DITEUR, GENVE, BALE, LYON OUVRAGES D'EDOUARD CLAPAREDE Cyclostomatis elegantis anatome, aiictore R. Ed. Claparde ; acce- (iiiiit lai), umiv dua', Beroliiii, 18.")7 Fr. 4 De la formation et de la fcondation des ufs chez les vers N- matodes, par Ed. Claparde. Genve, 1838 ; in-4 et 10 plaaches 10 tudes sur les Infusoires et les Rhizopodes, par Ed. Claparde el .loh. Lachmann. (ieiive, IK-jS-iStiO; 2 vol. iii-V el ;7 planches 63 Recherches anatomiques sur les Annlides, Turbellaris, Opalines et Grgarines, ohservs dans les Hbrides, par Ed. Clapa- nVle. (ieave, 18(j1 ; 1 vol. ia-4" et 7 planches 8 Recherches anatomiques sur les Oligochtes, par Ed. Clapa- rde. Genve, 1863 ; 1 vol. in-4 avec 4 planches 8 Recherches sur l'volution des Araignes, par Ed. Claparde. UirechI, 1862, chez D. van iler Post junioi', diieur; 1 vol. in-4 et 8 pi. . . 16 Beobachtungenuber Anatomie und Entwicklungsgeschichte wirbelloser Thiere, an der Kiisie von Normandie angeslelU von Ed. Claparde. Gross in-4, nebst 18 Kupfertafeln. Verlag von Wilh. En- gelmann. Leipzig, 1862 (i4 tudes sur la circulation du sang chez les Aranes dn genre Ly- cose. par Ed. Claparde. Genve, 181)3 ; in-4 avec une pi 2 30 Glanures zootomiques parmi les Annlides de Port-Vendres (Pyrnes-Orientales), par Ed. Claparde. Genve, 1864; 1 vol. in-4 et 8 pi. 8 Nota sopra un Alciopide parassito dlia Cydippe densa, di Ed. Cla- parde e Paolo Panceri. Milano, 1867 (in vendiia presso la segrettaria dlia Sociei ilaliana di Scienze nalurali) ; in-4 6 Les Annlides chtopodes du golfe de Naples , par Ed. Clapa- rde. Genve, 1868 ; 1 vol. in-i" avec 32 planches Supplment. In-4'', avec 14 planches, col. 1870 25 A. Retzius. Coup d'il sur l'tat actuel de l'ethnologie au point de vue de la forme du crne osseux. Traduit du sudois par Ed. Claparde. Ge- nve, 1861 ; in-8'' . 1 Description de quehpies espces nouvelles de Planaires terresires du Ceylan, par Al. Hurahert, suivies '' Ohser cations anatoiniques sur le yeiire Bipitlium, par Ed. Claparde. Genve, 1863; m-8 et 1 pi 2 30 L I B ,h ^, e' 'n. .:nw!,H.GEORG Ea;i; ty ^^^^^^ Iiip PILET & COUGKABI),Ge:LHW D^'i.ROE EDOUARD CLAPARED. f' RECHERCHES SUU bA STRUCTURE DES ANNLIDES SDENTAIRES FAR EDOUARD CLAPAREDE AVEC UN PORTRAIT ET 15 PLANCHES CHR0M0LITH06RAPHIEES GENVE, BLE, LYON , H. GEORG, LIER AIRE - DITEUR 1873 Genve. Imprimerie Ramboz et ScHUCHAR.nT. PRFACE DES DITEURS L'ouvrage postliume que nous livrons aujourd'liui la publicit est la dernire uvre d'Edouard Claparde. Il forme le complment de ses belles tudes sur les Annlides. Malheureusement les grandes difficults matrielles inhrentes la publica- tion de ce travail en ont retard la mise au jour pendant prs de deux ans. Les diteurs reculaient devant le cot des nombreuses planches qui l'accom- pagnent , et la Socit de Phj'sique de Genve, bien qu'elle souhaitt vivement d'honorer la mmoire de Claparde dans son dernier ouvrage , disposait de ressources trop limites pour donner satisfaction ce lgitime dsir. Dans ces circonstances la veuve de l'auteur n'a pas hsit faire les sacrifices ncessaires pour assurer la publication immdiate de l'important ouvrage laiss par son poux, et les membres de la famille Claparde, en faisant la Socit de Physique un doit considrable , ont permis cette Socit de joindre ce vo- lume sa collection qui renferme dj les recherches sur les Annlides du golfe de Naples ' . ' Tomes XtX et XX des Mmoires de la Socit de Physique et d'Histoire naturelle de Genve. PRFACE DES DITEURS. L'ouvrage qui fait l'objet de ce volume a t crit dans l'automne de l'anne 1870, la veille du dpart de Clparde pour Naples. Se sentant surpris par le temps et craignant de ne plus revoir Genve , l'auteur se dcida subitement rdiger le rsultat de ses recherches sur l'histologie des Annlides. Il y tra- vailla sans relche jour et nuit jusqu'au complet achvement de l'uvre. La prcipitation avec laquelle s'est faite cette rdaction , sans cesse presse par l'impatience du dpart, et l'excitation produite par un excs de travail, expliquent les nombreuses ngligences de style qu'on y remarque et que l'auteur aurait sans doute corriges , pour la plupart, s'il avait lui-mme revu les preu- ves. Nous n'avons pas os toucher au texte, dans la crainte d'en altrer le sens, et nous nous sommes tout au plus permis quelques changements de mots indispensables et du reste assez insignifiants. Le soin minutieux avec lequel l'un de nous ' a revu les preuves en regard des dessins originaux , nous permet d'es- prer qu'il ne subsiste dans le texte aucune faute de quelque importance , et qu'il ne se sera gliss aucun lapsus dans les citations des planches, bien que la lgende manuscrite n'en ft pas toujours facilement lisible. Nous croyons donc pouvoir livrer cet ouvrage au public en toute confiance comme l'exacte reproduction du manuscrit de l'auteur. Alois HUMBERT. Henei de SAUSSURE. ' M. Alos Ilumbert. DOUARD-REN CLAPARDE^ N A GENVE LE 24 AVRIL 1R32, MORT A SIENNE LE 31 MAI 1871 PAR HENRI DE SAUSSURE Les sciences ont l'ait Genve en 1871 une perte considraljle dans la personne du professeur fidouard Claparde, dcd en Italie pendant le voyage qui devait le ramener auprs de nous. Quoique prvu depuis longtemps, cet vnement n'en a pas t moins douloureux pour toute la population lettre de notre ville, et je dirai mme pour le monde savant tout entier. En ce qui nous concerne personnellement, li d'amiti avec Edouard Claparde, c'est avec le sentiment d'une profonde afiliction que nous venons aujourd'hui payer un tribut sa mmoire, dans les lignes qui suivent. Mais c'est en mme temps un devoir (pic nous aimons remplir, tout en sentant notre insuffisance rtracer, comme elle le mrite, la vie d'un homme dou d'un gnie si suprieur et d'un si noble caractre. ' Cette notice a paru dans \vs Archice.'i de la Bibliothque universelle de Gnre, t.XLI,187I. Nous la reproduisons ici sur la demande de la famille d'E. Claparde, aprs y avoir introduit quelques l- gers changements. I 2942(5 Il BIOGRAPHIE. Il est des hommes dont la rputation s'est forme graduellement en suivant une marche lente et rgulire, et qui finissent, par l'effet du temps et d'une constante application, prendre rang parmi les il- lustrations acadmiques. Il en est d'autres qui semblent comme pr- destins maquer d'emble dans le pays qui les vit natre, et qu'un gnie naturel appelle presque ds l'entre de leur carrire exercer une vritable influence sur la vie intellectuelle de leur entourage. Mais il n'est pas rare de voir ces hommes d'lite succomber avant l'ge normal, comme si tout chez eux devait tre prcoce, le terme mme de leur existence, comme la sve de l'esprit, la maturit du caractre et l'exprience des choses. Plus d'un exemple de ce genre nous a dj frapp; on dirait que, chez ces hommes, la nature se complat faire, au dtriment de Tlre physique, une compensation de l'exubrance des dons qu'elle accorde l'esprit, et qu'une sorte de loi d'quilibre veut que chez eux la vie se consume proportion de tout ce que d- gage la pense. Tel a t, en particulier, le trait frappant de la vie de Claparde. Prenant rang, presque ds le dbut, parmi les savants du premier mrite, dou d'une intelligence fconde en rsulats surprenants, mais sans cesse tourment par une sant chancelante, il a succomb h la fleur de l'ge au plus beau moment de sa carrire. Edouard Claparde tait issu d'une ancienne famille genevoise qui, du reste, n'avait jamais marqu dans les sciences; ce n'est donc pas son ducation premire qui lui inspira le got des tudes scientifiques. Ce got se trouva inn chez lui ei doit tre considr comme une consquence ncessaire de l'esprit d'analyse et des facults logiques qui taient au fond de son organisation. Il commena ses tudes l'Acadmie de Genve, o ses aptitudes aussi rares que varies le firent bientt distinguer par ses professeurs. Il fut avant tout l'lve de Pictet-de la Rive, auprs duquel il trouva BIOGRAPHIE. ni un secours et une bienveillance qu'il s'est toujours plu reconnatre dans le cours de sa canire scientifique. En 1853, il se rendit Berlin pour complter ses tudes l'Universit de cette capitale, et devint l'lve de J. Midler, qui tenait alors le sceptre de la physiologie et de l'anatomie compare. 11 arriva prcisment l'poque o MUer tait absorb par ses immenses recherches sur l'anatomie et les mtamor- phoses des chinodermes. Claparde se ressentit profondment de ces circonstances, et l'ardeur avec laquelle il participa aux travaux de labo- ratoire de son matre, le porta bientt se consacrer presque exclu- sivement l'anatomie et l'embryognie des animaux infrieurs; de l un got prononc pour la micrographie, qui fut bient(M dvelopp par ses relations avec Ehrenberg, et qui dcida de sa carrire scientifique. A Berlin, Claparde donna ses tudes une extension pi'odigieuse, (pu aurait certainement t beaucoup trop vaste pour nn autre que lui. Tout en menant de front l'lude des sciences naturelles, celle de la mdecine et celle des langues du Nord, qu'il ne tarda pas pos- sder d'une manire complte, il travaillait avec ardeur des travaux originaux. Il apprit tout seul le dessin et arriva aussi dans cet art un haut degr de perfection. En 1855, il accompagna Mller dans un voyage en Norwge, et il S(youriia ensuite pendant deux mois sur un rcif des bords de l'Ocan avec un de ses camarades de l'Universit dans le but de poursuivre l'tude des animaux marins. De 1854 57 il se livra, Berlin, en commun avec son ami Lachman, de vastes investigations sur les Infusoires et les Rhizopodes, et rdigea sur l'or- ganisation de ces animaux un ouvrage considrable, qui remporta plus lard, l'Acadmie des Sciences de Paris, le grand piix des sciences physiques. En 1857, Claparde fut re^u docteur en mdecine. De retour Genve, il y devint bientt membre de la Socit de physique, de la Socit mdicale et de l'Institut national genevois. Il ne tarda pas tre agrg au professorat de l'Acadmie, et la distinction dont il fit preuve dans son enseignement jusqu' la fin de sa vie, n'a pas peu IV BIOGRAPHIE. contribu soutenir l'tranger la renonune de cette institution. Il devint aussi l'un des rdacteurs les plus laborieux des Arcbives de la Bibliotbque universelle, dont le bulletin scientifique, aussi bien que la partie consacre aux mmoires, a t rem[)lie pendant 15 annes de ses savantes analyses, d'autant plus prcieuses qu'elles l'ont, pour la plupart, connatre des ouvrages crits dans des langues trangres. Dj comme tudiant, Claparde avait publi un ceitain nondjre de mmoires trs-estims, insrs pour la plupart dans les Archives de Millier, et qui lui avaient valu une place fort honorable parmi les zoolo- gistes. Tel est son mmoire sur Y Aclinophrys Eichhornii, chez lequel il signale une grande vsicule contractile qu'il considre conuue un ru- diment de cur. Il dcrit le mode de digestion de ces animaux, capables d'envelopper et de digrer des matires vgtales et animales par n'im- porte quelle partie de leur corps, tout orifice servant chez eux indite- remment de bouche ou d'anus, ce (pii doit les faire classer dans les Rhizopodes. Tel est aussi son travail sur le Cyclosloma elegans, qui lui servit de tlise pour le doctorat, et dans lequel il dcrit un organe cal- caire compos de couches concentriques, log entre les replis de l'in- testin, organe dont on ne connaissait aucun exemple chez les Gast- ropodes. A cetti^ srie de ses travaux appartient encore son anatomie de la Neriline flumatile qu'il montre ne pas tre hermaphrodite, et dont l'opercule teslac olfre une structure diffrente de celle de la co- quille; ce qui doit faire exclure l'opinion de Gray, que l'opercule est une seconde valve atrophie, etc. Son grand ouvrage sur les Infusoires, rdig en collaboration avec Lachman, qui mourut avant la publication de ce travail, le lit aussitt classer parmi les matres de la zoologie. Quoique aujourd'hui un peu dpass par les travaux de Siein, Zenker, Cohn et autres, dont l'il a pu s'armer d'instruments plus parfaits, on peut dire que cet ouvrage est rellement celui qui a fond la science moderne des Infusoires, dont l'organisation et les affinits taient encore si peu comprises, malgr les travaux d'Ehreidierg, de Dujardin et de plusieurs autres naturalistes. BIOilUAPHIK. V (Miiparde et Laclnnaii inontrciil (|m' ces rlics ne sont ni aussi com- pli([n(''s (inc Tavail ( rn Klnenberg, ni aussi simples que les prlendail Mayen, dont la thorie a longtemps domint', et suivant leiiuel le corps de ces animalcules se con\poserail d'une simple cellule l'oiinant une sorte de |oclie. Us renversent celle llK'orie l'aide d'un arsenal d'ob- servations et de laits sous le poids duquel les champions de l'unicel- lulaiisme ont d rapidement succomber. Us tablissent les allinits des Inlusoires, d'une part avec les Vers et les Clentrs, d'autre part avec les Rhizopodes, et en donnent pour la premire Ibis une classification sa- lisl'aisante. Us y distinguent 10 l'amilles et dcrivent un grand nomijre d'espces; pas autant, il est vrai, qu'Ehrenberg en avait signal; mais, en revanche, ils l'ont faire un grand pas la comiaissance de l'orga- nisalion de ces tres. La partie de l'ouvrage qui concerne les Rhizopodes, tend surtout rvler une organisation dfinie chez ces animaux qu'on avait voulu considrer comme n'en possdant [tour ainsi dire aucune. La troisime partie de l'ouvrage, qui traite de la production des Inlusoires et des Rhizopodes, avait t envoye dj eu 1855 l'Acadmie des Sciences de Paris; elle lut couronne en 1858 et ne |)ut paratre t[u'en 18fiO. Nous voyons ensuite le nombre des publications de Claparde s'ac- croitre avec une rapidit surprenante, comme on peut en juger par le catalogue de ses uvres que nous pla(;ons la suite de cette esquisse biographique. Quoique ses tudes se reportassent toujours avec pn'dilection sur les animaux infrieurs, il s'occupait des sujets les plus varis et r- digeait souvent des notices tendues, destines donner le rsum des travaux rcents sur tel ou tel point de la science. On trouvera dans les Archives de la Bibliothque universelle un grand nondtre de m- moires de ce genre, o il traite de matires intressant la |)liysio- logie, la zoologie, la gologie, et mme l'archologie, tandis que dans d'autres articles il aborde les plus hautes questions de philosophie naturelle. VIII BIOGRAPHIE. qu'il divise en lerricoles et limnicoles, en se basant sur des diff- rences importantes dans le systme vasculaire et dans l'appareil re- producteur. Ces recherches sur les x\nnlides, l)ien qu'interrompues par d'autres travaux, re|)ai'aissanl presque d'anne en anne sous la l'orme de notices plus ou moins tendues, ont Uni |>ar devenir l'objet d'un ouvrage ca- pital, malheureusement le dernier qu'il mit au jour. Dans diverses publications o il a runi des mlanges d'observations (Glanures zoologiques, elc), il dcrit beaucoup de formes singulires, propres aux Annlides errantes; des formes larvaires aberrantes, des modes parliculiers de reproduction, ainsi qu'un grand nombre de faits anatomiques et physiologiques. En 1867, il communiqua la Socit helvtique des sciences, r- unie Einsiedeln, un grand travail sur l'histologie du Lombric, qui parut plus tard Leipzig. Dans cette tude il se surpasse par la fmesse des prparations, et le soin mis dans ses recherches. On y trouve d- crite pour la premire fois d'une manire satisfaisante, la structure du systme nerveux et des trois grosses libres tubulaires que l'auteur avait prcdemment dcouvertes chez divers Oligochtes. Ces fibres gantes ne sont pas noyes dans la subslance mdullaire axiale, mais au contraire |laces en dehors du conbm nerveux el reposant sur le nvrilenune interne; elles ne se ramifient pas en avant comme l'avait cru Leidig, mais chez le Lombric elles, s'arrtent au contraire un peu avant l'extrmit du cordon ventral, et chez les Arenicola elles se noient sim- plement dans la commissure. Ces libres ne sont pas ramifies et sont sans connexion avec les auh'es t'iments nerveux. Celle du milieu, qui est la plus grosse, d- passe les latrales en avant, mais tontes trois se terminent en co'cnm, sans atteindre au premier ganglion. Elles sont formes d'un certain nombre de gaines embotes et atteignent leur plus grand diamtre dans la rgion postrieure. Les lments nerveux proprement dits se trou- vent dans le nvrilemme interne; ils sont aussi unis entre eux par des BIOGRAPHIE. IX noyaux connectifs. La coupe transversale ressemble assez celle de la moelle d'un vertbr ; seulement, l'inverse de ce qui s'observe chez ces derniers, ici c'est la substance interne qui est la plus claire et l'ex- terne la plus fonce. La substance interne est forme de petites fibrilles diriges en sens divers. Le tissu connectif et les capillaires, qui forment h sa priphrie un rseau apparent, surtout dans la rgion postrieure, ne pntrent pas jusque dans la masse centrale. L'auteur nie l'existence du rseau ganglionnaire qui se trouverait dans le voisinage du pharynx; il n'y a dcouvert aucune cellule ganglionnaire, et ce rseau est uniquement form selon lui de nerfs proprement dits. Comme d'ordinaire, c'est le tissu connectif qui forme la trame de tous les organes Le systme nerveux se compose d'une enveloppe pithliale ou nvrilemme externe et d'un nvrilemme interne parfaitement homo- gne. Entre les deux est une couche musculaire forme de fibres lon- gitudinales dont la contraction protge le systme nerveux contre toute pression. Les fibres musculaires du pharynx ont une disposition complique et doivent servir la succion. Le canal digestif prsente l'intrieur un repli nomm typhlosole que certains observateurs avaient pris pour un second tube enferm dans le premier. Les matires alimentaires pas- sent en dehors de la typhlosole ;la couche interne de l'intestin est revtue d'un rseau vasculaire qui part du vaisseau dorsal et d'un tissu glan- duleux nomm couche hpatique et qui joue probablement un rle dans la digestion. La paroi externe est revtue de follicules qui ne sont probablement pas en rapport avec la digestion, mais bien avec la for- mation du sang auquel elles enlveraient certains lments pour les jeter dans la cavit gnrale du corps. La question du dveloppement des vers avait aussi occup Glaparde pendant bien des annes, sans cependant qu'il et livr son travail la publicit, parce qu'il y trouvait encore des lacunes. Mais il a constat ce fait que parmi les ufs renferms en grand nombre dans la cap- sule scrte par le clitellum, un seul se transforme en embryon; celui- II XII BIOGRAPHIE. ainsi diio, un jalon dans l'histoire des tres qu'il tudie et fait faire la science, sur tous les sujets qu'il aborde, un pas incontestable. Il ne reculait devant aucune peine lorsqu'il s'agissait d'lucider une question. Rencontrait-il dans ses lectures des points obscurs ou des assertions qui ne lui paraissaient pas admissibles, il se condamnait souvent reprendre ab ovo le travail d'un autre dans l'espoir de se rendre compte de la vrit. Ces recherches, entreprises dans le seul but de satisfaire son esprit, ont souvent donn lieu de sa part d'intressantes communications au sein des socits savantes et ont quelquefois t publies sous forme de notes. C'est ainsi, par exemple, qu'il a tranch le dbat qu'avaient fait natre les travaux contradic- toires de Mecznikow et de Balbiani sur la reproduction des puce- rons. Aprs avoir refait lui-mme toute l'tude de cette reproduction, il a montr que, contrairement l'opinion de Balbiani, ces insectes ne sont pas hermaphrodites. Lorsque parut l'ouvrage de Darwin sur l'origine des espces, Claparde s'empara des vues de l'auteur avec une sret de coup d'il que la marche de la science a depuis lors pleinement justifie, et qui lui permit de s'lever des conclusions importantes. Il publia cette poque, dans la Revue Germanique, sur le livre de Darwin, des articles remarquables, dans lesquels il s'leva une grande hauteur de vues, et en 1869 il donna une critique des plus judicieuses de l'ouvrage de Wallace, auteur auquel on attribue avec raison l'honneur d'avoir mis en lumire en mme temps que Darwin l'ide qui sert de base la thorie de la slection naturelle. Dans tous ses travaux on le trouve du reste inspir des tendances darwinistes, et il fait jaillir de ses observations, des rapprochements in- gnieux appuyant tous la doctrine de l'volution qui joue aujourd'hui un si grand rle dans les sciences biologiques. Ainsi, et pour n'en citer qu'un seul exemi)le, il consacre, la fin de son beau mmoire sur le dveloppement des Acariens, un chapitre l'appui de la thorie de Darwin, en montrant que l'appareil qui sert de crampon chez les aca- BIOGKAPHIE. XIII riens parasites, clia[t|>e la loi d'homologie. En eiel, ce n'est point un organe fixe qui renii)lit ces fonctions, mais l)ien au contraire tel ou tel organe qui se trouve modifi, suivant les espces, en vue de l'adaptation aux mmes fonctions. Chez les uns ce sont les pattes antrieures, chez d'autres les pattes postrieures; chez les Lislrophorus, c'est mme la lvre infrieure qui se transforme en organe fixateur. Or, si les Acariens parasites formaient une famille| dtermine, d- pendant d'un type primitif, l'organe fixateur serait toujours le mme, tandis que si, au contraire, les parasites sont les descendants d'espces vie libre, dont les murs ont occasionnellement chang, et avec les murs aussi la forme des organes, comme le veut le systme de Darwin, chaque espce a pu adapter un organe quelconque aux fonctions de la fixation, en sorte qu'il ne saurait sous ce rapport exister entre ces orga- nes aucun lien morphologi([ue. Et c'est prcisment l ce qu'on observe. Mais tout en se dclarant le disciple de Darwin, Claparde ne se laisse jamais entraner dans les carts d'imagination des enfants terribles de la doctrine du transformisme; il les combat mme dans certaines circonstances. A lire le rsultat de tant de vastes recherches excutes avec un si grand soin, on ne se douterait pas qu'elles eussent t sans cesse in- terrompues par la maladie. La sant de Claparde tait, en ertet, pour lui et pour ses amis, un su- jet de proccupations continuelles, et il n'est pas hors de propos, avant de parler des derniers ouvrages de notre ami, de dire un mot des souf- frances physiques qui ont fait de sa vie un continuel supplice, qui ont sans cesse interrompu ses travaux scientifiques et qui lui ont suscit des diffi- cults de tous genres. On ne peut comprendre qu'un homme, dont l'exis- tence n'a t pour ainsi dire qu'un long martyre, ait pu [)roduire de si nombreux et si importants ouvrages. D'une constitution faible, il avait t atteint en 185i d'un rhumatisme articulaire qui, en se por- tant au cur, avait laiss cet organe une lsion, cause principale de toutes les complications ultrieures. Encore simple tudiant, il tait XIV BIOGRAPHIE. dj sujet des accs de palpitations extrmement i>raves, et parfois accompagns d'hmoptysies Irs-inquitantes. En 1857, une crise de ce genre faillit l'emporter. Tout donnait lieu de craindre que, d'un jour l'autre, il ne succombt une nouvelle atteinte. Depuis le retour de Glaparde Genve, le mal tait toujours all en augmentant et r- agissait d'une manire dsastreuse sur tout l'organisme, principalement sur les fonctions de l'estomac et des organes respiratoires. Le rgime trs-svre que le malade suivait, en apportant un certain allgement ses maux, ne pouvait qu'augmenter sa faiblesse et il se manifestait chaque jour chez lui quelque phnomne nouveau qui droutait toutes les prvisions des mdecins. De frquentes nvralgies lui occasionnaient des souffrances atroces, et pour les faire cesser il eut recours des moyens extrmes. Les crises de palpitations, les hmorrhagies revenaient sans cesse des poques indtermines, souvent accompagnes d'acci- dents imprvus. Durant des mois entiers il devenait incapable de tout travail, et son existence mme semblait tre un continuel miracle. L'- nergie qu'il dployait dans sa lutte contre ces horribles soulrances dpasse tout ce qu'on peut imaginer, et faisait l'admiration de son entourage'. Cette mme nergie, il l'employait se remettre l'uvre, aussitt qu'arrivait un moment de soulagement. Nous l'avons vu re- prendre ses fonctions de professeur dans un tat tel qu'il avait de la peine se traner jusqu' l'Acadmie, crachant le sang pendant la leon et, nanmoins, l'heure termine, oubliant ses maux au point de con- tinuer converser avec ses tudiants et rpondre leurs questions. En 18(30 il s'tait mari. Une affection rciproque l'avait conduit pouser une de ses parentes, qui devint la compagne oblige de tous les actes de sa vie. Cet vnement l'avait plac dans une position in- dpendante en lui crant un intrieur, et sa maison tait devenue ' Ainsi, pour faire cesser les nvralgies horribles auquel il tait sujet, il n'hsita pas se faire ar- racher toutes les dents. Il serait impossible de faire comprendre qui ne l'a pas connu, tout ce que cet homme a endur de souffrances. Il a souvent dit ses amis que l'amour du travail et de sa fa- mille pouvait seul le dcider soutenir une existence qu'il a incontestablement russi prolonger force d'nergie et de prcautions. BIOGRAPHIE. XV un centre de converstilions scientifiques, qui seront longtemps regrettes sans tre remplaces. A toute heure et quelles que fussent ses occu- pations, on trouvait toujours auprs de lui le bon accueil d'un homme qu'on ne semblait jamais dranger. Sa faiblesse mme et l'hypertrophie du cur qui l'immoliilisrent dans son fauteuil, en rendant i)our lui tout exercice dangereux, lui avaient imprim des habihides trs-sdentaires qui n'ont pas peu con- tribu dvelopper sa vaste rudition. Comme il recevait tout le monde avec une gale affabilit, les vi- siteurs se succdaient en grand nombre, appartenant aux spcialits les plus diverses, aux opinions les plus contraires, aux classes les plus loignes, et parmi eux beaucoup de savants trangers, dont plusieurs s'cartaient de leur itinraire pour le visiter. Il entretenait en effet de nombreuses relations avec le monde scientifique, de tous les pays, particulirement de l'Allemagne et de l'Angleterre, o il comptait des amis intimes. Qui ne conservera le plus gracieux souvenir des rceptions hebdo- madaires qu'il tenait en t sa maison de cam|)agne de Cologny? Rceptions empreintes d'une simple cordialit o une conversation tou- jours intressante et substantielle runissait autour de sa table un petit nombre d'amis, pour la plupart adeptes des sciences, des arts et de la littrature. Souvent ce cnacle d'habitus venaient se mler aussi quelques hommes placs en dehors de ces spcialits, des philosophes, des hommes politiques ou des thologiens, et qu'on se figure les amu- santes discussions qui devaient natre d'un pareil assemblage. Par mo- ments, on se serait cru revenu aux joyeuses annes de l'universit. Les travaux de'Claparde avaient t presque entirement interrom- pus pendant les annes 18(35-60 par suite de l'tat de sa sant; il avait t alleint du typhus et avait eu la douleur de voir sa femme et ses enfants visits par de graves maladies. Aussi le besoin d'un climat doux, le dcida en 1866 passer l'hiver Naples. Ce sjour lui fut pro[)ice au del de toutes ses prvisions. Sa sant fut relativement trs-bonne XVIII BIOGRAPHIE. traitement qu'il qualifiait lui-mme de barbare et que les mdecins dcla- raient impraticable pendant plus de vingt-quatre beures; il se priva pen- dant vingt-deuxjours de toute boisson, tout en s'administranl beaucoup de sel marin. Il russit, en eiet, par ce moyen b('roque faire momenta- nment cesser l'hydropisie; il reprit mme assez deforcesi)Ourentre| (ren- dre quelques promenades pied. Ses lettres firent un instant renatre une lueur d'espoir chez ses amis; on l'avait vu tant de fois se relever de si bas que cet espoir finit presque par revtir le caractre de la certitude; mais le patient ne devait pas rsister aux fatigues du voyage. Se sen- tant mieux, Claparde voulut visiter chemin faisant les muses qu'il ne connaissait pas. Il se mit en effet en route en vritable dilettante, faisant tape partout o les objets d'art attiraient sa curiosit, et dominant avec son nergie habituelle des souffrances qui, pour tout autre que lui, n'auraient laiss que bien peu de place aux jouissances de l'esprit. Mais l'hydropisie reparut aprs son dpart de Naples et augmenta avec une rapidit effrayante. 11 y succomba le 31 mai Sienne, au milieu des circonstances les plus tristes et les phis mouvantes, entour seu- lement des soins de sa femme et faisant preuve jusqu'au bout d'une force d'me extraordinaire. Le professeur Schiff, accouru de Florence pour lui venir en aide, n'arriva que le lendemain de sa mort. Claparde n'tait g que de 39 ans et laissait deux enfants en bas ge. Quelque prmature qu'ait t sa mort, il a suffisamment enrichi la science pour s'y tre fait im nom considrable. Les ouvi'ages qu'on lui doit survivront leur auteur, car tous renferment des recherches exactes et des faits bien tudis'. Mais que de regrets ne doit-on pas avoir en pensant tout ce que cet homme aurait produit si son exis- tence s'tait prolonge encore pendant quelques annes ! On en peut juger par son dernier ouvrage sur les Annlides du golfe de Naples, qui fut l'uvre d'une seule saison de sjour dans ces parages. Il est ' L'estime dont jouissait Ed. Claparde dans le monde scientifique a reu rcemment un clatant tmoignage dans la ddicace qui lui fut faite du XXII">= volume de la Zeitschrift fiir wissetischaftliclie Zoologie, car il n'est gure d'usage de faire des ddicaces de ce genre dans les ouvrages priodiques. BIOr.RAPHIE. XIX bien plus ditiicile de se lii^urer ce qu'on aurait vu soilir de sa plume si, au lieu d'tre sans cesse aux prises avec les soulrances, il avait joui d'une bonne sant. Son existence prcaire ne lui a jamais permis d'en- tre[)rendre des ouvrages de longue baleine, et on a lieu de s'tonner qu'il ait pu mme en produire d'aussi tendus durant les trop courtes priodes qu'il pouvait consacrer un travail suivi. 11 laissait l'ouvrage indit sur l'bistologie des Annlides, (pii l'ait l'ob- jet du vidume remarquable auquel cette notice sert d'introduction, et qui complte ses prc(''dents travaux sur les Annlides. Par acte testamentaire, Claparde a lgu la ville de Genve sa ma- gnitique bibliotbque scientitique. En prenant place dans notre biblio- tbque publique, cette riche collection y comblera une lacune qui depuis longtemps ne se faisait que trop sentir. Le donateur, en terminant sa carrire scientifique, a voulu que les lments de travail depuis long- temps accumuls par lui continuassent profiter d'autres et con- tribuer au dveloppement scientifique de sa ville natale, auquel il s'tait toujours si vivement intress. Cet acte de munificence lui assure la reconnaissance des gnrations futures. Aprs avoir cbercb, dans les pages qui prcdent, tracer l'es- quisse de la vie de Claparde, il nous reste rendre compte des principaux traits de son caractre. Tous ceux qni ont entretenu avec lui des rapports suivis connais- saient sa modestie et celte dioilure parfaite qui dnotait cbez lui une conscience l'abri de tout reproche. Il possdait l'instinct de la gnrosit et distribuait avec largesse toutes ses publications, quelle que ft d'ailleurs leur im|)ortance. Il tait serviable au del de toute expression. Pour les tudiants comme pour ses nombreux visiteurs, Claparde tait toujours rempli de pr- venances. C'tait toujours avec une parfaite bienveillance qu'il venait en aide ceux qui aimaient le consulter pour leurs propres tra- XXII BIOGRAPHIE. efforl de Tespril ne peiil nous faire sorlii' de iioiis-mmes pour juger ce que les choses sont en soi. Mais ce monde phnomnique a ses lois, subjectives comme lui, et c'est l le champ ouvert la science, l'exprience et l'observation. Claparde s'arrtait l; il ne suivait pas le philosophe de Knigsberg dans ses efforts pour relever sur l'chafaudage de la raison pratique et de l'impratif catgorique, tout l'dilice de la mtaphysique si sa- vamment renvers. Il pensait en effet que la critique de la raison pure avait rpondu par avance, et d'une manire irrfutable, cette ten- tative pour restaurer le monde objectif. Dans ses entretiens intimes, on l'a maintes fois entendu parler avec admiration et sympathie de l'idalisme de Fichte. Il faisait observer que cette doctrine dcoulait assez logiquement d'une critique aux termes de laquelle l'objet s'idcutitiail avec le sujet, le non-moi devenait une simple modilicalion du moi. De l admettre que le moi cre le non- moi, comme le premier terme d'une antinomie appelle le second, il n'y a pas loin. Claparde le sentait et cette philosophie tout la fois si leve et si virile, dans laquelle d'un bout l'autre rgne la no- tion de force, avait pour son esprit des cts sduisants. Cependant il n't'tait fichtien qu' ses heures et il reconnaissait que cette m- taphysique subjective tait condamne d'avance par le simple emploi de la mthode critique. Il rsulte de ce qui prcde que, comme philosophe, Claparde doit tre class, non parmi les matrialistes, mais parmi les critiques, ou si l'on veut, parmi les idalistes dynamiques, c'est--dire ceux pour qui la matire se rsume dans la notion de force, la force n'- tant elle-mme qu'une modification du sujet, une conception de l'es- prit, en d'autres termes, une pense. La notion de Dieu se confondait pour lui avec celle de la force considre un point de vue abstrait, de mme que cette force, con- sidre au point de vue concret, s'identifiait avec la notion du monde. Cependant Claparde repoussait la (jualincation de panthiste, parce BIOGRAPHIE. XXIII qu'elle sert, en gnral, dsigner une certaine conception mtaphysique de l'laboration du divin dans le monde, conception absolument tran- gre sa pense. Il tait trs-peu hglien. Partisan dclar du transformisme, il ne croyait pas l'innuorla- lit personnelle de l'individu, mais la persistance et la transformation des forces sous lesquelles il se rvle nous. Tel est le rsum sommaire des opinions de Claparde, formul d'aprs de nombreuses conversations et qui se trouve d'ailleurs confirm par l'ensemble de ses cours et de ses crits. Ceux qui ont connu Thomme dans l'intimit y retrouveront, je n'en doute pas, l'expression aussi fidle que possible de sa pense '. Ces tendances lui avaient valu, au dbut de sa carrire, d'innom- brables dsagrments de la jiart des personnes voues aux ides dog- matiques. 3Iais aprs quelques annes, lorsqu'il fut mieux connu, il finit par tre apprci par ceux mmes qui s'taient faits ses dtrac- teurs, et il mettait une certaine coquetterie, qui n'tait pas sans un grain de malice, aies traiter en amis, ou mme les inviter sa table, (( comme il convenait un homme sans prjugs. On l'entendait vo- lontiers rpter que la divergence des opinions ne doit point loigner les hommes les uns des autres, ainsi que cela se voit malheureu- sement trop souvent dans ce monde, et il se divertissait aux dpens de ceux qui. parce qu'ils ne pensent pas de mme sur certains points, croient ne plus pouvoir se saluer. Sa conversation tait toujours savante, sur quelque sujet qu'elle se portt, car on aurait difficilement trouv une spcialit scientifique ou littraire, mme parmi les plus trangres ses tudes ordinaires, sur laquelle il ft' pris au dpourvu, et malgr le positivisme de ses travaux, il ne ddaignait point les uvres d'imagination. Dans l'aban- don de l'intimit, il devenait un causeur charmant, avec lequel on oubliait les heures, et, dans le monde, que ses maux l'empchaient de ' Il faut lire son remarquable morceau sur les Forces vitales pour juger de la logique avec la- quelle il savait appliquer les principes de Kant. (V'oyez le n 22 de la liste des ouvrages de Claparde.) XXIV BIOGRAPHIE. frquenter beaucoup, les charmes de son entretien le faisaient recher- cher des femmes aussi bien que des hommes de toutes les catgories. La mort de Claparde a enlev Genve un des plus beaux fleu- rons de sa couronne scientifique, et notre Acadmie l'un de ses meil- leurs professeurs. Pour tous ceux qui, de prs ou de loin, s'intressent aux progrs des sciences, elle a t un profond sujet de deuil. Claparde tait un de ces hommes qui marquent dans la vie intellectuelle d'un pays et qui semblent prdestins faire cole. On rencontrait en lui un ensemble de facult('s qui rarement se trouvent runies chez le mme individu; ainsi, une facilit extraordinaire s'assimiler les travaux des autres, une mmoire prodigieuse, une promptitude de conception, et une sret d'observation qui ne s'est jamais dmentie. A ces facults essentielles il joignait toutes les qualits accessoires (jui facilitent le travail dans le domaine des sciences naturelles; il excellait dans l'art d'tablir de fines prparations; il maniait le pinceau avec autant de talent que le scalpel et dessinait lui-mme les planches de ses ouvrages. Il connaissait toutes les langues de l'Europe, en dehors des langues slaves; ses lectures taient immenses, et, bien qu'il ne prit gure de notes, son rudition avait (qu'on me passe l'expression) quelque chose d'ef- frayant; c'est ce que disait de lui un de ses juges l'poque o peine sorti des tudes, il subissait Genve ses derniers examens de mdecine. Enfin, cTiez lui, une logique puissante conduisait d'un pas assur jusqu'aux dductions les plus abstraites, sans jamais s'garer en route dans le domaine de l'imagination, .\ussi la largeur de ses vues frappait tous ceux qui l'abordaient, et son enseignement avait ime ampleur qui entranait ds les premires phrases, bien qu'il ne sacrifit jamais l'loquence. Mais pour ceux qui vivaient dans son intimit, ce n'est pas seulement un savant qu'ils ont perdu en lui, c'est aussi un ami sr et dvou, un homme qui, ct du gnie de la science, possdait toutes les qua- lits du cur. LISTE DES OUVRAGES D'EDOUARD CLAPARDE 1. Rsum des ti';iv:iii\ les plus lceiils sur la gnration alternante et sur les mtamor- phoses des animaux infrieurs. (Arrliives des Sciences de la Bilili(iliu''que Univei-selle de Genve, 18."il, tome XXV.) 2. Ueber Actinophnjs Eichhornii. (Arcliiv fur Anatomie, Physiologie, etc., von D"' MUer, Berlin, 18o4; et Annals of Nalural History, 1835, tome XV.) 3. Sur la thorie de la fcondation de IVuf. (Archives des Sciences, 1833, tome XXIX; et Annals of Natural History, 1836, tome XVII.) 4. Anatomie und Eniwicklungsgeschiclite der Neritina fluvialilis. (Mller's Archiv, 1837 ; et Annals of Natural History, 1837, tome XX.) 5. De Cydostomatis elegantis analome. Dissertatio inauguralis. Berolini, 1837. (Thse in- folio.) 6. Supplment un mmoire de G.-R. Wagenei* : Ueber Diajema, etc. (Miiller's Archiv, 1837.) 7. Beitrag zur Anatomie des Cijclostoma elegans. (Miiller's Archiv, 1858.) 8. Note sur la reproduction des Infusoir-es, par d. Claparde et J. Lachmann. (Annales des Sciences naturelles. Paris, 1837, tome VIII.) 9. E. Claparde et J. Lachmann. tudes sur les Infusoires et les Rhizopodes; 2 vol. in-i". Genve, 1837-01. (Extrait des Mmoires de l'Institut national genevois, tomes V, VI et VII.) Grand prix de l'Acadmie des Sciences de Paris. 10. Sur les prtendus organes auditifs des antennes chez les Coloptres Lamellicornes et autres insectes, (.\nnales des Sciences naturelles, 1838, tome X.) 11. De la formation et de la fcondation des ufs chez les vers Nmatodes. Genve, 1839, in-4. (Extiait des Mmoires de la Socit de Physique de Genve, 1860, tome XV.) A'oir aussi : Annals of Nat. Ilist., 1838, tome 1, et Zeitschr. fur wissenschafthche Zoo- logie, de Siebold et KoUiker, 1838, tome IX. 12. Sur l'action physiologique du Curare. (Archives des Sciences, 1838, tome III.) 13. Analyse des travaux les plus rcents relatifs l'accommodement de l'il aux distances. (Archives des Sciences, 1838, tome I.) 14. Quelques mots sur la vision i]iii(Kulaire et stroscopique et sur la question de l'Ho- roptre. (Archives' des sciences, 1838, tome li.) 13. Nouvelles recherches sur l'Horoptre. (Ihid.) 16. Encore un mot sur l'Horoptre. (Ihid.) Voir aussi: Zeitschrift fiir wiss. Zool., 1838, tome IX. lil. Comi}tes rendus de l'Acadmie des Sciences, 1838, p. 366. M. Rei- chert's Archiv \ 1839. Continuation des : Archiv fiir Anat. Pliysiolog. iind wissenscliaftl. Mdecin, de J. Millier. Berlin. IV XXVI LISTE DES OUVRAGES d'DOUARD CLAPARDE. 17. Beitrag zur Kennlniss des Horoplers. (Reichert's Archiv, 1839.) 18. Remarque sur la note (prcdente) de M. Prvost, relative la vision binoculaire. (Ar- chives des Sciences, 1839, tome IV.) 19. Ueber die Kalkkrperchen der Trematoden und die Gallung Tetracotyle. (Zeitschr. fur wiss. Zool., 1838, tome IX, et Quarterly Journ. microscopic. scienc, 1839, tome VII.) 20. On tlie reproduction of a Mdusa belonging to tlie Genus Lizzia. (Edimbui'g Procee- dings Pliys. Soc, 1839-02, tome II.) 21. Recherches sur les lois d'volution du monde organitjue pendant la formation de la crote terrestre, par H.-G. Broun. Traduction extraite par Claparde. (Archives des Sciences, 1839, tome IV.) 22. Existe-t-U chez les tres vivants des forces vitales propres? (Archives des Sciences, 1839, tome V.) 23. Ueber die Entwicklung der Spinnen. (Verhandl. d. Schweizei-ischen Naturforschenden Gesellschaft. 43"- Versamml. Bern, 18.39.) 24. Sur cei'taines cavits des antennes qu'on avait considres comme le sige de l'ouie chez les insectes. (Comptes rendus de l'Acad. des Se. de Paris, 1839, tome XLVIII.) 23. Zur Morphologie der zusammengesetzten Augen bei den Arthropoden. (Zeitschrifl fiir wissenscli. Zoologie, 1860, tome X.) Voii' aussi : Annals of Nat. Hist., 1860, VI; el Annales des sciences naturelles, 1839, tome XII. 26. Beilriige zur Fauna der schottiscben Kste. (Zeitschr. fiir wissenscli. Zoolog., 1860, tome X.) 27. Physiologie de l'tat lectrotoniriue des nerfs, par M. Ed. Pflger. Extrait par Claparde. (Arciiives des sciences, 1860, tome VII.) 28. Esperience elettro fisiologiche. (Nuovo Cimento. Pisa, 1860, XI.) 29. Coup d'il sur l'tal actuel de l'ethnologie au point de vue de la forme du crne os- seux, par Anders Retzius. Traduit du sudois par Claparde. (Archives des Sciences, 1860, tome VII.) 30. La couronne de plis des deux premires sphres de segmentation chez l'uf de la gre- nouille. (Archives des Sciences, 1861, tome XI.) 31. Beitrag zur Kenntniss der Gephyrea. (Reichert's Archiv, 1861.) 32. Ueber Polydora conuda. (Reicliert's Arcliiv, 1861.) 33. Contributions l'histoire naturelle des tats-Unis d'Amrique, par le profe.sseur Agas- siz. Article analytique par Claparde. (Archives des Sciences, 1861, tome XII.) 34. L'poque glaciaire en Scandinavie. (Archives des Sciences, 1861, tome XIII.) 35. M. Darwin et sa thorie de la formation des espces. (Revue germanique, 1861, tomes 16 et 17.) 36. tudes anatomiques sur les Annlides, Turliellaris, Opalines et Grgarines, observes dans les Hbrides. Genve, in-4'', 1862. (Extrait des Mmoires de la Socit de Physi- que de Genve, 1862, tome XVI.) LISTE DES OUVRAGES d'DOUAUD CLAPARDE. XXVII 37. Reclierclies aiiatomiques sur les Oligochtes. Genve, 18()2, in-i. (Iliid.) 38. Observations anatomitiues sui- le BipaUiini Phcbe. Genve, 18li2, in-'i. (Iliid.) 39. Reclierches sur rvolution des Araignes. Mmoire auquel la Socit des Arts el Sciences d'UlreclU a dcern une mdaille d'or. Utreclit, 181)2, in-4''. (Insr dans le tome 1" des Nutuurkundiijer Verhandlingen de cette Socit.) 40. Claparde and W.-B. Carpenter. Further Kesearcheson Tomopteris oniscifonnis. {Tvanf,. Liiiii. Soc, 18(32, tome XXIII.) 41. Dveloppement d'iiydrodes marins appartenant au genre Tuhulaire. (Verliandlungen der Schweizerischen Naturforsclienden Gesellscliaft, 40'" Versamml. Luzern, 1802.) 42. tudes sur la circulation du sang chez les Aranes du genre Lycose. Genve, 1862, in-4. (Extrait des Mmoires de la Socit de Ptiysique de Genve, 18(53, tome XVII.) Voir aussi: Annales des sciences naturelles, 18(54, II. 43. Glanures zootomiques parmi les Annlides de Port-Vendres, Genve, 1863, in-4". (Ex- trait des Mmoires de la Socit de Physique de Genve, 1863, tome XVII.) 44. Beobachtungen iilier Anatomie und Entw iri de tyi>es principaux, examiner ces types avec un soin tout particulier et voir ensuite par une tude plus rapide si les espces groupes autour de ce type |>araissent bien rpter une orga- ' Ilistc.liioisclio UiitPisiicliungpn iilicr ilcn Ito'^i'iiwiiriii. mit 11 'l'ntclM in KnrliciKli'iicli. 18i;9. (/('itsclii-. tiir wiss(iiisrli. Zoologip, XIX. lil.l DES ANNf'I.IDES SfiPENTAlHES. 3 iiisalioli cl uni' sliiicliirc scmltlahlcs.Jo n'ai pas hsih' m'aiilcr (cllo (Icniii'io manire de procder. L'lude approfondie d'iui premier type de l'amille m'a mme permis de i)rocder bien plus rapidement celle des types d'autres familles, parce que je voyais se vrifier pour ceux-ci une grande partie des rsultats olJtemis pour celui-l. C'est pour cette raison qu'on trouvera dans mes planches un nombre relativement trs-grand de dessins relatifs la famille des Serpuliens. C'est que celte famille a t la premire qui ail fait pour moi l'objet d'tudes trs-srieuses parmi les Polychtes. Je me suis donn pour rgle de ne soumettre aux procds de l'hislo- logie de laboratoire que des espces prcdemmeni tudies par moi l'tat vivant. En eflet ces deux mthodes de recherches doivent se com- plter et s'clairer l'une l'autre. De nombreux points d'anatomie et d'his- tologie que j'avais tent vainement d'lu(her au bord de la mer sur les individus frais, ont pu tre rsolus avec la plus grande facilit par l'exa- men de coupes, en sens divers, d'individus durcis par des ractifs. En revanche, une foule de particularits histologiques, faciles constater l'tat frais, chappent totalement aux recherches faites sur les animaux durcis. C'est ainsi que je n'ai russi constater avec certitude chez au- cune Annlide conserve les follicules bacillipares si faciles voir sur le vivant. Cela tient-il peut-tre ce que le ver, au moment o on le plonge dans le liquide conservateur, dcharge ses btonnets jusqu'au dernier ? C'est l une question que je n'ose encore rsoudre. On sera peut-tre tonn de ne trouver dans les pages qui suivent au- cun chapitre consacr aux glandes sexuelles; mais les rsultats obtenus par les procds de laboratoire dans l'tude de ce sujet son! fori mai- gres, comparativement ceux (pie fournil l'lude des Annlides vivantes 4 STRrariE cl j'ai prl'iv laisser ce cliai)!!!'!? enliremeiil de cl. C'esl (Tailleurs un (les poiiils ([ue j'ai ludis jusqu'ici avec le plus de soin chez les \nn- lidcs vivanles. Ce mmoire ne concerne que les Aini<'lides sdentaires. L'lat de ma sanl ne me [lermel pas d'esprer de pouvoir tei'miner de longtemps les recherches relatives aux Annlides errantes, dont j'ai l'ait pourtant un grand nondire de prparations. L'inconvnient n'est peut-tre pas trs- grand, parce que, au point de vue de l'histologie |roprement dite, les dif- frences ifont pas une trs-grande importance, et qu' celui de la lo- [lographie anatomique les Aimlides errantes sont en somme mieux connues que les sdentaires. Mes recherches faites sur les Annlides vivantes sont consignes en majeure partie dans mon mmoire sur les Annlides du Golfe de Na- ples et dans le supplment ce volume que j'ai rcemment puhli.Les rei herches de lahoratoire faites sur les vers durcis, et consignes dans le prsent mmoire, sont bases sur plus de !2000 sections, conserves presque toutes dans du baume de Canada, sur prs d'un millier de pla- ques de verre. Le mode le prparation employ est celui que j'ai indi- (pi dans mon mmoire sur l'histologie du ver de terre, si ce n'est que j'ai employ jiresque exclusivement de l'essence de girofle, au lieu d'a- cide phnique ou de crosote. C'est d'ailleurs ce que font aujourd'hui la plu|)artdes histologistes dans la confection de leurs prparations. L'agent de durcissement a t('' presque exclusivement l'alcool absolu, dans lequel les vers sont jets encore pleins de vie. Les teintures que j'ai employes pour la coloration des prparations sont noml)reuses et je ne saurais trop reconuiKuider aux histologistes de faire usage de teintures trs-di- verses, mme de celles qui, dans la plupart des cas, paraissent colorer DES ANNil.lDF.S S( ItKM AIUES. 5 Ions les lissus (l'une manire nnifornie, ear, e el l, on lonibe sur eci- tains tissus ilonl les linenls ollVenl une alTinil inadendne pour rime de ces substances colores rputes de l'aible nlilil. Sans doute, la soin- '^r. tion ammoniacale de carmin est toujours au premier rang, surtout parce que les prparations teintes par elle paraissent conserver indliniment leur couleur, ce qui n'est [)as le cas pour celles teintes par diverses autres matires colorantes, surtout par des drivs d'aniline. Cette solution de- mande cependant assez de prudence dans son em|doi. Certaines Annli- des prsentent dans quelques-uns de leurs tissus la proprit de pro- duire au contact de la solution des prcipits colors, mme lorsqu'on a eu soin de laisser tremper pendant ([uelque temps la section dans de l'am- moniaque. Il arrive parfois que ce prcipit est distribu avec une Irs- giande rgularit, de sorte (}ue tous ces petits points ronges peuvent tre facilement pris pour des nuclus de cellules. De trs-forts grossisse- ments permettent seuls de dissiper l'erreur en faisant reconnatre la forme cristalline des nuclus supposs. Le seul moyen de parer cet inconv- nient est de soumettre la section des lavages trs-rpts avec de l'eau distille, ce qui demande souvent une assez grande patience. Encore la [)rt'paration peut-elle souffrir beaucou]) s'il s'agit de tissus dlicats qui se dchirent sous le choc du courant d'eau et, dans ce cas, il faut recou- rir surtout d'autres teintures. D'ailleurs, ces lavages n'atteignent le r- sultat dsir que dans les cas o le prcipit est superticiel. Dans tous ceux o il se form dans l'intrieur mme du tissu, il faut subir sa pr- sence. C'est ce qui arrive, par exemple, pour la muqueuse trs-particulire de la rgion moyenne de l'intestin des Chtoptres. Il est vrai que les ciistaux prcipits sont ici d'une taille trop grande |iour donner lieu des confusions, mais leui- nombre est souvent si considrable qu'il de- r STRUCTURE vieni iii'jicnl de lecourir fi d'aiilrcs imidosdo coloralioii. Los substances colorantes que j'ai le plus employes aprs le carmin sont la i'uchsine, le bleu soluble, )> la coralline, le sadowa et dilT(''renles substances d'un emploi souvent assez difllcile, qui m'ont ('t('' fournies par le chef trs- obligeant d'un grand tablissement de teinturerie de Berlin, M. William S|)indler. Une grande partie de ces substances, munies denoms en usage parmi les teinturiers, paraissent tre des driv('s d'aniline. J'ai employ aussi l'acide picrique, l'acide byprosmique, l'hmatoxyline, etc. Le con- InMe (les unes par les autres de prparations semblables, mais colores |)ai' des procds divers, est souvent fort utile. l'our les sections d'organes trs-tnus, connue les l)rancbies et tenta- cules des Cirrhatuliens, les tentacules des Tlpsaves, des Spionidiens, etc., j'ai plong les organes, pralablement teints et privs de toute leur eau, dans de l'essence de girolle, puis je les ai placs dans une gouttire, creuse avec le canif dans un btonnet de cire vierge. La gouttire a t ensuite remplie avec de la cire fondue et celle-ci, une fois refroidie, les sections ont pu s'oprer sans difllcult. Ce procd est d'excution si simple que je le trouve prfralde, au moins pour les tissus dont il s'a- git, tous les autres qui ont tV' proposs rcennnenl. On peut trs- facilement dbarrasser les sections de la cire qui les entoure en les plongeant dans un bain de chloroforme d'o on les pche, une une, l'aide d'une pointe de scalpel. Mais on ieut aussi les mettre directement dans le baume de Canada de la prparation dllnitive, la cire ne miisant point la clart des pn'parations. Lesdessinsqueje prsente aux lecteurs sont excuts avec des couleurs diverses, mais je dois dire que ces couleurs sont arbitraires. Elles doi- vent produire le mme rsultat que les teintures qui agissent d'une ma- DES ANNLIDES SDENTAIRES. 7 nire diffrente sur les diffrents tissus d'une mme pr|iaratinn, c'est-- dire rendre plus videntes les limites de ces tissus. La chose tait surlout ncessaire pour les (igures excutes un lailde grossissement. Copier exactement les couleurs d'une prparation donu('e n'aurait |)as eu de sens, surtout puisque j'ai d figurer des sections colores par des proc- ds trs-diffrents, il m'a sembl prfrable de conserver partout les m- mes teintes pour les principaux tissus. (Test ainsi (pic les muscles ont t reprsents en linm, Icinle toute naturelle parce que, sous l'intluence du carmin, ils se colorent en un rouge plus Itrunlre que les autres tis- sus. Le tissu cartilagineux est inditpi en bleu, et d'ailleurs son rellet a, en gnral, quelque chose de bleutre. Le tissu nerveux se distingue par la rsistance iirolongc'c l'action de la |ilu|arl des substances coloian- tes; moins d'une action Irs-prolongV'c de la solution, il reste, par con- squent inc(dure, et je l'ai indiqu('',en gn(''ral,en bleutre ple. Les vais- seaux ont toujours t leprseuls en rouge ou rouge-jauntre. mme chez les espces sang vert, etc. La coubMU" de l'hypoderme a rU'\ en revanche, en gnral choisie d'aprs celle des pigments qu'il r<'iderme. L'immense majorib' des dessins a t'-l excute d'apis une section r'clle; ils u<' sont (pie pour un |>(iil nombre le rsultat de l'examen el (le la comltinaisdu de plusieurs pn-paralions correspondantes. IlsonI ('1<' l'ails la cbandire claire, .le ne r('ussis loulelbis dessiner de lins (!('- tails laide de cet appareil, (pi'en employant im grossissement assez consi(l('ial)le. Les dessins ainsi produits aiu'aient (''!(' trop grands pour la pnblicalion, |iar suite des Irais considrables (pi'aurait ncessil(' la gravMi'e. .le les ai (bine r(''dMils la nioi(i(' ou, plus souvent, au tiers de la grandeur piimilive l'aide d'ini |>anlograpbe e\t''( nh' dans les aleliers de la Soci(''li'' genevoise d'inslinnienls de pbysi(pie. 8 STRUCTURE Qu'il me soit permis de terminer celle prface par un claircissement sur l'ordonnance de ce mmoire, .l'ai donn une tendue inusite l'ex- plication des planches. Cela tient ce que cette partie du travail est desti- ne remplacer la description lopograpliique des organes, qui est peine effleure dans le corps mme du mmoire. Elle renferme par suite une foule de choses qui ne se retrouvent pas ailleurs. Elle rpte aussi, il est vrai, bien des explications dt'j donnes dans le texte proprement dit, mais cette rptition ne pouvait tre vite. J'ai prfr ce mode de faire une exposition topographique dtaille sur les diilrentes familles d'Annlides sdentaires, exposition qui aurait doubl le volume du m- moire sans tre plus utile ([u'unc explication ciiconslancie des plan- ches. Cologni), jirrs (iCiii-vc, oclobir 1S70. DE LA PAROI DU CORPS On sait que la paroi du i^^v\^s des AniK'lidos, c'est--dire le boyau (}iii limite la cavit |u''riYisc('rale, est compose normalement de cinc] cou- ches : lo la cuticule; 2 l'iiypoderme; 3 la couche de libres nuisculai- res transversales; 4 les muscles longitudinaux; 5o le revtement prito- nal. M. Schneider a, il est vrai, considr les deux premires couches, prises dans leur ensemble, comme la peau, et il regarde mme comme un caractre essentiel des Auui'lides le lait que cette peau serait bien distincte des couches muscidaires sous-jacentes. Mais, comme je l'ai montr ailleurs, cette distinction est toute artificielle. Je n'ai point d'ob- jection ce qu'on appelle la cuticule et Thypoderme pris ensemble du nom de couche cutane et je me servirai moi-mme de cette expression dans ce sens, mais il est liien entendu (jue l'iiypoderme est toujours intime- ment adhrent la couche musculaire sous-jacente et que mme, dans certains cas, ces deux couches peuvent, jusqu' un certain point, se p('- ntrer l'une l'autre. DE LA CUTICULE La cuticule des Oligochles et celle d'un grand -nondtre d'Annc'lides errantes est remar(pudile par son ('paisseur, sa rsistance, ses pores lu- bulaires cl ses deux systmes de stries, caractres aujourd'hui bien (Ma- 2 10 STRUCTURE blis par divers observateurs. Quant la cuticule des Annlides sdentai- res, elle parat n'ollVir que trs-rarenienl ces particularits. Sans doute, rpielques-uns des vers classs dans cette tribu {Slijlarioides moniliferus D. Cil.; Owenia fnsiformis ]). CM., ^^^c), ont une cuticule ('paisse et rsis- tante autant que les Anni'lides errantes; toutefois les Annlides sden- taires, mme lorsqu'elles sont de trs-grande taille, n'ont, dans la rgle, qu'une cuticule pour ainsi dire rudinientaire. Je veux dire par l que cette couche est molle, qu'elle est mince au point de ne pouvoir tre re- connue qu' l'aide de trs-forts grossissements, et que sa tnuit est mme parfois assez, grande pour qu'on puisse rvoquer son existence en doute. Il est clair qiie dans ce cas-l il ne saurait tre question ni de systmes croiss de stries, ni de pores tubulaires. Os cuticules trs-mol- les se trouvent surtout chez les espces dont le corps est entirement re- couvert de cils vil)raliles, comme les Chtoptriens, ou dont une partie au moins est cilie, comme cela se voit chez certaines espces, mme parmi les Annlides errantes. Cependant l'paisseur mme de la cuticule dans les cas o il existe des cils vibratiles, est sujette de grandes variations. 11 faut, par exemple, d'assez forts grossissements pour la reconnatre dans le sillon copragogue du Spirographis Spallanzann (PI. IV, fig. 3, ctc), m elle forme pourtant une couche ('paisse de 1 ^'"'"'' en maximum, sous les cils vibratiles (). Ces derniers qui tapissent, comme je l'ai mon- tr('' ailleurs, toiite la surface du sillon copragogue, chez tous les Serpuliens, sont si rsistants, qu'on les trouve parfaitement bien conservs dans les prparations teintes et enfermes dans du baume de Canada. Chez les (Chtoptriens o les cils de la surface, quoique faciles reconnatre pendant la vie, sont fort courts et dlicats, je n'ai pas russi obtenir leur conservation dans les prparations colores. Quant la cuticule, je la trouve tanl('t lr(qi mince (PI. XIII, lig. 0, c/c, de la rgion tho- raci((ue ventrale du Tdepsavus coslanun), c'est--dire ne d(qiassant pas une ('paisseur de !'"'% tanl(M beaucoup plus paisse {ibid., fig. 10, clr. ('galemeni de la rgion thoracique du riK'ine Telepsavns). 3lais il ne me parat pas impossiiile (pie, dans ce deiiiier cas. la pii'lendiie culicule soit I)i:S ANNfiMDES SDENTAIHES. 11 simi)lenienl une couche de nuicosil coagule, les (;ii('lo|)lriens scr- tant (les nincus avec une lirande c(''lrit. Je ne prtends d'ailleurs [loint contester l'existence d'une cuticule as- sez rsistante chez certaines (espces d'Annlides sdentaires, coinnie je l'ai montr par les exemples cits plus haut. Chez les Cirrhatuliens, au moins chez YAudoumia filigera {Lumbricus fdigenis D. (ih.), je trouve une cuticule assez ferme qu'on reconnat facilement, non-seulement sur la surface du corps (PI. XI, tig. 9, de, de la paroi ventrale du ver), mais encore mme sur celle des tentacules {ibid., fig. 0, clc), ou d(!S hranchies (ibid., fig. 7, clc). A de trs-forts grossissements on reconnat mme que cette cuticule est farcie de minces pores lubulaires (ibid., lig. 10,7) livrant passage la sulistance scrte par des follicules sous-jacents. Cette matire scrte parat fort cohrente, car elle reste dans la rgle adh- rente l'ouverture des pores sous la forme de petits filaments ou de pe- tits saucissons, souvent contourns en spirale. Cette cuticule des Audoui- nies ne parat pas dpasser une paisseur de '2"^'" dans les points o elle est le plus dveloppe. Le faible dveloppement de la cuticule chez les Annlides sdentaires mme de grande taille, conqtarativement l'paisseur et la rsistance de cette membrane chez tant d'Annlides errantes, est videmment en rapport avec le genre de vie de l'animal. La plupart des Annlides s- dentaires ne quittent jamais leur tube et si quelques espces font excep- tion cette rgle, leurs prgrinations ne sont jamais que de faible du- re. Le rle protecteur de la cuticule paisse des Annlides criantes est en quelque sorte rempli ici par le tube d'habitation. 12 STRUCTl'RE DE LHYPODERME (l'lTlllilJl'.M CUTAN, TISSU CNNECTIF CUTAN, TISSU CLVPAL, ETC.) On pomrail objecler au nom iVliypoderme, propos' (l'alioi'd par M. Weisniann chez les rlhropotles, qu'il est des vers chez lesquels celte couche ne parait pas scrter de cuticule proprement dite et pour les- quels ce terme renferme une sorte de contradiction tymologique. Toute- fois il n'y a peut-tre pas d'espces chez lesquelles la couche en ques- tion ne scrte au moins un (udnit muqueux h's-mince qui est l'quivalent morphologi([ue d'une cuticule, malgr la facilit avec la- quelle il s'enlve. Aussi je prfre poiu* ma part conserver le terme de M. Weismann, qui a l'avantage de rappeler l'importance que la cuticule prend chez certains vers. La structure de l'hypoderme est extrmement variable chez les Arti- culs. M. Baur en a reprsent le tissu comme form par une substance granuleuse dans laquelle sont sems des nuclus sans dlimitation de cellules. Gela peut tre vi'ai pour une partie, mais une partie seulement des Arthropodes, et cela est galement exact dans certains cas pour les Annlides. Mais le plus souvent chez ces dernires la structure est plus complexe et peut varier non-seulement avec les familles, les genres, les espces, et surtout avec la taille des espces, mais encore dans les dif- frentes rgions du corps d'un mme individu. L'hypoderme renferme d'ailleurs dans la rgle des foUicules glanduleux et les nombreuses va- riations depuis l'extrme raret jusqu' l'extrme abondance de ces fol- licules dans dilrenles rgions du corps peuvent entraner de grandes diffrences dans l'apparence de l'hypoderme. On peut bien considrer le schma de M. Baur comme l'hypoderme ty|>ique, mais il faut lui reconnatre la valeur morphologique d'un pi- Ihlium. >1. Ehlers dclare n'avoir jamais vu de vritables cellules sui- porter les cils de la peau chez les Annlides. Toutefois cette assertion I>KS AWftl.IDES StOEMAIKES. 13 lie siuii'aif avoir, ainsi ([iio nous le mollirons plus loin, de valeur gn- rale, ('liez les Irs-peliles espces, el iiime cliez les grosses, parloiil o riiypodernie n'a (pi'uiie tis-raible paisseur, je ne russis voir (pTune masse granuleuse seme de nuclus, mais ds que l'paisseur de la cou- che augmenle, rordonnance Irs-rguliie des nuclus raiipelle celle d'un (''pillK'lium el enlin Ion arrive des cas o l'isolalion des cellules de cet pillilium cylin(lri(iue n'est plus une diflicull. Qu'on examine, par exemple, la coupe transversale d'une branchie du Slylarioides monili- fenis, reprsente PI. X, (ig. 12, et l'on sera frapp de la ressemblance de son hypoderme {hp) avec un pillilium cylindri(pie dans lequel les nu- clus occupent peu prs le mme niveau dans chaque cellule. Je dois pourtant reconnailre que l'isolement des cellules ne m'a jamais russi dans une telle prparation. On remarquera une ordonnance toute sem- blable des nuclus dans l'hypoderme des tentacules (PI. XI, fig. 6, hp) ou des branchies (ibid., tig. 7, hp) ou mme de la surface du corps {ihid., fig. 9, hp) chez Viidouinia [digra. Ici l'ensemble les nuclus forme dans les sections colores par du carmin une bande sombre comme dans un pillilium cylindrique. Toutefois je ne puis dire que l'isole- ment des cellules m'ait russi. 11 serait facile de citer une foule de cas semblables. jMais il arrive [tarfois que l'hypoderme prend bien dcid- ment l'apparence d'un pillilium cylindrique cellules parfaitement dis- tinctes. C'est ce qu'on voit par exemple la surface ventrale du Spirogra- phis Spallanzanii (PI. IV, fig. 4. A/)) o les cellules prismatiques, remplies de pigment, sont juxtaposes avec une extrme rgularit. Dans les pi- tbliums hypodermiques, les nuclus occupent peu prs tous la mme bailleur, mais il existe toujours sous la partie la plus profonde de l'pi- Ihlium une couch de nuclus (/6V/.,lig. 4, a et fig. 3, -5) entours de pro- toplasma granuleux. Ce sont l, sans doute, des cellules de remplacement en voie de formation ou plutt des cellules (jui, en se glissant entre les cel- lules prcdemment existantes de l'pitlidium, permettent la croissance de la membrane en surface. Chez le Spirographis Spallanzanii, l'hypoderme offre au fond, dans la plus grande partie de la surface du corps, cette li SIIUCTIUK slrucluie, seiilciiioiil la liaiileiir des crlliilcs (icul iMic si laililc (iiic pin- lois rpilliliuin devienl en qii('l(|iiesorlo paviiiienleux. Eu levanclu', dans d'anli'cs points la hantenr dos cellnles devienl si considrable (lu'il est Irs-lacile de les reconnaitie, mme un faible lii'ossissemenl, sur des coupes colores. On voit, })ar exemple, ces liantes cellnles d'iiillilinm liypodermiqiie dans le sillon qui divise sur la ligne mdiane ventrale les deux moitis de la collerette (PI. 1, fig. 6, hp*) ; dans le sillon {ihid., lig. 6, sc\ sc\ se") qui spare le bourrelet cervical de la base de l'appareil brancbial; la surface des tentacules (ibid., lg. 3, ep); dans les replis qu'on trouve en debors des ces organes (ibid., fig. 3, se, (ig. I, lip). L'pi- tblinm des tentacules passe d'ailleurs insensiblenienl celui de Talrium buccal (ihid., (ig. 3, cb) et pailant du tube digestif. Uu des points o cet l'pitbi'linm prend la plus grande bauteur de cellules, c'est le sillon co- pragogue (PI. IV, fig. 3, hp). 11 est remarquer que dans cette dernire localit et la plupart de celles que j'ai cites auparavant, l'bypoderme porte des cils vibratiles. Or, c'est une loi assez gnrale que dans les |>oints o riiypoderme porte des cils, il augmente d'paisseur et cela aussi bien dans les cas o cette coucbe olre une structure d'pitblium cylindrique que dans ceux o son apparence est dillrente. Souvent riiypoderme, foiin par nue seule range de cellules dans le reste du corps, montre plusieurs coucbes de cellules superposes aux points o sont placs les cils vibratiles. C'est ce qu'on remarque dj, quoi(iu' un trs-faible degr, aux parties cilies dsignes par a elfi dans la coupe trans- versale d'un rayon brancbial de Slylarioides monili frus (PI. X, fig. 12); mais c'est ce qui est bien plus frap)anl, comme nous le verrons plus loin dans les tentacules destins diriger vers la bouche des particules trangres, dans les brancbies, etc. Avant d'entrer plus avant dans ce sujet, il nous faut considrer ce- pendant les varits d'bypoderme ([ui s'loignent de la forme pitbliale. Ce sujet est d'autant |)lus intressant que les hypodermes pitbliformes dont je viens de parler, ne rapitellent gure ce que nous savons sur l'iiypodernie des Londjrics. Cbez ces derniers j'ai dcrit l'bypoderme DES ANNtl.IBES SftDEXTAIRES. 15 (oniino une sorto de (issu alvolaire, dans lequel les parois des alvoles lent'ei'nienl des nnclus, laiidis ([ue les alv('oles mmes sont des espaces iiUcrccIlnlaires on des ccllnles niodifi('es jonani le rle de glandes. J'ai tronv nnc sirncinre analogne chez qnelqnes Annc'lides S('denlaires, cl snrlont un liant degr painii les Si)ionidiens, chez la iN'rme c/rr/M/.v (Lumhricus cirra(uliis,\). {]\\.). Ici l'hypoderme alteint nne grande pais- seur, surloul la paroi ventrale (PI. \\ , lig. 5, hp, et fig. 6). Dans les coupes verticales on voit immdiatement an-dessous de la cuticule ces accumulations de proloplasma granuleux renfermant des nnclus (fig. 6, [6). De ces amas partent des fllires sinueuses (y.) qui traversent de pari en part, peu prs |ierpen(licnlair(Mnent. la pins grande paisseur (le riiypoderme, l'orme par une masse liomogne, (piehjuel'ois granu- leuse, incolore, peut-tre liquide. Ces filtres aboutissent dans la rgion la plus profonde de l'hypoderme une couche de nnclus (7) qui repose im- uK'dialement sur les muscles. et l quelques-unes de ces fibres s'a- nastomosent entre elles et un nnclus apparat parfois au point de n'-n- nion. Ces fibres paraissent tre dans la coupe l'expression de cloisons niemltraneuses, car lorsqu'on examine l'hypoderme de face, il prsente l'ajipareuce d'un rseau (IM. W, lig. 10) dans les points nodaux duquel sont placs les nnclus cellnlaires. Les nnclus sont de grande taille (4"''='") et partout faciles reconnatre. Dans la pins grande partie {U\ ver l'hyitoderme olfre une structure analogue, car mme celui des bran- chies, en apparence assez ditrent, et dont nous parlerons ailleurs, peut se ramener au mme type. Je crois qu'il faut placer ct(' de ces hypodermes alvolaires nne autre forme qui parat au premier abord strictement i>ilh('lilorme, mais qui a ccpcnd'anl nne structure assez anormale. C'est celle (|n'on trouvera ieprsent(''e en section verticale la IM. XllI, fig. 10, du Tclt'psavus costarum (famille des Chtoptriens). Ici rhypod(M-mc parat lrm('' (le colonnes ou de prismes placs c peu prs perpendiculairement sur la ((tn( lie de libres muscnlaires transversales {iiis). Le pigmeid i^st coiiceiilri' ilaiis la partie la plus vropos des boucliers ventraux. L'hypoderme peut d'ailleurs se compliquer davantage et renfermer plusieurs espces de tissus assez distincts. Nous en verrons plus loin (|uelques exemples propos des boucliers ventraux. Mais, pour \o mo- ment, je veux me borner au cas assez singulier prsiMit par la Terehella /lexuosa, D. Cb. L'bypodei'me dans la plus grande partie du corps de ce ver ne prsente rien de particulier, mais dans la i)artie antrieure du thorax, savoir dans toute la rgion branchifre, il se transforme dans une grande partie de son 'lendue, tant au point de vue de son paisseur qui devient plus considrable, (pi' celui de sa structure. Celle parlicu- DES ANNLinES SDENTAIRES. 17 laril assez singulire peut chapper facilement l'examen d'une pr- paration incolore ou teinte par du carmin. Il n'en est plus de mme si l'on considre une section teinte par de la fuchsine et quelques autres prpa- rations d'aniline. Ce tissu a, en clfet, une aftinit toute spciale pour ces suhstances colorantes et se teint en rose vif, mme dans une solution trs-tendue de fuchsine, un moment o les autres tissus sont encore peine colors. On trouvera PI. IX, fig. 5, un dessin reprsentant une section transversale par la rgion hranchiale d'une T. flexuosa, dessin dans lequel les couleurs de la prparation traite par la fuchsine ont t conserves. Toutes les parties de la coupe colores en rose-rouge vif sont formes par le tissu hypodermique. On distingue dans cet hypoderme particulier une couche superficielle que j'appelle Yhypoderme fibrillaire, et une partie profonde que je dsi- gnerai sous le nom de tissu conneclif slellaire. Ce nom de tissu connectif n'est point dplac, d'ahord parce que l'hypoderme est uni par lui aux autres organes, puis parce qu'il ne reste pas strictement superficiel, mais qu'il se glisse, et l, entre les organes sous-jacents, parfois jusqu' une assez grande profondeur. C'est ainsi que les coupes de ces prolon- gements apparaissent, et l, comme des lols rouges dans les sections des muscles longitudinaux (PI. IX, fig. 5, a). J'ai diflrenles prparations o plusieurs petits ilts semhlables se voient la fois entre les fibres du muscle longitudinal infrieur. Ce tissu connectif tant toutefois bien diffrent de celui qu'on trouve ailleurs chez les Annlides, je lui donne l'pithte de stellaire. Il est form, en effet, par un systme de cellules toiles (PI. IX, fig. 9, a), plonges dans une substance intercellulaire amorphe. Toutes ces cellules s'anastomosent entre elles par leurs fila- ments stellaires. Leurs nuclus sont larges de S""'"^'". Quant l'hypoderme fibrillaire, il est form de dlicates fibrilles un peu ondules (fig. 9) qui partent du tissu stellaire et se dirigent peu prs perpendiculairement sur la cuticule. Celle-ci est si mince que c'est peine si on peut admettre son existence. Dans tous les cas la surface prsente une fine ionctualion due aux extrmits de ces fibres. Chaque 3 18 . STRUCTURE fibro prsente un nuclus ((3), plac pour toutes peu prs la mme distance de la surface. On doit donc les considrer comme des cellules allonges en (il)res. Elles sont spares par une substance amorphe et incolore. Les deux parties de cet liypoderme si singulier ne sont en principe pas difrentes l'une de l'autre, malgr la diversit de l'apiiarence et des noms. En elTet, il est impossible d'examiner un grand nombre de pr- [tarations sans acqurir la conviction que l'hypoderme fibrillaire est l'orm par les cellules les plus externes du tissu conncctit' stellaire, al- longes suivant deux ples opposs. Aussi l'affinit remarquable pour l'aniline existe-t-elle pour l'un comme l'autre de ces tissus. Cet hypoderme spcial forme la collerette de la T. flexiiosa o l'on voit mme le tissu connectif stellaire (PI. IX, fig. 10, y) travers par les muscles qui servent mouvoir cet organe. Il forme aussi la plus grande masse des tubercules branchifres {ibid., fig. 8, a.a'), d'o il se prolonge {/) autour des vaisseaux des boucliers rests au dehors de la section. En revanche, le tronc de l'arbre branchial n'en prsente nulle part. On le trouve encore au l)ord postrieur {ibid., fig. 8, ' et 7") du bourrelet (|3) et sa face antrieure n'a, au contraire, ([u'uu hypoderme fort mince et entirement dpourvu de cette structure si parlicnlire. On trouve encore cet hypoderme spcial dans les parties infio-latrales de toute la rgion branchie (fig. 3, fig. 4, fig. 5), mais il n'en existe nulle part, ni la partie moyenne et postrieure du thorax, ni l'abdomen. Dans ce qui |trcde j'ai laiss enlirement de ct les follicules glan- duleux, soit mucipares, de l'hypoderme. Leiu- frquence est grande pour- tanl, ainsi que j'ai eu l'occasion de le remarquer plus d'une fois dans mes ), couche dont l'paisseiM' ne (b'passe pas A Im'p' ; mais sur la lvre charnue, l'hypo- DKS A.WfiLIDES SDE.NTAIHES. 25 donne (/*/>') pi-ciid iiiic paisseur de ()""", 01). Lm, il a rap|aren('(' (Tim ('pillit'liimi paviiiieiitoiix fornii' d'une sen le couelie de cellules nnelns ari'diidis, ici il prend celle (Tun ('pilliidium c\lindi'i(pie nucli'ns lis-al- longs el la prsence d'un ceilain nondti'e de nnclus dans la li'-gion prolnnde comme anssi dans la li'Liion snpiMiicielle. doil l'aire consid'ier cel pilliliinn connue slralili(''. Un anli'ecas bien diiine d'tre inenlioniK' esl celui des leidacules d(s Cirrlialuliens el plus spt'cialemeni de ceux de VAtidouiiiin jUiqera, mais il est ncessaire d'abord de dire ce qnej'entends par ces lenlacnlcs. On sait que les filaments dits branchiaux des Cirrbatnlieiis se divisent en deux catiiories au point de vue de leur insertion : les uns naissant des parties latrales des segments et nit'-me, |iro|)rement parler, des rames pdieuses, les antres de la surface dorsale d'un segment di'termini' don! le nuuK'ro d'ordre varie avec les espces. Dj And(tnin el Milne Edwards ont song tablir une dislinclion ronctiounelie cuire ces deux catgories de filaments, et ils ont appeb' les dorsaux des branchies el les lat'iaux des nnrs. Ils lurent mal inspirc's en clioisissaid ces dnomina- lious, connue je l'ai djiT montr' ailleius, et M. Kinberg a eu la main plus heureuse en a|)pelantles filaments dorsaux des branchies lenlaciilaires. En effet, dans mes Annlides chtopodes du (iolfe de Naples, j'ai d'montn'' pour un petit (^irrhatulien du goU'e. le Cirralidiis rlirt/sodcniia (pie les lilaments lati'i'anx sont des branchies et les d(rsaux des filets lentaculaires. Les premiers oilrent la struclui-e lypiipie des branchies, c'est--dire, qn'ils sont parconrus dans toute leur longueur par une artre et ime veine, unies entre elles par une double s(''rie d'anses vascnlaires passant sons l'hypoderme, el portant le sang dans le voisinage imuK'diat de l'eau extrieure'. Les tentacules dorsaux, au cf\\{\:\\\\ celle lenlaliye ne nie r(''iis- 2r> STRUCTIRE sil point cotte poque coinnio je l'ai consign scrupuleusement dans mon ouvraic. .l'ai repris ( e sujet l'aide de coupes transversales des fila- uK^nts dorsaux et latraux chez des individus dunis dans l'alcool absolu, dette lude a diuontr('' de la manire la plus irn't'ragable que la distinc- tion entre branchies et filets lentaculaires est tout aussi juste pour VAii- douinia filkjera que pour le Cirratuhis citrysoderma. Je ne doute pas qu'il ne faille l'tendre tous les (Jrihahdiens munis de deux sortes de (ilaments. J'ai reprsenl(' la section transversale d'un flel dorsal, soit tentacu- laire (PI. XI, li|i. (i) de V.iiidoiiinia filigera et celle d'un lilet latral, soit branchial (ihid., Iirocheul ' .Xinirliilcs Clirtniiiiilcs de X;iiilc.s, ji. 2u:\ (Soc. de PliysiqiK'. XX, \t. ?, : Tl. XXUI, tig. 4 /-'). DES ANNLIDES SDENTAIUES. 27 <'i;;il('im'iil, cominc aussi des lenlacules goiilliric des Clilopt/'rieiis, des Trbellicns, el par le fait que ce sont des (iiamenfs nourriciers. Ils son! creuss dans toute leur longueur d'une gouttire, non point super- ficielle et passagre comme celle des hrancliies, mais trs-profonde et constante (tig. 0, se). Cette gouttire est com|)rise entre i\n\\ lvres charnues Irs-leves, trs-paisses et couvertes de cils vibralilcs. Dans toute celte rgion, forme par un paisissement de l'hypoderme, les cel- lules sont trs-nuiltipli('es, comme on le voit an grand nondjre des uuclus. Dans le reste de l'Iiypoderme (lip) du tentacule, les nuclus cellulaires forment dans la section nue seule range, mais dans les bour- relets qui comprennent la gouttire entre eux, les nuclus se superpo- sent en plusieurs coucbes. Voil pour les tentacules prhensiles, mais il srail facile de montrer jtar de nombreux exemples tirs des branchies que, pour ces organes aussi, la prsence des cils vibratiles entraiie Tpaisissement de l'hypo- derme. J'ai dj signal ce propos les branchies de Stylarioides et d'Audouinia. Mais on en trouvera des exemples bien plus frappants dans les planches qui suivent ce mmoire, ainsi pour les branchies de Nrine (PI. XV, fig. 8 et 9) et poui' celles de Spirogiaphis. Ici la loi ne se vrifie pas seulement pour les layons secondaires o rhy[todernie est bien plus pais du ct interne (PI. 111, lig. 6, hp') que du ct externe {hp), mais encore pour les rayons principaux. Dans toutes les sections transversales de ces derniers (PI. III, lig. 5) on trouve, comprises entre les rayons secondaires, les coupes de deux gros bourrelets longitudinaux (Tig. 5, y.). Ces bourrelets qui ont chapp M. Klliker, portent des cils vibratiles et sont forms chacun par un repli de l'hypoderme. Cette cou- che conserve, ici comme dans tout le reste de la branchie, son apparence pithliforme, seulement les cellules s'allongent de manire constituer un pithlium cylindrique cellules fort leves, mais formant toujours une simple range. Il est vident qu'il doit y avoir une relation physiologiiiue entre le mouvement des cils vibratiles et ce grand dveloppement de l'hypo- '2H STiu (.iruK (Icniic soiis-iacciil. On pciil rlicrclu'i' la cause du niouvcuiciil des cils (laus les cils eux-iu('ines, ou liieu dans les cellules (|ui les poilenl. La |tlu|iail(les (djseivaleuis acliiels seniblenl ailiiiellic, et sans doute avec raison, celte deniire alternative. Tel est du moins bien certainement le cas pour des savants comme Valentin el lulilmann, hriedreicli, Eberth, Marclii, r>oll, elc, ([ni pensent avoir |)oursuivi les racines des cils jns- (pie dans l'intrieur du piotoplasma des cellules pillK'liales et cela chez des vertbrs pour les uns, chez les mollus(jues pour les autres. J'ai fait, pour ma part, quehpies observations qui, au premier abord, sendilenl coulirmalives de celles de ces savants, mais ([ui, tout bien considr, ont une valeur ditrente. Certaines Annlides se dislini;uenl par la vigueur extraordinaire des cils de leurs brancbies; c'est, en particulier, le cas pour les Aricies, doiil cbaque brancbie port<' deux ranges de ces organes, tou- jouis parlaitenieul bien conservs, mme dans les individus dmcis par l'alcool absolu. La lig. i de la Planche XIV reprsente une section trans- versale d'une brauchie d'/lncm flida dans laqu(dle les cils sont conser- v('s de cha(pie ct sous la l'oriue de vigoureux ciochets, longs d'environ irv"'", avec la pointe dirige vers l'avant. Cette disposition est conslanle: les Inancbies sont, en gV'ural, iullchies en arrire, mais les cils battent avec leur |)oinl(' toujours dirige vers la tte de l'animal. On est inun- diatement IVaitix', en examinant la section, de ce que [tlusieurs lilaments granuleux partent de la liase du cil [>our s'tendre en un large t'aisceau dansririlrieur de la blanchie (fig. i, [^). Au premier abord j'ai cru avoir l'aire, connue les auteurs prcits, des prolongations des cils dans l'in- irieur d'une cellule. Toutefois cette interpri'taiion ne parait pas exacte. L'bypoderme de la blanchie est l'oriiK' par une masse granuleuse, dans laipielle son! dissmiiK-s de nombreux miclus, sans (pi'il soit possible d'y distinguer (les territoires de cellules bien dlimits, mais les dimen- sions des nuclus dont le diamtre ne dpasse pas 2"'''=^ et leur rap[)ro- ( beineni les uns des autres, montrent que les cellules, supposer qu'elles existent en laiil qu'unitc'-s distinctes, sont de vritables |iygmes compa- ralivemenl aux faisceaux de (ilaments granuleux. Ces faisceaux ont, en ii:s AWLiDKS sf:i)i-:.vrAiui:s. 29 l'icl. lin (liaiiirlrc de l(;;i |S""". M scijiil. il rsl vr.ii. Idiijoiirs jMtssiltIc (|iriiii(' (('lliilc !iigan(os(nu', purteust' du cil vibralilc, lui placi'c an inilicii (les aiilics, mais wlto cellule ne peut lre dciuoiilre, ni |)ar ses limiles, ni par ses iiuclns. D'aillenis, dans les cas observs par (ranires niicros- lopisles, il s'aiiissail de la pioloniialion de chaque cil sous la IVinne d'un seul lilanienl ou d'une seule strie dans l'intrieur du prutoplasnia de la cellule. Mais i(;i chaque cil (voyez le cil isol de la (ii^. 5) est en relalion avec une liou|)pe de tilainenls granuleux^tals dans des directions diver- ses. Le cas es! donc Irs-dilVrent. Par suite de la conroriuation du cil, il est mme [)robable mes yeux que ces lllamentsprotoplasmatiques n'oni pas tous exactement les mmes fonctions, mais que les uns sont des fl- chisseurs, les autres des redresseurs du cil. En etet, chaque cil (fig. 5. a), courb en forme de crochet, s'largit sa base en une sorte de |tla- que crnele (y.') qui repose sur le sillon de la surface de la branchie servant riniplantatioii de la range de cils. A chaipie crnelure vient s'attacher l'un des filaments (3. Si ceux-ci sont forms, comme cela est fort viaisemblable i)ai' du protoplasnia contractile, il est tout naturel d'admettre que les lilamenls antrieurs (on se rappelle que la pointe du cil est dirige vers l'avant) sont flchisseurs et que les [)oslrieurs sont redresseurs dans leur action. Je ne saurais donc supposer dans les fila- ments protoplasmaticjues des prolongations proprement dites du cil vibralile ilans une cellule sous-jacenle. La constitution [diysique de ces lments est d'ailleurs toute diffrente. Les cils sont des lames crochues, homognes, aplaties et transparentes. Les filaments sont des cordons graudeux et opaques. Je serais mme dispos admettre que cha(pic filament protoplasmatique est une cellule complte el (jue le cil est, [nu consquent, nui par un faisceau de cellules. Toutefois, je dois reconnaitie ([ue la dmonstration d'un nuclus dans les filaments protoplasmati([ues ne m'a jamais russi. Il est certain |ne je n'ai pas l'intention de g/'ii'ialiser ce cas si remar- ([ualde. Dans la rgle les cils vibiatiles sont fort dlicats chez les Aim- lides, et alors on en voit reposer plusieurs sur une mme cellule. Je n'ai s 30 STUUCTUKE jamais obscrvi' Iciii' |>i(l<)iii>alioii dans lo itroloplasma (l'iliilairc; mais ce ii'csl |)(>inl diic (|ii(' ce cas ne puisse se prseiiler. En revanche, ponr les cils biancliianx lis-vii;nuren\, je ne donle pas qu'il n'existe cliez plu- sieurs Annlides des dis})ositions analogues celle que je viens de dcrire chez rir'cm ftida. Les groupes de lilamenls protoplasmaliques se montrent dans la branchie, vue de face, comme des taches granuleuses (PI. XIV, fig. 3, 'h places sous le |)()int d'insertion des cils vibi'atiles; or, des taches tout fait semblaldes me sont connues de vieille date sous les ranges de cils branchiaux de diverses Anni'lides. Elles mriteront d'tre ('tudies avec soin. Je ne puis (|uiller le chapitre de l'hypoderme, sans considrer une couche remar([uable ({ni me parait en tre une dpendance. Je veux parler des boucliers ventraux {Scuki ren(ralia). Sous ce nom les zoolo- gistes dsignent des sortes de coussinets charnus (|u'on trouve la sur- face ventrale du corps de certaines Auu(''lides. On les connat en parti- culier chez beaucoup de Serpuliens, o ils sont diviss en deux ranges, sauf dans les segments thoraci(pies antrieurs, par le sillon copragOgue. L ils existent dans toute la longueur du corps. Mais le plus souvent ils sont restreints la l'giou antrieure, comme chez lesTrbelliens ou les Ampbictniens. Ces boucliers ventraux sont le produit d'un dveloppe- ment exceptionnel de l'hyiioderme, en paisseur ou de l'iulerposilioii d'un tissu sut (jenens entre l'hypoderme proprement dit et la couche musculaire. Les boucliers ventraux existent en ralit chez un plus grand nombre d'Annidides qu'on ne l'admet en gnral. On ne les signale que l o ils se prsentent divisi's eu coussin(*ts bien dlimits pai' des sil- lons, mais au point |('iii('iit prcismcnl dans dos u^nres o pei'soiiiii' lie les si<>iial(', comme les Myxicoles La Ibnclioii do ces organes est reste jnsqn'ici parl'ailemenl obsriire. .V diverses reprises, dans (|uelqu(s-nns de mes mmoires, j'ai relev leur rioliesse vascnlaire et j'ai tax leur structure de glanduleuse. Sur le pre- mier point, sauf (piehjues cas exceptionnels, je ne l'eiai (pie conlirmer mon premier dire, mais pour ce qui est du second, j'ai d modifier en- tirement ma manire de voir. L'tude minutieuse de la structure des boucliers ventraux ne parle gure en laveur d'une l'onction scrloire, et leur conformation dans certains cas (ex. Spirographis) s'oppose entire- ment an dversement d'un liipiide scn't. 11 est l'emarqner que les boucliers ventraux n'existent que cbez les Annlides sdentaires; au moins ne pnis-je citer aucun cas de leur existence clie/. les .Vnn(''lides erranles. (le fait pourrait peut-tre mettre sur la voie du rle de ces or- ganes. La plupart des .Xnni'lides S(''dentaires passent la majeure partie de leur vie cacbes dans leur tube, d'o elles ne laissent sortir (pie la |>arlie antrieure du corps, l'.n g(''iii''ral, la |artie saillante an debors fait nu angle assez fort avec l'axe du Inbe. l'animal se courbant pour palper et cliercber en sens divers. 11 en r('siille un frottenienl peu prs con- tinuel de la surface ventrale contre le bord du tube. La prsence des bou- cliers ventraux, c'est--dire de coussinets le plus souvent Irs-ricbes en vaisseaux et parlant lrs-(''lasliques, est-elle en rapport avec celte circon- stance? ,1e ne veux pas attacber trop d'inqjortance cette bypotbse, ni contester (pie les boucliers ventraux ne puissent servir encore d'autres usages. Il es! remar(|uable pourlanl (pie, dans la majorit('' des cas, les boucliers sont exclusivement Iboraciques, restreints, par consquent, la n'gion aiil(''ii('iir(' du corps, c'est--dire ( elle qui se Iroiive le plus sou- vent en contact avec le bord du tube. ("-onsi(l(''rons d'abord l(>s Serpuliens cbez lesquels les boucliers ven- iraux sont le plus g('n(''ralemenl comnis, au moins dans la tribu des Sa- neilides, (pioiqn'ils existent aussi dans celle des Sei |iiili(les et des rio- gra(>bi(ies. L ils exisleiil dans toute la longueur du corps. Spai'('s par 32 STRUCTIRE le sillon copragoiinc, qui co\irt sur la ligne ni('(liane, et par les sillons intersegmenlaires, ils tbrmeni denx ranges de plaques reetangiilaires angles arrondis {Scliililcr. Flriscliiilalleu de M. (irulie). Dans les premiers segments tlioraeiqnes o le sillon eopragogne n'existe pas, les deux liou- cliers de chaque segment sont fondus en un seul (pour les coupes li-ans- versales chez le Spirojraphis Spallanzami ; PI. 1, fig. Il, sel; PI. V, lig. 2 et 3, sri, o l'on voit la coupe du sillon copragogiu' se, sur la ligne uk'- diaue; PI. V, fig. 1, et PI. I, fig. 10, sel, o les houcliers sont indivis, parce que les sections appailiennent la partie antrieure du lliorax. Pour des sections longitudinales IM. Il, lig. 1 c\6,sel: PI. IV, fig. l,scl). (a's iioucliers sonl t'oruK's essenliellemeni par une couche d'un tissu spi'cial qui s'est, pour ainsi dire, glisse entre l'hypoderme proprement dit el la couche musculaire. Ou ne saurait considrer le tissu comme Ibrmc' par une m\dliplication des (('llnles hypodermi(pies. En elel, clie/ h' Spiroiraphis Spollanzatii Yh)'\)0(\ovmc a, dans lonle la rgion venirale, une structure strictement pillidilornie, cl il esi s'parc' du tissu des houcliers par une couche homogne de l'ordre des hasemeni mem- hranes dont l'('paisseur parait en rapport avec la hauteur des cellules ('pith('liales. Elle alleini du moins son maxinnun d'('paisseur (1*1. IV, fig. 3, y) sous l'pilhliiMii (lip) du sillon eopragogne, landis (pi'elle esl moins paisse {ihid., fig. 4, (3) l o riiy[oderme est plus mince. Le tissu propre du houclier esl l'orm par desfihro-cellulesnucl'es,dirig('espeu prs perpendiciilairemenl la surface ventrale de l'animal. Os cellules ont un contenu granuleux ple, mais il esl videni (pi'(>llesne sauraient scr'Ier un liquide, puisque r(''Coulement de celui-ci serait arrt par la couche homogne el l'hypoderme. Si l'on considre une cou])e parallle la surface ventrale, ces lihres-cellnles apparaissent en section trans- versale comme des corps grauileux arrondis (fig. i, /) dont quelque.s- nns seulement sont munis de nuclus. En effet, pour une honne partie de ces filtres la section a atteint \\\\ point trs-loignt' du nuclt'us. Entre ces lihres cheminent de Irs-nomhreux vaisseaux sanguins dont une hunnc partie ont inie direction peu prs pai'allle ;i celle des lilires. DKS ANNfil.inES SnENTAFHES. 33 Arrivs la surface, c'esl--ilirc iimncMliatement sous la membrane ho- mogne (jui les spare de riiypodernie. ils se recourbent, cbeminent un instant paralllement la surface du bouclier et reviennent sur eux- mmes. Voil pourquoi les sections (PI. IV. tiii. 4) montrent toujours une foule de coupes transversales de vaisseaux au voisinage immdiat de riiypodernie. Une grande partie de ces rameaux vasculaires paraissent provenir d'un vaisseau plus gros qui, dans chaque moiti du corps, court en travers sur le milieu de chaque segment dans la partie du bouclier ventral la plus profonde, c'est--dire la plus voisine de la couche mus- culaire. Dans la fig. 1 de la PI. IV, qui reprsente une coupe sagittale travers une srie de boucliers ventraux {set), on voit en v la coupe de ce vaisseau transverse. Cependant, une forte proportion d(> ces vaisseaux a une origine ditIV'renle. comme l'examen de la lig. 2 de la Pi. I. l'enseigne suftisammenl. La quantit de substance intercellulaire homogne, qui existe entre les fibrocellules des boucliers ventraux, est, en gnral, minime. Elle aug- mente cependant dans la couche (PI. IV, Qg. 3, [i) de ce tissu qui avoi- sine le sillon copragogne. L, les cellules deviennent d'ailleurs plus minces, plus tibrillaires, et. noyes dans la substance inlercellulaire, elles prennent une grande ressemblance avec les cellules du tissu con- nectif que j'aurai l'occasion de dcrire dans divers organes du Spiro- yraphis Spalhinzanii. Aussi suis-je dispos ne voir dans le tissu des boucliers qu'une varit du tissu conneclif, remarquable par les dimen- sions et le nombre de ses cellules, comme aussi par sa richesse vascu- laire. Nous avons dj vu chez la Tereb. flexnosa l'hypoderme se compli- (juer d'une couche profonde de tissu conncctif (il est vrai, bien ditTrent dans son apparence), de sorte que le fait n'est point isol. Chez d'autres Sabellides, la structure des boucliers parait tre la mme, ou peu prs. Chez le Branchiommn vesinilnsum, o ils sont trs-d'velop|i(''S (PI. XIV, fig. 10, sel), les cellules sont beaucoup plus larges et plus courtes, mais, en somme, c'est toujours la mme organisation. Cbcz les SrrpMJides, l'exislence des boucliers veiihanx est bien btin 5 Uj Ll S 84 STRUCTURE (l'tre videnle l'extrieiir comme chez les Sabellides, mais il suffit trexaminer des coupes de la ii>ioH Ihoracique pouf voir que Tquivalenl ue fait poiut dfaut. Eu effet, la surface veidrale chez la Prolula inlesli- num, par exemple, permet de reconuailre preiuire vue, uime de faibles grossissements, une paisse couche hypoderuiique (IM. VTII, (iii. "2, 3 et 4, sel), riche en vaisseaux. Or, nulle part chez les Anulides, riiypoderme [iroprement dit ne renferme de vaisseaux. Les vaisseaux, dits hypodermiques, cheminent toujours entre l'hypoderme et la couche musculaire sous-jacente,ou dans une couche intermdiaire. Ici il existe, en effet, une couciie connective intermdiaire, si(''ge de cette remarquable vascularil/'. ilelW couche est riiomologuc des boucliers ventraux des Sabellides. Les riographides mritent une mention toute spciale. A rextrieur,OM ne voit chez la Myxicola infundibulum rien qui ressemble des boucliei's ventraux, et Texamen de coupes transversales de ce ver (PI. VI) n'en laisse pas davantage reconnatre au premier abord. On est frapp seulement de l'paisseur extraordinaire de l'hypoderme (fig. 1 0, lip). En outre, cet hypoderme est extrmement vasculaire, ce qui est un fait exception- nel chez les Ann('lides. (^.e|)endant, en examinant les coupes un gros- sissement sul'lisant, ou voit qu'il est possible de distinguer dans l'hypo- derme deux couches, l'une externe et mince et dpourvue de vaisseaux, l'autre interne, paisse et vasculaire. La comparaison avec les Sabellides enseigne, n'en pas douter, que la premire de ces couches est l'hypo- derme proprement dit et la seconde le tissu clypal, soit scutellaire. Seulement ici le bouclier n'est pas restreint la face ventrale, mais en- velo|)pe comme un manchon tout le corps de l'animal. 11 est clair que ce grand dveloppenu'nt du lissu < lypal chez un ver lidje entirement miKjueux est peu favorable rhy|iothse mise [)lus liant sur le rle de ce tissu. Il y a, dn reste, chez les Myxicoles, pntration de l'une des couches par l'autre, et c'est une des raisons pour lesquelles je n'ai |iu sparer du chapitre de l'hypoderme la description du lissu clypal. Eu effet, les follicules muqueiix, si nond)reu\ chez ces vers, ue son! |ias DKS ANXfil.IDES SOEMAIHES. 35 iTsIiTinls la coiiclic cxtornc mais leur corps, cii roriiic de laniic ba- lavi(iue, piiliv ius(|iraii plus prnlbnd du tissu clyix'al. Dans les sec- lions, lrait('es par l'aniline, on voit ces lollicnles teints au |oinl de pa- ratre noirs. entouis par les vaisseaux dont le sang n'a pas d'allinilpour la matire colorante. Ciiez les Chtoptriens, les boucliers ventraux ne sont forms que par un dveloppement extrme de l'hypoderme en paisseur. Dans cette fa- mille, le bouclier est unique et couvre toute la surface ventrale du tlio- l'ax. Un coup d'il jet sur les fig. 2 et 3 de la PI. XTII, reprsentant des coupes transversales du tliorax chez le Telepsavus costorum montre com- bien il est juste de parler de bouclier ventral (sel) chez ce ver. Cet organe y atteint une paisseur plus grande que chez aucune autre Aiuilide moi connue du moins au huitime segment. J'ai dj signal dans mes .Vnnlides de Naples l'apparence particulire de ce segment et son opacit relative, opacit que je trouve maintenant tre due l'extrme ('paisseur du bouclier ventral. Comme je l'ai reconnu avec M. Meczni- kow', ce segment se distingue chez la larve par une invagination d'un repli de la couche cutane. Ce repli se transforme donc plus tard en bouclier. Lorsqu'on examine un grossissement suffisant une coupe de ce bouclier ventral, on trouve qu'il est form par la juxtai)osilion d'une foule de iirismes (PI. XllI, fig. 0) placs perpendiculairement la sur- face et s'tendant de la cuticule (clc) la couche musculaire ti'ansver- sale (ms'). Ces prismes ont un diamtre de 8''^'"; quant leur longueur, elle varie avec l'paisseur du bouclier. Leur paroi inembraneuse est mince et prsente et l de petits nudus (fi). Le contenu est granu- leux (y). Dj dans mes .\nnlides de Naples, j'ai relev la circon- stance que la surface ventrale du huitime segment montre un fort grossissement un pav trs-rgulier de petits paralllogrammes. Ce pav est form par les bases des prismes, il n'chappera personne que cette structure du bouclier ventral concorde avec celle que j'ai dcrite plus ' Beitrge zur Kenntniss der Eutwickhingsgeschiclite der Choint charg, dans sa totalit, de fonc- tions scrtoires. Les follicules glanduleux sont di^tribus en grand nombre la surface mme du clilellium dans la couche la idus priph'- rique de l'organe, et ils sont seuls chargs de la fonction de scrtion, l^a gi'ande masse de l'organe, form'e de prismes juxtaposs, parait con- siilnei' un coussin charnu et lastique, deslin(' peut-tre loignei' les follicules de l'axe du ver, de mauire donner un [)lus gi'and d('veloppe- menl la surface scrtante, ou bien encore destin faciliter les hotle- ments dans l'accouplement. En tous cas, le rle de ce tissu parait n'tre qu'un i-le de soutien, de tissu connectif par consquent, et c'est aussi cette fonction-l que j'atiribue au tissu clypal. Le grand dveloppement de ce tissu sur le plancher de la cavit priviscrale nie parat avoir pour rsultai de donner de la consistance la paroi veidrale du ver, consis- tance (pii ferait sans cela enliremenl (b'faul celle-ci, comme je le montrerai en parlant des couches musculaires. DES ANNI.IDES SDEXTAIUES. 39 DES COUCHES MUSCULAIRES Kn r.icc (le l.i vi'ril.ililc avalaiicho de mmoires sur la sinieliire des libres musculaires, lanl (liez les vertbrs que chez les inverl(''l)i(''s, qui uous a euvaliis durant ces dciiiires annes, il faul bien de la circon- s|)e( lion en abordant le sujet de rorjianisatiou des muscles des Ann- lides. Il nous nian(|ue mallieureusenienl une llK'orie sre pour nous j^uider dans le groupement des laits. Beaucoup d'auteurs senddenl bien disposs admettre que les lilirilles primitives des muscles, groupes chez les vertbrs en libres musculaires stries, soit faisceaux primitifs, se retrouvent chez les invertbrs spares les unes des autres. Dans ce cas, la fibre muscidaire des invertbrs correspondrait, non la lil)re nmsculaire, mais la librille primitive des vertbrs. Une telle thorie, l'l-elle solidement assise, pourrait peine tre considre comme un gain. En elfet, les opinions des histologistcs relativement aux rapp(trts de la libre strie et de la libre dite lisse, et surtout relativement la gense des fibres musculaires chez les vertbrs, sont encore trs-diver- gentes. Il est im|)Ossible (pie la comiiaraisoii avec un lment hislolo- gique dont la valeur est encore si chaudement discute puisse jeter une lumire bien utile siu' les homologies morphologiques de la libre mus- culaire des invertbn's. Quel est, en effet, le point le plus vivement dis- cut(' chez ces derniers? ("/est certainement celui-ci: que doit-on entendre chez les invertbrs en g('n(''ral el chez les vers en particulier par une cellule musculaire ? Les faisceaux trs-complexes de la nuisculalure longitudinale des L(ind)rics que j'ai ligur('s et (b'crils en dtail, avec leur section transver- sale (rappar( lie p('nM(''e, sont dclars par M. Schneider tre des ce/Zw/e^ musculaires' . La taille colossale de ces prtendues celhdes ne Ta point ' L'iiiiiiarciiri' tn''S-roiiKiii|u;ililc (!< la rdiipp ilo cos niusclos de Lombrics avait (H di'.j e.\actii- iiwiit liaim-c par .\1. SdiiicidiT |.MiiMiii;ia|ihic lier Xi'iiuitddcii, Dinliii 18GG, Pi. XXVII, fig. 2). Je ne 40 STRLCrUR aiTiH. Aiijoiifd'lnii que mon mmoire sur riiistologie du Lombric lui aura montr ces cellules traverses rgulirement, en des points dtt'rmin<'s, non-seulement par des vaisseaux, mais encore par des fibres nnisculaires rayonnanles, il u'In'silera |as, je pense, cbanger d'avis. S'il veut encore parler de cellules musculaires, il sera oblig de trans- porter cette dnomination aux lames musculaires qui, par leur distri- liulion rgulire, constituent ce faisceau. Mais alors la discussion qui s'est leve entre M. Schneider et M. Grenacher', propos des muscles des Nc'matodes liolomyaires, devra tre tranche en faveur de ce dernier, c'est--dire (pie les lames de la musculature longitudinale des (iordius cl de lous les liolomyaires devront tre cousidn'es comme des cellules, i^es ilohunyaires deviendront, [lar consquent, des Polymyaires, et toute la classilicalion [iropose par M. Schneider pour les iNmatodes restera sur le carreau. On voit que cette question de la cellule nuisculaire a pris une grande im|(ortance, mme, ce qu'on aurait difticilement prvu, au point de vue de la zoologie systmatique. Mais, videmment, cette importance esl fort exagre et me semble avoir sa source dans des distinctions qui ont peine leur raison d'tre. J^a question, sous la forme que je viens d'in- diquer, me semble, dans tous les cas, aussi peu rapproche de la solu- tion pour les invertbrs que pour les vertbrs. Le grand nombre de nudus dans les muscles de beaucoup d'Annlides, par exemple, montre suffisamment que ces organes ont une origine cellulaire, mais je pense que, dans une foule de cas, il est impossible de distinguer des cel- lules )) muscidaires, bien que l'organe lui-mme ail la valeur d'iuie somme de cellules. sais comment ce ilessin avait cliapp mes regards. Je le regrette d'autant plus qu' elle seule cette figure eu dit plus sur la structure des muscles des Lomlirics que tout ce qui avait t publi avant nifin mmoire sur ce sujet. ' Zur Anatomie der Gattung (iordius, von T)' H. Grenacher (Zeitsclir. fiir wissenscli. Zoologie, Bd. .\Vni,p. 32:2). Noch ein Wort idier die .Muskeln der Xematoden, von Anton Schneider (ilii von (iordius, von D'firenaclier (iliiil., Bil. XIX, ji. 28). DES ANNLIDES SEDENTAIRES. 41 Divers liislologistes se sonl occups, dans ces dernires annes, des fibres musculaires des Annlides, mais ils ont, en gnral, nglig une des circonstances les plus remarqualiles : le mode de groupement des fibres en faisceaux. Cette question n'a t aborde, ma connaissance, que par M. Sciuieider el par moi, principalement pour les Oligoclites, et encore M. Scbneider. qui avait parrailement bien vu, a-t-il eu le sort d'tre rfut par ^l. Scbwalbe, dans im cbapitre consacr spcialement aux nuiscles des Chtopodes. Ces deux auteurs ont eu, en dfinitive, chacun raison et tort l'un contre l'autre. M. Schneider attribue aux muscles longitudinaux des Annlides la mme structure qu' ceux de ses Xmatodes clomyaires, c'est--dire qu'il les dcrit comme forms par des lames fibrillaires, groupes radiairemenl en une cellule. Son seul tort est de s'tre laiss enh'ainer par la thorie au point de dire cellule )) an lieu de faisceau, mais il avait le droit de s'exprimer ainsi, au moins pour les Lombrics, qui avaient fait le sujet de ses observa- tions. M. Scbwalbe dclare, au contraire, que les Annlides ont des fibres musculaires cylindriques avec axe mdullaire granuleux. Ces deux savants ont tudi des Annlides diffrentes. Tous deux ont bien vu, mais tous deux ont eu le tort de gnraliser des rsultais obtenus la suite d'observations trs-peu nombreuses. Le hasard a fait paratre coup sur coup des recherclies de M. llatzel sur la nuisculature des Oligochtes' et mon mmoire circonstanci sur le Lombric terrestre o une large place est accorde l'histologie des muscles. Il est curieux de constater combien ces deux travaux se res- semblent peu. On serait presque tent de se demander s'il s'agit bien du mme sujet. Cela tient ce que M. Ratzel, dont j'apprcie d'ailleurs beaucoup le travail, s'est content d'examiner des lames musculaires isoles, arliliciellement dtaches de leurs congnres, comme ^L Weis- mann' l'avait dt'j fait. Les figures de M. llatzel, comme celles de M. ' llistologische Untersiichungen au niederen Thieren, von D'' l''iitz Ratzel (Zeitsclir. fur wissensch. Zoologie, B(l. .XIX, p. 257). -' Ueber die zwei Typen ("oiitrartilon Gewflies iiiiil ilue Vcrtoiliiiiy iii die grossen (iruppen des 6 i'2 STRUCTURE Weisiiiaiiii, sont, eu sommt', exactes, seulement elles ne fournissent aucun renseignement sur les caractres remarquables de la musculature (les Lombrics. (iC (|ue les auteuis se sont borns ('tudier, ce sont donc les libres nuisculaires isoles. Mais, en gnial, les observalions ont l't tendues un trop petit nombre d'espces- pour que les conclusions n'aient pas (''l('' hasardes. J'ai (b'j remarqu que M. Schwalbe', la suite d'une gnralisation qui ne peut s'expliquer que par le petit nombre d'espces d'Annlides tudies par lui, attribue tous les Polycbtes des libres cylindriques axe granuleux. Il existe trs-certainement des libres mus- culaires (pii n'pondeni enlirenuMit la description de M. Schwalbe. J'en ai moi-mnu' dcrit cl ligun'- de toutes semblables chez des Nepli- tbys et des Ib'tronrides. Toutefois, celte forme, loin de constituer la rgle, est bien plutt l'exception. Je ne crois mme pas, [lour ma part, connatre d'Annlides chez lesquelles toutes les libres nuisculaires, sans exception, aient une telle structure. M. Sclnvalbe insiste aussi sur le fait que, chez les Polycbtes, les nuclus sont dans l'int/'rieur des libres, l'inverse des Oligocbtes o ils sont extrieurs. Je sais trop combien rapjiarence et l'organisation des libres musculaires varient suivant les Vnnlides pour contester les exenqjles o c<' savant a vu des nuclus rintricur des libres. Toutefois, je dois ajouter que, dans l'immense ma- jorit des cas les nuclus sont, chez les Polycbtes, aiipliqu('S contre la surface externe de l,i libre, exactement comme chez les Oligocbtes. M. Piaizel, t(uoique ses recherches se soient bornes des Oligochtes, est bien moins exclusif que M. Sclnvalbe. Il distingue, en effet, trois lurmes de libres musculaires. D'abord, (('(pTil ap|)elle des libres nma- l(Vides, c'esl--dire des libres sendilables celles (b'ciites chez les Ni'Uia- lodes polymyaires, par .M.M. W'eismann, Schneider, Ebcrth, etc. Ces Thiciri'iclis. sowic lilior ilir lii.stolnjiisclic Bedeutuiis' ilirr'r Foiiiicli'iiientc, von 1' Aiig. Wcisiiunin (Zoifsclir, lir iiitioiicllr' Moiliziii. Drittn Reihe, T)il. XV. \i. 8."), fij;. XIV). ' rflicr lien trinori'ii l'.aii ilor ]\tns];olfnsrni irlirllnsor Tliiorc. p. 222 (Arcliiv t'iir iiiikroskd- ]li^(llr AlKlIiililir. \U\. \, ISilllJ. s i)i:s Awr.iiiti.s SI ni,M \ii!i:s. -i3 (ihios sciaieiil donc loiiiies (ruiii' laiiR' lihrillaiic, sur ruii des liords (le laquelle se troinerail une substance irK'dullaire granuleuse, renl'ei- niant le noyau, substance que .M. Uatzel reprsente comme distribui'e en petites masses ou grappes pdoncules. Cette l'orme, intressante parce que M. Ratzel l'a tudie prcisment cliez les Ann(''lides qui pa- raissent se rapprocber le plus des Nmalodes, savoir les Encbytneu et les Tubifi^x; celte forme, dis-je, n'a jamais ('t rencontn'e par moi chez les Polychtes. La seconde l'orme est ce que 31. Ratzel appelle le k ly|)e (rilirudine (Ilirudineen-jMuskeln), et qui n'est autre chose que la forme dcrite tort, par M. Schwalbe, comme ('tant gnrale chez les Polychtes. La dnomination choisie par M. Ratzel me sendile peu heu- reuse. S'il faut absolument un nom, je prfrerais celui de <' Type de Wagener, i> puisque M. Guido Wagener est, ma connaissance, le [trc- mier qui ait attir l'allention sur la frquence de libres ainsi constitues chez les invertbrs. Lutin, la troisit'me forme distingue par M. Ratzel est celle des libres musculaires simples, formi'e par des lments musculaires plus ou moins aplatis, sans distinction de substance mc:- dullaire granuleuse et de substance librillaire. Cette classification de M. Ratzel est parfaitement acceptalde. Toule- fois, au point de vue de la description que je vais faire, il me sem])le encore plus simple de distinguer les lments constilulifs des nmscles en lames ou rubans et en fibres. Je restreins naturellement celte dernire dnomination aux lments dont la section est ronde, ovale ou poly- drique. Cette distinction n'est, sans doute, pas tranche, puisqu'une libre trs-aplatie devient un ruban; mais dans la pratique les inter- mdiaires se rencojitrent bien moins frquenunent qu'on ne pomrail le croire, les lames musculaires ayant presque toujours une tis-grande largeur relativement leiu' paisseur. Chez toutes les Aimlides. la paroi du corps comprend typiquemeid deux couches miusculaires, l'une externe et transversale, soil annulaire, l'autre interne et longitudinale. La seconde l'enqxirle toujours de beau- Ai STRUCTURE coup en puissance sur la premire. En revanclie, celle-ci est le plus souvent continue, tandis que celle-l est, peu d'exceptions prs, divise par des interruptions plus ou moins larges en un certain nombre de champs longitudinaux. M. Schneider pense qu'on pourrait utiliser ce caractre pour la classification des Annlides. Je crois pourtant que, familiaris avec un plus grand nombre de tyi)es de ces vers, il revien- drait de cette opinion. Chez l'immense majorit des Anni'lides sden- taires, ces champs sont au nombre de quatre qu'on peut appeler les deux muscles longitudinaux suprieurs et les deux infrieurs. Mais il peut arriver que les deux muscles infrieurs se runissent en une seule bandelette, comme j'ai montr que cela se passe chez les Lombrics (o il existe d'ailleurs, en outre, des muscles latraux). La mme chose peut avoir lieu pour les deux muscles suprieurs. On les trouve, par exemple, runis en un seul chez les Trbelles (PI. IX, fig. 5, ms\ de la TereheUa /lexuosa) dans la partie antrieure du thorax. Mais ces variations dans le nombre des muscles longitudinaux ne sauraient avoir qu'une impor- tance trs-secondaire au point de vue de la classification, puisqu'elles se manifestent chez des genres d'ailleurs extrmement voisins et mme dans les dilTrentes parties du corps d'un mme individu. Ainsi, les coupes que j'ai publies du Lombric terrestre montrent que la <* ligne ventrale mdiane, c'est--dire le sillon qui divise ailleurs la muscu- lature ventrale en deux champs longitudinaux, n'existe pas chez ces vers, ce qui n'empche pas cette ligne d'exister chez l'immense majorit des Oligochtes. Chez la Terebella /lexuosa, o je signalais tout l'heure la fusion des deux muscles latraux suprieurs en un seul dans la partie antrieure du thorax, cette fusion cesse un peu plus en arrire, les deux nmscles^Pl. L\, fig. 12, ms') s'cartant de la ligne mdiane pour per- mettre l'attache du ligament musculaire (/y), suspenseur du vaisseau dorsal et de l'intestin. Chez les Cirrhatuliens, ainsi chez Y Audouini a fili- gera, il existe dans la plus grande partie de la longueur du corps, en outre des muscles longitudinaux infrieurs (PI. XL hg. 5, ms') et des suprieurs (ms'), des muscles longitudinaux latraux (ms'). Toutefois, au DKS ANNftLlDES SOEMAIKES. 45 niveau (le la iiaissaiirc des Iciilaculcs dorsaux, ou ur liituvc [ilus seule- ment six muscles louiiiludiuau.x, mais bien huit. Vai cirel, le muscle su- prieur, pour livrei' passage aux uomlireux vaisseaux, aux plexus san- guins et aux nerfs qui dpendeul des deux faisceaux de tentacules, s'csl divis en deux parties {V\. XI, lig. i, ms' et ms'). On peut mme dire (ju'il existe, dans celte rgion, dix uuiscles longitudinaux, car on trouve toujours, trs-nettement dtach du muscle ventral principal, un faisceau [)articulier (PI. M, Hg. 4 et 5, y.; fig. 9, Z) droite et gauche du systme nerveux; ce faisceau a mme une structure particulire. On le retrouve, d'ailleurs, dans la plus grande partie de la longueur du ver. A Texlriuit antrieure de l'Audouinie, on trouve, au conlraiie, le nombre des mus- cles singulirement diminu. Seuls les muscles longitudinaux infrieurs s'avancent jusc(u'au segment buccal, de sorte, qu'on finit par n'avoir plus en avant que deux muscles longitudinaux (PI. XI, Hg. 3, 2 et 1, ?"). Ils sont dvis de la position qu'ils occupent plus en arrire et appa- raissent comme des muscles latraux, mais ce sont bien les extrmits antrieures des muscles longitudinaux infrieurs. L'emploi du nombie des muscles longitudinaux pour la classification deviendrait surtout difficile dans les cas o le nombre des faisceaux des muscles longitudinaux est trs-considrable et partant variable. C'est ce qui a lieu, par exemi)le, dans la rgion llioraci(|ue des Clitoptriens, comme on le verra par une section transversale du Clucloplcrus variope- (laliis (Pl.Xll,[ig.2), o la multiplication des muscles longitudinaux, tant dorsaux (ms') que ventraux (ms'), est fort remai'quable. On la trouverait bien moindre chez les Tlpsaves (PI. XII, fig. 2), au moins pour les muscles ventraux qui ne forment mme }lus (piun champ unique, et pourtant les Tlpsaves sont des Clu'toptriens. Or, ces mmes Ch- toptres si remarqualdes par le gi'and nombre de leiu's muscles longitu- dinaux dans la rgion thoraciqiie n'ont plus qu'une seule paire de muscles longitudinaux dans la rgion moyenne (PI. XII, fig. 3, ms'), et dans la [tost-rieure (fig. i, ms'). Ce sont les muscles ventraux. Les inuscles dorsaux disparaissent totalenjent ou du moins n'eu reste-t-il i(> STRICTIUE coiuinc vestiges que (|U('l([iies (iltrcs isoles, dissmines (.ii el l dans la paroi du corps fort amincie. Elles sont recoiinaissables seulement l'aide de loris rossissements du microsco|)e. Dans la rgion moyenne, la rduction des muscles lonsiludinaux aux seuls deux muscles ventraux, n'impli(pie point une diminution dans le d('veloppementdn systme mus- culaii'e. Tout au conlraire, car le diamtre de ces deux muscles est sur- |irenant. Us s'isolent, du reste, du corps du ver d'une faon trs-singulire pour former ces deux normes bourrelets ventraux d'un blanc jaunlre qui, cliez le ver vivant, contrastent si vivement i>ar leui' teinte el leur consistance ferme, avec la partie dorsale de l'animal, llasqne et colore en vert sombre, grce l'intestin vu au Iravers de la paroi dn corps Irs-amincie. Aussi la coupe de cette rgion (PI. XII, fig. 3) ressemble- t-elle celle d'un tonneau reposant sur deux troncs d'arbres cylindri- ques, ces derniers tant leprsents par les deux muscles. Le dvelop[)e- ment extraordinaire des muscles ventraux dans cette rgion, combini' avec l'atrophie des muscles dorsaux, est d'ailleurs gnral parmi les C.li(''toplriens, seulement l'isolement des i)remiers, relativement au reste du corps, n'est pas toujours aussi prononc que chez les Chtoptres. Ainsi chez les Tlpsaves (PI. XIII, fig. 4, ms) ils embrassent, au con- lraire, toute la moiti infrieure du cylindre intestinal et au del. Dans la partie postrieure du corps, ces nuiscles ventraux restent encore les seuls muscles longitudinaux, mais ils ont un bien moindre dveloppement que dans la rgion moyenne, soit chez les l'b'psaves (PI. XIII, fig. 5), soit surtout chez les Chtoptres (PI. XII, fig. i, ms'). Enfin, il est des cas o il est inq^ossible d'indiquer un chiffre expri- mant le nombre des champs musculaires longitudinaux. C'est ce qui arrive lorsque la nuisculalure longitudinale forme, |oiu' ainsi dire, un manchon continu, dans leipud il esl pointanl jtossible de distinguer des divisions [)ar de nombreux sillons longitudinaux videmment in- constants (juant au nombre. C'est l, par exemple, ce qui arrive pour les StijUmoides monilifenis (PI. X, fig. 10, ms'). i)i:s ANxCi.inis s(;i)i>:.M.\iiii:s. 47 (^)iiol([iit' inlriessaiilcs ([iic soient loiilcs ces varialioiis dans la dis- liiliiilioii des imisclt^s loiigilndiiiaiix, je ne pense pas, d'aprs ce qui pr- cde, qu'on puisse raliser praliquenient, connne l'esprait M. Schneider, une classilicalion des Annlides hase sur ce principe. La co\iclie transversale ou aniudaire de fibres nuisculaires parait t'ornie toujours de lihres.el jamais de lulians nuisculaires. Sans doute, ces libres peuvent tre parfois assez aplaties, mais jamais je n'ai rencon- tn- dans la nuisculatiuc transversale ces larges rubans trs-minces qui sont si Irquents dans la musculature longitudinale. En outre, les l- ments de (('Ile nuisculature transversale se distinguent le plus souvent par leur faible diamtre. J'ai dit que celte couche transversale tait gnt'- ralement continue, cependant il ne faudrait pas prendre celte expression trop au pied (b- la leltre. Je ne l'ai em|doy(''e ((n'en op|)Osition la divi- sion de la couche longitudinale en un certain nombre de muscles bien spcialisi'S. En ralit, on voit souvent des fibres de la couche annulaire se dtacher en un point de cette couche, pour suivre |)artir de l une marche (ont autre. (Test ce qui arrive, en particulier, prs de la ligne mdiane ventrale, o chez beaucoup d'Anncdides (Serpuliens, Cirrhatu- liens, etc.) des libres se (b'tachent de la couche transversale poui' se perdre dans le tissu conneclif qui entoure le systme nerveux; d'autres pnlrenl, en divergeant en sens divers, dans le tissu des boucliers ven- traux (ainsi 1*1. IV, lig. ;}, |, chez le Spinx/rapliis Spallanzanii); d'auh'es encore vont former une mince tuni(|ue autour d'un nmscle longitudinal. Quelquefois il y a d'ailleurs une division relle de la couche musculaire transversale en faisceaux isols susceptibles d'tre considrs comme les muscles distincts. Ainsi, la paroi ventrale des Trbelles, le muscle liansverse (y\. W. lig. 5, ins) constitue bel et bien un cordon isol sur la ligne transversale mdiane de chaque segment la rgion thoracique. C'est ce dont on peut facilement s'assurer par l'examen d'une sec- tion longitudinale o les coupes de tous ces cordons (PI. 1\, lig. 7, ms') apparaissent parfaitement distinctes sous le systme nerveux (c/<). C'est gi'ce ;i celle suitdivision de la couche nuisculaire transversale que Iv i8 StlUICTlRE tissu des lioiicliors ventraux, se glissant par les traves, peut pntrer dans la cavili' pi'riviscrale cl en recouvrir je plancher, ainsi que je l'ai dcrit plus liant. Les deux couclies musculaires p(Mivent, en outre, se p('ntrer rci- l>ro(|ueuienl dans certaines n'iiions. (7est ce (|ui arrive surtout aux ex- Irniits des muscles longiliidinaux, comme j'ai dj montr ailleurs (|uc cela a lieu chez les Oligochtes, au moins chez les Lombrics. Cette IHMK'tralion peut avoir lieu par l'introduction in lolo de l'extrmit an- t/'rieure des muscles longitudinaux entre les faisceaux de la couche, comme je l'ai ligure' pour VAiidoulnin filgcra (PI. XT, fig. 1, 2 et 3, m.f' , muscles Iransvcrses, ms\ muscles longitudinaux) ; ou bien les fibres peuvent s'cnchevclrer d'une laon si complte ((u"il n'est pas plus pos- sible de parler d'une couche annulaire que d'une couche longilndinale. C'est ce ((ui arrive, par exemple, pour les poches dorsales soit branchia- les, si mobiles des Chtoptres. L on trouve un entrecroisement si complexe des faisceaux musculaires dans Ions les sens, que la distinction de couche ou mme de systme de faisceaux n'est plus praticable. La couche de fibres transversales existe gnralement dans les appen- dices du corps tels que les leniacules et branchies, mais les libres et la couche mme sont souvent rduites dans ces organes un degr de limil tel qu'il faut de trs-forts grossissements pour en reconnaitre l'existence (voyez la cou(ie transversale d'une branchie d'Audoninia, PI. XL fig. ", o la couche en question es! dsign(' par ms'-, et la coupe d'un lentacule du mme ver. fhifl.. fig. (>). Les muscles longitudinaux sont forms tantt de fibres seulement, tantt de lames seuienienl, tantl d'une combinaison de fibres et de lames. Le cas o tous les lments musculaires loiigiludinaux sont libril- laires est certainement le moins frt'quent parmi les Annlides sden- taires el mme en gnral parmi les Annlides. On le rencontre pourtant parmi les Serpuliens dans la hibu des Sabellides, au moins dans les genres Spirojraphis et liranrhiomnni (|ue j ai (Hudit's avec beaiicou|> de DES ANNLIDES SDENTAIRES. 49 soin, ainsi que chez les Chtoptriens. L'tude des fibres est ici plus facile que dans la couche transversale, parce que leur diamtre est dans la rgle un peu plus Tort. Leur section est le plus souvent polygonale, avec des angles arrondis ou circulaires. Je ne saurais ajouter une grande importance au fait de la prsence ou do l'absence d'une matire granu- leuse dans l'axe de la fibre ou sur l'un de ses cts, depuis que j'ai vu les mmes fibres prsenter successivement les deux tats chez une Ann- lide errante, savoir chez la Nereis Dumerilii dans la phase de Ni'ide et la phase d'Htronreide. Je ne connais pas jusqu'ici d'Annlide s- dentaire dans laquelle il soit possible de distinguer les deux substances dans toute la longueur de la fibre. Toutefois lorsqu'on isole des fibres sur une trs-grande longueur, on trouve des points o un nuclus est coll la fibre et ce nuclus est toujours entour d'une certaine quan- tit de matire granuleuse. J'ai dj figur, il y a quelques annes, une fibre musculaire de Trbelle ainsi conforme', mais je possde un grand nombre de prparations de fibres de Spirographis SpaUanzanii, spares les unes des autres l'aide de fines aiguilles, o il est facile de reconnatre la mme disposition'. Or, cet amas granuleux n'est que la substance granuleuse si dveloppe dans les fibres d'autres Annlides et rduite ici \n\ minimum. Il ne faut pas se laisser dcourager dans la recherche de ces nuclus. On peut isoler une fibre sur la longueur de 15 ou 20 segments sans lui trouver de nuclus, tandis que l'isolation pousse sur une plus grande longueur en aurait fait trouver un. Les fibres ont, en effet, une trs-grande longueur. En 1867, rfutant l'opinion errone de Cuvier, reproduite cette poque par M. de Quatrefages, d'a- prs laquelle les fibres n'auraient que la longueur des segments et s'atta- cheraient des raphs intersegmentaires', j'ai dit que les faisceaux lon- ' Annlides Chtopodes de Naples, PI. XXVIII, fig. ?,. ^ J"ai eu le plaisir de convaincre entirement par les prparations mon ami M. Schneider qui avait cru jusque-l l'absence complte de nuclus le long des fibres. ' A propos des prtendus rapbs intersegmentaires de Cuvier et de M. de Quatrefages, j'ai employ une fois (Annlides Chtopodes de Naples, p. 141 ; Soc. de Physique, XIX, p. 451) par suite 50 STRUCTURE gitiulinaux se continuent sans interruption dans toute la longueur du ver. M. de Quatrefages a cherch rfuter cette assertion en disant qu'il avait vu des fibres se terminer dans les plans tendineux. Or, c'est intentionnellement que j'avais employ le terme de faisceaux et pas celui de fibres, car il est clair que les faisceaux, diminuant graduellement d'paisseur leurs extrmits, ne contiennent point partout le mme nombre de fibres. Les fibres n'ont donc pas une longueur aussi grande que les faisceaux qui les comprennent '. Je reconnais d'ailleurs vo- lontiers que l'expression critique par M. de Quatrefages est exagre. J'aurais d me contenter de dire que les faisceaux se prolongent dans la plus grande partie de la longueiu' du ver. Nous verrons, en effet, en parlant des points d'attache des muscles, que les faisceaux n'ont point tous exactement la mme longueur. La nouvelle note de M. de Quatrefages sur la disposition des couches musculaires chez les Annlides, m'oblige revenir en peu de mots sur la question des raphs, soit cloisons intersegmentaires. Ces cloisons n'existent point; ce qui a donn lieu l'illusion ce sont simplement les constrictions intersegmentaires. Partout o ces constrictions sont assez profondes pour intresser les fibres des mus- cles longitudinaux, on voit les fibres de ceux-ci, resserres les unes contre les antres, se coller plus intimement leurs voisines. Cette constriction a lieu dans un plan transversal et cette dviation ou d'un lapsus que je regrette, le terme de cartilagineiuv, tandis que M. de Quatrefages dit tendineux et que Cuvier employait l'expression de tissu, cellulaire serr. M. de Quatrefages a relev cette inad- vertance de ma part (note sur la disposition des couches musculaires chez les Annlides, par M. A. de Quatrefages. Annales des se. naturelles, 1869, XI, p. 310). Je me permets de faire remarquer que partout ailleurs j'avais bien cit exactement cette expression de tendinetix., tout aussi incorrecte d'ailleurs au point de vue des faits histologiques que celle de eariilagineitx {voyez Annlides de Naples, p. 17; Soc. de Phys. , XIX. p. 127. De la structure des Annlides, dans les Archives des se. phys. et nat., septembre 1807, p. 21). ' En revanche, je ne puis comprendre comment les fibres seraient plus longues que les faisceaux. M. de Quatrefages (Note sur la disposition des couches musculaires chez les Annlides. p. .S 10) dclare ne faire attacher aux prtendues cloisons intermusculaires que \esfaisceaH,c, ce qui n'emp- cherait point les libres de passer travers celles-ci (?). DES ANNLIDES SDENTAIRES. 51 condensation des fibres donne lieu dans une section longitudinale l'illusion d'un raph (PI. XIV, fig. 2, ms^ et ms'\ mais il suffit de soumettre cette section un grossissement assez fort pour pouvoir suivre chaque fibre isolment, et l'on reconnat de suite que chaque fibre continue tranquillement son trajet travers le prtendu raph o elle est seulement plus ra}tproche de ses voisines. Il est bien facile de s'assurer qu'il en est ainsi, en s'adressant des cas o les constrictions intersegmentaires superficielles ne peuvent exercer aucune pression sur les muscles longitudinaux. C'est ce qui arrive partout o les boucliers ventraux sont fort dvelopps, comme chez les Sabellides. L, les cons- trictions intersegmentaires n'intressent que le tissu clypal, et leur ac- tion mcanique ne peut nullement se faire sentir sur les muscles lon- gitudinaux ventraux. Aussi ne trouve-t-on aucune trace de l'illusion des raphs intersegmentaires dans ces muscles ventraux si puissants chez les Sabellides. Qu'on examine, par exemple, la fig. 1 de la PI. IV, reprsentant une coupe longitudinale de la paroi ventrale du corps chez un Spirographis Spallanzann (ou bien les fig. 6, 7, etc. de la PI. II). On voit que les sillons intersegmentaires (se) ne pntrent qu'entre les boucliers ventraux {sel). La couche de fibres musculaires circulaires (ms'^), loin d'tre resserre au niveau de ces sections, y augmente mme d'paisseur pour envoyer des faisceaux (x) se glisser entre l'hypoderme et le tissu clypal sur les cts des sillons intersegmentaires. Quant la couche de fibres musculaires longitudinales (/ws'), qui n'a pu tre, par co- nomie de place, reprsente dans toute son paisseur, on voit ses fais- ceaux suivre leur chemin sans subir la moindre influence du voisinage, d'ailleurs assez loign, des constrictions intersegmentaires. Pour viter le retour d'une critique inutile', j'ai cru devoir reproduire une partie ' Dans sa Note M. de Quatrefages dnie ma description sa valeur parce que je publie une section de la Halla parthcnupeia sur une chelle qui ne permet point de reconnatre les dtails de mon expos. Malheureusement les frais de gravure des planches s'opposeront toujours la multiplicit et la grandeur des dessins. Tontes les coupes que je figure dans le mmoire actuel sur une petite chelle ont t tudies par moi de trs-forts grossissements, mais je ne juiis naturellement songera 52 STIUCTIKE de cette figure sur une chelle beaucoup plus grande. Dans cette nou- velle figure, dessine un grossissement de 250 diamtres, on voit les fibres musculaires isolment. Le sillon intersegmentaire (se) se termine sous la couche de fibres musculaires transversales (ws") dont on peut compter non-seulement les faisceaux, mais encore les fibres. Mais, ni dans cette couche, ni dans le muscle longitudinal (ms'), il n'y a quoi que ce soit qui prte l'illusion d'un raph^ M. de Quatrefages a cherch rcemment transformer la question des raphs qui n'existent pas, en celle des cloisons segmentaires qui existent. Ces cloisons sont de nature musculaire, comme nous le verrons plus en (b'tail en parlant de la cavit priviscrale. De ces cloisons, une foule de faisceaux vont se terminer dans la paroi du corps, formant l'attache du disspiment. Ces faisceaux se glissent entre ceux des muscles longitu- dinaux pour aller se perdre dans le tissu cellulaire intermusculaire dont nous parlerons plus loin, et pntrent ainsi jusque dans la couche de fibres musculaires transversales. J'ai dcrit et figur en dtail cette dis- position dans mon mmoire histologique sur le ver de terre. Les fais- ceaux, s'enfonant tous entre les fibres des muscles longitudinaux au niveau du disspiment, M. de Quatrefages les appelle des plans fibreux et il essaie d'insinuer qu'ils pourraient bien tre de nature tendineuse. Les raphs seraient alors ressuscites sous la forme d'un rseau, aux trab- cules duquel s'attacheraient les faisceaux de muscles longitudinaux. Les doutes, timides il est vrai, que M. de Quatrefages met sur la nature musculaire de ces faisceaux, sont fonds sur ce que les fibres qui les constiluent lui ont paru plus tiMiues que les fibres musculaires longitu- dinales. Il a soin d'ajouter qu'il n'a pourtant pas pris de mesures. Les la publication d'un bien grand nombre de dessins au grossissement de GOO, 1000 ou 1200 diamtres. Je n'en crois pas moins avoir le droit de parler quelquefois de choses que ces grossissements m'ont permis de voir, lors mme qu'elles ne sont pas figures. ' Je regrette d'avoir d revenir aussi longuement sur une question dj liquide une fois. Pour ])rvenir la publication de M. de Quatrefages, j'avais offert ce savant de lui envoyer un certain nombre de prparations qui l'auraient convaincu de l'absence des raphs ; malheureusement M. de Quatrefages a cru devoir dcliner mon offre. DES ANNLIDES SDENTAIRES. 53 et-il prises, il n'eut fait que corroborer son impression, car, dans une foule de cas, les fibres des disspinients sont bien plus minces que celles des muscles longitudinaux. Il suiit d'avoir un peu tendu ses tudes sur les muscles d'une Annlide pour s'assurer que le diamtre des fibres musculaires est soumis des variations trs-considrables dans les diff- rents organes. Les fibres musculaires de l'intestin, des barbules bran- cbiales, des parois des vaisseaux, etc., sont bien souvent liliputiennes, quant au diamtre (suitout les transversales), si on les compare celles de la paroi du corps. Les faisceaux en question sont de nature musculaire. Il suffit de les voir se contracter sur le vivant pour s'en convaincre. Ils se glissent entre les fibres longitudinales et ne leur servent jamais de point d'attache. Leur nombre est extrmement variable suivant les familles, les espces et mme les rgions du corps. Lorsqu'ils sont nombreux et vigoureux, ils dnouent, pour ainsi dire, les muscles longitudinaux qu'ils traversent en une srie de muscles secondaires. Ainsi, c'est ce que l'on voit chez les Aricies, o les muscles longitudinaux (PI. XIV, fig. 1, ms') sont diviss en une srie de faisceaux, hauts et minces, par les faisceaux interposs du disspiment (dss). La mme chose se voit d'une manire trs-frappante chez les Spionidiens dans la rgion thoracique (PI. XV, fig. 3, rgion thoracique d'une Nrine). Chez les Chtoptriens, o les disspinients musculaires atteignent dans la rgion thoracique une paisseur exlraor-, dinaire (voyez coupe longitudinale et verticale de la partie antrieure d'un Chtoptre, PI. XII, lig. 5), la dissociation est si complte qu'on en vient forcment considrer les subdivisions des muscles longitudinaux ven- h'aux (PI. XII, lig. 2, ms-) et des dorsaux (ms') comme autant de muscles distincts. Dans cette famille des Chtoptriens, par suite de l'paisseur des disspinients, les faisceaux qui pntrent entre les lments des muscles longitudinaux sont obligs de s'taler en ventail dans un plan longi- tudinal entre ces lments. Aussi toute section transversale du ver les atteint-elle, mme lorsque la coupe passe entre deux disspinients sans comprendre aucun de ceux-ci : C'est ce qu'on voit, par exemple, dans la 54 STRUCTURE fig. 3 de la PI. \I1I, reprsentant une section transversale par le milieu du 4"^ segment sligre d'un Telepsavus costarum. Chez ce ver, comme d'ailleurs chez beaucoup d'autres, les faisceaux de fibres provenus des disspiments forment un vritable rseau entre les fibres longitudinales. L'paisse paroi musculaire, au ct dorsal des Tlpsaves (PI. XIII, fig. 2 et 3), est forme par un semlilaljle rseau enserrant troitement les fibres longitudinales. J'ai reprsent (PI. XIII, fig. 11) un fragment de la couje transversale de cette paroi un grossissement de 800 diamtres. On y voit fort bien les sections plus ou moins polygonales des fibres longitudinales {h) et le rseau des fibres {a) issues des disspiments. Je crois inutile de citer un plus grand nombre de figures relatives ce sujet. Ces dtails suffisent pour montrer que les prtendus plans fibreux, ser- vant l'attache des faisceaux longitudinaux, ont une toute autre signi- fication '. J'ai parl beaucoup de faisceaux, en entendant par l jusqu'ici toute subdivision secondaire des muscles. Mais je dois dire encore quelques mots de cas o l'on a distinguer ce qu'on peut appeler les faisceaux primitifs. Chez certains vers il existe un tissu connectif intramusculaire qui divise l'organe en une foule de petits groupes de fibres : les faisceaux primitifs. Ce tissu, ou du moins sa substance fondamentale parait bien pntrer dans l'intrieur mme de ces faisceaux et isoler chaque fibre de sa voisine, mais il s'accumule en quantit un peu plus considrable entre les faisceaux qu'entre les fibres qui les constituent. C'est ainsi que sur les coupes transversales du Spirographis Spallanzann on voit gnrale- ment les sections des fibres longitudinales (PI. V, fig. 5) runies en groupes plus ou moins marqus. La mme chose a lieu pour les fibres circulaires (PI. IV, fig. 2, ms") dans les sections longitudinales. Le par- cours des fibres dans chacun de ces petits faisceaux n'est pas forcment ' Tous les auteurs qui se sont occups des disspiments des Anulides au point de vue liistologique, n'ont jamais hsit les considrer comme tant de nature musculaire. Qu'il me suffise de citer ici une grande autorit en histologie, M. Franz Leydig, dans son heau travail sur le Phrearyctes Men- kecmas (Axchiv filr mikr. Anatomie, vol. I. p. 203). DES ANNLIDES SDENTAIRES. S5 rectiligne. Ainsi chnle Spirographis Spallanzami et le Branchiomma vesi- culosum, chaque fibre dcrit une spirale Irs-allonge. 11 en rsulte une consquence trs-fatigante pour l'il de l'observateur. Lorsqu'on exa- mine une coupe transversale d'un de ces vers et qu'on manuvre la vis d'ajustement du microscope pour amener au foyer diffrents plans de la prparation, chacun des points repn'sentant une section de filire parat dcrire un arc autour de son voisin. Le sens des spirales n'tant pas le mme dans Ions les faisceaux, l'ensemble de tous ces petits points en mouvement fint l'impression d'un fourmillement ou d'un grouillement trs-incommode, surtout lorsque l'il est occup de l'tude d'une autre partie de la prparation '. Le tissu connectif intiamusculaire est form d'une matire amorphe dans laquelle sont logs des nuclus fort clairsems, larges d'environ 3 4"*". Dans la plus grande partie de la longueur du muscle, il faut examiner avec une bien grande attention les sections transversales pour dcouvrir quelques-uns de ces nuclus. Aussi peul-on se demander si ceux qu'on aperoit cl l sont autre chose que ceux qui restent agglutins aux fibres musculaires lorsqu'on les isole artificiellement l'aide de fines aiguilles (x'). Cependant l'examen des muscles dans le thorax et l'extrmit cphalique fait cesser toute espce de doute cet gard. Dans cette rgion los muscles ont Itien moins d'importance que plus en arrire. Le nombre des fibres et celui des faisceaux va en dimi- nuant mesure qu'on s'approche de l'extrmit antrieure, mais nan- moins le diamtre des muscles reste encore relativement considrable, grce au grand dveloppement que prend le tissu connectif intramuscu- laire. Sur les sections de l'extrmit antrieure du ver, chez les Sabellides, on trouve une grande partie de la surface occupe par du tissu connectif ' Entre les t'aisceaii.x longitudinaux propreinent dits passent, dans certaines rgions, surtout dans la partie antrieure du corps, un grand nombre de faisceaux direction trs-oblique. Ceux-ci ont leurs fibres trs-aplaties, au point de pouvoir tre appeles d'troits rubans. Aussi ne faut-il pas s'tonner de trouver parmi les fibres proprement dites des lments rulianiformes lorsqu'on dchire les muscles longitudinaux avec les aiguilles. Il n'y a. je le rpte, aucune diffrence profonde entre les libres et les rubans musculaires. S6 STRUCTURE qui donne cette rgion sa consistance, tissu qui disparat compltement dans l'abdomen, sauf pourtant autour du systme nerveux. Dans la r- gion Ihoracique ce tissu forme autour des muscles longitudinaux inf- rieurs un pais primysium (PI. I, fig. 7, 8 et 9, prin) qui envoie de nombreuses cloisons Tintrieur du muscle (ms*), cloisons assez paisses pour tre reconnues dj un faible grossissement. Les nuclus se mul- tiplient dans la proportion du plus grand dveloppement de la sub- stance homogne fondamentale et la lgitimit de la distinction de ce tissu devient vidente. L'tude des attaches terminales des muscles lon- gitudinaux est surtout fort instructive sous ce rapport. Les muscles viennent se fixer en avant au prichondrium de l'appareil branchial (PI. II, fig. 1, coupe sagittale de rextrmit antrieure d'un Spirograpbis, o /*' dsigne le muscle longitudinal suprieur, et pc, le prichondre du cartilage et). Toutefois, vu la grande paisseur de ces muscles, il n'y a qu'une faible partie des faisceaux qui puissent aller s'attacher en co- lonnes serres (PI. III, fig. 2, ms) au bord postrieur du prichondre, pour se continuer plus en avant (voyez la coupe transversale, fig. 6, PI. I, ms* et ms^). Mais les faisceaux finissent en pointe, qui plus tt, qui plus tard, de sorte que leur nombre devient de moins en moins considral)le, et la place des faisceaux disparus est occupe par le tissu connectif. Mme un faible grossissement on reconnat en ms* (PI. I, fig. 6) que les faisceaux du muscle sont trs-espaces. Mais cette section offre une appa- rence bien plus intressante lorsqu'on la soumet un fort grossissement (PI. III, fig. i). On voit, en effet, alors que le tissu connectif intramus- culaire occupe, en ralit, une plus grande surface que les coupes des faisceaux eux-mmes. La substance fondamentale de ce tissu est seme d'une foule de nuclus (a),'disposs en tranes qui dcrivent des courbes irrgulires autour des faisceaux. Une substance finement granuleuse accompagne ces nuclus et doit tre, sans doute, considre connue le protoi)lasma itroprement dit, du (jermmal ?/(aer dans le sens de M. Beale, tandis que la substance amorphe est dj du formed matter. En mme temps que les faisceaux musculaires viennent ainsi mourir DES ANNLIDES SDENTAIRES. 57 dans le tissu connectif qui les enveloppe, sur le ct externe du prichon- driuni brancliial, le nombre des fibresdiniinuegraducllenientdanschaque Faisceau, cliacune d'elles (inissaul en pointe son tour, et linalementles l'aisceaux qui se prolongent le plus en avant sont rduits une ou deux fibres, qui se terminent aussi en pointe connue les autres. La fig. 3 de la PI. 111 reprsente une coupe longitudinale travers une partie du cartilage branchial et du prichondrc d'un Spirographis, o l'on voit ces derniers vestiges des faisceaux, sous forme de fibres musculaires isoles (ms'), venir mourir dans le tissu connectif, paralllement la surface du cartilage branchial. On remarquera que le tissu connectif, mesure qu'il a pris un d('veloppement plus considrable, a chang d'aspect. Les nu- clus ne sont plus simplement' sems dans la substance fondamentale avec un peu de protoplasma granuleux accumul autour d'eux, mais, partout o ils se prsentent, ou les voit logs dans de vritables fissures de la sidjstance fondamentale, constituant des corpuscules connectifs entirement semblables ceux du prichondrium (fig. 3, (i) que nous t'tudierons propos des branchies. Ces fissures sont fusiformes dans la coupe; leur longueur ordinaire n'excde gure llm'cr et alors elles ne renferment que 3 ou 4 nuclus. Mais ou en trouve et l de bien plus longues (fig. 3, (3'), dans lesquelles les nuclus se comptent par dizaines et mme par centaines. Le tissu connectif intramusculaire passe donc graduellement vers les extrmits di'S muscles la forme du tissu connectif la plus rpandue dans le corps des Sabellides. En effet, cette forme que nous aurons mentionner plusieurs reprises, consiste en une base fondamentale amorplu; dans laquelle sont semes des cavits section fusiforme; dans celles-ci sont logs quelques nuclus avec un peu de protoplasma granu- leux. Mais ce n'est qu'entre les terminaisons des lments musculaires qu'on voit ces cavits prendre des dimensions aussi remarquables que celles mentionnes ci-dessus. Pf>ur ne pas revenir sur ce sujet, je signa- lerai encore une autre rgion qui ne fait, il est vrai, pas partie de la paroi du corps proprement dite, mais o le dveloppement de ces cavits du 8 58 STRUCTURE tissu coiuiectif est encore bien plus remarqualtle, au moins chez le Spi- rogrnphis Spallanzanii. Cesl la rgion situe immdiatement au-dessus de l'sophage. La tunique musculaire de l'sophage (PI. III, fig. 7, ms') envoie des faisceaux divergents de ses fihres vers le haut entre les deux plexus vasculaires (pt) sophagiens dont j'aurais parler propos du systme vasculaire. Les fibres de ces faisceaux vont mourir isolment (ws*) dans la substance fondamentale du tissu connectif qui occupe l'es- pace compris entre l'sophage et le muscle abducteur (ms') des bran- chies. Dans tout cet espace, les cavits du tissu connectif prennent un dveloppement extraordinaire et leur forme devient fort anormale. Elles s'('largissent au point que leiu" section (rJ') devient ovale ou mme circu- laire. Le diamtre de ces cavits est parfois de 0'"',08 0'n,09; leiu- contenu est homogne, sans doute liquide, et les nuclus sont tous ap- pliqut's conti-e la paroi, o ils forment une sorte de couche pithliale. Le dveloppement si remarquable du tissu connectif intramusculaire chez les Spirographis et les Branchiomma,et, sans doute, aussi chez tous les autres Sabellides de grande taille, est loin de se retrouver chez toutes les Aimi'lides sdentaires. Toul au contraire, il semble exceptionnel. Partout ailleurs, surtout (hez les espces de petite taille, le tissu connec- tif musculaire est n'duit h une petite quantit de sultsiancc amorphe dans laquelle sont log(''s les nuclus. Souvent les nncb'us sont seuls reconnais- sabls. Parfois enfin, les nuclus sendjieut mme faire dfaut. C'est ainsi que dans une coupe trs-grossie des muscles de Tlpsavei PI. XIII, fig. 11) je n'ai pu reconnaitre avec certitude aucun nuclus. Mais je ne puis m'exprimer siu' ce point qu'avec une extrme rserve, car je ne sais que trop combien souvent, l'aide de meilleurs procds de teinture, ol sur- tout grce de trs-forts grossissements, la dcouverte des nuclus n'ussit dans des tissus o ils paraissaient d'abord (ompb'tement altsents. Ma conviction est au fond que, |iartout o l'on recherchera les nuclus intramusculaires avec un soin suflisant chez les Annidides, on finira par les trouver. Les nuclus sont-ils toujours ceux d'un tissu connectif intra- musculaire, ou liien ne sont-ils pas souvent ceux des fibr;'s elles-mmes. DES ANNLIDES SDENTAIRES. 59 c'est une qiu'slioii qu'il me parail superflu de discuter loiigueiuenl. Si les observatious runies de M. Guido Wagener ' sur le dveloppement em- Itryoniiaire des libres musculaires du poulet ont une valeur gnrale, il est inutile d'insister trop sur la question de savoir si les iiudus a|)par- tiennent ou non la libre musculaire, si le sarcolenune est une lorma- lion cuticulairt' ou un tissu connectif intramusculaire, etc. Ce savant a vu la surface d'une substance fondamentale, semede nuclus embryon- naires, apparatre une couche librillaire. Plus tard les noyaux, pi'ntranl suivant certaines directions entre les librilles, dterminent la formation des faisceaux |trimilifs. Les nuclus musculaires paraisseid donc driver des miclus endiryonnaires et la substance librillaiie de la niasse inter- luiclaiic Peut-(~'tre se passe-l-il quelque chose d'analogue chez les Annlides. Je pense que la substance cormective que je viens de dci'ire n'est pas ditrente du sarcolemme dcrit par M. Leydig chez les Phreoryctes' el |)ar M. Schwallie ' chez les Arnicoles et les 'l'rbeMes, bien cpie ces savants aient reprsent ce sarcolemme comme une tunique particulire de clia(|ue fibre. En effet, dans le cas d'un trs-faible d('velop|iement de la substance connective, combin avec un grand cartemenl des libres mus- culaires eidre elles, je ne trouve plus que des nuclus appliqus contre les fibres et appartenant peut-tre lui sarcolemme trs-mince de la libre, sarcolenune que cependant on ne russit d'ordinaire pas d- montrer. Ce cas est celui qu'offre le plus souvent la seconde forme d'lments musculaires et que jusqu'ici j'ai laiss de ct dans ma description. Je veux parler des lames ou rubans musculaires. Ces lubans soid gioups de manires diverses, et, ce sujet, il est bon de rappeler la tentative ' G. K. Wageuer. Die Eutwkkluug der Muskelfaser (Sclirifteu der OesUs. ziir Befid. d. Ues. .Vaturw zu Marburg, 1869|. - Franz Leydig. Ueljer Fhrtaryctes Menkeanus, uebst Bemerkuugeii iiber deii Kaii auderei- .\iiiielideii (Archiv fur mikr. .Vuatomic. 18G.'i. vol. I, \i. 264). ' Loe. cit. 60 STRUCTURE faite par M. Schneider de rpartir les Annlides au point de vue des muscles en Polyniyaires et en Dictyoniyaires. Les premires sont celles dont les lames musculaires sont groupes de la manire complexe que j'ai dcrite chez les Londjrics avec beaucoup de dtails. Les secondes sont caractrises par le savant allemand de la manire suivante ' : Die zweite Modification habe ich bei Arenicola gel'unden. Sie unter- scheidet sich schon durch den grberen Bau von der vorher erwhnten. Die Liengsmuskeln bilden nmlich ein, wie es scheint, durch das ganze Thier ununterbrochen sich erslreckendes Netzwerk von Platten, welche mit ihrer schnueleren Kante auf der Haut befestigl sind. Die spitzwink- lieen Anastomose!! bilden sich nichi dad!!i'ch. dass die Platten in ihrer oanzen nhe ve!'schmelzen, sonde!n nur a!! ihien Kanten, sowohi an den nach Luiei! freistehenden, als an den nach Aussen t'est gewachsenen. Die freie Obertleche der Platten ist mit einer Membran (Sarcolemma) bedeckt. Ih!-er feineren Struttur !!ach bestehen die Platten aus dicht aneinander liegenclen Streifen fibrillaMcr Substa!iz von polyedrischem Querschnitt. Ausser Arenicola scheint aucli Tei'ebella eine aehniiche Muskelstructur zu besitzc!!. Cette desc!'iption de M. Sch!ieider est, en somme, exacte. Les gi'os fais- ceaux sont bien disposs connue ce savant l'indique, et un grossisse- ment de 80 100 diamtres, l'image se prsente telle qu'il la dcrit; en particulier, les soudures des faisceaux aplatis (Plallen de M. Schneider), sont frquentes quoique t!-s-irrgulires. Mais chez les Trbelles, du moi!is, l'exame!! d'une coupe ti-ansversale un foit grossissement ne moi!tre point du tout le dessin polydrique de M. Schneider qi!i n'est vrai que des A!nicoles. Chaque faisceau se rduit, au contraire, en une multiti!de de !ubans ou de feuillets musculaires juxtaposs. La fig. 5 de la PI. X repi'se!ite la section transversale d'une partie de l'un de ces faisceaux chez la TereheUa flexuosa la rgion thoracique. On la voit compose d'une foule de petites bandes o!idules qui sont les sections ' Monographie der Nematoden. p. o29. DES ANNfil.inES SDENTAIUES. 61 des minces feuillets musculaires. Entre ceux-ci sol dissmins les nom- breux nuclus, faciles dmontrer parce qu'ils se colorent en un beau rouue dans les prparations carmines, tandis que les feuillets de sub- stance contractile se teignent en brun-jaunirc. M. Schneider, par suite d'un examen trop cursif, a donc jet ple-mle dans sa division des Dictyomyaires des Annlides structure musculaire bien diifrente, les Arnicoles et les Trbelles. La musculature longitudinale des Trbelles est donc forme par une multitude de feuillets musculaires en forme de larges bandelettes qui reposent par l'une de leurs tranches sur les muscles circulaires et dont l'autre regarde la cavit du corps. Cette disposition rappelle donc au fond celle des lments rubanifonnes des Nmatodes holo- myaires de M. Schneider avec cette ditlrence que de nombreux nuclus sont sems entre les feuillets. L'paisseur de ces rubans n'est que de 2"'", leur largeur peut aller jusqu' 030; c'est donc bon droit qu'on peut les appeler des feuillets. La Terehella Meckelii et quelques autres Trbelles que j'ai examines au point de vue de leurs muscles longitudinaux prsentent exactement la mme disposition '. 11 en est de mme des Phrusiens, au moins du SUflanoides moniliferus et de la Trophonia Eruca, les seuls membres de cette famille que j'aie tudis ce point de vue. Ces lments musculair(>s lamelliformes sont, je le l'pte, particuliers la musculature longitudinale. Je ne connais jusqu'ici qu'une seule ex- ception cette rgle, savoir celle qui se prsente dans la musculature transversale du bourrelet situ chez les Trbelles en arrire du sillon tentaculigre (voye? pour une coupe longitudinale de ce bourrelet et de sa musculature chez la T. /lexuosa, PI. I\, (ig. 8. ms^). ' Je puis, par consquent, difficilement m'expliquer comment M. Schwalbe (loc. cit., p. 223) non-seulement dnie toutes les Annlides une musculature compose de lames, mais encore cite expressment les Trbelles parmi les Annlides fibres musculaires cylindriques tudies ))ar lui. Y aurait-il des dift'rences aussi profondes entre les diffrentes espces du genre? Ou bien, M. Schwalbe n'a-t-il tudi que des fibres do la couche circulaire? 62 STKrCTURE Mais dans la pin pari des cas, les lments innsculaires lainellironnes soni iiroii|)s en faisceaux complexes, comparables ceux que j'ai dcrits chez le ver de terre, et la complication des faisceaux va souvent bien plus loin encore. Les cas extrmes de cette disposition son! prsents dans la famille des Serpuliens par la tri[)u des Eriographides et celle des Serpu- lides, sans que je veuille pourtant affirmer que tous les membres de ces li'ibus |)rsentent cette disposition remartpiable. (]omme type de cette forme particulire qu'on peut appeler la forme penne cause de l'apparence de la section des muscles, je prendrai la Mi/xicolo inftincUhuhim. Chez ce ver, la couche musculaire longitudinale a une puissance remarquable et dans l'abdomen les champs musculeux sont au nombre de trois seulement (PI. VI, fig. 7), par suite de la fusion des muscles longitudinaux suprieurs (ws') en un seul sur la ligne m- diane'. Dj un faible grossissement on est frapp de l'apparence den- drilique des coupes des faisceaux musculaires. L'examen un grossisse- ment de ()5 diamtres montre, en eflet, une forme parfaitement arbores- cente, tellement que la fig. 10 (PI. VII) a bien plus l'air d'une mousse ou d'un lyco|)ode que d'une section musculaire. A un grossissement de 455, cluKpie branche de c<' faisceau prsente exactenn'ul l'apparence penn('e (PI. VII, fig. Il) d'une section de faisceau musculaire longitudinal de Londjric. La constitution est, en effet, la mme et je renvoie ce que j'ai dit sur ce sujet dans mon mmoire sur riiistologie de ce ver. La seule diffrence signalei', c'est que les faisceaux sont trs-bizarrement ramifis, chez les Myxicoles, tandis qu'ils sont simples chez les Lombrics. Je dois dire cependant quelques mots des espaces, souvent assez con- siflrables, qui subsistent entre les ramifications de ces faisceaux de lamelles qu'on penserait a priori renqilis par un tissu conneclil. Ils sont, en ralit, pleins de liquide, ce qu'on voit la facilit avec laquelle des frag- ' A l'abdomen retendue eu surface de ce cliamp nuisculaire est plus grande que la sunuue des deux champs infrieurs, comme on le voit sur la coupe cite. Il y a donc l une exception la rgle tablie par M. Schneider (loc. cit., p. 328), savoir que la surface ventrale du champ l'emporte tou- jours en tendue sur la surface dorsale. DES ANNLIDES SDENTAIRES. 63 ments du faisceau musculaire cuUtutenl au dedaus lorsqu'ou a l'aire des coupes minces. Dans tous les cas, il n'y a aucun dveloppement de tissu conneclif entre les faisceaux et je n'ai pas mme russi trouver jusqu'ici de nudus intramusculaires chez les Myxicoles. La forme gn- rale de chaque muscle lon^iludinal est due une enveloppe fornu'e par des (ihres nuisculaires circidaiies cylindriques, entre lesquelles cinuleiit des vaisseaux. Chez la Prolitia infimdihulum, la conformation des muscles longitudi- naux est la mme, comme on le reconnatra par l'examen des figures (PI. VIII. fig. 5, ms\ ms- ; lig. 7, ws'). Il ne faudrait point croire que la prsence de ces muscles longitudi- naux section penne exclue, chez les Annlides o on la constate, l'exis- teiice de libres longitudinales d'une autre nature. Tout au contraire, et c'est ce qui rendra toujours striles les tentatives de classer les Ann- lides d'aprs le mode de groupement des fibres musculaires. Je ne connais jusqu'ici que la Myocicola inftwdihulnm chez laquelle les muscles longitu- dinaux aient la structure penne dans la plus grande [tartie de la longueur du corps. Encore cet arrangement disparait-il dans la rgion thoracique. Chez la Prolula infundihnJum les muscles longitudinaux suprieurs fort dvelopps dans la rgion thoracique (PI. VIII, fig. 3, ms')y prsentent bien la structure penne. Mais les muscles infrieurs sont atrophis et n'ap- paraissent avec leur forme dfinitive penne que dans la partie post- rieure du thorax (fig. 4, ms'). Plus en avant, leur action est remplace par celle de faisceaux de fibres longitudinales peu nombreuses (fig. 3, ms\ ins'). Lorsque les muscles longitudinaux ventraux font leur ap- parition avec leur distribution penne, ces fibres section ronde ou ovale n'en subsistent pas moins (fig. 4, ms'). Mme l'abdomen, o le muscle longitudinal infrieur (fig. 5, ms') est bien dvelopp et pr- sente une structure penne vidente, on continue de trouver (/W., fig. 7) entre les faisceaux peinn's (ms') et la couche de fibres circulaires (ms'), une couche de fibres longitudinales section ronde ou polydrique. Il y a mme des cas o la structure pemie des muscles ne concerne (U STRUCTURE qu'une fraction pas Irs-considralile des muscles longitudinaux, c'est ce qui arrive, en parliculior, toutes les fois que la section de chacun de ces muscles a la forme d'un v^, c'est--dire lorsque le muscle reprsente une gouttire bords relevs, plus ou moins largement ouverte dans la cavit priviscrale. Cette forme est assez frqvienle chez les Annlides errantes. Elle l'est moins chez les Annlides S('dentaiies, bien que je l'aie rencon- tre dans la famille des Spionidiens el dans celle des Ariciens. Dans ces cas la partie du muscle conligue la jiaroi ventrale est forme ou par des fibres ou par une simple range de lames juxtaposes, reposant par une de leurs artes sur la couche de libres transversales. Au contraire, les- deux bords relevs de la gouttire ont une section penne (PI. XV^ fig. 3, cxcc\ rgion Ihoracique d'une INrine; lig. 4, ^ta', rgion abdominale de la mme). La menu- disposition peut d'ailleurs se prsenter aux mus- cles suprieurs {ibid.. (ig. 3, (ifi'). Dans tous les appendices du corps tels que tentacules, branchies, etc., les libres musculaires longitudinales sont fori simples. Ce sont gnrale- ment des libres section circulaire. ainsi: dansles tentacules dorsaux des Audouinies (PI. XI, lig. 0, ms'), dans les branchies du mme ver (ibid., tig. 7, ns'), dans celles des .Vricies (PI. XIV, lig. 4, ms). Quelquefois pour- tant ce sont des libres si aplaties qu'on pourrait presque les appeler des lames, comme dans les tentacules des Tlpsaves (PI. XIII, lig. IJ, ms'), ou dans les branchies des Nrines (PI. XV, lig. 9, ms); ou ce sont mme des lames musculaires trs-larges comme dans les tentacules de ces mmes vers (PI. IX, lig. 11, nis). Mais jamais je n'ai vu dans ces or- ganes aucun groupement des lments en faisceaux compliqus. DES ANXtLlDES S<: DENTAIRES. 65 DES SOIES Je ne quitterai pas l'iMiule de la paroi du corps sans dire quelques mots de la eonstitiilion et de la formation des soies. Mes observations ont port sur un trop petit nomljre d'espces pour ([ue je veuille les mettre en opposition avec celles d'autres observateurs qui ont d'ailleurs port, en nral, sur des Annlides errantes ou avec les miennes faites prcdemment chez les Oligochtes. On distingue, comme chacun le sait, chez les Annlides sdentaires les crochets ou plaques onciales, position trs-superficielle, des soies proprement dites qui traversent la paroi du corps de part en part. Les |daques onciales que j'examinerai d'abord |iaraissent avoir parfois une structur(> un peu plus complexe qu'on ne l'admet en gnial. Ainsi pour les ('r('belles, et pailiculirement pour la T. /Icxuosa laqiielle se rapportent les figures, les dentelures du vertex se rsolvent un fort grossissement en plusieurs rostres accessoires (PI. X, fig. 3 et i) du rostre principal. La forme reste constamment la mme, c'est--dire que chez la T. fJexitosa les rostres accessoires latraux sont les plus forts. Dans la plaque onciale, on peut distinguer une couche externe homogne et une substance UK'dullaire (jr) axiale et granuleuse. Cette dernire pntre jusque dans l'inti-rieur des rostres. L'examen histologique des tores ne donne que des rsultats demi satisfaisants sur le mode de formation des plaques onciales. Les plaques nouvelles se forment, comme l'on sait, l'une des extrmits seulement d'un tore, toutefois point dans l'alignement o elles sont places plus tard, mais au-dessous. Pour venir prendre leur place dfinitive, elles doivent donc se dplacer en drivant un arc considrable. Ce mouve- ment a lieu pendant la croissance et a sa cause, sans aucun doute, dans le (lvelop|iemeiit mme du tissu du tore, (k' dernier est form par une couche hypodermique assez jtaisse (PI. X, fig. 2, y-, fig. 3, lip], base 66 STRUCTURE finement strie et seme d'une foule de petits nuclus. La premire apparition des plaques onciales a lieu sous la forme de petits capuchons coniques (flii. 2, '"'), places chacun sur un nuclus (7) qui parat un peu plus grand que ses voisins. Ce capuchon reprsente la pointe du rostre et parait donc scrt par l'quivalent d'une seule cidlule. Le capuchon, ainsi form, commence dcrire l'arc dont je viens de parler, sans doute par croissance du tissu sous-jacenl et mesure qu'il avance il s'allonge, s'inflchit et prend peu peu la forme du rostre principal. Sa hase re- couvre maintenant un plus grand nombre de nuclus qu'auparavant. Aprs qu'un certain chemin a t parcouru, les rostres accessoires apparaissent ct du rostre principal et la plaque en voie de formation arrive bien- tt dans l'alignement de la range de plaques onciales dont elle doit faire partie. Par suite de ce mode de formation, de nouveaux capuchons naissant continuellement au point de (b'part, on trouve constamment un arc form par une srie gradue de plaques onciales en formation. C'est ce que j'ai reprsent dans la fig. 2 (PI. X). Dans cette figiu'e les Iliaques onciales les plus avances dans leur formation sont vues de telle manire que le rostre principal (^') se projette sur le corps mme de la |daque. La croissance de la plaque continue alors que celle-ci est dj arrive dans l'alignemenl voulu, o elle perce la cuticule (fig. 3, ctc). Chez la T. fexiiosa, la croissance n'est termine, dans un certain nombre de segments thoraciques. que lorsque la base de la plaque s'est pourvue d'un long processus arcpn' (fig. i, ,3), qu'il ne faut pas confondre avec les tendons si fr('quents chez les Tt-rbelles. Ces processus font dfaut aux plaques abdominales. Ces plaques onciales sont donc bien, comme on l'admet en gnral, une production de l'bypoderme. Les soies proprement dites, dans les quelques Ann(''lides sdentaires que j'ai tudies sous ce rapport, se forment au sein d'im tissu serr, sem de trs-petits nuclus. Les liiniles des cellules sont parfois vague- ment reconnaissables. Examinons sons ce rapport plus particulirement les soies du Spirographis Spallatizanii. Chez ce ver les faisceaux de soies forment de longs cylindres dont la hase, noye dans le tissu en ques- DES AN.Nfil.lDES S(;DEM AIRES. 67 fion, pntre pi'ofondriiioiil dans la cavit piiviscralc. Oaiis cos fais- ceanx les soies sont disposes en spirale trs-rgulire, connue on le reconnat dans les coupes faites perpendiculairement l'axe du faisceau (PI. II, lig. (), si; tiii. 7, st et lig. 8). La direction de la spire est la mme dans tous les pieds. On remarquera sur la coupe trs-grossie (fig. 8) que les plus jeunes soies sont au centre de la spirale et les plus grosses, c'est- -dire les plus vieilles, l'extrieur. La croissance de la soie est, en effet, accompagne d'un didacement de celle-ci tout send^lable celui que j'ai constat pour les plaques oncialesdes Trbelles. La soie cylindrique, ou plutt conique, dcrit pendant son augmentation de diamtre un arc qui est ici assez considrable pour former plusieurs tours de spire. Ce mouvement est, sans doute, (U'i des plinomnes de croissance du tissu producteur des soies. Les cellnles de ce tissu paraissent fusiformes et disposes plus ou moins concentriquement autour des soies (PI. II,fig.9). Chaque soie a une partie centrale, dont l'apparence granuleuse sur la section parait due la juxtaposition de fibres trs-fines. La mme chose se voit d'une manire encore plus vidente sur la section transversale des soies d'Aricie (PL XIV, iig. 9) et de beaucoup d'autres. Je ne puis i-ien dire sur la nature de ce tissu cellulaire qui embrasse les bases de toutes les soies. M. Elilers qui n'avait pas russi en reconnatre la structure le suppose de nature contractile. Je n'ai pas d'observation qui permette de continuer, ni de contredire cette hypothse. On peut l'appe- ler une sorte de tissu comnxtif, puisqu'il relie toutes les soies entre elles, mais sa proprit essentielle est d'tre un tissu sliycne. Les muscles s'attachent ce tissu producteur des soies sur toute la surface extrieure du faisceau (fig. 8). Ce dernier ne peut donc se mou- voir que dans tout son enseuble. Il n'y a pas d'organe moteur spcial chaque soie. La disposition des soies en spirale n'est point la rgle. Elle parat exister cependant le plus souvent lorsque les soies forment un faisceau compacte. C'est ce qu'on voit, par exemple, pour le faisceau dorsal de la rgion thoracique des ricies (PI. XIV, fig. 8, si'). Le faisceau ventral 68 STIUCTIUE {ibid., si) (lu mme ver a une disposition loiil aiilie (|!ie j'ai dci'ile dans mes Annlides de Xaples, mais qu'on saisira encore mieux par rexanien de la figure acluelle, o les soies sont vues coupes, sous des angles divers, selon leur obliquit dans le faisceau. Les soies sont noyes dans un tissu formatif (/. en) tout semblable celui du Spirographis. Les acicules de soutien si rpandus chez les Annlides errantes pa- raissent faire dfaut aux vraies Annlides sdentaires et ce caractre est peut-tre l'un des plus importants pour la distinction des deux ordres. La seule exception que je connaisse cette rgle est fournie par la famille des Ariciens. La grosse soie circulaire des Aricies n'est, il est vrai, pas un organe de soutien du faisceau, par suite mme de sa posi- tion. Elle est creuse d'une gouttire sur toute sa longueur, connue on le voit sur la coupe (PI. XIV, fig, 8, sf). Cette gouttire parait servir rcoulemeni de la substance scrte par une glande voisine. Mais il existe chez les Aricies dans tout l'abdomen de vritables acicules, soit la rame suprieure, soit l'infrieure, acicules que j'ai moi-mme figurs ailleurs. Il convient de remarquer ce propos, que la famille des Ariciens est une de celles dont la position est indcise entre les Errantes et les Sdentaires. On sait que M. Ehlers a mme propos de crer un ordre intermdiaire, sous le nom d'Ariciad. DE LA CAVIT PRIVISCRALE La cavit gnrale du cor|)s est tapisse chez les Annlides, sauf peut- tre dans les petites espces, par une couche particulire, la couche pri- tonale, comme on le sait depuis les recherches de Dlie Chiaje, Ralhke, et M. de Quatrefages. <]ette couche offre des apparences un peu va- riables qui peuvent justifier, suivant les cas, les noms d'piihlium, soit endothlium, ou de couche connective. Elle recouvre non-seulement la li:S ANXLIDES SDli.M AlKliS. 69 paroi oxlrieiiic, iiuiis encore les viscres: l'iiUesliii el son ligaineiil, le vaisseau dorsal, le venlral, les organes segnientaires, elc.; souvent elle semble absente au preinier abord, cepemlanl un examen attentif en fait reconnatre la prsence aux pelils miclus sems de distance en distance sur la surface. Ces nuclus se reliouveut jusque dans des culs-de-sacs de Irs-faible diamtre de la cavit priviscrale. Ainsi on les trouvera (PI. XV, fig. 8, pt) sur la paroi de la cavit branchiale des Nrines, sur celle de la cavit des tentacules (PI. XI, lig. 0, pi) des Audouinies, et mme la surface du vaisseau tentaculaire (pt) dans cette cavit, dans le canal destin au passage du vaisseau branchial chez les Splrographis (PI. III, fig. 1, ep, ep) etc., etc. Quelquefois cette couche est forme par un tissu vsiculeux comme on le voit chez la Mijxicola infutidihulum autour de l'intestin (PI. VII, fig. 8, ep^) ou du vaisseau ventral {ibid., fig. 13, o). Les vsicules sont pleines de liquide et leur paroi est seme de nondjreux nuclus. Ce tissu passe graduellement au tissu connectif nullement vsiculeux qui forme le nvrilenune du systme nerveux ven- tral (ig. 13). Aussi le terme d(; blasiges Bindegewebe, employ dj en sens divers en histologie, semble-l-il fait pour lui. Les disspimeuts qui divisent normalement la cavit du corps en chambres sont de nature musculaire et recouverts par la couche pri- tonale. Dans son Histoire des Annels, ) M. de Quatrefages les taxait avec raison de libro-musculaires. Dans sa Xole sur les couches mus- culaires, en faisant un dernier effort pour sauver les raplis, il se sert d'une autre expression et appelle les disspimeuts tibreux ou imeut par des ouverhucs prc'tbr- mes. Il est proliable (|ue la lui-me chose a lieu chez toules les espces mais qu' rtal de repos des faisceaux musculaires, il y a une occlu- sion com|>lle de ces pores, an |oinl de les soustraire la vue. On sait que chez beaucoup dWnnlides sdentaires une jurande partie du corps est dpourvue de disspiments(rbelliens, Pln-rusiens, etc.). L'numration de ceux qui subsistent a dj t faite pour diverses espces; elle est du resscn't de Tanatomie d(>scriptive. Je me bornerai signaler chez les T'r('b('lles une cloison qui existe, au moins chez certaines espces, en outre de celle figure par M. de Q)ualrefages' l'extrmit postrieure du thorax. Je ne crois pas qu'elle ait ('d encoi-e remarque par personne. Ce disspiment (PI. IX, tig. 6 et 7, dss) spare compltement les trois segments porteurs des branchies des suivants et dlimite, par consquent, une sorte de chambre respiratoire lenfermant les vaisseaux branchiaux (fig. 5) en l'isolant de la grande chand)re tho- racique situe jtlus en arrire. Dans les circonstances ordinaires au moins, les lments reproducteurs ne pi'ntrent pas dans cette cham- bre respiratoire. La chambre priviscrale est traverse par d'autres muscles (jue les disspiments, savoir par des muscles oldiques qui s'insrent, d'une part la paroi latrale du coi|s, d'autre pai't la |iaroi ventrale une petite distance de la ligne in('diane. Ils ont ('l souvent men- tionns par les auteurs. On les trouvera, par exemple, bien dvelopps chez les Nrines (PI. \V, fig. '^ ?.'), o l'on peut s'assui'er qu'ils sont entour(''s d'mie couche |(''iiton('ale leur formant une sorte de p(''- ' Annales des Scieni-ps Xiitnrolles, l.S.'iO. t. XIV, l'I. X. fig. 4. '"2 STRUCTURE riniysium {Ibid., fig. 5, pi). Souvent ils sont absents, mais parfois aussi ils sont assez importants, surtout eliez les Annlides errantes, pour former des planchers obliques claire-voie qui divisent la cavit p('riviscrale en plusieurs chambres, comme je l'ai montr ailleurs. Parmi les Ann(''lides si-dentaires, le dveloppement maximum de ces muscles a lieu d'abord chez les Polyophtbahiies et les 0[th(''lies, puis chez les Polycirrides et les Trbellides. Chez les Trbelles ces mus- cles ne sont au Ihorax ([ue des faisceaux de peu d'importance (PI. IX, fig. 5, ms" del T. /lexHosa). Tl n'en est pas de mme de l'abdomen (PI. X, fig. 6 et 7, ms\ de la T. Meckelii) o ils sont assez dvelopps pour constituer de vrais planchers claire-voie. La cavib' privisc('rale est typiquement divise en deux moitis pai' une cloison longitudinale uK-diane (ligament nK'sentrique, ligament suspenseur du vaisseau dorsal cl de l'intestin). Ce ligameul renferme, en gnral, quelques fibres musculaires et il es! revtu d'une couche pri- tonale. On peut considrer le vaisseau dorsal, l'intestin et le vaisseau ventral comme compris dans l'paisseur du ligament msentrique. Tl peut, du reste, exister dans ime ri'gion du corps et faire dfaut dans l'autre. C'est ainsi qu'il manque ( hez la Terehella flexunsa dans la cham- bre respiratoire, tandis qu'il existe plus en arrire. La prsence de cette cloison entrainaul toujours une sparation des deux muscles longi- tudinaux sup('ii(Mu's. la fusion de ces nniscles en un seul dans cett( chambre respiratoire (PI. TX, fig. 5, ???*) est en relation intime avec l'absence w ligament de cette rgion. Parfois le dveloppement des muscles dans ce ligament devient trs-considi'rable: ainsi dans la rgion thoracique, chez la Terehella /lexiiosa, pour la partie (PI. XL fig- 12, Ig) qui sert la suspension du vaisseau dorsal; ainsi encore pour la Myxi- rola inf)intlihiilinn chez laquelle le ligament se renlle en uncordon mnscii- laire longitudinal (PI. \ III, lig. 8, ms''), au point o il s'insre l'intestin. Cette division typique de la cavit priviscrale en deux moitis s'- tend dans la rgle aux appendices, savoir aux cavits des branchies et des tentacules; el les vaisseaux, lorsqu'ils existent, sont toujours placs DES ANXLIDES SDE>fTAIRES. 73 dans celle mince cloison qui leur serl de ligamenl lixaleur. C'est ce qu'on voit, par exemple, dans les tentacules d'Audouinies (PI. XI, lig. 6), de Tlpsaves (PI. XIII, lig. 9), de Nrines (PI. XV, (ig. 11), dans les bran- chies d'Audouinies (PI. XI, (ig. 7), dans celles de Nrines (PI. XV, fig. 9). Il y a pourtant des exceptions celte rgle: ainsi les branchies d'Ari- cie (PI. XIV, lig. 9). Chez les Lombrics, les Enchytraeus et d'autres Oligochles, la cavit priviscrale est en comnumicalion avec le monde extrieur par les pores dorsaux. J'ai naturellement examin avec grand soin si je pouvais dcouvrir les onverlures corresjjondanles chez les Annlides sdentaires. Je n'y ai jamais russi et mon opinion est qu'elles n'existent pas. Leur prsence chez les Oligochles est, sans doute, lie d'une manire quel- conque avec la vie terrestre ou demi-leirestre de la plupart de ces vers, comme l'ont admis dj Willis et Dugs'. Chez lesSerpuliens les interstices entre les diffrents organes sont rem- plis, dans les segments anl('rienrsdu thorax, par un tissu connectif form d'une substance fondamenlale seme de corpuscides nucls et parcou- rue par des vaisseaux et des nerl's. La partie antrieure (hi corps acquiert ainsi une solidit exceptionnelle qui est, sans doute, en rapport avec le grand dveloppement de l'appareil branchial auquel elle serl d'appui. C'est chez les Sabellides que ce tissu prend la plus grande importance. La cavit priviscrale semble donc entirement supprime. Cependanl il suhsiste toujours deux canaux lapisss d'pithlinm qui logent dans leur intrieur les vaisseaux branchiaux. On voit les sections transversales de ces canaux ctiez le Spiro(iruphis SpaKunzanit (PI. 1, (ig. 1 6, ce) et chez la Myxicola infundiindum (PI. VI, (ig. % ce), et leur section longitu- dinale chez le Spirographis Spallanzatrii (PI. II, (ig. 1 et 2). Je considre ces canaux comme tant la [irolongation de la cavit priviscrale, quoi- ' Je ne prtends, du i-este, point en faire avec ces auteurs des pores arifres. Je pense plutt qu'ils servent la rapide introduction de l'eau dans la cavit priviscrale lorsque le besoin s'en fait sentir et que le Loniljric passe dans uit lieu humide; et peut-tre aussi, dans certains cas, l'expul- sion du liquide. lu 7-4 STRUCTURE que je n'aie jtimais russi les poursuivre en arrire jusqu' une cavit priviscrale incontestable. Toutefois, je ne doute pas que la lymphe p- riviscrale ne se glisse entre les organes si serrs les uns contre les autres dans la rgion Ihoracique pour arriver jusqu'c ces canaux. DU SYSTME CIRCULATOIRE Mon intention n'est pas d'entrer dans un expos descriptif dtaill de l'appareil circulatoire chez les Annlides sdentaires. Je suis toutefois oblig de considrer ici certains faits analomiques plus qu'hislologiques qui soni d'une haute importance pour la connaissance de la circulation chez ces vers. Je m'en tiendrai ceux qui sont de nature modilier les opinions actuellement en vigueur. En 1850, M. de Quatrefages' publia propos des Amphicorines des observations qui, bien que mlesde nombreuses erreurs, n'en renferment pas moins en germe une dcouverte trs-importante. Les paroles du sa- vant franais mritent d'tre cites textuelhmienl : Un autre mode de dgradation bien remarquable de l'appareil vasculaire, dit-il, nous est prsent par le |ictit groupe des Ampbicoriens, si rapproch desSabelles. Ici il n'existe de tronc sanguin dlimit que dans le voisinage des bran- chies. A la surface de l'intestin, dans toutes les parties du corps, on n'a- peroit aucune trace de vaisseaux. Sur le tube digestif, la face interne de la cavit gnrale el sur les cloisons interannulaires, le pritoine semble s'tre dtach des tissus sous-jacents el n'tre maintenu en place que par des trabcules qu'on a beaucoup de peine distinguer, (^'esl dans cette espce de vaste lacune que le sang est libremenl (''|>anch. Tout autour des nuisdes des pieds eux-mmes, il forme une mince ' Annalos des Soienccs naturellos, tome XIV. DES ANNLIDES SDENTAIRES. 75 cctiiche qui colore ces muscles, mais il est maintenu en place |>ar la mince aponvrose de ces nuisdes. Le sang baigne ainsi Textrieur des plans musculaires sons-cutans et la surface de l'intestin, mais il ne parait pas pntrer entre ces plans ni se rpandre entre l'paisseur des parois intestinales. A une poque plus rcente, M. de Quatrefages' a prcis encore davantage ces observations dans les termes suivants : Chez les Fabricies, il m'a paru (jne les vaisseaux intestinaux taient remplacs par un ensemble de lacunes tellement rapproches, (jue, par moments, une couche de liquide color semblait s'interposer entirement entre le pri- toine et la couche hpatique. Une disposition fort analogue ramenait le sang de l'intestin aux parois du corps par l'intermdiaire des cloisons transversales. Un appareil lacunaire semblable rgnait dans la plus grande tendue du corps sur les parois de la cavit gnrale. En arrire, ces lacunes se rgularisaient pour former un anneau vasculaire autour de l'anus. En avant, elles se transformaient en de vritables vaisseaux et se runissaient en un tronc uni({ue aboutissant anx branchies et servant, par consquent, porter le sang dans l'organe respiratoire et le rame- ner au corps. L'examen de divers Sabelliens, siuUout des Fabricies, des Amphiglena et des Oria m'avait enseign depuis longtemps qu'une partie capitale de la description de M. de Quatrefages est parfaitement juste, savoir ce qui a trait l'existence d'une lacune sanguine dans la paroi de l'intestin de ces petits vers. Pour tout le reste, il ne me fut |)as |tossible d'ac- qurir une conviction complte. J'essayai de m'adresser d'autres Ser- puliens et bientt j'acquis la conviction que, non-seulement le petit groupe des Fabricies, mais encore tous les Sabellides et mme tous les Serpuliens prsentent celte disposition remarquable d'une gane san- guine dans laquelle est renferm l'intestin, mais que sur tous les autres points la description de 31. de Quatrefages demande rvision. Je dois dire d'ailleurs qu'en me tenant aux seules Fabricies, je n'aurais jamais ' Histoire naturelle des Aunels, t. 11, p. -lO. 76 STRUCTURE russi dbrouiller les phnomnes si remarquables de la circulation des Serpuliens mieux que ne l'a fait M. de Quatrefages. . Lors de la publication de mes Annlides Chtopodes de Naples, mes tudes sur ce sujet ne me semblant pas encore suffisamment mres, je me suis content de dire ce propos : M. de Quatrefaiies a dcou- vert que chez certains Serpuliens, le canal intestinal est renferm dans une lacune ou plutt dans une vritable gane vasculaire tenant lieu de vaisseaux dorsal. Cette observation est parfaitement juste et parait s'ap- pliquer la majorit, peut-tre la totalit(' des espces de cette famille'. )> Dans le mme ouvrage, j'ai dj fait remarquer que cette disposition n'est point spciale la famille des Serpuliens, mais qu'on la trouve aussi chez les Ammochariens. Aujourd'hui, je puis aller plus loin et dclarer que toute une srie de familles d'Annlides sdentaires offrent la parlicularil d'avoir l'inlestin inclus flans nne rjafne imsculaire jouant le rle de vaisseau dorsal. Ces Hunilles sont celles des Serpuliens, des Ammochariens, des Anciens et des Cliloplriens. Ici deux objections se pr.sentenl immdiatement. La premire, c'est que M. de Quatrefages s'est prononc pour l'anangie complte des Ch- toplres et que j'ai moi-mme confirm cette manire de voir. Mais on verra plus loin quelles diflicults s'opposent l'i'tude du systme circu- latoire des Chtoptres, diflicults parmi lesquelles l'absence complte (b' coloration du sang et la suppression du vaisseau dorsal dans la plus grande partie de la longueur du ver ne sont pas les moindres. Ce qu'il y a de certain aujourd'hui, c'est que M. de (^)uatrefages et moi nous tions dans l'erreur en affirmant l'anangie des Chtoptres. La seconde objection, c'est que j'ai beau dnier le vaisseau dorsal aux Serpuliens et le remplacer parla gaine intestinale, il n'en reste pas moins vrai que des observateurs d'un grand mrite ont dcrit et figur le ' Annlides Chtopodes de Naples, p. 411 (Soc. de Phys., t. XX, p. 151). Dans ce passage j'ai attribu M. de Quatrefages plus qu'il n'avait vu. Il n'a. en effet, point reconnu que la lacune contractile joue le rle de vaisseau dorsal. DES AXNLIDES SDENTAIRES. 77 vaisseau dorsal des Sabelles. Il suffit de rappeler les superbes dessius de M. Milne Edwards ' relativement au systme circulatoire de sa Sa- belle sang vert y< dans le Rgne animal illustr el ceux de M. Grube *, relatifs la Sabella unispira Cuv. lySptrographis Spallanzanii Viv.). Mais je suis, regret, oblig de dclarer que ces auteurs se sont (rompes el que le vaisseau qu'ils ont figur d'une manire si nette n'existe pas. On ne saurait objecter la diffrence spcifique et la difficult de dterminer exactement la Sabelle sang vert. En effet, j'ai examin tant d'espces de tant de genres dans les diffrentes tribus de la nom- breuse famille des Serpuliens en trouvant toujoiu's la rgle de la gaine vasculaire intestinale v('rifie, que je ne puis admettre comme vraisem- blable une seule exception cette rgle. En tous cas, le Spirographis Spallanzanii, chez lequel M. Grube a figur le vaisseau dorsal, est prci- sment une des espces que j'tudierai avec le plus de soin au point de vue de la circulation dans le prsent mmoire. Je ne doute pas d'ailleurs que les savants distingus dont il vient d'tre question ne reconnaissent immdiatement leur erreur l'examen de la moindre de mes prpara- tions; 31. Grube surtout, qui, s'il a figur trs-nettement le vaisseau dor- sal, s'exprime, en revanche, avec moins de nettet son sujet, en disant qu'il a vu ce vaisseau au moins sur la partie antrieure rectiligne du tube digestif. Nous verrons qu'en ce point, sur une faible ten- due, il existe vritablement un assez gros vaisseaux Lorsqu'on ne soup- onne pas l'existence de la gaine vasculaire, on ne la reconnat pas d'em- ble, moins d'examiner des sections transversales. Familiaris depuis bien des annes avec l'existence de la gahie vas- ' Le Rgne animal de Cuvier, dition accompagne de planches graves, pulilie par une runion de disciples de Cuvier. Annlides, PI. I, c. ^ Zur Anatomie und Physiologie der Kiemenwiirmer, von h' Adolph Girube. Knigsberg, 1838: PI. II, fig. 12. ' Il reconnat d'ailleurs qu'il n'a pas pu bien saisir la distribution mme des vaisseaux princi- paux : So schwebe ich noch gegenwrtig im Zweifel, weniger iiber die Zahl der Ilauptgefsse als iiber deren Verbindung und Zusammenhang, namentlich in der vorderen Kcirpergegeud, wo die Wan- dung fast knorpelhart wird und die Organe auf s Engste umschliesst, 78 STKUCTIKE culaire chez les Serpiilieiis, je l'ai toujours lelrouve avec facilit dans les nouvelles espces de cette famille qui me tombaient entre les mains. Mais combien ai-je dissqu('' (rAricies, de Tlpsavcs et de Chtoplres sans pouvoir daircir leur systme circulatoire, parce que je ne soup- (.onnais pas la prsence du sinus intestinal! Je perdais mon temps cliercber le vaisseau dorsal qui n'existait pas, et la gaine vasculaire que j'avais sous les yeux, je ne savais pas la voir ' ! Occupons-nous d'abord de la circulation des Sabellides et plus sp- cialement du Spirographis Spallanzanii auquel sont emprunts les des- sins des PI. I IV. Le grand problme que prsente cette circulation est celle du va et vient du sang dans les branchies, celles-ci ne recevant de cha(|ue ct qu'un seul vaisseau, comme M. Grube l'a dj dcrit avec beaucoup de soin en 1838. Ce savant vit de suite tout ce que cette disposition avait d'exceptionnel et en mme temps de difficile |)our la comprhension de la circulation chez les Sabellides, et il attira expressment l'attention des observateurs futurs sur ce point ditTicile. Vergeblich aber, dit-il", suchte ich dort (d.i.an derBasis des Kie- menblattes)nach einemzweitenGefa^ssstainm und ich kannnichtumhin, auf eine in Cette gemaclite und an Serpulen wiederholte Beobachtung zuverweisen und kidtigeUntersucherum deren Priifung zu bitten,etc.)) Ces observations chapprent malheureusement M. do Quatrefages qui imprimait en 1865 ' : v Chez les Sabelliens, les T('rbelliens, les Chlormiens, on voit le sang arriver d'arrire en avant jusqu' la base des branchies, par le grand tronc suprieur, remplir l'es- pce de sinus qui s'y trouve, pntrer dans l'organe respiratoire, ' M. Williams a dcrit en dtail le systme vasculaire do diverses Salielles y compris le vais- seau dorsal. Mais c'est l uu des points les plus faibles de son travail sur lequel je ne pense pas devoir insister (voyez Reirort of tlie Meeting of tlie Brit''sli Association. London, 1852; p. 186 et suivantes). ^ Zur Anatomie und Physiologie der KiemenwUrmer. Kiiigsberg, 1838, p. 29). ' Histoire naturelle des Annels, tome I, p. G.5. DES ANXtLIDES SDENTAIRES. 79 en sortir cl suivre vmc niarclio inverso d'avant en arrire par le tronc infrieur. >^ Bien ((ue M. de Qualrefagcs ait souliiini' lui-mme les mots oti ro/7, l'imaiic vue |)ar lui ne saurait avoir t bien dis- tincte, pour les Sabelliens du moins, car chez ces vers il n'existe dans la rgion thoraeique ni le grand tronc suprieur, ni (au moins dans la partie antrieure du thorax) le tronc infrieur. Pour la conmiodit de h description je considrerai les vaisseaux d'arrire en avant Dans toute la rgion postrieure, soit abdominale, il existe un vaisseau ventral, facilement reconnaissable sur les cou- pes (PI. I, fig. 2, vv). Il donne naissance dans chaque segment une anse vasculaire {v') qui est en relation avec tous les vaisseaux de la paroi du corps et des disspiments signab'S par M. Grube; mais de vaisseau dorsal point. Ce que les auteurs ont interprt connue tel, c'est simplement le ligament msentrique (Ig). En revanche, l'in- testin renferme entre ses couches musculaires un vaste sinus (ss) qui baigne, par consquent, tout le tube digestif et qui est limit du cot de la cavit digestive par une mince couche musculaire revtue du p- ritoine. Je rserve les dtails histologiques sur cette disposition pour le chapitre relatif l'appareil de la digestion. C'est dans ce sinus que vient se jeter l'extrmiti' dorsale de l'anse vasculaire latrale. La mme disposition existe autour de l'estomac (fig. 10, sim), c'est--dire autour de cette dilatation peu considrable du tube digestif qui occupe le der- nier segment thoraeique immdiatement la suite de l'sophage. Le sinus sanguin a dans cette rgion un diamtre relativement plus con- sidrable, mais, du reste, la disposition est la mme. Dans la section de cette rgion (fig. 10) on reconnat, en effet, le vaisseau ventral (vv), l'anse vasculaire qui en riait {vl') cl l'autre partie de l'anse (ri'') qui se jette dans le sinus stomacal. Au bord anl('rieur de l'estomac, c'est--dire au point o cet organe se prolonge en avant, en se rtrcissant pour for- mer l'sophage, le sinus cesse. Il donne naissance une multitude de petites branches vasculaires qui. ^^'anastomosant entre elles, forment de nombreuses circonvolutions et constituent ib'ux normes plexus 80 STRUCTUR (fig. 9, pi) aux cts de l'sophage. Au uiveau mme de la jonction de l'sophage et de l'estomac le vaisseau ventral existe encore (fig. 9, vv) appliqu la face infrieure du tube digestif, mais il ne tarde pas se diviser et se confondre dans les plexus. A ce niveau, une section trans- versale du ver ne montre nulle part de gros vaisseaux, mais seulement les deux normes plexus prisopliagiens, forms par des vaisseaux capillaires. C'est dans ce rservoir plexiforme qu'a lieu, comme nous le verrons, le mlange du sang veineux el artriel qui forme le trait caract- ristique de la circulation des Serpuliens. Ce plexus capillaire n'a qu'une trs-faible tendue, peu prs la longueur d'un segment (PI. II, lig. 1, pi'). Plus en avant il diminue d'importance, une foule de ses branches se runissant pour former de gros vaisseaux. Aussi une coupe trans- versale faite travers le premier segment stigre (PI. I, fig. 7) montre- t-clle le plexus dj rduit, mais elle offre, en revanche, les coupes d'une srie de gros vaisseaux, destins porter le sang dans la partie antrieure du ver. Ce sont d'aboid les vaisseaux de la collerette (PI. I, fig. 7, w') qui vont former un rseau capillaire d'une richesse ex- traordinaire dans la base ventrale de cet organe (PI. II, fig. A et 5. Ces figiu'es reprsentent des coupes langentielles la surface ventrale (hi ver, perpendiculaires, par consquent, au plan de symtrie). Ce rseau se continue dans le riche plexus qui occupe la plus grande partie des tentacules (PI. I, fig. 1, 2 et 3, pi; PI. II, fig. 5, pi). Le reste de la colleretlc (PI. I, fig. 7) a son tissu conneclif moins riche en vaisseaux, mais sa vascularit drive toujours des mmes troncs. Un autre vaisseau, driv du plexus prisophagien, est plac imm- diatement au-dessus de l'sophage (PI. I, fig. 7 et surtout PI. III, fig.7,r) et va se distribuer au tissu connectif qui entoure les ganglions cn'- l>raux'. Mais les plus importants de ces vaisseaux sont deux troncs branchiaux (PI. 1, fig. 7, v), l'un destin la moiti droite, l'autre la moiti gauche de l'appareil respiratoire. Chacun de ces vaisseavix s'en- ' C'est probablement ce tronc de vaisseau trajet trs-court que .AI. (iriilie a jiris jxiur le vais- seau dorsal, comme nous l'avons vu plus haut. DES AXNLIDES SDENTAIRES. 81 gage ilnns un canal qui frappe inundiatement l'il dans toutes les cou- pes transversales (le la hase de rap|)areil branchial (PI. I, fig. 2 5, ce), comme aussi dans les coupes sagittales menes dans le plan de l'ini des vaisseaux (PI. Il, lig. I el 2, ce). (]^' canal est creus dans le tissu con- nectil", (rs-dense dans cette rgion; toutefois son cot interne el inf- rieur es( form par un muscle (PI. I, fig. 2 h 5, ws') qui parait jouer le l'nle de muscle adducteur des itranchies. Cette solution de conlinuit dans le tissu connectif fomnil un point de flexion plus facile pour le rapprochement des branchies en avant. Ce vaisseau branchial unique de chaque ct a l(' fort bien vu et figur par M. Crube. Il esl maintenu en position dans son canal par de ucmibreuses lirides assez lches. Arrivi' la base des rayons branchiaux, ce vaisseau se rsout en un ("ventail de rameaux destin chacun un rayon branchial (PI. I, lig. I; et PI. Il, fig. 1). Le mode de circulation chez les Sabelliens devient comprhensible par la description cpii prcde. Les ondes de contraction du sinus in- testinal chassent le sang d'arrire en avant, comme il est facile de s'en assurer sur le vivant. Ce sang remplit le plexus sophagien et les vais- seaux qui en naissent en dessus. Ceux-ci, en particulier les deux vais- seaux branchiaux, ont des parois contractiles grce un di'-veloppement uiusculaire remarquable', lue onde de contraction, parcomant d'ar- rire en avant les vaisseaux liranchiaux. chasse le sang jusqu'aux der- nires extrmits des rayons branchiaux et vide en grande partie les deux troncs priuci]>aux; puis une onde de contraction en sens contraire ramne le sang dans le plexus. L, le sang oxygn se mi'lange avec le sang veineux, le plexus ('tant un rservoir conunun. Il s'engage dans tous les vaisseaux qui naissent du plexus, en particulier, dans le vais- seau ventral qui le porte eu arrire jusqu' l'extriMuit du corps. On doit remarquer ([ue le jeu alternatif du plexus la p('iiph'rie et de la ' J'ai dj figur en 1868 les anneaux musculaires du vaisseau branchial des Spirographes (An- nlides Chtopodes de Xaples ; PI. XXX. fig. 2, g). Dans le prsent mmoire ou trouvera re])rsente (PI. III, fig. 7. iiiss*) la couche musculaire du vaisseau crbral. il S2 STRICTI'KF |>(''ri|)li(M'i(' au plexus, n'existe pas seulemeni |>our les vaisseaux hrau- cliiaux, mais encore pour tous les vaisseaux qui naissent en dessus du plexus. (Test 1<' eas, en particulier, pour le ^ros tronc vasculaire de la collerette, tronc unique de cliacpie ct. Aussi ne suis-je pas loign de croire que ces rameaux jouent, en raliti-, le rle de vaisseaux liran- cliiaux secondaires. LY'uoiinc (l(''velop|)eiuent dt's rseaux sanguins dans la collerette et les tentacules (PI. 11. lig. 4 et 5, etc.) est lavorahle cette manire de voir, d'autanl plus (pic ces organes tant couverts de cils viliratiles, le renouvellement de l'eau lein- sm'face est aussi rapide qu' la surface des branchies. Il est ('vident par ( ctte description que le vaisseau ventral joue relativement le r(Me (rart(''re pour les diffi^- rents organes, tandis que le sinus intestinal joue celui de veine. Mais, en mme temps, on voit que cette artre contient im sang UK^ang. Il est possible d'ailleurs que l'organisation du plexus soit telle que la plus grande partie du sang oxyg(''n soit (;on(luite prescpie directement au vaisseau ventral ef que le in('lange soit moins complet qu'il ne le parait au premier abord. .Mais renchevtrement des vaisseaux dans le plexus est trop consid(''rabl(' |oin' qu'on puisse esprer une solution cette question. M. Grube a ('t deux doigts de n'soudre le probb^me de la circula- tion cht^z lesSabellides. Kn elt'et, il a vu les plexus pri(esopbagiens et les mentionne connue un organe en forme de bourse qui bu a paru form d'un peloton de vaisseaux'. Dans la tribu des Serpnlides, la circulation a lien exactement comme dans c(dle des Sabellides. Dans la fig. 5 de la PI. VIII, reprsentant une coupe transversale de l'abdomen d'une Protule, on re("onnatra facile- ment le sinus intestinal (ss) avec l'anse vasculaire (ri) ijui le runit au ' Voir! le passage tcxtiu'l ; Desgipiclieu tinden wir, zu beiden Seiten des Riickengefsses, pin besonderes lieuteltnrmiges (Jrgan, welrlies fast aiir ans ciner Masse von ("Tefassclien zu bestehen scheint und vermuthlich mit den beiden von Dlie Cliiaje angegebenen Blasen der Branchialarterien einerlei ist. Es nimmt die Liinge des zweiten Korpersegmentes ein und empfiingt siPlitlicb auoh Zweige vom Vas dorsale (tirube, loc. oit., p. 30). DES AXNLIDES SDENTAIRES. 83 vaisseau veiili'al(rr k Daiisla rgion thoiacique on trouve, en gnral, le sinus intestinal et le plexus (fig. 3,/>/) contracts et vicies tie sang, celui- ci ('tant chass dans les vaisseaux p(''i'iitliri(|ues. Toutefois un tort gros- sissement permet toujours de reconnatre les parois du sinus, connue on le voit, en particulier, dans la (oiifte de la paroi stomacale, PI. Vlll, lig. (). AS. Les Kriographides. en jngei' au moins par hMfjxicola infimdibulinii. prsentent, dans tdus les traits |trincipaux. la circulation des Sabelles, mais olVrent pourtant une srie de |)arlicularits qui mritent d'tre re- leves. A rabdomen, on reconnat imm'diateuu'nt sur une bonne coupe transversale (PI. VI. lig. 7) le vaisseau ventral (ov)\ le sinus intestinal (ss)\ la brandie infriemc (r') de l'anse latrale partant du vaisseau ventral; la branche suprieure de la mme anse (v-) qui va se jeter dans le siiuis intestinal; la coupe du vaisseau longitudinal latral (u') connue chez les Sabellides ; et enlin tous les vaisseaux secondaires (|ui en naissent. Mais dans la plus grande partie de la longueur de rabdomen, le sinus prsente deux dilatations longitudinales qui, refoulant devant elles la muqueuse intestinale, foui saillie dans l'intrieur du tube diges- tif. On aperoit dj les sections de ces sinus longitudinaux en >. dans la lig. 7 de la PI. \ I, mais elles sont bien plus videntes encore dans les diffrentes sections de l'intestin reprsent la PI. VII (fig. 0, y.\ fig. 7, jt; fig. 8, z). Ces dilatations constitueid connue deux vaisseaux dorsaux, bants, il est vrai, par tout le ct suprieur dans le sinus gnral. Elles sont maintenues par des biides intrieures, connue nous le verrons en parlant de la structure de l'inteslin. Leur diamtre va en diminuant mesure qu'on s'i'loigne du milieu de l'abdomen dans un sens ou dans l'autre, et elles linissent par s'eiTacer compllemenl. Aussi ne les tronve- t-on ni dans la partie anl(''rieure, ni dans la partie postrieure de l'ab- domen. Chez les My.xicoles, c'est encore au niveau de l'estomac' (PI. VLIig.(>, ' JVmploie ce nom parce que cette partie du tube iligestit' est. eu effet, l'homologue de l'esto- mac d'autres Serpulieus. mais, en ralit, elle n'est gure plus large que Fiesopliage. Elle s'en dis- 84 sTRuciruE slm) que le sinus iulesliual se rsout en deux normes plexus vas- culaires (pi) logs celte fois exclusivement sur la partie dorsale de la paroi stomacale. Dans ces plexus viennent, en outre,se perdre les veines du vaisseau ventral. L'estomac est plac dans Taxe mme du ver gale distance du dos et du ventre, ayant au-dessous de lui les chanes ner- veuses (PI. VI, lig. 6, en ' et en'), mais le tube digestil', au moment o il se rtrcit en avant pour former l'sophage, se courbe brusquement vers le bas et s'ap|lique contre la paroi ventrale (PI. VI, lig. 5). Les deux chanes nerveuses s'cartanl l'une de l'autre en ce mme point pour foi- mer les connectifs sophagiens {em), l'sophage va s'a|tpli(|uer directe- ment contre la couche de libres nuisculaires transversales de la paroi du corps. Au niveau du point oii l'sophage atteint de cette manire la paroi ventiale, tous les vaisseaux des plexus stomacaux viennent se i(''unir dans un grand rservoir de forme ovode (PI. NI, lig. 5, ; et PI. VU, fig. 12, v), log au-dessus de l'sophage, immdiatement en arrire des ganglions crbraux. De la partie antrieure et infrieure de ce rservoir crbral naissent une nndtitudede petits vaisseaux qui viennent former tout un riche plexus autour de l'sophage., se glissant (PI. VII, fig. 12, pi) entre la paroi de cet organe (ms) et les commissiu'es nerveuses (em), et venant s'taler surtout sur la surface ventrale de la paroi du corps (PI. VI, fig. 5,/>/), aux deux cts de l'sophage. Plus on s'avance vers la partie antrieure de l'sophage, plus la localisation de ce plexus au ct ventral devient frappante (PI. VI, fig. 4, pi; fig. S, pi; fig. 2, pi'). Le r- servoir crbral se trouve donc intercal entre les plexus stomacaux et les plexus sophagiens, et tout le sang qui passe des premiers dans les seconds doit forcment traveiser le rservoir. Ce dernier a, comme les plexus sloinacauv, une position dorsale relativement au tube digestif, tandis que les [dexus so|diagiens alfeclenl une position ventrale. Du r- servoir et des plexus sophagiens naissent de nombreux vaisseaux four- nissant, en particulier, les riches rseaux du tissu connectif de cette rgion tiugue iwurtaut nettement parce qu'elle n'est pas appliiinc. iiminie ce ilernier, la paroi ventrale (lu corps. DKS AN.Nf'.I.IDES St'.ltK M AI KES. 85 cl lin i^ros Iroiic (IM. NI, liy. i, r) (|iii v;i se l'jmiilicr (l;ins la |tiii(>i du IiiIm' cxcivlciic (le la lilaiulc liiltipac {o.s). La hase de Tapitareil hraiicliial t'sl Iraverse par deux raiiaux asceiidaiits (PI. Vl/lig. 2, 6-c),qiii soni ( rciisi's dans le lissii comieclir. (le soiil les hoiiioloiiiies de la paire de canaux dans lesquels nous avons vu passer les vaisseaux branchiaux (un seul lie cliaipie et) chez les 8ahelliens.(]hez les iMyxicoles, ce n'est pas un vaisseau, mais hieit nu plexus sanguin (fig. (i) qui est contenu dans chacun de ces canaux tultulaires. En etret,chez ces vers, l'appareil circu- latoire, qui porte le sang aux organes de la respiration, conserve l'apita- reiice plexilornie jusqu' la base des rayons branchiaux, o l'on trouve encore ce plexus tal en un vaste arc de cercle de chaque ct (PI. VI, t'\g.l,pl). Au bord concave de ce plexus arqu se trouve un rservoir vasculaire (lig. 1, vb) exactement parallle au plexus, rservoir dans le- quel se dverse tout le sang de ce dernier. C'est le vaisseau branchial principal qui donne naissance autant de rameaux secondaires qu'il y a de rayons aux branchies. Malgr toutes ces particulaiil's remarquables, la circulation s'opre videmment chez les firiographides connue chez les Sabellides. 11 y a seulement chez les premieis, au moins chez les Myxicoles, un bien plus grand dveloppement des plexus contractiles que chez les seconds. Examinons rapidement les autres ramilles chez lesquelles se retrouve la gaine vasculaire intestinale. Parmi ces familles, celle des mmocha- riens prsente sans coiitredit la plus grande ressemblance avec la disposi- tion vasculaire que nous venons d'i'tudier chez les Serpuliens. L'une et l'autre famille olVrent, eu effet, la particularih' d'avoir les branchies pla- ces l'extrmit aut^rienre du corps, ce qui n'est pas le cas pour les autres. Celte parlicnlaril eniraine forcment une assez grande ressem- blance dans la distribnlion des vaisseaux. Lue coupe transversale dans la rgion moyenne du corps (PI. NUI, lig. 8, de YOtccnia fusiformis') ' Par Miite d'un tacheux lapaiis. j'ai ilsigu ce ver dans mes Auulidcs CIltOll|](ll^ de Naples sous le nuin iVOweniu jiUformif; I). Ch., tandis que Dlie Cliiaje erivait. eu ralit, <>i(:i'iii<( fusiformis. S() STHLCTIRE i';i|i|K'll(' ciilirenieiit celle (riiiic Sahcllc. On y iccoiiiKiil iiiiiiidiale- inenl le vaisseau ventral (vt?) et le sinus intestinal. La liiiure ne re|ti'senle, il est vrai.anciine anse lat(''iale; mais j'ai (l(''eiit et tigni' ces anses dans mes Annt'lides (ilito|iodes de Naples. o j'ai muidr (ju'elles sont toit nombreuses (juscju' 35 dans un seul se^uient) et (|n'elles mettent en connuunicatiou le vaisseau ventral avec le sinus intestinal, (^ette dis- position est facile reconnatre sur le vivant. Il n'en est pas de mme dans les individus conservs, o le sang abandonne compllement les anses pour se rt'uiiier dans le sinus. Les anses vides et de |>etite taille sont alors diftlciles reconnatre Au niveau de l'sopbage, le sinus se tianslorme en un faisceau de brancbes vasculaires lormanl ini ))lexus rameaux e\lr('mement nondireux. (>e plexus envoie des brancbes dans cbaciui des nondjreux lobes de la membrane lacinie cpii constitue Fait- pareil circulatoire. Dans cette membrane, dont l'un des lobes est repr- sent PI. Mil, fig. 9, les vaisseaux forment un r(''seau complexe de rameaux dont les plus gros suivent les bords du lobe et les plus petits tablissent les conununications avec les premiers. (Le rseau figur a t dessin trs-exactement la camra lucida.) Il est probable que dans ces vaisseaux le sangsuil une direction constante, et que les uns fonctionnent comme veines, les autres comme artres. Mais il n'est pas facile de dis- tinguer pratiquement ces deux classes de vaisseaux. Quoi (|u'il en soit, le mouvement dejva et vient du sang n'a lieu, sans doute, ici que dans le plexus o se fait le mlange du sang artriel et du sanii veineux. Dans les vaisseaux bran( biaux,aucontiaire, l'inverse de ce qui a lieu cliez les Serpnliens, la circulation paiait se faire d'une manire constaide dans le mme sens. A |)arl les ((uelipies donnes que j'ai publies ailleursTsur la circula- lion iidrahrancbiale des Ariciens, je ne crois |tas que la bibliographie renferme aucune donne sur l'appareil vasculaire de cette famille. A en juger parricia fwtida, cet appareil est trs-particulier. Dans toute la rgion tboracique, son tude ne souffre pas de diflicidts. On y trouve un vaisseau dorsal (PI.XIV, tig. i,vd) et un ventral {vv), runis entre eux l>i:S A.NNfil.lDKS SfiDF.M AIKES. 87 dans le mili(Mi de cliaciiie sei>nieiit |)ai' une anse lah'ralc, dilatt'c en iiii vaste iTservoii'saiiiiuin {i:') (|ui occiipo la plus grande pailie de la cavit du sejinient. l'iie seconde anse vasculaire (?'') roniiiit les vaisseaux do la paroi du corps, des jjieds, d(>s cirres et des branchies. A raltdouien, r(''lude \U\ systme vasculaire est beaucoup plus difticile. Les rservoirs sauiiuins lalt'raux uexisteni plus et le vaisseau dorsal seinitle avoir coni- pl'leuu'ul disparu. Seule. IV'tude de sections, tant longitudinales (|ue transversales, a rsolu pour moi cette difllcull. En elet, elles pernietteul dereconnaitreinmn'diatemenl que l'quivalent physiologique du vaisseau dorsal est iouriii par nue gaine vasculaire de Tintestiu. La disposition de ce dernier est, comme nous le verrons ailleurs, assez com|)lexe. Mais tous ses nombreux replis sont baign(''s par le sang, comme on le voit dans la (ig. 7 de la PI. XIV, repn'sentant une section transversale de lintestin. et dans la ligure (> de la mme planche, rejirsentant une sec- tion longitudinale du mme organe. La lig. 2 (IM. XIV) est une section verticale mene paralllement au plan de symtrie de l'animal. Dans chaque segment on voit une des poches latrales (Y) de l'intestin trangh' en patentre et il est facile de reconnatre que chacune de ces poches est entoure d'une aurole rouge (|3) due au sinus sanguin. La mme chose se voit un plus fort grossissement en ss, (ig. 3. Ici. la seule ressemblance avec la circulation des Serpuliens consiste en ce que l'intestin est inclus dans le sinus reprsentant le vaisseau dor- sal. Les plexus l'ont entirement dfaut et le sinus pi'riinteslinal de la rgion abdominale donne simplement naissance eu avant, dans la rgion thoracique, un vaisseau dorsal proprement dit. .\u fond, les phno- mnes de circulation ne s'cartent point, chez les Ariciens, de ceux de toute autre Anndide brancliies latrales. Il est remarque)' que les Spionidiens, dont l'aftiniti' avec les Ariciens semble assez vidente d'autres gards, n'offrent point la gaine vasculaire de l'intestin. Le systme vasculaire des (^ht'toplriens est d'une ('tude trs-diflicile, et il est probable que je ne serais jamais arriv' le d('dirouillei- si je m'en tais tenu au seul genre Chtoptre. 88 STRUCTURE Clipz 11' Chaioptenis van'opedalus, le sang est parrailenient incolore. En entre, les sections Iransversales du lliorax (1*1. Ml, tig. 2) ne m'ont prsent pendant longtemps ancnne image qni ressemblt im vaissean dorsal ni nn vaisseau venlral. En revanche, je Ironvais dans lonles les sections de rahdomen im Inbe paroi Irs-nniscnlense (iig. i, vv) qni. par sa position, ne pouvait (Mre qne le vaissean venlral;le vaissean dor- sal taisait complt'temenl di'lanl. Anssi, malgr l'examen d'nn trs-grand nombre de coupes, me sentais-je conlirmi' dans mon opinion errone de Tanangie des (^ilitoptres. tont en ne sachant (pielle interprtation donner an Inbe ventral. A cette ('-poqnc je ri'iissis faire des conpes d'une autre espce, le Telepsavus costaninK ce (pii n'a pas lien sans difficnll. En effet, les tissus de ce ver, l'tat durci, se ri'dnisent en poiidre la moindre pression intempestive, au moins dans la n'-gion moyenne et post(''rieure, ce tpii ni'cessiti^ l'emploi de rasoirs exceptionnellement tran- chants. Ce ver a l'avantage d'oflVir nn sang colori' en jamie ple, fait que je n'avais pas reconim sur l'animal vivant. L'lude du systme vascnlaire en devient beancouji plus facile. Dans les coupes thoraciques (PI. XIII. Iig. 1 3), il n'est pas difficile de reconnaitre la prsente d'nn vaisseau dorsal (jrf) et d'un vaissean ventral (c?/), runis l'un l'autre par une anse vascnlaire, dilati'C en nn large rservoir, (^ette disposition existe mme dans le segment buccal (tig. 1). Jusqu'ici cette distribution des vaisseaux est identique celle que j'ai dcrite dans la rgion thoraciqne chez les .\riciens. Mais la conformit' parait s'arrter l, car il m'a (''t('' impossible de dcouvrir chez les Tlpsaves aucun vaissean en dehors de ceux (pie je viens d'niimrer.(]hezles Anciens, an contraire, la richesse vascnlaire de tous les tissus est considrable.. l'ai tudi avec le plus grand soin tous les tissus des Tlpsaves sans y dcouvrir la moindre trace d'un vaisseau capillaire, ,1e ne puis faire d'exception que pour les tentacules. Dans les sections transversales de ces organes, je trouve dans la rgle la coupe d'nn tube membraneux (PI. Mil, Iig. 9, fi) dont le contenu m'a paru souvent un peu jauntre. Il se pourrait que ce fut l nn vaisseau aveugle du tentacule, comparable celui des Spionidiens. .l'ai ponrlaiit vaine- I>H,S ANNfiLIDES SftUEN TAIKES. 89 iiiciil cliorchi' sur le vivant les traces iwn vaisseau seiuhlahle, et ce qui ine fait encore douter de rexacliludc de ct'llc interprtation, t'est la |to- sition e\re|)lionnelle de ce tube.Ondevrail. en cITct. s'attendre A trouver le vaisseau dans l'paisseur de la cloison (v) qni divise en deux parties la proloni;ation de la cavit p('rivis( (M'aie (^r) dans le tentacule, tandis (juil est sitn('' en dehors du i)oyan musculaire {ms'). Ilesl vrai (pw le ten- tacule ollic d'autres bizarreries, comme celle d'un Itoyan nniscnlaire ac- cessoire (ms''), en outre du principal, cl qu'une siniiularil('' vasculaire est toujours possible. Dans la r;^ion moyenne (PI. XIII, fig. i) et dans la postrieure (fig.5) les sections transversales montrent l'intestin baii;n(' de toutes parts par un sinus sanguin semblable celui des Aricies. La |aroi de l'intestin t'oiine de nond)re\ix replis o le sang est accunud; mais il n'y a pas plus (pian tborax de vaisseaux se rendant aux organes. La circulation des T(''l|isaves est donc. en d(''linitive, la iiK'me que celle des Ariciens, seule- ment restreinte aux vaisseaux principaux. Une fois ces rsultats obtenus, grce la couleur du sang chez les 'r('lpsaves, j'ai repris l'tude des sections de Chtoptres. Elles nn^ sont rapidemeni devenues comprhensibles. Le sinus intestinal existe, en etVet, ici,soil dans la n^gion m(''diane(Pl. XIL flg. 3,ss), soit dans la pos- trieure (lig. i, ,).(,)uant la rgion thoraci((ue. il est possible d'y trou- ver, l'aide de grossissemcnls un peu considrables, soi! le vaisseau dorsal (indifpK' dans la fig. 2, kcI), soi! le ventral seulemenl ; ils sont fort (Mroits ci leurs parois nuisculaires, en gnral contractes, laissent peine reconnatre la cavit intc-rieure, particularit qu'on retrouve d'ail- leurs souveni chez lesTlpsaves et lesAricies. Les faibles dimensionsdu vaisseau V(Milral au thorax sont d'autant plus remarquables que le diamtre decevaisseaudans la rgion moyenne post('rieure est fort grand. Ces par- ticidarits une lois l'econnues. j'ai eu la clef d'une observation reste longtem|is mysh'rieuse poiu' moi. Dans les sections longitudinales de la rgion Ihoracique. je trouvais dans la cavit de chaque segment, un sac meinbr.iiieiix (lig. 5, r) rempli irinie substance linemenl granuleuse et 12 90 STIUCTIRE ;i|)|li(|ii('' (l;ms l;i rjjlo {(iiilrc l;i paroi antf'i'ieiii'c des disspiments '. 11 est videnl pour moi que ces sacs ne soni qiio Ifs anses vascidaires dila- tes en vastes n'-servoirs, coninie clie/ les T('d(''psaves, el remplies de sani; ooagnl en grannles. Je me tonrne maintenant vei's nne l'amille qni ne pn'seide point de i>aine vasciilaire intestinale, mais (pii oK-rite on intrt parlienlier, parce (pie sa eirenlalion a longlemps ('it' m(''eonnne..le ven\ parler de la l'amille des Cirrliatnliens. .Insqn' Willi. Kelerstein, tontes les (d)servalions snr ce sujet lonrmillaienl d'erreors. Ce savant a, le premiei', l'ail l'aire nn pas la ((neslion en d(''monli'anl, chez nne espce, ce l'ail remarqnalde (pie la picsqne totalit' dn san;i transport d'arrire en avant parle vais- seau dorsal, an lien de pi-ntrer dans la partie anti-rieiire dn corps, se dverse dans den.v troncs lat(''ranx qni le re|)orteiil en arrire. Dans mes AniK'lides de Xaples, j'ai contirnK' ces oliservalioiis. je les ai tendues l'ensemlilede la l'amilledes Cirrliatnliens, et j'ai fait connatre, d'ime manire pins complte la circnlatioii de ces vers par nne tude faite snr le vivant. Anjonrd'Inii je viens, par des reclieiclies laites sur des conpes danimanx dni'cis. parl'aire le laldean, de manire ce (pi'il n'y ait pins rien d'ohscnrdans la circulation de ces vers. Examine-l-on une coupe transver.sale de la n'.uioii moyenne (rime Au- doninie (PI. \1, lio'. 5), on y re(^onnait les sections de (piatre vaisseaux loniiitndinanv de diamtre trs-ini;al. D'aliord le vaisseau ventral (/(/), sm'face (le section Irs-petite, parce (pi'on le trouve lonjoiiis contract dans les pr|)arations; pnis le vaisseau dorsal (rr/), rempli en iiraiide pai'tie par nne matire lirnne, snr laquelle nous reviendrons pins lard. Ce vaisseau pn'sente une section tort lariic, paiH^e (pi'on le trouve ton- jonrs (lilat(''. Kniin.les deux vaisseaux lat(''ranx (r ), paroi mnscnlaire trs-(''|>aisse, qu'on trouve tonjonrs r(''tal de contraction. La position de ces vaisseanx latraux est trs -constante. Le bord exltn-ne d(^s ' T,a coupp tio-iirp iip ppnnot dp voir (lu'un spul dp pps sacs: cela tipnt. cp qu'pllp pst trs- rapprochpp du bord latral du thorax. Les coupes moins loigupps du plan mdian rpnferment un sac dans la cavit de chaque segment. DES ANNtl.lOES SKItEXTAIRES. 91 iiiu>(l('s loii!iilii(liii;iii\ sii|M''ri('iirs uns'') csl rccdurb' l'II dessous cl Idrmt' iiMC s(il(> (le lier diiiis les scclioilS Iraiisvci'salcs. (r^sl ;'i l'cxtiV'- iiiil('' (le ce lie, le Idiip. |>;ir niiiS(''(|U('iil. du liiird rccoiulK' du imisclr d(isal (|ii"(>ii lioiivc le vaisseau lalral. (les dillrenls vaisseaux luiii^i- liidiiiaiix sont mis eu iclalinii eulre eux de la uiauiic siiivaide : Le vaisseau dui'sai esl euhiur dans chaque segiueul d'une suiie d"an- iieau vasculaire, I'ui'mk' d'iui laueau suprieur (t'*) <'l d'uu lauieau intV'- i'ieur('). Le vaisseau dorsal esl eu coinuuuiicaliuii diicclc avec ce der- uicr. De chaque i h' de l'auucau pari uu vaisseau hausvcrsai (|ui va se jelei- dans le vaisseau luiiiiiludinal lalral iv'). Celui-ci donne naissance au vaisseau liranchial ir'h'). qui doit he, sans doute, consid(''r('' connue condnisani le sau^ veineux la hraucliie. L'autre vaisseau hrancliial [vh], (|ui ramne le sauji oxyi;(''n. est, eu liiMK'ral, trs-renll' (vt) dans son passaiic Iraveis la cavit priviscrale. Il alioutit au vaisseau ven- Iral. C'est lui qui parai! lournir les riches rseaux capillaires des l'^mies pdienses. Ce mode de disirihniiou des vaisseaux se conserve en avani jusque vers le septime seiiuieul. mais l une modilication iniporlanle ,1 lieu. Le vaisseau dorsal donne naissance deux lari^es crosses lat- rales qui serecourbeni eu arrire cl rormenl. connue je l'ai uionlri' ail- leurs, les racines des vaisseaux lalraux lournisseurs des hrancliies. En avant de ce point, les vaisseaux lal-raux n'existent plus cl le vaisseau dorsal, sans tre suppriim''. esl ri'dnil un tronc vasculaire d'inq)(rlance secondaire; c'est ainsi qu'on le voil dans une coupe transversale du ciu- (|uinu' segment (PI. XL lii:. I l.cd). La cire ulation de ce seonieni m(''rile une altention particulire. C'est lui ([ui porte les deux yros vaisseaux des lilels tentacidairi^s di;^. i. //); mais il a, en outre, des branchies. Ce- pendaiU la circulation bianchiale se ditlreiicie de celle des segnu'nls suivants, par suite de l'absence, dans ce seiiuienl. ihi vaisseau louiilu- dinal lalral. Le rameau (pii |>orte le sa)ii; la branchie. iiail direclemenl du circuit vasculaire eidomaid le vaisseau ditisal. Le resie de la circida- tion piincipale persiste lel que nousl'avons dcrit. (^)uanl la circidaliou tenlaculaire, son grand d-veloppemenl eulraine la division du uuisde 92 STKlCTrRE lonjiiliidinal suprieur en deux parties, l'uue latrale {ins), l'autre tloi- sale ims''). Eutre la preuiire et la couche de libres uiusculaires circu- laires de la paroi du corps, s'tablit un riche plexus sanguin (lig. 4, ph (|ui tire son origine de laiise latrale principale, et (pii se glisse jusque sous le faisceau de tentacules. C'est de ce plexus quenail chatjue vaisseau leutaculaire. En outre, le plexus de droite est rendu solidaire de celui de gauche par une srie de gros troncs anastomotiques transversaux, dont deux seulement (v^) sont, visibles dans la coupe. Les plexus jouent ici le mme rle de rservoir que les plexus des Sabelliens. Le vaisseau axial u ni- quedutentacule esiparcouru parles ondes de contraction alternativement dansunsensetdansVautre'. Eu outre, les tentacules si extraordiuairemeni contractiles des (^irrhatulieus |)euvent, eu un instant, passer d'un tat de grand allongement celui d'iuie extrme rtraction, pour s'tendre de nouveau avec assez de rapidit. To\it cela suppose une disposition qui permette une grande quantit de sang d'entrer rapidement et de ressor- tir tout aussi vite de l'appareil tentaculaire. Cette disposition est ralise par les rservoirs plexiformes, et les vaisseaux transverses (y') permettant mme au rservoir de droite de suppler, cas chant, celui de gauche et vice versa. En avant du segment tentaculigre, la circulation devient tout autre. Elle se l'ait dans un grand nombre de branches vasculaires dont la distribution peu rgulire n'oHVirait pas un grand intrt la des- cription. On peut d'ailleurs s'en faire une ide par les sections transver- sales des deux premiers segments figurs PI. XI, lig. 1 2. .\prs les brillantes recherches de M. Edwards, il n'est pas possible de parler longuement de la circulation des Trbelles. Cependant, comme toutes les espces de ce grand genre ne paraissent pas se comporter exactement de la mme manire, ^iu point de vue des vaisseaux, je dirai ({uelques mots des sections de la Terehella flexuosa, l'eprsentes la tin de ce mmoire. Les nombreux vaisseaux qui ramnent le sang de l'intes- tin (PI. IX, fig. 12) vont se jeter soit dans le vaisseau dorsal, soit dans un ' C'est ce que j'ai constat cliez les ( 'irrlintiilos vivants, comme je l'ai ex))os ilans mes i Aini- lides de Naples. DES ANNLIDKS Sf.DKM MUES. 93 plexus (lig.5, pi), plac sous l'sopliaiic (ou pharynx), plexus qui s'ouvre lui-niuio (laus le collier vasculaire, (h'j dcrit [)ar M. Edwards. De ce collier liait le vaisseau (r'i') qui porte le sauii la branchie. Le vaisseau ramenant le sauji oxyiiu (vh) va se jeter dans le vaisseau ventral. La lvre suprieure, qu'on lient considrer conune un lobe c|tlialique rudi- nientaire, est renqilie par ini trs-riche plexus sauguiu, comme on le voit dans les sections transversales (tig. l et 2 del PI. IX). Les proprits chimiques du sang sont probablement trs-diverses, suivant les Annlides. CJiez les vers conservs dans l'alcool absolu, ce li- quide se coagule en une masse homogne cohrente, de manire se conserver mme dans les coupes transversales de vaisseaux trs-minces. (]elte masse tant, en (lutre, colore en roiigetre, l'tude des vaisseaux sanguins en est rendue le plus souvent trs-facile dans les prparations. 11 n'eu est pourtant pas toujours ainsi. Le sang du Slijlarioides monilifc- rus forme un coagulum granuleux incolore. Il est pourtant d'un vert fonc dans la vie. En revanche le sang vert, ou plutt dichroque, des Serpuliens ne se dcolore pas. Chez VAricia ffida, le sang, dans les in- dividus consei'vs, se rem[ilit dune multitude de petites aiguills cristal- lines qu'on trouve jus([ue dans les plus petits vaisseaux. L'histologie proprement dite des vaisseaux ne nous arrtera pas long- temps. Comme je l'ai montr souvent ailleurs, toirs les vaisseaux con- tractiles, mme les plus petits, ont des muscles ditrencis, au moins en tant que cellules fusiformes, dans leur paroi. Dans les plus gros vais- seaux, celte couche'prend parfois une assez grande importance'. Ainsi, dans le vaisseau ventral des Spirographis, elle est forme par des fibres a|ilaties en bandelettes (PI. \\. lig. (, tus'). Dans les plus gros vaisseaux on trouve chez les grandes Annlides l.i paroi interne du tube tapisse ' M. Leydig a dj ilistiugu ihnis le vaisseau dorsal des Plireoryctcs une Mima, une muscu- laris et iine adventitia. 94 STRUCTURE (l'un (''iiillit'limii coiitiiiii; ainsi, dans le vaisseau veiilral du Spiiogiaphis, o les cellules (lig. 6, ep), de lonue coui(iu(', porlcul leuc uuclus l'ex- Irmit la plus voisine de la cavit du vaisseau. Les plus pelils vaisseaux ont une paioi propre, dans laciuelle sont sems de petits nuclus ti's-es- pacs. Tel est au moins le cas dans les nomhreuses espces que j'ai ('tu- dies ce point de viu'. Chez diverses Annlides on leliouve siu' la paroi de ceitains vaisseaux cette mme substance cliloragogne sur laquelle je me suis longuement tendu propos des Lombrics. Sa signification physiologique est toujours trs-obscure. Chez les Annlides sdentaires elle est restreinle le plus souvent, lorsqu'elle existe, au vaisseau ventral et la partie des anses vas- culaires latrales qui l'avoisinent. Le plus souvent, elle n'entoure pas rompl(''tement le vaisseau ventral, mais forme seulement deux bandes longitudinales sa surface. Ainsi, chez la MyxicoUt inft(mlihalum[V\.\l\, lig. 13, cg; iig. (5 et 7, p, ry') suprieures, deux bandes inf- rieures accessoires (cgf'), au moins dans une partie de la longueur de l'animal. C'est dans la partie antrieme du corps que le dveloppement de ces bandes sondtres est le plus considrable, tellement qu'en examinant le vaisseau de face (PI. V, lig. 9, vv) et non en coupe. (n peut facilement le croire entirement envelopptMle chloragogne. Luc coiq>e trs-mince des bandes de chloragogne chez leSpirographis, montre que ces organes lenferment un certain nombre de fibres nuisculaires longitudinales (PI. IV, lig. 6, m.s ' ); mais la grande masse est forme [tar des cellules al- longes, remplies de matire brune et fixes par la pointe sur la paroi (lu vaisseau. Quel(|uef()is la substance chloragogne est seme en nom- breux lots sur le tiajet des vaisseaux. C'est ce qui a lieu, par exemple, [tour les anses latrales des iMyxicoles (PI. VI, fig. 7, ccj). Lue particularit trs-singulire de certaines Annlides s(''dentaires, est de renfermeidansrint(''rieur du vaisseau dorsal un organe de coubiur sombre (brun,verdtre ou mme noir), qui peut obstrueila plus grande DES AiNN'LlDES SEDENTAIRES. 95 partie du calibre. Dans mes Aniilides de INaples, j'ai sigiiali' ce sin- jiidier fait poiif les ( jn'iialnliens et la Terehella multiselom. Je l'ai v(''ii(i depuis pour dilVt'ieules autres espces deTt-ri-helles. Pour VAmlouinia jili- gera, j'avais cru, en (>xaniinant le vaisseau en tat de pulsation, pouvoir interprter l'orjiane en queslion comme form par [)lusieurs bandelettes lonst ce qui ari-ive pour l'oesophage des Serpuliens. Les replis, dsigns eu gK'ral comme appartenant la muqueuse intestinale. peuvent (Hre de deux espc(>s:Ou bien ils intiessent les trois couches, ou liien ils ne concernent que le seul pilhlium. Ce dernier cas est beaucoup plus l'ri'quent qu'on ne le pense. Il est presque la rgle l'sophage, mais quelquefois il se prsente aussi pour l'intestin pro- prement dit (ainsi chez la Myxt'cola infundilntlmn. PI. VII, tig. H et 7). Lorsqu'il est ralis, il entrane l'apparition, entre l'pithlium cl la couche musculaire, d'une couche spciale, la couche sous-'pitlK'liale qui a. comme nous le verrous, une grande importance. L'pithlium scrte une cuticule, le plus souvent hs-distinclc et portant dans la rgle, comme on le sait, des cils vihratiles. Les cellules sont cylindriques, ou coniques, en gni'ral trs-troites, relativement leur longueui'. Leur longueur varie heaucoup dans une mme n'gion. .\insi, par exemple, dans la fig. 5 de la PI. IV, reprsentant une partie d'une cou|te transversale de l'oesophage chez le Spiroyrapliis Spallan- ;anr/, ou est frapp de suite dece que la couche pillidiale n'a poird. dans tous les replis, la mme paisseur el non-seuleuieni la longueur des cellules, mais encore celle de leurs nudus est exactemoit propoition- ne l'paisseur de la couche. On verrait la mme chose dans les coupes de l'pithlium intestinal de la Myxicola infundibulum (PI. Vll,fig.6 et 7, c/V), etc. Dans tous les pi thliums cylindriques du tube digestif, la presque totalit de l'paisseur es! lormi'e par nue seule couche de cellules, dont DES ANNt'LlDES SfiDENTAlUES. 97 les niich'iis soiil, le plus soiivciil. (Iis|)(is(''s dans nu inrinc iiiantoau de (no. Sur les (oupes Iraiisvoi'salcs, ((tloivcs par le carmin, la section de ce manteau se prsenle comme une Iraine sombre. La |osi(ion de celle liaine est variable. Le plus souveni elle occupe le milieu de la hauteur des cellules. C'est ce ijui a lieu, par exemple, pour rpitlu'limu du tube digestif chez le Spiroyrajihis SiJullanzunn (PI. IV, fig, 5; PI. I, fig. 4, 10, etc.), la Mijxicolainj'undihulum (PI. VII, lig.(> 8,12 et li; PI. VI, llg.2 7), etc., etc. Mais il y a pourtant des cas o les nuclus occupent l'ex- trmit de la cellule qui avoisine la cavit digestive, ainsi l'pitlilium digestil" de la Protula inleslinum (PI. VIII, tig. 6, a) ou de la Terebella fJexuosa (PI. 1\, tig. 13). Enfin, il ])eut arriver, au contraire, que les nu- clus soient refouls l'extrmit oppose de la cellule, connue chez l'O^-e- nia fusifonnis (PI. VIII, fig. 12). Mais, dans tous ces cas, on trouve au fond de l'pitludinm une couche riche en nuclus (PI. IV, fig. 5, .S), tians la- (luelle les limites des cellules ne sont itas distinctes. C'est exactement ce qui a lieu, connue nous l'avons vu, pour les pithliums hyi)odermiques et la valeur de cette organisation est dans les deux cas la mine. L'pitln'linm du tube digestif n'a pas toujours la forme cylindrique. Il est int-ressaut de constater que les vaiiations de structure qu'il peut pr- senter sont exactement de mme nature que celles (Hudies plus haut [)our rhy})oderme. Ainsi, par exemple, l'pilhlinm de l'sophage, chez le Telepsavus costanim (PI. XIII, fig. 12), est form par la juxtaposition (le piismes tout semblables ceux de rhy|)oderme de la mme rgion du mme ver (ibid., fig. IV La ressemblance est telle que l'une des ligmes pourrait tre ('change contre l'autre. Dans la rgion moyenne de l'intes- tin des Ch<''topt(''res, r('pilhlium (PI. XII, fig. 9, a) est form par nu sys- t(''me de cloisons et de libres seuK'es de nuclus iM span'es.par une matire lunnogne, qui rappelle l'Iiypoderme des N(''rim's. le ne m'arr- terai pas siu" ces modifications qui nrobligeraient n'pter sinqilement ce que j'ai dit ;i propos de riiypoderme. L'(''pilli(''linm renlrme parfois des pigments, ainsi l'(esopliage des Tb'psaves (PI. Mil. lii:. 12, /xp, o la mati("'re colorante occupe exclu- 98 STRUCTURE sivcmentla partie de la couche la plus voisine de la cavit sophagienne, ou bien dans une partie de la paroi ventrale de l'intestin chez les Myxi- coles, o il est accumuh' autour des nuch'us (PI. VIT, fig. (el 7), ou hien, ennii, dans \o n'cessus sophagien de ces mmes vers, .renlends par r- cessus sophagien une disposition anatomiqne trs-remarquahie des Myxicoles. Chez ces Serpuliens, l'sophage, trs-comprim, est appli(jU('' par son bord infrieur contre la paroi mme du corps (PI. Vl,rig. 2 5). Son |tithlium est fort pais, les cellules ayant une hauteur d'environ 0'""',li. Mais la partie infrieure du tuhe, les cellules sont subitement n'Mluites une hauteur de 20 22"''^'' et forment un sac longitudinal extrmement (lpriuK', dont la caviti' (PI. Vn, fig. M, y) est, pour ainsi dire, spare de celle de l'a'sophage (a) ou, du moins, n'est en conuiiu- nication avec elle que par une troite fente longitudinale. L'piihlium (j3) de ce rcessus est rempli de pigment brun. Il porte des cils vibi'aliles conune celui {\i\ reste de l'sophage. Ce rcessus, dont les fonctions me sont inconnues, existe dans toute la longueur du tube sophagien (PI. VI, lig. 2 5, Jt). L'pith('Iium du tulie intestinal peut renfermer dans toutes ses rgions des follicules glanduleux. Parfois, tontes les cellules de la membrane peuvent remplir un rle srrloire. ,1e suppose au moins que c'est le cas lorsipi'il existe un intestin hpatique, color en lirun ou en vert, et o toutes les cellules sont remplies de pigment biliaire (PI. XII, lig. 10, ep, du Chploplerus variopedatns). Mais il peut exister aussi des follicidcs spciaux. C'est ce qu'on voit, par exemple, pour l'a^sophage de la Nerinc Cirratulus, o ces follicules (PI. XV, fig. 10, a) sont allongs en forme de larmesbalavi(pies,soiivenl un peu siniienses. Ils ont la proprii'i d'absor- ber la fuchsine, le bleu soluble et dillrents (b'-rivs (Taniline, au point d'en paratre noirs sous le microscope, tandis cpie le reste du tissu est peine color; aussi l'emploi de ces teintures facilite-t-il beaucoup leur tude. Le fond de ces follicules unicellulaires n'atteint jamais la couche profonde de l'pithliiun (ep"), o sont accumuls de nombreux nncb'iis. Dans la r'gioii li('p;ili(| les Chloplres. on trouve, diss-mines assez I)i:s AWfti.lDES SfiOENTAIRES. 99 r(''yiilir('ni('ii( dans r('p'l''"''ii"i"i des cavils ovodes (PI. \ll, lii;. 10, a)i remplies (ruii li(iuide incolore e( munies d'une paroi ttraMidense.,le|tense (pie ce soni des glandes de nalure spciale. Cependant, je n'ai pas r('ussi leur trouver de canal excnHenr. Dans la rgion moyenne des Tl- |)saves, ri)itlilium inleslinal (PI. XIII, lig. i, i) se boursoulle. Corme de nombreux replis et restreint tellement la cavit intestinale (') |)ar son dveloppement exlraordinaii'e, que celle-ci est peine apprt'ciable sur les coupes. Dans toute cette rgion, l'pilhlium prend une structure glanduleuse trs-spciale. On le trouve form de vsicules de grosseur variable, lantl arrondies, tantt allonges et remplies de petites sph- rnles, mesurant peu [trs toutes 2 i''"'' de diamtre (PI. \III, fig. 8). Kntre ces vsicules se glissent des irolongemenls troits {y, y.') de la ca- vit intestinale, dans lesquels les splirules sont, sans doute, dverses. Je suppose que les vsicules sont des cellules pilbliales transformes; ce- pendant je n'ai jamais pu dcouvrir leurs nuclus. C'est grce cette structure que la rgion moyenne des Tlpsaves se rduit si facilement en une fine poudre (les s[)brules ci-dessus mentionnes) chez les indivi- dus conservs dans l'alcool. Les glandes les plus remarquables du tube digestif (pie j'ai l'encon- tres sont, sans contredit, celles de la partie postrieure de l'estomac chez la Branchiomma vesiculomm. Dans une coupe transversale faite par le dernier segment thoracique de ce vei', on distingue dj im faible gros- sissement, dans la partie la plus profonde de l'pithlium stomacal, des noyaux de forme rayonne (PI. XIV, fig. 10). L'un de ces noyaux, soumis un fort grossissement, prsente l'apparence remarquable figure fig. "2. Le centre est occup par une rosette (a), forme d'une sorte d'aurole rayonne, disi)ose autour d'un amas granuleux. De tous c('>t(''S aboutissent la rosette de minces et longues cellules fusiformes, dont la partie renfie est pleine de fines granulations. Voici comment cette disposition doit tre comprise. L'pithlium de l'estomac (fig. 10, ep) est dispos en nombreux replis , comme celui de l'sophage. De mme que dans tous les autres cas o le plissement concerne l'pithlium seul 100 STRUCTUKE cl irintresse poini la couche musciilaii'e, les plis sont pai l'aileinenl coii- slanls et nullement susceptibles de s'eiaccr. Les parties les plus pro- tondes de ces replis l'onnent des culs-de-sacs qui s'allongent en devenant conipltemenl lubulaires, et d(''i'ivent un parcours [dus ou moins si- nueux. L'pithlium, dis|os autour de ces cavits tubulaires, acquiert des foutions scrtoires, el la substance scrte par les cellules est dverse dans les caviti'S. Dans la fig. 11, le centre granuleux de la rosette est la section transversale de l'une de ces cavits tubulaires [deine de granules; l'aurc'ole de la rosette est la cuticule paissie, perce de nombreux pores lubulaires. Enfin, les follicules (3) sont des cellules |)ithliales remplies de granules scrl/'S, entre lesquels on en voit d'autres sans activit sc- cn'loire. Je dois dire que la dmonstration des nuclus dans ces cellules ne m'a pas russi. La couche musculaire varie beaucoup de puissance. C'est, en gnral, l'sophage qu'on lui trouve la plus grande paisseur, et l'intestin la moindre. Dans la rgle, il existe deux systmes de libres: l'un annulaire, soit transversal, l'autre longiludinal. Dans le cas o la tunique est trs- mince, ces nijres semblent entre-croises, au poinI que la distinction de deux couches n'est gure possiltle. i>Lais, le plus souvent, on peut dis- linguer, exactement comme chez les Oligochtes, une couche interne de libres annulaires et une couche externe de fibres longitudinales. Les libres de la premire couche sont souvent plus minces que celles de la seconde. On verra ces deux couches figures, par exemple, l'sophage de la Ncrine cirralulus (PI. IX, fig. 10, ms\ ms^), celui du Chloplerus variopedaliis (PI. XII, fig. 2), celui de la Tcrehella (Jexuosa (PI.IX, fig. 14, ms\ ws'), l'inleslin du mme ver (ibid., fig. 12 et 13, ms\ ms"), etc. La couche anmdaire est, en tous cas, la plus constante. Par une excep- tion singidire, l'ordre des deux couches est renvers chez la Myxicola hifuiidibnlum. Dans une section transveisale de ce ver, dont l'intestin est parfaitement rectiligne, on trouve les sections des fibres longitudinales (PI. VII, fig. 7 et 8, ms-) immdiatement sous l'pithlium. Cette trange i)i;s ANNfi.iin.s s('.m:NT.\iiSy(/n)7/7//;/M'.v Sjxillanzinili, j^ince ;\\\ pjir- (oui's spiral bien connn de l'inleslin de ce ver, les sections liansveisales (le rabdonien donnent nalnrellenieiit des eonpes oliliqnes des denx sys- tmes de fibres, ce qni rend ces sections peu propres trancber la ques- tion. Pourtant, dans la rgion sopbagienne o le tube est recliligne, on trouve bien certainement des faisceaux isols de fibres musculaires lon- gitudinales (PI. IV, fig. 5, ms^), dissmins dans la coucbe sous-pitb('- lial( . entre rpillK'lium {ep) et la couche de fibres circulaires (ms'). Ces taisceaux ne forment, il est vrai, point une couche continue, mais le fait n'en a pas moins son iinpoilance. C-hez les Chloptres (PI. XII, lig. 10), j'ai bien cru voir une disposition semblable celle des Myxicoles dans la rgion hpatique. Toutefois, les fibres dont la section api)arait connue des points trs-fins (ms'), mme l'aide d'objectifs immersion, sont si extraordinairemeni tnues, que je n'ose insister trop sur celle obsei- vation. C'est le lieu de dire quelques mots du sinus inleslinal, dont nous avons parl dj propos de la circulation. Ce sinus intestinal, chez les Serpuliens, est Iog(' entre les deux couches musculaires (PI. VII, fig. 8 et 0). Il est travers par une multitude de brides (z) qui s'tendent plus ou moins directement d'une paroi l'autre. Ces brides sont munies de nu- clus;ellesse ramifient el s'anastomosent frquemment les unes avec les autres. Les parois du sinus sont donc runies entre elles par tout un r- seau trs-lche de fibres nucles. Ces fibres sont-elles contractiles? C'est ce que je ne puis dire avec certitude, n'ayant pas observ leur jeu pen- dant la vie, mais la chose n'est pas improbable. Les contractions du sinus inleslinal sont dues pourtant essentiellement la couche de libres mus- culaires externes. Une autre ([uestion est celle-ci: Ce sinus est-il sinqtle- inent creus dans les couches musculaires, ou bien est-il tapiss d'pi- thlium? Chezles Spirographes el lesMyxicoles on ne trouve certainement pasd'pithlium proprement dit. Cependant des nuclus sont sems de distance en distance, d'une manire assez rgulire, sur la paroi du si- 102 STUucmu. lins cl |Mtiiri;ti(Mil(Mn'(()iisi(l('rt'S ooiniiK' le riKliiiiciil iriiii nnclomoiit ccl- liil.iiic. ( liiez l;i f'rottdn infundihtilitm, o le sinus csl log('' ciitio la coiiclu' t'pillioliak'^rM. VllIJig. (m7>) cl une roiiclic de libres aiiimlairosfwA'), je ii'ai pas vu davaiilaiic d'qiillK'liuui. Toulclbis, le sinus (ss) est liinilt' par une nieinbiane propre Irs-liiie, enfume d'un pignienl noir cpii en rend la eonstalalion Irs-faeile. Chez les Oicenia, le sinus intestinal (PI. VI H, fig. 12, ss) est compris entre deux couches trs-minces de libres annu- laires {rns\ins'). Les brides (y) existent comme chez les Serpuliens, mais en nombre peu considrable. Rien qui ressemble un ('pithliiim du si- nus. Ce dernier parait tre ici une vrilable lacune dans les muscles. Chez les Chloplres le sinus (PI. \11. lig. 10, ss) est log dans l'i'pais- seur mme de la couche muscidaire liansversale, pourtant tort tnue par elle-mme. Chez les Aiicies, enfin, peut-tre cause de la petites!-e de l'animal, il est peine possible de parler encore de couches muscu- laires. Le sinus (PI. XIV, fig. 3, ss) parait baigner directement au dedans la surface externe de l'pitlndium intestinal et n'tre limit en dehors (|U(> par une mince membrane seme de nuclus : le pritoine. Dans les sections transversales, le l'roltement du rasoir dtache parfois une partie du sinus de l'pitlK'lium s^ assiniilal)le l'appareil excr- teur vasculariforme des Uolaleurs, des Cestodes el des Trc'uialodes. Celle assimilation n'a aucune raison d'tre an point de vue [dysioloi>i- (pie, et morpliologi(|uemenl il est plus facile de rapprocher le vaisseau dorsal d'une Nride avec ses valvules de celui d'une larve d'insecte que d'aucune partie du systme excrteiu' en question. La couche sons-pithi'liale apparat siutout Ifsophaiic oi'i les replis de la couche pithliale sont, en gnral, nombreux. On la trouve rgu- lirement chez les grandes espces parmi les Serpuliens. Chez le Sjnro- (jraj)liis Spallanzanii elle est spare de l'pilhlium par une membrane homogne (PI. IV, lig. 5, y), paisse d'environ 10 h 15'"'^^ Le tissu mme de la couche est form par un tissu conneclif (5) consistant en une sub- stance fondamentale, dans laquelle sont sems des nuclus larges d'en- viron 5''^ Ce tissu est sillonne' de nombreux vaisseaux (v), de quelques faisceaux de fibres musculaires longitudinales (ws'), d'j signales plus haut, el enhu de rameaux nerveux (). Ces nerfs sophagiens ont un parcours longitudinal, aussi n'en renconlre-t-on que des sections trans- versales sin* les coupes transversales de l'sophage. Ces sections se re- connaissent, comme partout les coupes de nerfs chez les Anne'lides, leurs nuclus disposs stu' des figures toiles et leur extrme ivsistance tous les procds de coloration. Chez la Mi/xicohi infiindibulam, je n'ai pu tronvei' que deux nerfs (csophagiens (PI. Vil, (ig. 1 i, ), placs dans la partie infrieure de l'sophage. "Ces nerfs sont entirement sem- lilaliles ceux qui sillonnent le tissu conneclif de la rgion antrieure chez les Spirograjdies. Ni chez la Myxicola infundibiilKm, ni chez le Spi- ' Mmniio sur la eavit du corps des invertbrs Annales des Sciences naturelles. ISO. t XIV. ].. :;i I. 104 STRUCTURE rojraphis Spallanzanii, ni cliez lo Branchinmma vesiculosum, ni chez au- cune autre des Ainilides s('(lenlaires, clu^z lesquelles j'ai observ des nerfs sopliatriens, je n'ai pu liouver de rameaux nerveux dans d'autres parties du syslcnic diiicstil'. (>e l'ait est d'autant [dus intressant que chez les Oligochles le systme nerveux viscral est aussi restreint au seul sophage. Il faut, sans doute, au point tle vue fonctionnel, parallliser avec la lyphlosole des Lombrics certains replis internes de la paroi de l'in- leslin, dans l'intrieur desipiels pntrent de nombreux vaisseaux san- j^nins. Nulle part, chez les Annlides polychtes, ces replis ne prennent nue inq)ortance aussi iirande que chez les Lombrics. Le cas le |dus re- marcpiaide i[ue j'aie rencontr est celui de la Tcrebella iVeckdii, chez la(pielle l'intestin prsente dans la rgion abdominale deux replis longi- tudinaux (PI. X, fig. (j, a) qni font fortement saillie dans l'intrieur de la cavit intestinale. Ces replis sont occups par un tissu conneclif(rig.G,a) dans lequel circulent de nombreux vaisseaux. Je dois dire d'ailleurs que les parois des vaisseaux n'ont pas t videntes pour moi et qu'il s'agit ici d'un cas o le sang pourrait bien tre renferm dans de vritables la- cunes d'un tissu connectif spongieux '. Un second excmjjle est fourni par les Aricies dont l'intestin [irseide, dans toute la partie antrieure de l'abdomen, des replis considrables, partant de la paroi suprieure du tube(Pl.XlV,fig.7,:x,en coupe transver- sale; et lig. G, a, en coupe horizontale) et pntrant dans sa cavit. Ces re|)lis sont occups par un sinus sanguin qui n'est qu'une prolongation du sinus intestinal dcrit plus haut. Ce ver oire, en outre, la particula- rit remarquable (pie l'intestin envoie en avant, aux deux cts de la [lartie posti'rieure de l'sophage (lig. 6 et 7, o?), un prolongement en cu'cum {i) qui s'tend an travers d'une srie de segnients". Il en rsulte ' .Ir n'ai trouve'' jusqu'ici cette ilisiiosition clirz aiuiinc autre Tcrliollc, '' .l'ai lU'crit ailliHirs une disposition analogue clicz une Ti'ji)anosyllis. DES ANNftMDES S<< DEXTAllES. 105 qu'uiip seclion transversale dans cette rgion montre an Inlie digestif trois eavits distinctes, une pour l'cesopliage, les deux anties pour les ((ecunis inteslinanx. (iClte disposition ne se reconnail pas l'extrienr, parce (|ne les trois tnlies adhrent ('nsend)le, ('tantcnl'crnit's dans le sinus intestinal coniniun (ss). La nicnie disposition parait exislei' chez d'autres Aricicns. ,1e lai d(''crite chez la Tlieodisra anserina' une po(|ue o je ne connaissais pas l'existence d'un siiuis iiilcslinal dans cette lamille. Plus tard, chez la Theodisca Uriosloma\ yM interprt inie apparence analogue comme la continuation de la paroi de l'o'sophage, sous forme de raph, sur le dos de l'intestin. Mais je ne doute pas que l'examen de sections de ce ver ne montre, en r(''alil(', nue disposition sendilaiilc celle ((uc je viens de di'criri . DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE Dans mes Annlides Chtopodes de Naples, j'ai cherch tahlir que chez toutes les Annlides, l'exception des Serpuliens, les bi-anchies renferment une artre et une veine runies entre elles (sauf chez les Spio- uidiens) par un systme d'anses ou par un rseau cajiillaire. O^tte thse conruinative des observations antrieures de plusieurs savants tait oppose par moi la doctrine de M. de Quatrefages, d'aprs la(]uelle chaque hranchie ne renfermerait qu'un seul vaisseau en communication avec deux sries d'ampoules contractiles creuses dans les tissus. M. de Quatrefages a repiis depuis lors l'lude de ce sujet, alandonn('' la doc- trine ih'fendue prcdemment par lui et reconnu l'exactitude de la thse ci-dessus, dette (juestion peut donc (Mre ((nsidi'rt'e comme liq\iid('e. ' Glamircs zootomiiiups |iainii \f- Aiiiirliilos Af Port Vondi-cs. p Ci. * Annlides de Naples, ji. :jll (Soc. de l'hys.. t. .W, p 51). i'i 106 STIVICTI'UK Je ferai remaquer cependant que tous les procds d'investigation ne sont pas galement i)ropres l'tude de cette circulation. L'examen de coupes minces des branchies laites sur des individus durcis dans l'alcool est ici de la plus grande ntilil, mais ne doit januiis l'aire ngliger l'lude sur le vivant. Ainsi, clicz les Cirrlialuliens, par exemple, il n'est pas difficile de reconnatre les nombreuses anses latrales sur le vivant. Au contraire, je n'ai jamais russi les voir dans des couj^es d'animaux durcis, o l'on ne distingue que l'artre et la veine (PI. XI, lig. 7), sans doute, parce que les anses sont contractes et vides de sang. En revanche, les coupes minces de branchies permettent l'tude de l'hypoderme et de ses glandes, des muscles, des parois des vaisseaux, des nerfs branchianx. toul<'s choses impossibles scruter sur le vivant. Dans beaucoup de branchies les anses vasculaires restent cependant facilement visibles, mme dans les prparations faites avec les individus conservs. C'est ainsi qu'on les voit fort bien dans les branchies du Sli/larioides moniliferus, o leur passage dans la partie profonde de l'hypoderme (PI. \, lig. 13, c'v'') est bien plus facile leconnaitre que chez le vivant. De mme encore dans celles de VAricia f'hda (PI. XIV, (ig. 3, r ). Ici il est mme facile de s'assurer, soit sui' les anses dilates (f), soit sur celles moiti (i'') ou totalement coiractes ('? '\ que ces vaisseaux ont des parois propres, semes de nuclus, connue celles des autres capillaires. Dans les coupes transversales, on [)eul aussi reconnatre la courbe trs-constante que d- crivent les anses (fig. i, r") pour contourner les faisceaux de filets proto- plasmatiques (,5) que j'ai dcrits, propos des cils vibratiles, dans le chapitre de l'hypoderme. Cette mme (dupe ri'vle une parlieulariti' assez curieuse, relative l'un des deux vaisseaux longilutlinaux de la branchie. Dans la vue de profil (fig. 3) l'un de ces vaisseaux (jv) parait beaucou|i moins vohuuineux ((ue l'autre. Mais l'examen d'une coupe transversale enseigne ([u'il s'agit il'une pure apparence. A l'tat de sys- tole, ce vaisseau est contract de manire ce ((ue sa coupe transver- sale ail la l'orme dun C, dont le eoti' convexe est adhrent la paroi de la cavit branchiale. Il est clair qu'au nioinenl de la diastole, le ct cou- DF.S ANNf.t.inES SnF.XTAIRF.S. 107 cave du C, s'loignaiil du cli' (oiivcxe pour laisser passer putre eux l'onde sanguine, il est clair, dis-je. que le vaisseau, prenanl momentan- inenl une section ;i peu prs circulaire, doit devenir aussi volumineux (jne l'autre. Les coupes de brancliies de Spioiiidiens lonl recdiuiaiire (dairenieni la veine et l'artre (PI. \V, (iii. 8 et 9: r' et r') ({('pourvues d'anses vasculaires comme je les ai di'crites ailleurs. Eu icvauclie, je dois cor- l'iger une erreur qui s'est gliss(''e dans mes Anm^lides de Naples au sujet de ces branchies, .l'ai d(''crit les cils branchiaux comme l'ormant deux ranges, et j'ai mme ligur(' une coupe tli('ori(pie d'une itran- chie de Nrine o les deux ranges sont indi(pi(>s. Il suflil de con- sidrer la coupe r(>elle de la PI. XV, fg. 0, poui" s'assurer que la range de cils (y^ est. au contraire, iniique. Mon erreiu' premire [trovienl d'une illusion d'optique. Lorsque les cils battent avec nergie, les limites extrmes d(^ leurs oscillations font natmellement sur la rtine une inq)ression |)lus forte ((ue les |ioinls inteimdiaires, puisque le cil prouve dans ces deux positions im instant d'ai-rl. Ce sont ces limites que j'ai interprt('es tori connue deux langes de cils. Que la range de cils branchiaux soil double chez d'autres .\nn('dides, cela n'en est pas moins certain, tmoin les Aricies ('PI. XIV, lig. i) et d'autres. Les branchies des Otrenia mritent une mention spciale. Elles sont infundibuliformes, connue l'on sait, formes d'une membrane lacinie, divise en un grand nondre de lobes dcoups eux-mmes en lobes secondaires. Les vaisseaux [trincipaux, conune on le voit dans le lobe reprsent PI. NUL lig. ), suivent le bord du lobe et ne sont pas runis entre eux [lar deux sries d'anses, mais bien par tout un l'seau vasculaire. Ces vaisseaux ont tous peu prs le mme dia- mtre, soit ;20 125''"^ et sou! compris entre {\e\\\ lames d'hypoderme. Les cellules bypodermi([ues sont [)lus petites et plus serres dans la lame qui regarde l'intrieur de l'enlomioir (PI. VU! . (ig. 10, 7) et qui porte des cils pendant la vie que dans la lame externe (y-). L'espace 108 sriiciiKK inlermdiaire entre ces deux lames est ieiii[ili par iiiic masse homogne semi-lluide (lig. 10, ;^), ou peiil-tre simplemeiil par le liquide de la ca- vit du corps, car j'ai vu des ovules pntrer dans l'intrieur de la bran- chie. Les deux lames hypodei'uiiques sont runies entre elles par des brides trs-tnues (lig. 11. >), munies chacune d'un nucb'us large de ^niicr L^.g luidus se reconnaissent aussi l'orl bien dans les branchies teintes, vues de lace (lig. 10). Mais les brancliies les plus renuu'quables sont, sans contredit, celles des Serpuliens, cause de bnu- squelette car- tilagineux dj vu par Viviani, |>uis dlermin hislologiquemenl par M. Grube et M. de (^)uatrelages et tudi, depuis lors, par une foule d'au- teurs. A certains gards, l'tude du cartilage branchial ne peut tre faite que sur le vivant. Il faut le ver vivant, par exemple, [)our l'econnaitre dans l'intrieur des cellules la curieuse distribution du proloplasma et du liquide intracellulaire, comme je l'ai uionlr pour les Myxicoles, les Leptochones et d'autres Serpuliens dans mon Supplment aux Ann- lides Chtopodes de Naples. L'action des liquides conservateurs en- trane une contraction du proltqdasma sur lui-mme qui enlve tout intrt son ('Inde dans les coupes d'individus durcis. En revanche, ce n'est que chez les individus conservs que russit l'lude du perichon- drium et de quelques autres points d'histologie. (lomnie exemple d'appareil branchial de Serpulien, j'examinerai avec (juelques dtails celui du Spiroyraphts SpciHanzanii. Chez cette espce, la base de chaque moiti de l'appareil branchial est forme par une lame cartilagineuse, courbe en demi-cercle. Ces deux lames ne sont point soudes en mi cercle complet, comme M. (Irnbe l'a cru, mais le cercle reste ouvert du cot ventral, comme chez tous les autres Serpuliens. La runion des deux lames au ct dorsal n'a mme lieu que sur une trs- petite tendue, [)eu [trs au niveau de l'orifice buccal. Aussi, les sec- lions transversales, faites au-dessus (PI. I, lg. l 3) ou au-dessous {ibid., lig. 6 et 7) de ce niveau prsenlent-elles les lames connue compltement spares. Le rasoir doit passer par l'orilice buccal, ou lgrement au- dessous pour montrer la co\q)e des deux lames runies en une seule en li:S ANNl.t IDl.S SKItl-.M AIKI.S. KV) Ibnne (II' Ici' ;'i clit'v.il un peu permet un muscle tendu entre les extrmits infrieures des deux lames basilaiies (PI. 1, (ig. 7, ms") d'agir comme abducteur des deux moitis de ra[q)a- leil branchial. Les cellules du cartilage (PI. III, lig. 1, 2 et 3, et) ont l'apparence bien comme. Les plus grandes ont un diamtre de ()''",0(> ()'",07. Partout leur membrane otfre un double contour, mais il n'existe pas de substance inlercellulaire. Chaque lame branchiale a son cartilage entour d'un ('pais [lerichondrium. form essentiellement d'un tissu connectif sem- l)lable celui qui remplit les interstices entre tous les organes dans cette rgion. C'est diie que ce tissu est form par une substance homogne (PI. III. fig. 1, f.cn), seme de fissures section fusiforme ((5), dans les- quelles sont accumuls des nuclus et un protoplasma granuleux. La grandeur de ces tissures, soit corpuscules connectifs, et le nombre des miclus qu'elles renferment, varie beaucoup sc^lon les rgions du peri- chondrium. Le prichondre, au moins dans toute la rgion postrieure et externe du cartilage, prsente, en outre de l'organisation dcrite, une complica- tion assez singulire. C'est l'extrmit postrieure du cartilage que cette couche atteint sa plus grande paisseur (PI. Il, tlg. 5*), au point o 110 stricurf. elle sert (ratlaclie aux muscles loiigitiidinaiix. l'iic scciidii de ccllr i('- j^ioii, examine un l'ort grossissemenl. moiilic dans le pnchondre trois zones successives, d'apparence dillrente. La premire, paisse seu- lement de 10 12"'i", priplK'rique cl servant l'atlaclie des libres nuis- culaires, est lorinf'-i |ar {\\\ tissu connectif normal (IM. III, (ig. 2, ^^): la seconde, paisse d'environ 15 oo'"'", est luruK'e par une srie d'amas ou (le lirapjies de nuch'us (lig. 2, v)^ noys dans la substance l'ondamen- lale; entin, la troisime, de beaucoup la plus ('|aisse, est Ibi-nn'i' par du tissu conneclir, travers' par des faisceaux (b' stries ou de libres Irs-lines i^), partant des grappes de iMicb'us (b' la couche prcdente et pertbraut le tissu conneclil', per|)endiculaireMi('nl la surface du cartilage. (^,es stries, (pi'elles soient ou non l'expression de vritables liiires, paraissent maner de lintricnr (b's grappes de nuclus. mais, vu leur linesse, il n'est gure possible de (b'ternuner s'il y en a ime ou plusie\us aboutis- sant cba(|ue nuclus. Celte structure remarquable du pricbondre se retrouve aussi dans la paitie de ce tissu ipii reviU le cl externe du car- tilage. Seulement, le pricbondre ayant ici moins ({'('paisseur, les nu- clus sont moins nondjreux dans clia(pn' groupe (IM. 111, lig. 3, -/) et la longueur des faisceaux de fibres perforantes est moindre. La direction de ces derniers reste toujours exactement perpendicidairc la siu'face du cartilage. Chez les Myxicolcs et les l*rotules, il existe aussi un pais pericbon- drium de tissu connectif, mais je n'ai pas vu, chez ces vers, les grappes fie nuclus, ni les fibi'es perforantes. Dans les branchies mme du Spinxjraphis Sinilluiiznnii, le pcriclntn- (Irium prend une strucliu'e bien plus simple. 11 n'est |>lus form que par une couche homogne (IM. 111, lig. 5, pc), souvent encore assez paisse, surtout au ct exlerne du cartilage. Dans cette coucbe on ne ti'ouve pas mme de corpuscules connectifs. M. Klliker' a publi une coupe transversale d'un rayon brancbial ' UntersucliuiiHcii y.uv vi'ifrk'icliciulcii (Icwrliclciiic. anni'sfrllt in Mzzu iiii llciiiste lb6, p. Ut), PI. III, tig. ao. li:s ANM.I.IDKS s(:ii.MAiiu-:s. 1 1 1 (lu Spirofirapfiis SjKilhiiizdiili t[\n (It'iKtlc Iticii (l(''(i(|{''iii('iil un pas on avjnil sur les Iravaiix de ses prdcesseurs, mais qui renleruie pourtant, (tuiiiiie je l'ai indiqui' ailleurs, d'assez nombreuses eireurs d'interpri-latiou. Je dois dire (pic ces iiilt'rpr('ialions errones onl toutes td' acroiupaiiucs, [tar M. Ko'Iliker ini-UK'nie, d'un poini de doute. Je prolilc de la pui)liea- tioii d'une des nombreuses coupes trs-favorables que j'ai laites des lirancbies decc ver (IM. III, liii. 5) pour claiicir ce sujet. L'hypoderme ilij)) a une structure d'-pillilium cylindiiipn', comme .M. Kielliker l'a dj reconnu. Il repose ilirectement sur le pricbondre dans Icfpiel M. l\(elliUcr avail sou|>conn. lorl, une couclie de libres musculaires [onj.;iludiuali'>. La cavih' de la Itrancbie renlerme le vaisseau (pi'on trouve lanll nioili' conlrach' (c). laidl dilal('' au point d'occuper la majenii' partie de celle cavile. M. K(elliker ne savait trop s'il devait en l'aire un nerf ou un vaisseau; sans doute, parce que son procd de [)r(''- paralion enlevait au sang sa couleur. Aux deux cl(''S du vaisseau sont les innsi lev longitudinaux (nis') llchisseurs du rayon branchial, d'j vus el jiislenieni intei |iri''l(''s, iiien qu'avec doute, pai' M. Kielliker. Surcha- ( inie des liltres nmscidaires, on voit reposer sur la section un miclus(v) (pii l'st |(eut-'lre rindicati(Hi d'iuie couche pi'i'ilonale. [| n'exisie aucun nnisele anla;ionisle de ceux-l: rextension du rayon branchial ayant lieu unitpu'nienl par riasiicit du cartilaiie. En revanche, ou aperoit encore dans la section les Ib'chisseurs (ms^) des barbides branchiales. Il est cu- rieux (pie .M. I\(ellikei- ne liiiure nidlenienl les deux pais bourrelets loniiilndinaux u.i. |)orleins des cils, (les boiiiicleis sont forms exclu- sivcmcnl, connue je iai nioiilr('' plus liant, par un (l(''velo|ipement excep- lioiiiiel (le riiypoderjiie. M. de (^)iiatrcfaii('s , (pii les a vus conune une bande sombre chez les branchies de Sabelles examin(''s de prolil, les a pris pour luic couche de libres nnisciilaires loiiL;iludinales. l'-nlin, je dois faire ineuliou (1,'uii double amas de cellules (/n sur la parid de la cavitc' ' .Viinales des Sr. nat.. 18.'.(). t. \1\'. l'I. V. iV.r. !l: Histoin' luitiufllo des .Vnnpls. Atlas. l'I. II. lig. 4, (j. I I 2 STRUCTURE (le la branchie, (olliil(?s qu'il faut peut-tre considi'er comme de nature nerveuse. Du moins opposenl-elles, comme le tissu nerveux en gnral, inie assez liTande n-sistance l'aclion des malirescolorantes. Cependant, nous verrons plus loin que le nerf lirancliial, jusqu' la base des rayons branchiaux, est l'orm de faisceaux (ibrillaires. Il faudrait donc admettre qu'il se perd dans une sorte de ganglion lerminal tal tout le long de chaque l'ayon branchial. Ces deux amas de cellules paraissent tre les corps interprts, avec doute, par M. Kirlliker. connue deux vaisseaux longitudinaux. Les vaisseaux des barbules (r') vont, comme de juste, s'ouvrir dans le vaisseau princi|al, et non, comme l'a cru el rigurt' M. lellikri', dans la vn\\\v (\v la branchie. DU SYSTME NERVEUX L'tude histologique du systme nerveux des Annlides conduit des rsultats assez inattendus, par l'absence d'unili' d'organisation qu'elle rvle dans la chahie n(M'veuse venirale de familles d'ailleurs voisines les unes des autres. Le systme nerveux des Oligochles, ou du moins celui des Lombrics, est aujourd'hui fort bien connu, grce surtout aux recherches de M. Leydig et aux miennes. On sait qu'il prsente une cat- gorie d'('lments h's-particuliers : les grosses libres lubulaires. Ces fibres reposent sur le ciM' dorsal de la chane ganglionaire el mme, |>ropremenl parler, dans r(''paisseur du nvrilenuue. Rien (pie j'euss(> (l(''j;i pi('C(''(iemiiienl fail connailre des libres semblables chez diverses AiiiK'lides Polychles (Nolomasles, AiV'uicoles, ILilla, Nrine, elc), il ('lail inl('ressanl de rechercher jusqu' qiiiM poini la prsence de ces fibres joiiil (riinc ccrlaine gK'ialih'. L.ii cITet, dans mes a Anndides Chlo- pos sdentaires et j'ai d me convaincre que mon assertion tait pariaitement juste. Ceitaines familles prsentent des fibres tubulaires avec un dveloppement qu'on peut taxer, sans exagration, de colossal. D'autres en sont totalement dpourvues. J'ai trouv ces l- ments dans la famille des Serpuliens et dans celle des Spionidiens. Je crois en reconnatre un reprsentant rudimentaire chez des Trbelliens et des Cirrhatuliens'; mais les autres familles d'nnlides sdentaires dont j'ai examint' des reprsentants ce point de vue ne m'en ont pas prsent la moindre trace. Le dveloppement maximum des fibres lubulaires est prsent par les Serpuliens. Dans cette famille, on sait que les deux cordons nerveux ventraux sont dans la rgle assez loigns de la ligne mdiane et runis entre eux par une srie de commissures, de manire constituer l'appa- rence dite d'chelle de corde. )> Chacun de ces cordons est accompagn d'une fibre tubulaire, assez grosse, chez certaines espces, pour que sa cavit soit visible l'il nu sur une coupe transversale. Ces libres sont donc entirement hors de proportion avec celle des Lombrics. Je pense ncessaire de m'attacher d'abord une espce dtermine pour mieux faire comprendre les relations des fibres gigantesques avec le systme nerveux central. Je choisirai le Sjnrographis Spallanzann. Chez ce ver, l'chelle nerveuse est noye dans du tissu connectif riche en vaisseaux (PI. V, fig. 4, (.en). La fibre tubulaire de chaque ct, noye galement dans ce tissu, repose sur la partie suprieure et interne du cordon nerveux. Les cellules du tissu connectif s'ordonnent en couches concentriques autour de la corde nerveuse et en constituent le nvri- lenime (S). Elles s'ordonnent de la mme manire autour de la fibre tu- bulaire pour en constituer la membrane d'enveloppe (y) qui est essen- tiellement connective. On voit par l que la grosse fibre tubulaire est en ' n faut ajouter cette liste les Capitelliens et les Tltlnisiens chez lesquels j'ai fait connatre prcdemment l'existence de ces fibres. Toutefois je n'ai pas fait de nouvelles recherches leur sujet. 15 114 STRUCTUK fait compltement extrieure au cordon nerveux proprement dit. Cette relation est surtout vidente dans la partie antrieure de l'ahdomen, dans les espaces interganglionaires', o la grosse fibre est presque d(''- tache du systme nerveux. Le tissu connectif se stratifi en plusieurs couches pour former l'enveloppe de la fibre (fig. 5, x), tellement que ces couches se dtachent les unes des autres sous le frottement du rasoir. L'examen de coupes longitudinales montre, du reste, qu'il subsiste nor- malement entre ces couches (fig. 6, -i) de nombreux interstices. Le pas- sage entre le tissu connectif andtiant el ces couches lamelleuses se fait d'une manire si insensil)le, qu'il faut les considrer comme un seul et mme tissu. Le diamtre de la cavit de la fibre atteint jusqu' 0'"18. Dans l'intrieiu' est un gros cylindre d'une substance homogne que j'appellerai substance mdullaire (fig. 4 6, md). Ce cylindre est tou- jours spar de la paroi, dans les prparations, par une couche de li- quide. Toutefois, il n'est pas improbable que la substance mdullaire remplisse le tube en totalit pendant la vie et que l'espace priphri- que soit le rsultat d'une contraction produite par l'action de l'alcool absolu. Ces deux fibres tul>ulaires courent donc dans toute la longueur de l'aljdomen, en dcrivant seulement de trs-lgres sinuosits (PI. VIH, fig. 9, Ib) et sans prsenter aucune connexion analomique entre elles. II n'en est pas de mme la |)artie antrieure du thorax o elles subissent des anastomoses rptes. Dans tout le reste du corps du ver, les deux chanes nerveuses sont n'unies entre elles chaque seg- ment i)ar deux conunissures transversales, mais au premier segment Ihoracique elles changent toute une srie de commissures (PI. V, fig. 7, ,3), lesqueUes se subdivisejii et forment, en outie, des anastomoses entre elles, de sorte qu'il n'est pas facile d'en dterminer le nombre. La fig 7 (dans laquelle en dsigne les cordons nerveux, cm la naissance des connectifs sophagiens et a la connnissure sous-sophagienne avec sa ' S'il est pm-mis ilo taxer de sanglions les renflements peine appreialiles qne prsente chaque cordon dans ces segments de la partie antrieure du corps seulement. DES AWfti.IDES Sf.nENTAlRES. 115 dcussation de faisceaux) en donne toutefois une ide fort exacte. Les grosses fibres Inbulaires, en enliant dans ce premier segmenl thoracique, se divisent chacune en deux branches {ib' tb") qui poursuivent leur chemin en avant, tout en subissant bientt une iiran(b^ rduction de diamtre. Larges, immdiatement aprs la bifurcation, d'environ 0mm JO, elles n'offrent bientt plus qu'un diamtre de 35''''". Dans les coupes parallles au systme nerveux, il est facile de reconnatre que l'une des fibres tubulaires poursuit son chemin le long du cordon nerveux, accompagne le connectif sophagien et finit par pntrer dans le gan- glion crbral. On reconnat, en outre, que cette fibre est runie par une commissure tubulaire transversale ((b*) avec la fibre correspon- dante de l'autre ct, travers l'paisse commissure sous-sopha- gieiuie. Le chemin parcouru par la seconde fibre (Ib^) en avant de la bifurcation, est plus difficile suivre. Les fibres tubulaires sont, en etfet, incolores par elles-mmes et peu susceptibles d'absorber des matires colorantes, ce qui oppose, dans certaines circonstances, des difficults leur recherche. Mais l'examen des coupes sagittales du ver, menes entre les deux chanes nerveuses, lve bientt la difficult. En effet, lorsqu'une telle coupe est mene peu prs tangentiellement l'une des chanes nerveuses, elle renferme toujours au moins des parties de la fibre tubulaire longitudinale de ce ct-l (PI. Il, fig. 3, Ib, tb') et, en outre, des sections de la commissure sous-sophagienne (cm'') et des commissures thoraciques {cm\ cm'). Or, dans ces der- nires sections on peut toujours reconnatre la coupe d'au moins une, (juelquefois de deux ou trois ramifications des fibres tubulaires. J'ai re- prsent (PI. V, fig. 8) la section d'une commissure thoracique un fort grossissement. Cette commissure est, en ralit, double, entoure de tissu connectif {l.cn) et de fibres musculaires (ms). (Chaque moi- ti de la commissure (cm, cm) offre l'apparence ordinaire d'une section de nerf, c'est--dire celle d'une surface pointille, rfractaire aux ma- tires colorantes, plus ou moins vaguement divise en champs (coupes de faisceaux) entre lesquels sont sems des nuclus. Dans cette com- 116 SIRUCTUI missure on voit les coupes de trois fibres tubulaires, larges de 17 SS"'", chacune munie de son cylindre de substance mdullaire. On remarquera que ces fibres ue sont pas seulement appliques con- tre la commissure, mais bien incluses dans son tissu. Dans les cou- pes sagittales on peut d'ailleurs souvent observer les branches nais- sant d'une libre luliulaire principale pour passer dans les commissures transversales (ainsi PI. II, fig. 3, en tb); d'autres ibis le rasoir a ras la fibre principale en laissant subsister des ouvertures sa paroi, comme trace du lieu d'insertion des branches transversales amputes (fig. 3, Les grosses fibres longitudinales, parfaitement isoles l'une de l'autre dans la plus grande partie del longueur du corps, changent donc, chez le Spirographis Spallanzanii., dans le [tremier segment thoracique (et d'aprs une prparation peut-tre aussi dans le second), de nombreuses commissures. A travers ces branches anaslomotiques, la substance m- dullaire de l'une se continue directement dans celle de l'autre sans perdre de son homognit. Le rameau de la fibre tubulaire, large seu- lement de 30'"'", que nous avons vu accompagner de chaque ct le connectif sophagien, se divise, dans l'intrieur mme du connectif, en deux branches qui pntrent toutes deux dans le ganglion crbral. L, dans l'intrieur mme du tissu du ganglion, elles se ramifient en plu- sieurs branches secondaires, de diamtre de jtlus en plus petit, mais tou- jours reconnaissables leurs cylindres mdullaires. Leur terminaison mme m'a chapp. On sait que M. Leydig a dj observ une commis- sure entre les deux fibres tubulaires latrales chez le Lumhricus lerreslris, peu avant l'extrmit antrieure du cordon nerveux ventral, et bien que je n'aie pas vu moi-mme cette anastomose, je ne doute pas que celte observation ne soit parfaitement exacte. Les fibres tubulaires s'arrtent chez les Lombrics, ainsi que je l'ai montr, l'extrmit antrieure du cordon nerveux ventral ; chez les Arnicoles, je les ai poursuivies jusque dans les connectifs sophagiens; enfin, chez les Spirographes, nous les voyous venir se ramifier mme dans les ganglions crbraux. DES ANNtLlDES SDEMAIUES. 117 Les rainificalions des grosses fibres tubulaires piilnint dans les com- missures thoraciques antrieures, il est naturel de se demander si elles n'aecompagneni pas aussi les nerfs de celle rgion. Toutefois, les coupes des nerfs ventraux dn thorax, qu'il est toujours facile d'tudier dans les sections sagittales du ver, menes en dehors des cordons nerveux (PI. II, fig. 1, n', n') et celles des nerfs de la collerette (/rf., n'), n'en laissent pas reconnatre la moindre trace, pas plus que les sections des nerfs d'autres rgions du corps (PI. lY, fig. 1, m, n'), mme l'aide de forts grossisse- ments. Les sections de ces nerfs ont d'ailleurs exactement la mme appa- rence que la section d'une commissure thoracique reprsente PI. V, fig. 8, moins la prsence des fibres tubulaires. Les grosses fibres ap- partiennent donc exclusivement aux parties centrales du systme ner- veux. Les fibres tubulaires paraissent exister chez tous les Serpuliens. On les verra figures la rgion thoracique d'un Branchiomma (PI. XIV, tb) o leur diamtre est bien plus grand que celui des cordons nerveux (en) qu'elles accompagnent; dans diffrentes rgions des cordons nerveux ventraux de la Prolula intestinum (PI. VIII, fig. 3 5), et dans les com- missures sophagiennes (PI. VIII, fig. 2, cm) de ce mme ver. Leur dis- position est dans ce cas la mme que chez les Spirographes. Cependant, je n'ai pas fait de recherches chez ces vers relativement aux commis- sures thoraciques. Il est probable qu'elles existent. La disposition trs-remarquable des fibres tubulaires et mme du sys- tme nerveux en gnral chez les Myxicoles, mrite ici une attention toute spciale. J'en ai dj esquiss les traits principaux dans mon Sup- plment aux nnlidcs Chtopodes du golfe de Naples, mais cet expos lrs-bref,sans figures l'apfjui, ne rend point superflue la prsente des- cription. Dans loule la rgion abdominale de hJJijxicolainfimdibulum il n'existe qu'un seul cordon nerveux sur la ligne mdiane. Une pareille disposi- tion, si contraire ce que nous savons des Serpuliens en gnral, a lieu de surprendre. L'exception s'lend-elle tous les riographides, c'est ce 118 STRUCTURE que l'avenir enseignera. M. de Qn a I rcfaiies ' a dclar |ositivenienl que chez les Myxicoles le systme nerveux abdominal est divis en deux chanes nerveuses latrales. Mais, ou bien il a t victime d'une mprise, ou bien les diffrentes espces du genre se comportent d'une manire bien diffrente cet gard. Malheureusement il a nglig de nommer l'es- pce qui a fait l'objet de ses recherches. Quoi qu'il en soit, la chane nerveuse est unique dans la rgion aldomiuale de la Myxicola infundi- biilum, et sur sa partie dorsale court un long tulte (PI. VII, lg. 13, Ih) dont la section est bien ])lus grande que celle du cordon nerveux lui- mme, et |)ourtant, ce tube est bien l'homologue des fibres tubulaires d'autres Serpuliens. Ce qui peut en faire douter au premier abord, c'est l'absence des cylindres mdullaires, mais cette absence n'est qu'appa- rente et tient c ce que la substance mdullaire (fig. 13, md) reste tou- jours adhrente au toit du tube, tandis que le centr(^ et le plancher en sont libres. On sera siu'tout frapp des dimensions colossales de cet l(>- ment histologique en conqiarant la section de ce tube (Pl.VII,lig. 13, (h) avec celle du vaisseau ventral [ibid., v. v). Sa cavit atteint une largeur de 0'""\35 chez un ver dont le diamtre total ne dpasse pas 5"""; elle se voit, par consquent, sans difficult l'il nu. La paroi du tube est forme, comme chez les Spirographes, par des couches nombreuses de tissu connectif sem de nuclus (fig. 13, (3, 7) qui se confondent avec le nvrilemme du cordon nerveux. La forme de la section du tube varie beaucoup suivant les prparations (PI. VII, fig. 6, 7, 13, th), mais cela lient, sans doute, uniquement des dformations produites par la pres- sion du rasoir, le tube n'offrant gure de rsistance par suite de sa grande capacit. La fibre tubulaire parat tre normalement cylindrique dans toute sa longueur. Au commencement, je ne doutais point que le cordon nerveux unique des Myxicoles ne ft le rsultat de la soudure sur la ligne mdiane des deux cordons typiques, cordons qui restent entirement spars l'un de ' Histoire naturelle des Annels, t. II, \i. -iO'J. DES ANNLIDES SDEMAIUES. 110 l'aulre chez los autres Serpuliciis. Celte coalescence semblait expliquei- en mme temps les dimensions gigantesques de la fil)i"e lubulaire. ^lais eette opinion n'est point en accord avecles laits. En effet, dans la rgion thoracique les deux cordons existent, mais l'un ne tarde pas s'atrophiei' d'une manire assez singulire, si bien qu'un seul cordon pntre dans l'abdomen. Si nous suivons le systme nerveux central d'une Myxicole d'avant en arrire, nous trouvons que les ganglions crbraux {V\. VI, lig. 5, cr) donnent naissance aux pais connectit's sophagiens (cm) dont chacun renferme une libre lubulaire. Le diamtre de celle-ci ne dpasse pas dans cette rgion 55'"'". Les connectifs ne peuvent se rapprocher l'un de l'autre sous l'so- phage proprement dit, ()uisque celui-ci touche la paroi ventrale du corps par son rcessus (z), mais l'estomac ( peine plus large, il est vrai, que l'a'sophage), les connectifs passent peu peu sous le tube di- gestif. A la partie antrieure de cet organe, on les trouve peu prs au niveau de son bord inlV-rieur (Pl.VlI,fig. 1,); un peu plus loin, ils sont conqdtemenl au-dessous et ils se collent l'un l'autre sans pourtant se confondre. La coupe du systme nerveux en ce point a donc une forme de biscuit (PI. MI, lig. 2, en), ^lais si les deux cordons nerveux restent distincts, il n'en est [jas de mme des grosses fibres tubulaires qui for- ment ici une anastomose (a). Ce terme n'est au fond pas trs-exact. Il vaut mieux dire que l'une des fibres se jette dans l'autre, et que la sub- stance mdullaire de la premire va se fondre avec la substance mdul- laire de l'autre. En effet, une coupe transversale, faite un peu plus en ar- rire, montre bien encore les deux cordons nerveux juxtaposs, mais l'un (PI. VI, fig. 0, en ' ; PI. Vil, lig. 3, en') offre des dimensions Irs-rduites et ne renferme plus aucune trace de libre lubulaire, tandis que l'autre est relativement bien |)lus volumineux (ai' ) et renferme une large libre lubulaire. Les deux fibres se sont donc runies pour n'en former qu'une. Quant au cordon nerveux moiti atrophi, on le retrouve dans toutes les coupes faites plus en arrire, jusqu' l'exlrmit postrieure du Iho- 120 STRUCTURE rax, mais il diminue graduellement de volume, se colle toujours plus exactement au cordon nerveux principal (PI. VII, fig. A). Il finit par s'enfermer avec lui dans un nvrilemme commun et mme par pn- trer dans l'intrieur de son tissu (11g. 5) o il se termine en pointe co- nique. On voit donc que le systme nerveux impair de l'abdomen des Myxi- coles est bien dans un certain sens le rsultat d'une soudure de deux chanes nerveuses primordiales, mais que cette soudure n'en implique pas moins l'atropbie complte de l'une de ces chanes dans toute la r- gion abdominale. J'ai malheureusement nglig de m'assurer si le cordon nerveux, frapp d'atrophie, appartient chez tous les individus au mme ct du corps. Chez toutes les Annlides jusqu'ici examines, les grosses fibres tubu- laires appartiennent la rgion dorsale des connectifs. Elles peuvent bien dvier d'une manire trs-marque de leur position typique, comme la rgion stomacale de la Prohilu inlestinum (PI. YIII, fig. 4, Ih), mais elles n'en restent pas moins suprieures, en ce sens que les commissures transversales qui existent entre les deux chanes nerveuses, lorsque celles-ci sont span'cs, passent au-dessous d'elles. Aussi ai-je ('t frs- tonn d'observer une dis[tosition toute diffrente chez les Spionidiens. Dans cette famille les deux cordons nerveux ventraux paraissent rester spars, quoique trs-rapprochs l'un de l'autre dans toute la longueur du ver. Ce fait a dj t dcouvert en 18i3 par^I. de Quatrefages ' pour une espce de genre Spio [Malacoceros Girardi Qtrfg.). Dans mes Annlides Chtopodesde Naples, j'ai jet des doutes sur l'exactitude de l'interprtation de M. de (^)uatrefages, mais tort, comme je me fais un plaisir de le reconnatre aujourd'hui. Je me suis exprim cette po- que de la manire suivante : La chane nerveuse ventrale (chez la Ne- rine Cirralulus) parait au premier abord divise sur toute sa longueur ' Types infrieurs de reml)rancliempnt des Annels. Annales des Se. nat., 1850, t. XIV, p. 359; PI. X, tig. 1. Voyez aussi : Ilist. uat. des Annels, t. I, p. 43G. HES ANN'i;i.ll>KS StnENTAlKES. 121 en deux moilis distinctes. C'est ainsi, du reste, que M. de Quatreiages Ta reprsente che/ ses Nriniens. Mais cette apparence provient de l'exis- tence, sur la ligne nii'dianc dorsale du systini; nerveux, d'une large fibre tubulaire, senddable celles cpii sont dj coiuuies chez les Oligochtes, les Tlthusiens et certains Capitelliens. Ce tuhe incolore parat rempli d'un liquide dont la rl'ringence ne s'loigne gure de celle de l'eau, etc... (!les observations taient faites sur le vivant. Aujourd'hui, aprs l'examen de coupes d'individus durcis, je retrouve bien la grosse fibre en question (PI. XV, 11g. 5, Ih), mais je constate, en outre, qu'elle occupe l'intervalle entre les deux cordons nerveux [en) qui sont bien rellement spars dans toute leur longueur, comme l'avait dit M. de (,^)uatrerages pour son Malacoceros. Cette norme hbre ou plutt ce canal section ovale dont la paroi n'est forme que par une membrane trs-mince se- me de nuclus, est remplie par un liquide dans lequel l'alcool ne pro- duit aucune coagulation. De plus, j'tais dans l'erreur en croyant que cette fibre appartenait au ct dorsal du systme nerveux, comme chez les autres Annlides. En fait, elle est place peu prs au mme niveau que les deux cordons nerveux, mais elle n'en appartient pas moins la face infrieure du systme nerveux, car les commissures(PI.XV,fig.5,em) qui unissent les deux cordons entre eux, passent par-dessus. Enfin, une dernire erreur corriger est celle qui m'a fait reprsenter cette grosse fibre comme accompagne de fibres plus troites. Cette erreur rsultait d'une illusion d'optique qui se produit facilement tant qu'on examine le systme nerveux de face. En effet, la grosse fibre tubulaire ne remplit pas partout exactement l'espace situ entre les deux cordons nerveux. Il sub- siste alors un petit espace entre chacun des bords de la fibre et celui des cordons voisins. (>et espace linaire a t('' pris par moi pour une fibre ac- cessoire. Cette illusion, bien comprhensible par suite de la petitesse de l'objet et de l'analogie apparente avec la fibre principale et les deux fibres accessoires chez les Lombrics, cette illusion, dis-je, s'vanouit immdia- tement lorsqu'on examine des coupes transversales. Chez les Trbelliens il n'existe pas de grosses fibres tubulaires. Tou- 16 122 STRUCTURE tefois, je trouve sur les sections transversales du systme nerveux de la Terebella flexuosa les coupes de deux cordons d'une substance homo- gne (PI. X, fig. 1, r]) incolore, qui rappelle entirement la substance m- dullaire des grosses fibres tubulaires chez les Saliellides. La mme chose a lieu pour le cordon nerveux ventral des Audouinics (PI. XI, fig. 9, S). Peul-lre faut-il y voir les homologues des fibres tubulaires, qui seraient ici entirement dpourvues d'enveloppe et rduites la substance m- dullaire. Je me borne cet expos anatomique. Faire des hypothses sur les fondions de ces singulires fibres tubulaires me semble parfaitement superflu. Les deux lments que M. Leydig a distingus dans le systme ner- veux des Annlides' : les cellules et la substance fibrillaire punctiforme, peuvent tre reconnus chez les Polychtes comme chez les Oligochtes. Les cellules occupent toujours les parties infrieures etsouvent,en outre, les parties latrales des cordons nerveux, ainsi que M. Leydig l'a dj remarqu. Chez les Annlides sdentaires, o les renflements ganglion- naires sont, en gnral, peu accuss, ou mme parfois totalement ab- sents, on trouve, dans la rgle, les cellules dans toute la longueur du cordon nerveux sans interruption. Seulement, dans les renflements gan- glionnaires, la couche de cellules prend une plus grande paisseur. Quelquefois les cellules ganglionnaires peuvent tre distingues isol- ment avec unegrande facilit, comme chez le 5/^/ano/rfes (PI. X, fig. 14, a). Chez ce ver elles sont piriformcs, trs-allonges, avec la pointe tou- jours dirige vers le haut. Elles atteignent, les plus grandes du moins, un diamtre de 25'"'". Dans d'autres cas, leur prparation est un peu plus dlicate, mais russit dans les coupes minces, comme chez les Spiro- graphes (PI. V, fig. 4, r; fio. G, -5). Mais souvent les Hmites des cellules ' Voyez surtout. : Franz Leydig, Voni Ban des thierischen Korpers : Handbuch der vergleiclien- deu Anatomie, Bd. I, erste Halffe. Tubinsen 1864: et Tnfeln zur vergleirhenden Anatomie. Erstes loit, Tiibingen lSfi4. DES .\\.\(:LII)ES SIJEMAIKES. 123 sont si pou (lisliiick's, que la couche cellulaire semble n;mplace par une masse tibrillaire dans laquelle sont sems de nombreux nuclus. Celte masse n'en est pas moins distincte de la substance punctiforme. Chez la Terebella flexuosa (PI. X, lig. 1), dans les prparations colores par le carmin, on reconnat [)remire vue la substance cellulaire groupe en un gros coi'don ventral section presque quadrangulaire (jt), et en deux cordons latraux (3). En ellet, celte substance absorbe le carmin avec nergie, taudis que la substance punctiforme est entirement rfractaire l'action de la substance colorante. Cette circonstance permet aussi de distinguer dans le cerveau du mme ver la couche celluleuse (PI. IX, fig. 2, n-') de celle qui ne l'est pas (cr'). Chez YAudouima fdigera, l'ap- parence de la couche celluleuse (PI. XI, fig. 9, |3) est la mme que chez les Trbelles, sauf que cette couche est entirement condense la sur- face ventrale. Toutefois, ral'finit pour le carmin est ici relativement trs- faii)le. C'est une erreur de croire (jue les llbrilles des nerfs et des connec- tifs doivent forcment aboutir des cellules nerveuses. La coupe (PI. V, fig. 4), mene travers la chane ganglionnaire du Spirographis Spallan- zanii et par une commissure nerveuse {cm), semble bien, il est vrai, favo- rable cette manire de voir. Le cordon ventral est, en effet, travers par un rseau de faisceaux fibiillaires, dont les dernires ramifications (v') paraissent aboutir la couche de cellules nerveuses(^), tandis que toutes les branches se runissent au ct oppos, en un ou deux troncs (7) qui sont les racines de la commissure. Mais dans les sections faites dans le plan de la naissance d'un nerf, on obtient une image toute semblable. Les fdjrilles du nerf doivent donc se glisser entre les cellules pour aller former le rseau au sein de la substance puncti- forme. Beaucoup de branches de ce rseau paraissent d'ailleurs passer aux racines do la couunissure voisine. Sur une coupe transversale d'un cordon nerveux ventral de Trbelle (PI. X, fig. 1) passant dans le plan des racines de deux nerfs ventraux (n), on voit clairement qu'une partie des faisceaux fibrillairos du nerf passe au travers du cordon 124 STIIICTIRE latral le cellules (p) et traverse dans son entier la substance puncti- Ibrme (y). Ces faisceaux (n') s'tendent mme jusqu' la surface dor- sale du cordon nerveux, o les cellules ganglionnaires font dfaut. Il n'en est d'ailleurs i)as moins vrai, que la plus grande partie des fibrilles du nerf se perdent dans les colonnes latrales de cellules. On trouve, en gnral, dissmins dans la substance punctiforme du cordon nerveux ventral, de petits nuclus peu abondants. J'en ai dj fait connatre de tout sendjlables chez le ver de terre, sans oser dcider d'une manire absolue s'ils sont de nature nerveuse ou s'ils appartiennent une sorte de Nevroglia soit rliculum connectif. Je m'tais pourtant prononc en faveur de cette dernire alternative. Qu'ils fassent partie d'une sorte de rticulum, c'est ce dont je ne doute point. Cela se voit non-seulement sur des coupes transversales (PI. V, fig. 5), mais en- core mieux sur des coupes longitudinales de grandes espces (PI. V, fig. 0, du Spirogiaphis Spallanzanii), o les nuclus sont sems en ranges longitudinales irrgulires et divisent ainsi la substance fibril- laire i)unctiforme en faisceaux longitudinaux. Les nuclus sont donc logs entre les faisceaux, mais ce n'est pas une raison pour affirmer leur nature connective. Certaines dispositions g(Mirales du systme nerveux central des Annlides, paraissent n'avoir pas t suffisamment releves jusqu'ici. Il est, par exemple, trs-singulier de voir, combien les relations de position de ce systme si important avec les organes voisins, sont sujettes varier. Chez beaucoup d'Annlides, et c'est mme, parat-il, presque la rgle chez les Annlides errantes, le cordon nerveux ven- tral ne repose que trs-lgrement sur la paroi du corps avec laquelle il est runi par quelques brides musculaires. Il est, par suite, baign dans la lynq)be priviscrale. Cette disposition est surtout vidente pour les Oligochtes et tout spcialement pour les Lomltrics Chez ces derniers les faisceaux de fibres musculaires longitudinales ne sont, en effet, nullement diviss en deux groupes par un sillon sur la % li:S AWKl IDKS S(:i>lvM AIKKS. 125 ligne nukliaiio ventrale du ver, mais iornienl une masse continue. Le cordon nerveux est suprieur, par cons('((uent , rnnie aux muscles loiiiiiludiiiaux. Une telle disposition est rare parmi les Anni'lides S('den- taires; loulelois, elle peut se prsenter. C'est le cas chez le Sltjlarioides monilif('ru!>, o la chane nerveuse (PI. X, fig. 8, en) est, mme dans sa |tartie antrieure, attache tort lchement la paroi ventrale. Il est vrai (jne chez ce ver la cliahie nerveuse doit jouii' d'une facilit de dplacement tout exceptionnelle. En effet, an moindre danger, les Stylariodes rtractent tout leur appareil branchial (PI. X, tig. 8, br) dans la cavit thoraciqne, grce la prsence d'une gaine extrover- sihle {'^), forme par un dveloppement particulier de la musculature du segment buccal. Le segment buccal lui-mme qui, dploy, a la forme d'un entonnoir, s'invagine en outre (fig. 8, 7), en formant de nom- breux replis longitudinaux (fig. 9, (3), dans l'intrieur du segment pr- cdent. Ce retrait extraordinaire de la rgion cphaliqne l'intrieur du corps entraine une rtlexion de la chane nerveuse sur elle-mme (fig. 8, en'). C'est ce qui explique comment une section transversale des Stylariodes faite dans cette rgion peut donnei' deux coupes du systme nerveux (PI. X, lig. 10, en et en'). Il est clair que tous ces mouvements doivent pouvoir s'oprer sans exercer de pression ni d'extension sur le systme nerveux. Cette position du cordon nerveux ventral dans la cavit priviscrale est, je le rpte, exceptionnelle chez les Annlides sdentaires. Dans la rgle il existe un intervalle plus ou moins considrable entre les deux muscles longitudinaux ventraux et le systme nerveux s'y enfonce plus ou moins profondinent. En mme temps il s'entoure d'un tissu con- nectif, vaiiable quant son abondance, dans lequel circulent de nom- breuses fibres musculaires. C'est ce que nous avons vu, par exemple, chez les Serpuliens. Mais ici et dans les autres cas o les deux cordons nerveux restent spars, il peut subsister encore un sillon sur la ligne mdiane, pntrant plus ou moins profondment entre ces deux cordons. Ce sillon peut disparatre aussi et le systme nerveux tre envelopp 1 20 STRUCTURE dans le tissu ambiant, au point que la lymphe priviscrale ne puisse plus mme arriver dans son voisinage. C'est ce qu'on voit chez les Vudouinies (PI. XI, (ig. 0) o il n'est pas possible de faire une prpa- ration du cordon nerveux. 11 faudrait pour cela le sculptei'. Seules les coupes peuvent renseigner exactement sur sa conformation. Le systme nerveux peut aussi s'enfoncer jusqu'au contact de la couche de fibres musculaires circulaires de la paroi du corps; ainsi chez les Audoui- nies (PI. XI, lig. 9), les Chtoptres (PI. XII, fig. 2, n), etc. On peut aussi le trouver log dans l'paisseur de cette couche circulaire, connue je m'en suis assur l'abdomen de la Terebella Meckelii (PI. X, fig. 7, en). Entin, le systme nerveux peut devenir tout fait superficiel, c'est--dire tre plac entre l'hypoderme et la couche musculaire. C'est ce qui arrive, par exemple, chez les Tlpsaves (PI. XIII, fig. I i, en), chez les N- rines (PI. V, fig. 5, en). Quelquefois cette superficialit est restreinte certaines rgions, ainsi au cerveau chez les Trbelles (PI. XI, fig. 2 et 6 en), aux connectifs dits sophagiens chez les Audouinies (PI. XI, fig. I et 2, em). Chez ces dernires le connectif dans sa partie post- rieure, est encore enferm dans l'paisseur de la couche de fibres mus- culaires transversales t^ibid., fig. 3, em), mais mesure qu'il s'avance vers la partie antrieure il devient plus superficiel, si bien que dans le segment buccal (lig. 1 et 2) il est entirement compris dans l'hypoderme. Ces cordons nerveux mriteraient, par consquent, dans ce cas le nom de connectifs sous-eulans plus que celui de connectifs sophagiens. M. de Quatrefages avait dj remarqu chez le Cirralulus fuseescens Johnst. (C. ^ledusa Johnst. ) que les connectifs extrmement grles, sont placs presque immdiatement au-dessous de la peau.' Les Annlides sdentaires prsentent aussi de grandes variations dans r(''loignement ou le degr de coalescence des deux cordons nerveux typi- ques, et l'importance de ce caractre ne doit pas tre trop exagre au ' MemoiiT Mir le systi'iin' iii'ivfu.x des Aiiiu'lidt's. ~ .Vnnales les Sck'nces naturelles, 18.50, t. XIV, p. SG"), 1 DES ANXLIDES SDENTAIRES. 127 point de vue de la classification. Nous avons dj vu que si l'on attribue, avec raison, aux Sorpuliens deux cordons nerveux ventraux, spar(''s dans toute leur longueur, la Myxicoln infundlhuhim, qui n'eu reste pas moins malgr cela un Serpulien, n'en a pourtant qu'un seul. Les Clitoptriens ont deux cordons nerveux, singulirement loigns l'un de l'antre au thorax; ainsi, par exemple, chez les Chtoptres (PI. XII, fig. 1 et 2, n) et les Tlpsaves (PI. XI II, fig. 2 et 3, en). Ces cordons, dpourvus de tout renflement ganglionnaire, sont extrmement minces relativement au corps du ver, et je n'ai pas russi jusqu'ici trouver des commissures transversales entre eux. Il est clair que, chez ces vers position entire- ment latrale des cordons nerveux, il n'y a pas de collier sophagien proprement dit, mais ces deux cordons n'en sont pas moins runis par une commissure crbrale superficielle (PI. \III,fig. 1, cr, chez un Tl- psave; PI. XII, fig. 5, n\ chez un Chtoptre). Je dis commissure cr- brale, parce que c'est peine si ce cordon transversal, du moins chez les Tlpsaves, est assez important pour mriter le nom de ganglion c- rbral. Il en joue pourtant le rle. A sa surface sont placs les deux ocelles pigmentaires des T'b'psaves (PI. XII, fig. 1, o) et les nombreux petits points oculaires des (Chtoptres (PI. XIII, fig. l et 5, o). Mais dans la rgion mdiane et posti'rieure, les Clitoptriens sont loin de se com- porter tous de la mme manire. Chez les Tlpsaves, les deux cordons nerveux restent dans toute la longueur du corps peu prs aussi loigns l'un de l'autre qu'au thorax. Ils sont logs l'abdomen (PI. XIII, fig. 4 et 5, en) dans une rainure des muscles longitudinaux de chaque ct. Cependant, cette rainure n'est pas assez profonde pour {[ne le cordon nerveux ne fasse pas, saillie et que, soulevant l'hypoderme fort mince, il ne traduise pas la surface sa pr-scncc par un h'ger bourrelet longitu- dinal. Une position aussi expose, pour nn organe qu'on est habitu voir protg d'une manire toute spciale, a lieu de surprendre. Chez les CIk'- toptres, il en est tout autrement. Les deux cordons nerveux, si loigns l'un de l'aiilic la rgion thoraciqne (PI. XII, lig. I cl 2. /n, se rappro- 128 STRUCTURE client peu prs jusqu' juxtaposition complte dans la rgion moyenne (lig. 3, en) et la postrieure (lig. 4, en). En mme temps ils remontent entre les deux muscles longitudinaux {ms'), de manire occuper nue position li's-protge contre les actions extrieures. Dans cette rgion abdominale, ils prsentent des renflements ganglionnaires vidents. (liiez les Trbelliens, il parait exister des variations de mme ordre. On sait, en effet, que M. de Quatrelages, d'aprs des tudes faites sur une espce qu'il a dtermine comme la Terehella concinlega Sav., attribue cette famille une chane ganglionnaire, simple dans toute l'tendue de la portion tboracique du corps et double l'abdomen. L, elle est simple, en ce sens que les ganglions, peu mai'qus, sont rattachs, les uns aux autres, par des connectifs distincts, mais dont les enveloppes sont adh- rentes; ici, elle est double, c'esl--dire qu'elle se partage en deux chape- lets latraux, runis par des commissures transversales courtes et grles. Je ne doute pas que cette description de M. de Quatrefages ne soit par- faitement exacte poiu' la Terehella conchileja, mais il n'est pas possible de l'tendre tous les Trbelliens. Ainsi, chez la Terehella /lexiiosa, le cordon nerveux est simple non-seulement au thorax, mais encore l'ab- domen, et cela d'une manire bien plus complte que M. de Quatrefages ne l'admet pour la partie thoracique de la chahie nerveuse. En effet, il ne peut tre nullement question ici de connectifs distincts enferms dans une ganie commune. La chane constitue un cordon section ovale (PI. L\, lig. 5, en; PI. X, lig. 1), mais diamtre moindre l'abdomen qu'au thorax. Les renllements dits ganglionnaires au niveau des origines des nerfs sont peine sensibles, et partout la section transversale de ce cordon unique montre les trois colonnes de substance nerveuse cellulaire (PI. X, lig. l, ot et, S) que nous avons dcrites plus haut. La fusion des deux cordons typi([ues en un seul est si complte, (|u'il ne subsiste pas mme une division siu' la ligne mdiane par une |aroi connective, sem- Idable celle des Londjric^. Sans doute, le cordon est compos de deux moitis symtriques, mais le plan de division est purement idal. C'est mme l une raison pour ne pas exagrei' l'importance que MM. Leydig, DES ANNLIDES SDENTAIRES. 129 Schneider et d'autres accordent la simplicit du cordon nerveux chez les Gphyriens et sa duplicit chez les Annlides. La Terebella Meckclii [trsente une conformation semblable du cordon nerveux au thorax. Mais l'abdomen, ce cordon est rduit l'tal d'une bandelette extraordinairement aplatie (PI. X, fig. 7, en), et l, du moins, il m'a paru form de deux moitis juxta|)Oses. La rduction des ganglions crbraux, dans certains cas, est fort re- marquable. Ils constituent chez la Terebella flexuosa une simple commis- sure transversale (PI. IX, lig. 2, G et 7, cr) sans aucune trace de division sur la ligne mdiane, et prsentant mme son maximum d'paisseur aux extrmits, c'est--dire aux points o elle passe aux connectifs sopha- giens {ibid., fig. 3 et 4, cr). M. de Quatrefages a trouv chez la Terebella conchilega une conformation qui ne s'loigne pas beaucoup de celle-l, mais o la division en deux ganglions est plus accuse. Cependant la com- missure crbrale des Trbelles est encore relativement assez paisse. Celle des Chtoplriens a, comme nous l'avons vu, un dveloppement bien moindre. Chez les Audouinies, enfin, non-seulement il n'y a point de ganglions crbraux, mais les deux connectifs dits sophagiens s'att- nuent si rapidement en avant, qu'il ne m'a pas t possible de constater leur runion. La comparaison de trois coupes successives (PI. XI, fig. 3, cm; fig. 2, cm et fig. l,cm), reprsentes au mme grossissement, montre combien cette diminution de diamtre des connectifs en avant est rapide. Dans les sections faites en avant (fig. 1), je n'ai jamais russi recon- natre les connectifs, dont la recherche exige dj de forts grossisse- ments du microscope. Je considre cependant comme probable qu'ils s'anastomosent eniye eux par un filet fort tnu. Chez le Cirratulus fusces- cens, M. de Quatrefages dcrit et figure, au contraire, deux gros ganglions crbraux. Je ne puis terminer ce qui concerne le systme nerveux central sans avouer qu'il m'a t parfaitement impossible d'en trouver la moindre trace chez YOivenia fusiformis sur les coupes d'individus conservs. Dans 17 130 STRUCTURE mes recherches sur ce ver l'tat frais, j'ai dj remarqu combien il est difficile de trouver le cordon nerveux. J'avais pourtant cru en reconnatre la prsence, avec la restriction qu'il ne renferme aucun des lments his- tologiques habituels de cet organe. Je ne serais pas loign de penser que les fibres ondules que j'ai mentionnes ce propos, ne fussent des fibres musculaires. D'autres seront peut-tre pins heureux que moi dans cette recherche. Sur les nerfs des .\nnlides, je n'ai pas grand'chose ajouter ce que j'ai dit dans mon mmoire sur riiistologie des Lombrics. Leur structure est, en effet, partout la mme. Elle est d'ailleurs semblable celle des commissures dont j'ai parl plus haut. Certains nerfs m'ont frapp par leur dveloppement extraordinaire. C'est surtout le cas pour le nerf bran- chial des Serpuliens. Chez le Spirographis Spnllanzanii, le nerf de droite et celui de gauche sont fort loin d'offrir les mmes dimensions, par suite de l'ingal dveloppement des deux moitis de l'appareil branchial. Mais l'un et l'autre offrent la forme d'une large bande fort paisse, dont on voit les sections dans les ligures 1 4 (n' et n^) de la PI. I. Les dimen- sions de ces nerfs sont si extraordinaires, que je les ai tenus d'abord pour un prolongement des ganglions crbraux en avant, comparable un singulier prolongement de ces ganglions en arrire, que j'ai dcouvert chez la Myxicola infundibnium (PI. YI, fig. i, cr^). Cependant il n'en est rien. La structure intime montre qu'il s'agit bien de nerfs, ou plutt de faisceaux de nerfs juxtaposs. J'ai appliqu ces nerfs le nom de bran- chiaux, il ne faudrait pourtant point les croire destins uniquement aux rayons branchiaux. Ils fournissent, en outre, tous ces nombreux filets nerveux qu'on voit, l'aide de grossissements suffisants, sillonner le tissu conneclif de la base de l'appareil branchial et des tentacules. C'est pour cela qu'ils diminuent rapidement de volume et sont rduits une bien faible puissance leur arrive aux rayons branchiaux. Je n'ai mme pas russi voir leur continuation dans l'inli'rieur de ceux-ci, moins qu'il ne faille considrer comme telle les cordons celhileux (PI. 111, fig. 5, n) DES ANNLIDES SDENTAIRES. 131 dont nous avons parl plus haut. Le nerf branchial des Myxicoles(Pl. VI, fig. 1, n) offre une disposition toute analogue. Chez les Audouinies il existe deux nerfs (PI. XI, tig. 7, m' et n'^) dans toute hi longueur de chaque branchie. Ces nerfs existent galement dans les tentacules (ibid., fig. 6, n\ n^) o celui qui correspond la gouttire cilie s'tale en une large bandelette (n"-) munie de processus {n'). Tous les nerfs des tentacules naissent d'un tronc commun (PI. XI, fig. 4, n), dont il est facile de trouver la section dans la paroi dorsale du corps la base du groupe de tentacules, mais que je n'ai pas poursuivi jusqu' sa racine premire. Ce grand dveloppement nerveux est, sans doute, en rapport, comme je l'ai dj fait remarquer, avec l'extrme vitalit et mo- bilit de ces organes, mme lorsqu'ils sont spars du corps. Chez la Myxicola infundibulum j'ai trouv un nerf assez remarquable qui parait prsider un sens. Ce nerf nat des ganglions crbraux, dans l'intrieur desquels on peut poursuivre sa racine (PI. YI, fig. 4, w). Il se dirige vers la partie latrale du corps en dcrivant un arc (ibid., fig.3,n) dont la concavit regarde le ventre, et il aboutit une petite fossette (fig. 2, se) place entre la base de l'appareil branchial et le bord ant- rieur du thorax. L, il s'tale en une surface nerveuse (fig. 2, fi) qui n'est spare du monde extrieur que par la mince couche hypodermique de la fossette. La concentration de ce gros nerf sur un point de la superficie me semble suffisante pour faire supposer dans la fossette un organe des sens. Il n'est peut-tre pas inutile de rappeler que chez les Leptochones, d'ailleurs si voisines des Myxicoles, chez les Amphiglnes, qui s'en rap- prochent galement plus d'un gard, de mme que chez les Oria, les Dialychones et quelques autres Serpuliens, il existe des organes auditifs qui font dfaut la Mijxicola infundibulum. Peut-tre l'organe en ques- tion doit-il suppler ce dfaut. 132 STRUCTURE DES ORGANES SEGMENTAIRES (GLANDES TUBIPARES, GLANDES RPUGNATOIRES., ETC.) L'tude des organes segmeiUaires sur les animaux conservs est, en gnral, fort ingrate. Ce sont, le plus souvent, des tubes tortueux, em- brouills, dans l'analyse desquels l'action des cils vibratiles, pendant la vie, fournit un guide prcieux. Ce guide fait dfaut chez les individus conservs. Cependant, l'tude des sections en sens divers m'a fourni, dans un petit nombre de cas, des rsultats trs-nouveaux. Je me borne- rai l'tude de ces cas-l. Je suppose la forme typique des organes segmentaires connue. Quant leurs fonctions, on admet gnralement aujourd'hui, et avec raison, que ces organes servent emmener au dehors les lments reproduc- teurs. Cependant, comme je l'ai montr diffrentes reprises, ces organes ont, en outre, dans une foide de cas, des fonctions scrtoires. C'est d'ailleurs ce que chacun est oblig d'admettre chez les Oligochtes. Cela est vrai aussi des Polychtes. Chez les Serpuliens on ne connat jusqu'ici qu'une seule paire d'or- ganes segmentaires, logs dans le thorax; mais, prcisment dans ce cas, je suis loin d'tre persuad que ces organes servent rellement l'va- cuation des lments reproducteurs. Jamais, pour ma part, je n'ai ren- contr ces lments dans l'intrieur de ces tubes. En revanche, il est parfaitement certain qu'ils jouent le rle de glandes tuhipares. Dans les espces tube calcaire, leur contenu fait fortement effervescence avec l'acide actique, et il se prsente parfois mme sous la forme d'une boue calcaire. Chez la iMyxicola infundibulum, il est facile, lorsqu'on a sorti l'a- nimal de son tube muqueux, de suivre le courant de mucus sortant de l'ouverturede l'appareil tuliipare. Il traverse l'entonnoir branchial, redes- cend sur le ct externe de cet organe, pouss par les cils qui le tapis- DES A.\Nl:i.ll>ES SiDEMAlKES. 133 sent, cl vient s'taler sur le corps du ver pour lui former une nouvelle gane. Chez les Sabellidcs la glande tulnpare conserve la forme typique d'or- gane segmentaire au plus haut degiv, c'est--dire (pi'elle se prsente sous la forme d'un tube recourb sur lui-mme, dont li's deux liranches sont collt'es Tune l'autre. Ces deux brandies sont de dimensions trs-in- gales. La plus troite est la branche interne (ainsi chez le Spiroijraphis Spallanzanit, PI. I, fig. 8 et 0, o.s*), c'est--dire celle qui s'ouvre dans la cavit priviscrale par un pavillon. L'autre s'largit en un vaste sac parois trs-plisses qui se rtrcit graduellement pour former le tube excrteur (PI. I, fig. 8 et 9, o.s'). Celui-ci va s'ouvrir la base du premier pied sligre. La paroi de ce tube prsente une richesse en vaisseaux tout fait exceptionnelle; cette condition combine avec le grand dveloppe- ment de surface rt'sultant des nombreux replis de la paroi (coups en par- tie dans la coupe tangenlielle en o.s, PI. II, fig. 2), est videmment favo- rable aux fonctions de scrtion. L'pithlium est color dans la branche externe, chez le Spirographis, par du pigment brun. Il est curieux de constater, comme je l'ai dj fait dans mon Suppl- ment aux Annlides Chtopodes de Naples, il est curieux, dis-je, de constater que les organes tubipares des riographides et des Serpulides s'loignent par un caractre trs-important de ceux des Sabellides. Chez ces derniers, la forme typique tant conserve intgralement, chacune des deux glandes va s'ouvrir par un pore spcial la base du pied cor- respondant. Chez les autres, les deux glandes se prsentent bien toujours sous la forme de deux boyaux recourbs, mais elles se runissent pour former un tube excrteur commun. Ce tube impair va s'ouvrir en avant, du ct dorsal, la base des branchies. On en trouve la cavit indique sur les coupes transversales de l'extrmit antrieure, soit chez la Protula inteslinum (PI. Vltl, fig. 1 et 2, o.s), soit chez la Mij.ricola infun- dbulitm (PI. YI, fig. 2 i, o.s). L'ouverture de ce canal impair est pla- ce au fond du sillon qui spare la moiti droite de l'appareil branchial de la gauche. Des coupes faites en arrire du point de runion des deux 134 STRUCTURE glandes en un tube impair, t'ournissen( nalurellement des sections des deux branches de chaque ghuide. Ainsi, dans hi section thoracique de la Protula intesiinum, reprsente lig. 3 (PI. VIII), on voit la conpe de la branche interne en o.s\ celle de la branche externe en o.s\ et enfin, en o.s', celle de la partie de cette dernire qui se dirige vers la ligne mdiane dorsale pour s'unir son homologue de l'autre ct. Il est remarquable que cette branche se glisse entre le muscle longitudinal su[)rieur (ms') et la couche des fibres circulaires de la paroi du corps. Les deux branches prsentent des replis trs-nombreux paroi trs-vasculaire, replis qui en diminuent beaucoup le calibre, mais qui augmentent la surface de scrtion. Ces replis sont bien autrement compliqus chez la Myxicola inftmdibulum, soit dans la branche externe (PI. VI, fig. 6, o.s'), soit surtout dans l'interne (fig. 0, o.s'). Dans la premire, comme aussi dans le tube excrteur commun (fig. 2 -i, o.s), rpith'lium est rempli d'un pigment aussi noir que celui d'une chorode huiuaine, pigment qui fait dtaut aux cellules pilhliales de l'autre branche. Ces replis sont si nombreux que les tubes en prennent une consistance assez solide et que leur forme reste parfaitement invariable dans les sections minces. Leur dveloppement est si considrable qu'ils remplissent tous les interstices entre le canal alimentaire et ses plexus d'une part et la paroi du corps d'autre part (lig. 4 et 6). Ils contribuent donc un certain degr la soli- dit de la rgion thoracique. Les replis si complexes reprsents dans la fig. 6, ont t dessins exactement la chambre claire et rduits par le panlographe. Ils donnent donc luie fidle image de la section. (iC dveloppement extraordinaire de la surface scrtante dans les glandes tubipares des Myxicoles, est eu harmonie avec la rapidit/' ton- nante de la formation d'un tube muqueux nouveau ds que l'animal a t sorti de sa demeure. Mais c'est pour moi une raison de plus de don 1er que les lnuMits reproducteurs suivent cette voie si complexe pour arri- ver au dehors. Je ne puis abandonner entirement l'ide des anciens au- teiu's que ces lments sont vacus par des pores latraux de l'abdomen, d'autant plus que je ci'ois me souvenir d'avoir t une fois tmoin de DES ANNLIDES SDENTAIRES. 135 cotte vacuation chez une Serpule. II est certain qu'il ne se prsente nulle part chez les Serpuliens d'ori-anes seonienlaires de la forme l\|)ique, autres que les deux glandes tuhipares, mais il pouri'ait exister de simples pores. Je nie suis donn beaucoup de peine pour les dcouvrir chez les grandes espces, surloutchez le Spirofirap/iisSpallaDzaui. Il me paraitvi- dent que ces porcs, s'ils exislent, ne peuvent se prsenter qu'aux pieds ab- dominaux; c'est l seulement que leslments reproducteurs arrivent jus- qu' l'hypoderme. La paroi des tores uncinigres est, en ralit, partout fort mince, bien que chaque plaque onciale (PI. II, fii. 10, uc) ait ses nuiscles spciaux (ms'); mais c'est surtout au sonuuet mme, c'est--dire l'extrmit externe ou dorsale du tore, au point o l'on trouve une tache violette (fig. 6 et fig. IQ.pg), que l'amincissement est extrme. L, toute couche musculaire a disparu et la semence (fig. 10 et 11, sp) chez les mles, les ufs chez les iemelles, arrivent an contact de l'hypo- derme. Toutefois, l'examen de cette rgion ne m'a jamais fait reconnatre d'ouverture en ce lieu. Les coupes verticales (fig. 11), examines un fort grossissement, montrent partout l'hypoderme form de cellules pitht'- liales coniques, hautes d'environ 20 35'"'" (fig. 1 1, ep). Cependant, au point color, ces cellules sont tellement [deines de pig- ment (pg) que leurs limites ne sont plus distinctes. 11 serait donc toujours possible qu'une ouverture contracte existt au centre de la tache. Ce qui me fait pourtant douter toujours de son existence, c'est l'absence de tout organe musculaire destin ou op('rer la fermeture et l'ouverture. La question reste donc pendante. Des organes segmentaires fort remarquables sont ceux des Chtopb'- riens qui, dans la n'^gion abdominale, paraissent prsidei' la fois l'- vacuation des lments sexuels et la scrtion d'une substance excr- mentitielle. Chez les Chtoptres, ces organes sont forms d'un tube repli' et contourne'' (PI. XII, fig. 4, os\ os'). Je les avais tudis depuis l(nglemps sur le vivant sans me douter (pi'ils sont composs de deux parties bien distinctes au ]ioint <]e vue fonctionnel el histochimique. I.'.ielidii (le 1,1 ruclisine sur (b's sections (riiidividiis eonservi'S, m'a subi- 136 STRUCTUR lement rvl cette diffrence que l'emploi du carmin, de l'acide picrique et d'autres matires colorantes, ne fait nullement reconnatre. En effet, la fuchsine colore immdiatement en rouge fonc la partie suprieure (o.s')de l'organe segmentaire, tandis que l'infrieure (o.s') reste incolore. Celte dcouverte me conduisit examiner ces deux rgions de forts grossissements et je trouvai, en effet, des diffrences importantes. Toute la partie suprieure du tube est munie d'un pithlium, form de cellules hautes de SO"'" (PI. XII, fig. 7) base polydrique (fig. 8). Ces cellules renferment, outre leur nuclus (a), une foule de concrtions arrondies, solides, formes de couches concentriques. Leur diamtre varie de 2 ginicr (]gg calculs donucut pendant la vie l'organe segmentaire une couleur d'un blanc crtac. Je ne les ai pas tudis jusqu'ici au point de vue chimique, mais il est vident qu'il s'agit d'une substance excrmen- titielle (guanine? acide urique?). Quant la partie suprieure de l'appa- reil, elle n'otfre point de calculs semblalles, et je la suppose destine ex- clusivement saisir les lments reproducteurs. Aprs avoir examin les Chtoptres, j'ai jet un coui d'd'il sur les Tlpsaves. Ici l'on trouve la rgion moyenne une coupe de l'organe segmentaire (PI. XIII, lig. i, o.s), reposant sur le bord dorsal des mus- cles longitudinaux (ms) ; l'abdomen elle est place entre ce muscle {ibid., lig. 5, ms) et l'ovaire (ov) en o.s. Ces coupes examines de forts grossissements montrent la cavit du tube remplie de concrtions (tig. 7, o.s), structure concentrique parfaitement semblables celle des Ch- toptres'. Leur diamtre oscille entre 1 et 4.'C'. A propos des organes segmentaires de divers Phyllochtoptres, dont j'ai tudi ou ligure tout au moins le tube excrteur dans mes Annlides Chtopodes de Naples, )) je n'ai signal aucune concrtion semldable. Mais comme il s'agit (le trs-petits objets, il est fort possible que cela tienne l'in- suflisance des grossissements. En tous cas la fonction excrtoire des or- ganes segmentaires des Chtoptriens, me semble mise au-dessus de ' Ces concrtions alisorlioiit cnergiqueiueiit le lileu soluble. DES ANNftTjnES Sf.DEXTAIRES. 137 loiilc discussion. Il n'csl pus luus de inopos de i"a|)[telf'r ici qnej'ni d(''j;'i drcrit ailiciii's des ciilcnls (\(i(''iiiciililicls dans les oriiancs so"- montaircs dos Ampliicl(''ni('iis cl des TMit'iiisicns cl, parmi les Anni^lidcs errantes, dans C(MI\ des Ncrilla cl d(^s Anoplosyllis. A la n'^ioii llioiacicpie des Ariciens. (in du moins de VAricia flida, il existe dans une srie de segnienis dont je n'ai pas dtermin exacte- ment le nombre, une paire d'organes siniiuliers, dans lesquels on peut voir pent-tMre des organes sei>mcnlaires modifi('s, en harmonie avec une lonction spi'ciale. Il n'est pas im|)ossiiile aussi ipTil l'aille les rap- pi'oclier des glandes particulires de la rgion tlioraci([ne des Polydores (pii ( xistent en outre des organes seginentaires. Ce sont des sacs ovodes ou plutt lag('nirormes (PI. XIV, fig. 1, y) qui viennent s'ouvrir < l'extrieur inun('dialenient an-dessus de la rame iidV'rieure. La paroi (le ces sacs est fort paisse et compose de deux couches, bien distinctes dans une coupe perpendiculaire l'axe du sac. L'externe est luie couche musculaire (?7H/.,ng. 8, /.s'), forme de libres section polygonale, dis- pS('es en spirales autour du sac ((ig. 1). L'autre (r/>\ bien plus paisse r|ue la premire, est, sans doute, une couche iiilli('liale..Ie n'ai pointant n'ussi recomiaitre dans cette couche ni les limites des cellules ni les nuclus. Enfin, au centre du sac est la cavit'. Il s'agit videmment l de glandes particulires charges de dverser un rK[uide l'extrieur. Il est remanpier que le pore excrteur est plac exactement la base de la grosse soie en pieu (fig. 1, 7) que j'ai dj mentionne dans mes Annt'lides de Naples. Or, cette soie est creus('e dans toute sa lon- gueur d'une gouttire, comme il est facile de s'en assurer dans les sec- lions transversales de cet organe (fig. 8, si''). Il me semble donc pro- bable (pn' le li(pii(le scrt est conduit jusqu' la pointe de cette soie qui es! pent-he enqiloyi'e comme arme dfensive ou mme offensive. J'ai indiqu aillems ipie celle espce rpand une odeur nausabonde (pii lai! iiiini'dialemeiil reconiiailre -n;i prf'seiice dans le bulin d'nn pi'cbenr. IS 138 STRUCTURE Il ne me parat pas improbable que cette proprit si exceptionnelle soit due la scrtion en question. C'est la raison pour laquelle je propose de donner provisoirement le nom de glandes rpugnaloires ces oroanes. EXPLICATION DES PLANCHES NB. Dans tuiites les figures les lettres italiques ont la mme signification. hr. branchies. en. cordon nerveux. ce. cavit du corps. cl. cartilage. etc. cuticule. et.br. rayons cartilagineux des branchies. cg. chloragogne. el. collerette. cm. commissure nerveuse. cr. cerveau. dss. disspiment. dp. dpression de la surface. ep. pithlium. hp. hypoderme. i. intestin. Ig. ligament, bride. nib. membrane thoracique. jfts. muscles. md. moelle des grosses fibres tubulaires. n. nerf. nvr. nvrilemme. o. il. O.S. organe segmentaire. ov. ufs. . sophage. pi. plexus vasculaire. prm. primysium. pc. prichondrium. pg. pigment. pt. couche pritonale. pli. pharynx. sim. estomac. st. soies pdieuses. se. sillon. sp. masse de semence. set. boucliers ventraux. tb. grosse fibre tubulaire accompagnant le systme nerveux. te. bourrelet cervical. tt. tentacule. t.en. tissu counectif. i.uc. tore uncinigre. uc. plaques onciales (uuciui). V. vaisseau. v.b. vaisseau branchial. v.v. vaisseau ventral. v.l. vaisseau latral. v.d. vaisseau dorsal. 140 STRIICTLRE PLANCHE I Toutes les tigures suiit relatives au Spiroijriiphis Spallan:unii et reproseiiteut (sauf la tig. 12) des coupes transversales du ver. Elles sout empruntes uu seul et mme ver adulte chez lequel la moiti droite de l'appareil branchial tait la moins dveloppe. Seule la fig. 10 est emprunte un ver plus jeune, par suite de la difficult d'obtenir les coupes totales et bien russies de la rgion stomacale chez les adultes. Dans toutes les coupes le cot ventral est dirig vers le bas. Fig. 1. Coii|Mi Iraiisvi'i'sali' du Spirogruphls iiiiniLHJiali'iuriil au-tlcssous le la naissance des rayons l)ranchiaux. La moiti droite par suite de son atrophie relative a t rencontre a iLM niveau relativement plus antrieur que la gauche. Aussi y recorniait-on les coupes des axes cartilaiiineux d'un nomlii'e de rayons branchiaux [ct.br) plus grand que dans l'autre moiti, et le nomhre des rameaux secondaires (t''.6'), naissant du vaisseau branchial prin- cipal (i\b), \ apparat galement plus considralde. Ce vaisseau est log de chaque ct dans un tuhe (ce) qui n'est qu'une prolongation de la cavit du corps. Une grande pailie du cartilage iii-anchial (et] n'est |ias encore rsolue en rayons liranchiaux, mais les deux moitis sont (hsliiirtes. lin espace tapiss d'pithliuin (ep) constitue une sorte de vestiltule |ilac eu avant le la bouche. Les tentacules (tt) remplis en gratule partie par un plexus vasculaire (pi) peuvent, par leur plus ou moins grand rapprochement, faire varier la lar- geur de l'ouverture de ce vestibule .sur la ligne mdiane ventrale. Les deux moitis de la coupe ne sont runies entre elles que par un mince pont de tissu coimectif, recouvert en dehors par l'hypoderme et la cuticule, en dedans par l'pithlium du vestibule. (Une coupe faite plus en avant ne rencontie [ilus ce pont et constitue pai' suite tieux pai'ties complte- nii'Ml (listinctes, les coupes des di'ux lames carlila.uineuses branchiales.) Les muscles visibles a ce grossissement sont d'abord les llchisseuis (w.s') des rayons branchiaux, puis deux muscles (ni.s^ et iiis'') ipii peuvent resserrer l'appai-eil lirancliial dans sa totalit. Ces deux muscles soiil Ii(uiioIo,l;ucs l'im de l'autre, mais l'un (iiis^) l'emporte sur l'autre par son vo- lume par suite de la dilTreiice de dveloppement les deux moitis de l'apiiareil branchial. Us peuvent aussi empcher dans certains ras la comiiression du nerf bi-anchial (' et n^). Ce nerf est beaucoup i)lus voluuiinriix du ci>t gauche (ii') que du droit (a^). Civ. 8/1. Fig. 2. Coupe faile iuimiliatement en arrire de la prcdente. (Les lettres ont la mme signification.) La surface de sectiim du cartilage basai des Itranchies est plus grande i[nr. dans la lig. l. Si les sections des cartilages des rayons branchiaux seinlilent galement DES ANNLinivS SEDENTAIRES. 141 plus grandes, cela lient ce i|ue les hases de ces rasons sonl IVappes oliliqueMient |iMr li> plan de la coupe. La dpi'ession (dp) ijiii tend, du ct dorsal, diviser l'appareil lirancliial en deux, est elle-mme pailage |iar une ai'te saillante (pr) comme dans la figure prc- dente. Les tentacules tant trs-nipproclies, la cavit du vestiluUe semble rduite une mince l'enle. La disproportion enli'e la coupe transversale du nerf hrancliial droit (h-) et celle tlu gauche (/(') est encore plus happante que dans la (iremire coupe. Gi'. 8/L Fig. 3. Seclion faite un peu en arrire de la prcdente, mais toujours en avant de la cdUerelle. Le plan de la coupe n'atteint plus la naissance d'aucun rayon branchial. Les deux lames cartilagineuses liranchifres (rt) offrent une surface considrai le, mais sont complle- ment spares par le sillon (dp) del surface dorsale, devenu encore plus profond que dans les coupes prcdentes. Cette plus grande profondeur du sillon dorsal entrane une profcm- deui- moindre du vestibule buccal (vb). Le tentacule de droite (tt) a t atleint sur une plus gi'ande tendue par le lasoir qui' celui le gauche, par suite d'une position plu^ oblique. Il montre sur sa surface iiitei-ne plusieurs replis ou anfivicluosils. Chaque lenlacule esl spar lie i'exirmit ventrale des lames branciiifrespar un profond sillon (se). L'pilhlium cylin- drique du \eslibide prend une grande paisseur sur la liase des tentacules, tellement que la hauh'ur des cellules (ep) et leur nuclus peuvent dj tre indiqus ce grossissement. Cet pithlium est encore nettement reconnaissable dans les deux sillons (se), puis il passe graduellement l'hypoderme de la surface externe, o la prsence d'un pigment rend beau- coup moins videntes les cellules, devenues d'ailleurs bien plus petites. La section du nei-f liranchial droit (n^) est presque aussi longue que celle du gauche f'), mais elle offre une largeur bien moindre. Le premier de ces nerfs est rduit l'tat d'un simple ruban. La coupe n'atteint plus aucun vaisseau des rayons branchiaux, mais seulement les deux vaisseaux bi-anciiiaux principaux (vb). Les muscles sont les mmes que dans la coupe prcdente, moins les muscles des rayons branchiaux ijui ne sont plus atteints. Le piicbondiium (/*c) ollre une trs-grande paisseur. Gr. 8/1. Fig. 4. Coiqie faite en arrire de la prcdente, mais toujours en avant de la collerette, au travers de la cavit buccale (eb). Celte dernire rsulte de la coalescence des ba.ses des tentacules, qui transforme la partie postrieure du vestibule en nu lidie (cb) que la sec- tion montre peu prs triqulre. La dpression dorsale frfp') esl iieaucoup moins profonde et permet la runion des deux lames cartilagineuses branchifres(ff) en une seule continue, grce une partie transverse, dorsale. La p.utie la plus piofonde de la dpression dorsale de la section prcdente, s'lanl recourbe eu arrire pour se terminer en cul-de-sac, a t atteinte dans la prsente section, o elle se montre sous la forme d'une ouverture (dp) paroi tapisse d'piihlium hypodermique. La direction des fdjres du muscle (ms^) montre clairement que leur contraction doit avoir pour effet de rapprocher l'une de l'autre les deux moitis de l'appareil branchial, sur la ligne mdiane ventrale. Les cellules pithliales (ep) ont pris une trs-grande hauteur dans la cavit de la bouche, de mme que les cellules de 1 42 STRUCTURE l'pitliliiim hypodermique (hp) dans les sillons qui dlaclient la base des tentacules, en de- iiois. La richesse vasculaiie autoui' du tube digestif commence d'apparatre. On apei'oit (]uel(iues-unes des brides (Ig) (pii maintiennent en position le vaisseau branchial dans sa ca- vit. Grande prdominance dunerf liranchial gauche (;') sur le droit (/(^). Gi-. 8/1. Fig. 5. Coupe transversale faite en arrire de la prcdente travers l'sophage et les ganglion.s crbraux (cr). La section a atteint le bord libre de la collerette, dont de.s lam- beaux (cl) sont rests attachs la prparation. Du ct ventral apparaissent deux lambeaux (d'), spars l'un de l'autre par un profond sillon, lambeaux reprsentant la partie charnue de la collerette. Les deux moitis de la lame cartilagineuse branchifre (d) ne sont plus ru- nies sur la ligne mdiane que par une mince commissure, recouverte, il est vrai, d'une paisse couche de prichondrium (pc). Ce prichondrium forme de chaque ct une prolu- bi-ance (pr) servant l'attache de la partie interne du muscle adducteui- des branchies (ms^). La section n'ayant pas t faite dans un plan exactement transversal, liien que perpendicu- laire l'axe du ver, mais dans un plan lgrement inclin vers l'arrire du ct droit, la surface du bourrelet cervical (t.c) a t atteinte de ce ct l'angle ventral de la prparation. La coupe tangentielle du bourrelet en ce point a suffi pour mettre au jour la section trans- versale de la terminaison du muscle longitudinal infrieur (m.s^). La coupe des ganglions sophagiens (cr) prsente des taches dues aux agglomrations des cellules nerveuses; la commissure (cm) entirement fibrillaire ne prsente pas de taches semblables. La tunique pithliale de l'sophage (ep) prsente de nombreux replis, la formation desquels la lunique musculaire (ms*) ne prend aucune part. Riciio lacis de vaisseaux autour de l'so- pliage, des ganglions crbraux, et dans la base de la collerette. Gr. 8/L Fig. 6. Coupe transversale au niveau du bourrelet cervical (te). Ce bourrelet est spar de la base de l'appareil branchifre par un sillon, qui se manifeste dans la coupe sous la forme d'une fente (se). Toutefois la section tant faite dans un plan lgrement inclin en ar- rire du ct gauche et le sillon n'ayant pas partout la mme profondeur, le fond de ce sillon a t atteint par le rasoir sur une partie de ce ct. Au,ssi la fente est-elle partage en deux moitis (sc^, -sc^) du ct gauche par un intervalle, tanilis (ju'elle est continue (se') du ct droit. Partout elle est revtue d'une couche hypodermique (hp^) avec sa cuticule. On peut se reprsenter cette figure comme une transfoi-malion de la prcdente, autour de laquelle on aurait surajout le bourrelet cervical; (pr) angles saillants du iiouirelet du ct doi'sal. Le bourrelet est form non-seulement de la couche cutane et d'une grande masse de tissu conneclif (f.c/i) mais encore de fibres musculaires (iiis^) d'inclinaison varie. Les deux moi- tis de la lame cartilagineuse tiranchifre ne sont plus unies enti-e elles par une commissure de cartilage. En revanche, un muscle (ms^) s'tend de l'une l'autre; c'est le muscle abduc- teur des branchies. La section atteint la pailie postrieure des ganglions ci-braux (cr) en arrire de la commissure qui n'esta par consquent, pas visible. Elle atteint galement les extrmits des muscles longitudinaux suprieurs (im') et infrieurs (ms'^). La partie post- DES AN'NLIDES SDENTAIRES. 143 rieure du cannl (ce) (lui renf'ermail le vaisseau branchial dans les coupes prcdentes est bien visible, mais son diamtre est fort rduit et elle ne loge plus aucun vaisseau. Les deux vaisseaux brancliiaux ont, en effet, dvi travers le tissu connectif pour se perdre dans le plexus pricrliral et prisophagien. On en recoimait les dernires traces sous la forme de vaisseaux () beaucoup plus gros que les autres dans dans ce plexus. Dans le sillon situ entre les bases des deux moitis de la collerette la hauteur des cellules de l'pil hlium hypodermiiiue (A/j') devient trs-considrable. Gr. 8/1. NB. Dans les sections suivantes, la disproportion entre les deux moitis de la prparation ayant peu prs compltement disparu, je n'ai reprsent qu'une moiti de la coupe. Fig. 7, Section transversale du ver par un plan peu prs tangentiel au itord post- rieur du cartilage branchial. Ce bord a pouitant t atteint, comme on le reconnat deux petites masses de cartilage (et) entoures d'une paisse couche de prichondrium (j)c) et relies par le muscle abducteur des branchies (ms^). Le sillon (se) (jui dtache le jjourrelet cervical est encore visible, ainsi rpie l'angle saillant (;*/) du Ijourrelet. Soit dans le muscle longitudinal suprieur (ms^), soit dans l'infrieur (ms'^), on distingue un grand nombre de septa, trs-pais, forms par du tissu connectif. Ces septa qui divisent le muscle en faisceaux ne sont que des manations du primysium (/mto), ici fort pais. L'cesophage () prsente une tunique pithliale plisse, dans Tpaisseur de laquelle on aperoit une trane sombre, due aux nuclus. La couche musculaire de l'sophage (ms'') est fort paisse. Le plexus prisophagien (pi) est beaucoup plus riche que dans les coupes pi'cdentes pai' suite de la rsolution des deux vaisseaux branchiaux en rameaux nombreux, dont les principaux (v, v) ont pourtant encore un diamtre considrable. Les deux gros vaisseaux (f'), ns de ce plexus, sont les racines du plexus de la collerette, qui atteint sa plus grande richesse dans la partie ventrale et paissie de cet organe, mais qui fournil aussi le lacis vasculaire sur les parois de l'ouverture. Par celte ouverture passent les soies du premier faisceau dorsal, mais les coupes de ces soies sont tombes dans la prparation : en est l'une des commissures sophagiennes. Gr. 8 l. Fig. 8. Coupe travers la rgion postrieure du premier segment stigre. Une der- nire trace de la collerette (cl) est encore prsente. Mais son paisseur au ct ventral est trs-rdiiile, et le sillon mdian (se) (jih en spare les deux moitis n'a plus ipi'une pro- fondeur minime. En revanche, le tissu particulier des boucliers ventraux (et) fait son appa- rition. On entrevoit dj ce grossissement sa grande richesse vasculaire. L'sophage () pi'sente toujours la mme aji|iarence, mais les (dnniiissures sophagiennes (f) se sont rapproches rime le l'autre au ct ventral et ronstituent dsormais les deux cordons ner- veux ventraux, ils sont, dans cette rgion, entours d'un pais nvrileinuie(';(r/). Le muscle longitudinal suprieur (w.s-'j prsente entre ses faisceaux de libres longitudinales une foule 144 STRUCTURE (le filires obliques. Dans l,i cm il pilieuse on nperoil le faisce;iu de soies (st) aver ses muscles (ms^). La coupe a alleinl les deux liranclies de l'oroane segmentaire, soit glande luliipare. La Itranche externe (o.s^) est engage dans la cavit pdieuse pour venir s'ouvrir auprs du faisceau de soies. Elle est colore en brun par le pigment de son piihlinni. lia Ijranclie externe (o.s^), loge entre le muscle longitudinal suprieur (ms') ei rinfricm' (/.s^). a t coupe au travers de son entonnoir lerminnl. Ctv. 8/1. Fig. 9. Coupe li-avers le second segment stigre. On ne li-ouve plus Irace ce niveau ni de la collerette, ni du processus dorsal. La surface ventrale est occupe par les boucliers ventraux {set). La section passe travers la cavit pdieuse, renfermant un plexus vascu- laire, les soies (sf) et leurs muscles (ms ^). Elle atteint aussi la range de plaques onciales (ne) avec leurs muscles (/s*) el les rameaux vasculaires qui entourent ceux-ci. Le muscle longitudinal infrieur (ms'^) prend la forme d'une paisse bandelette, toujoui's entoure d'un foi't primysium (prni) ijui envoie ses cloisons l'intrieur. La plus gi-amle partie des rd)res du muscle longitudinal suprieur (m. ') premieni nue direilion oblique et une partie d'entre elles vont se pei'dro dans la lunique inusculaii-c de l'o^sopbaye. Le plexus pi'iipso- pbagien (pi) a atteint son maximum de dvebqipeuient par suite de la rsolution de toutes les grosses brandies vasculaires en fins rameaux. Le vaisseau veiili'al (i\r) commence se dilTrencier du plexus. Les cordmis nerveux (eu), encore entours d'un pais nvriiemme (iwr), sont runis par une commissure transversale. Les deux brandies de la glande lubi- pare commencent offrir une grande disproportion dans leurs dimensions. L'externe (o.s') est beaucoup plus large i|ue l'autre et colore en itrun fonc par le pigmeni de son pilli- lium. L'interne (o..^), accole la premire,, est beaucoup plus troite et dpour\ue de pig- ment. Toutes deux sont revtues d'une coucbe vaseulaire l'extrieur. (r. 8/1. Fig. 10. Coupe li'avers le milieu de la rgion llioi'acique (ciiez un individu n(m adulte). La section a atteint du ct gaucbe non-seulement les soies (st] et le loi-e unci- nigre (t.i), mais encore la range des plaques onciales (ne), tandis (|ue du cl droit elle ne passe plus par le milieu du tore, de telle sorte que les plaques onciales ne soni pas visibles de ce ct. La plus grande partie de la section est occupe parl'esbimac (stm), ilont les cellules pitbliales (ep) sont cylindriques et foi'l longues. La tunique musculaire de l'es- tomac (ms^) est bien plus mince que celle de l'sophage dans les figures prcdentes. Tout autour de l'eslomac est le sinus vaseulaire, soit gaine vaseulaire (s.s). l'sultant de la fusion de toutes les brandies du plexus resopbagien. L'eslomac et s(nt sinus sont maintenus en posi- tion jiar le liganuMit longitudinal (Ig), ilaiis l'paissem- duqui'l est log le vaisseau M-nlral (r./j 'ivec ses deux cordons cellulaires bruns. Ce vaisseau est en communicalion a\er la gaine vaseulaire de l'estomac par les vaisseaux lalraux (*'./). Les muscles lonuiliidinaux su- prieurs (m.s-') et infrieurs (w.s^) sont tals en bandelettes longitudinales ipii laissenl en- core de larges intervalles entre elles. Les idianes nerveuses ventrales (en) sont relativement loignes l'une de l'autre. On l'cconnail facilemeni auiirs de diacune d'elles la coupe (bMa DES AXNftl.inES SDENTAIRES. 145 grosse fibre tuluilaii'e (f'). La dispi'diioitioii entre la Ijranche externe (o.s') de l'organe tu- bipare et la brandie interne (o.,v^) du mme organe, est encore plus frappante que dans les coupes prcdentes. La paroi dorsale, dans cette rgion, est d'une extrme minceur, sur une grande tendue, par suite de l'avortement des muscles longitudinaux suprieurs (ms'j. La paroi ventrale est relativement paisse, grcce aux boucliers veutraux (sd) indivis et une couche trs-puissante de tissu connectif (?.c/i). Gr. 13/ 1. Fig. 41. Coupe travers la rgion abdominale d'un individu mle. Le rasoir a pass dans Taxe du pied, de manire montrer la range de plaques onciales sur le tore uncini- gre (t.uc) et le faisceau de soies tubules (st). Les deux muscles longitudinaux suprieurs (ms*) ont la forme de larges bandelettes qui s'aminci.ssent prs du bord par lequel ils arri- vent presque au contact, au point d'insertion tlu ligament mdian de l'intestin. Entre ces muscles longitudinaux et le derme (hp) est place une mince couche de fibres musculaires transversales (/*). Les muscles longitudinaux infrieurs (ms') se rapprochent l'un de l'autre prs de la ligne mdiane et comprennent entre eux d'abord les deux cordons nerveux (en) avec leurs fibres tubulaires (tb) ; puis le vaisseau ventral r.c) avec ses deux cordons longi- tudinaux de cellules brunes. De ce vaisseau ventral naissent les vaisseaux latraux (c') enve- lopps d'une couclie de cbloragogne. Les boucliers ventraux [set] sont spars l'un de l'autre sur la ligne mdiane par le sillon copragogue. L'intestin (') est entour de sa gaine vasculaire (s.s). Il semble comme divis en deux parties par une cloison. Cette apparence tient ce que l'intestin n'tant point l'ectiligiie, mais bien enroul en spirale, a t atteint deux fois par le plan de la coupe. Dans la moiti gauche (') on voit une partie de la sur- face interne de la paroi intestinale entirement dcouvert, par suite de sa direction obli- que par rapport au plan de la coupe. La cavit du segment est remplie par du sperme (sp) au sein de la masse duquel on voit un certain nombre de vaisseaux (r). La masse sperma- tique pntre jusque dans la cavit du pied o elle se glisse entre les muscles moteurs (ms^) des soies. Cette section montre comment les vaisseaux qui vont former le rseau sanguin des boucliers ventraux passent entre les faisceaux des muscles longitudinaux infrieurs. Gr. 8/1. Fig. 12. Coupe tiavers l'hypoderrae d'un tore uncinigre de la rgion thoracique; a est le bord lii)re de l'hvpoderme. On remarque les boyaux glanduleux contenu granu- leux qui viennent dverser ce contenu la surfaiv. Gr. 28o I. I'.) 146 STRUCTURE PLANCHE II Toutes les figures de cette planche sont relatives au Spirographis Spallanzanii, Viviani. Fig. 1. Coupe sagitt;ile de la rgion antiieure du ver. Le rasoir a t men parallle- menl l'axe, peu prs dislance gale du plan de symtrie et du bord latral droit de l'animal. La partie suprieure de la figure reprsente la base de l'appareil Ijranchial, la partie infrieure le commencement de la rgion thoracique. La moiti droite de la lame cartilagineuse branchifre a t atteinte soit du ct ventral (et), soit du ct dorsal {et ). On remarque l'estrme dveloppement du pericliondrium (pc) h l'extrmit postrieui'e du cartilage, surtout du ct dorsal. En avant de la figure apparaissent les bases de quelques rayons branchiaux avec leur axe cartilagineux (rt.^), leur vai.sseau (v'.fr*) et leur muscle flchisseur (jns''). La plupart de ces lllets sont, en etel^ atteints obliquement par le plan de la coupe, par suite de leur disposition en ventail. Aussi l'axe cartilagineux a-t-il t enlev dans la partie la plus infrieure des rayons, de manire mettre dcouvert d'abord le muscle (rs'}, puis le vaisseau {o'.b^}. Tous ces vaisseaux branchiaux secondaires naissent du vaisseau branchial principal droit {v.b), dont une bonne partie est dans le plan mme de la coupe. Ce gros vaisseau est log dans un canal (ce) galement bien visible dans les pre- mires coupes transversales de la planche prcdente. Ce vaisseau est issu du plexus pri- sophagien, dont la partie droite (pi) est contenue dans la section. Du systme nerveux central on n'aperoit qu'une petite partie du ganglion crbral droit (cr), enleve par la sec- tion qui a t faite peu prs tangentiellemeni au bord latral de ce ganglion. Une grande partie du nerf branchial tlroit (/(') est dans le plan de la coupe. Les sections transversales de nombreux nerfs thoraciques (-) sont galement visililes. Elles sont, en gnral, au nombre de deux ou de trois par segment. Les plus gros de ces nerfs (n^) sont ceux qui se distribuent la collerette (cl). Ils accompagnent le plexus vasculaire (j)P) de cet organe. A ct du nerf branchial on aperoit une petite partie du muscle adducteur (ms*) de la moiti droite de l'appareil branchial. Le bourrelet cervical (t.c) est spar du corps pai' un sillon beaucoup plus profond au ct dorsal qu'au ventral. La couclie de fibres musculaires trans- versales (jrt^) de la paroi du corps a t forcment atteinte d'une manire trs-oblique par le rasoir, ce qui lui donne en apparence une paisseur bien plus gi'ande que si la coupe tait faite perpendiculairement aux fibres. Les flln-es du muscle longitudinal suprieur (ms^) sont peu prs parallles entre elles et vont s'attacher en avant au pericliondrium de la lame cartilagineuse branchifre. Celles du muscle longitudinal infrieur (ms'^) s'entrecroisent en sens divers leur extrmit antrieure. Le premier disspiment iiiterannulaire (ms^), situ entre le premier et le second segment stigre, a une paisseur extraordinaire. (Dans la coupe transversale (PI. l, \\'^. 9), il fournil une partie des fibres musculaires qui vont DES ANNLIDES SDENTAIRES. 147 s'unir la paroi de l'sopliage et dont les racines traversent oliliquemeiit le muscle lon- gitudinal suprieur.) Les autres disspiraenls (dss), bien qu'galement musculaires, offrent une paisseur bien moindre. La section passe peu prs dans l'axe de la branche externe de l'organe lubipare (o.s). On voit ((ue la paroi de ce tube forme un grand nombre de replis faisant saillie dans l'intrieur de la cavit. Cette paroi est partout riche en vaisseaux san- guins. Les boucliers ventraux (set), bien que partiellement obscurcis par un dpt de pig- ment, permettent nanmoins d'apercevoir combien leur richesse vasculaire est grande. Gr. 10/1. Fig. 2. Coupe sagittale faite entre la prcdente et le plan de symtrie du wr. Elle passe exactement dans le plan du cordon nerveux ventral droit (en). Ce cordon forme en avant un genou, pour passer la commissure sophagienne (cm) droite, laquelle ne tarde pas se i-enfler pour former le ganglion crbral droit (c'). De l'extrmit antrieure de celui-ci nat le nerf branchial droit (h'). La grosse fibre tubulaire n'est nulle part comprise dans le plan de la section. La moiti droite de la lame cartilagineuse branchifre (et) a t atteinte par le rasoir. Elle montre une hauleui- bien moindre que dans la coupe prcdente, la hauteur de la lame diminuant niesin-e qu'on se rapproche de la ligne mdiane. Du ct ventral, la section n'a plus i-encontr la partie ventrale de la lame cartilagineuse, parce qu'elle est mene par l'intervalle qui spare les deux moitis de l'appareil branchial. La partie droite du plexus prisophagien (pi) se voil tant en dessus qu'en dessous de la com- missure sophagienne. On voit comment le vaisseau bi-anchial (nb) nat de la partie inf- rieure de ce plexus. De mme que le canal qui le renferme, il chemine d'abord horizonta- lement en se dirigeant vers le dos. Puis il se courbe brusquement, presqu' angle droit, pour contourner le ganglion crbral (cr), et se porte directement vers l'appareil branchial, o il fournit les vaisseaux luanchiaux secondaires (v\b'). Une partie du muscle adducteur (iiis*) de la blanchie droite est visible. On voit qu'il renferme des fibres direction trs- diverse. Le sillon qui spare le bourrelet cervical (t.c) de l'appared Ijranchial, est ici bien moins profond que dans la coupe prcdente. Toutefois, un diverticule, partant du fond du sillon dans une rgion situe en dehors de la coupe, s'est recourb de manire atteindre le plan de celle-ci : il se prsente, par consquent, sous la forme d'une ouverture (se) en- toure d'une couche dermique. Les attaches du muscle longitudinal suprieui- (ms^) au p- richondrium (pc) du cartilage branchial sont vi.sibles. Des faisceaux se dtachent de ce muscle pour pntrer da-ns l'paisse cloison musculaire (ms^) qui constitue le premier diss- piment de la cavit du corps. On aperoit dans cette cloison les sections de faisceaux de libres perpendiculaires ou obliques au plan de la coupe. La section contient encoi'e un mince faisceau (ms'^) appartenant au muscle longitudinal infrieur droit. C'est la couche superfi- cielle du bord mdian de ce muscle, qui va se pei'dre en avant dans la cloison musculaire. Les fibres (ms''), atteintes oliliciuemenl par la coupe, appartiennent ce mme muscle. Les boucliers ventraux (set) des premiers segments et la partie charnue de la collerette (cl) avec le vaisseau (') qui fournit le plexus de la collerette sont facilement reconnaissables. Le 148 STRUCTURE tube V est une p;ir(ie d'un vaisseau latral, entour le cliloragogne. Enlin, la coupe passe par la hi-anche externe de l'organe tublpare, dont la couleur brune est due un pigment pithlial. De nombreux vaisseaux apparaissent dans l'paisseur de sa paroi. Les ouvertures dont elle semble perce, rsultent de replis don! la suifare a t emporte par le rasoir. Gr. 10/1. Fig. 3. (^oupe longitudinale de la paitie antrieure du ver, mene peu i)rs parallle- ment au plan de symtrie et une trs-t'aible distance de ce plan. La gi-osse libre lubulaire (tb) qui accompagne l'une des cbaines nerveuses esl comprise, en pai'tie, dans la coupe, tandis que la cliaue nerveuse est reste en debors. En tb\ on voit cette fibre prsenter deux taches circulaires qui reprsentent la naissance de deux brandies destines des com- missures cervicales. Deux branches semblaliles se voient de profil, un peu plus en avant, en tb. La .section, n'ayant pas t partout exactement dans le plan de la grosse fibie tuluilaire, a atteint plusieurs comuiissures cervicales, dont on distingue les coupes transversales (cw', cm^), Iraverses chacune par une Itranche lubulaire. La commissure sophagienne {cm') renferme de mme deux fibres tubulaires. mais il u'en existe pas dans la commissure sus- sophagienne, soit crbrale (cm^). La secti(Ui tant mene entre les deux moitis de l'ap- pareil branchial, on ne voit aucune li-ace de blanchies, (^.ependant le lasoir a atteint l'un des vaisseaux branchiaux (i). 6) avec le vaisseau qui hiuruit le plexus de la collerette. Il a coup de mme la branche transversale {et) qui runit entre elles les deux moitis du carti- lage bi'anchial. On voit par l. combien la hauteur de ce cartilage est faible prs de la ligne mdiane. Le bouri-elel cervical est atrophi, cependant la coupe montre plusieurs ouver- tures (se) reprsentant les sections de divertlcules recourbs qui proviennent de rgions plus latrales du sillon cervical. La section passe naturellement par l'sophage () et l'es- tomac (stm). Les plis de la tunique pithliale du premier vont en s'efTaant au moment o le tube s'largit pour former le second. Autour de fsophage on distingue la couche mus- culaire fort paisse qui se confond avecla cloison musculaire transversale (ms^). On distingue le sinus vasculaire is.s) autour de la paroi de l'estomac. La coupe, par suite de son rappro- chement du plan mdian, laisse de ct les muscles longitudinaux, cependant les extrmits direction obliipie de quelques fibres appartenant ces muscles, sont visibles (ainsi ms* du muscle supiieur). Les fibres ms^ appailieniient la couche sous-culaiie de muscles annu- laires. On aperoit encore en o.s un hagmenl tle la paroi de l'organe tubipare, et en v une .srie de vaisseaux latraux envelopps de chloragogne et coups trs-prs du point oi'i ils se Jettent dans le vaisseau ventral. Les fibi-es musculaires qu'on voit passer entre eux ap- partiennent la couche de fibres transversales qui entourent le muscle longitudinal inf- rieur et dont les extrmits s'talent sous le systme nerveux. Les boucliers ventraux {set) sont ici obscurcis par un dpt aboiidanl de pigment. Gr. 10/1. Fig. 4. Coupe lougitutlinale de l'extrmit antrieure du ver faite langentiellement la surface ventrale. La prparation est dnude, dans la partie mdiane, de la couche dernii- DES ANNfti.lDES SUENTAIKES. 1 i9 (|ue et (lu tissu des Ijouclieis \eiiti;iu\. Ce|)eiulaiit l'une (lip) et l'autre {sel) de ces couches ont t tranches sur les cts par rinslruinent, par suite de la forme cylindiique du ver. Dans la rjjion mdiane, l'enl'venieut de ces deux couches a mis nu le tissu connectif (t.cn) travers par un lacis de liliros musculaires direction trs-varie. On voit la rgion ventrale de la collerette (cl) ; sa partie charnue mdiane est divise par un profond sillon (se) en deux moitis, dont chacune est, en ([ueliiue sorte, la base de l'un des tentacules. Les cel- lules de l'hypoderme prennent dans le sillon une grande hauteur, de manire constituer une couciie trs-distincte d'pitliiiuui cvlindrique (ep). Dans le plexus de la coUeretle (pi) on distingue des sections de (]uelques gros vaisseaux, (pii sont les hranches principales du vaisseau primordial de la collerette. Gr. 10 1. Fig. 5. Coupe longitudinale de li ruion antrieure du ver, faite paralllement la pr- cdente, mais un peu plus loin de la surface. Elle traverse les bases des tentacules (tt), la partie postrieure des deux moitis du cartilage branchial [et) et la collerette {d). Les bou- cliers ventraux {set) sont atteints trs-obliquement, par suite de la courbure de la surface. Les libres {ms'^) ont pris une direction plus exactement transversale que dans la section pr- cdente et constituent la couche musculaire transversale de la paroi du corps. En j senties deux vaisseaux qui donnent naissance, par des ramifications places en dehors du plan del coupe, tout le plexus (pi) de la collerette et des tentacules. Ce plexus est divis sur la ligne mdiane en deux moitis par une ligne pauvre en vaisseaux ; ep est l'pithlium du sillon qui spare les bases des deux tentacules l'une de l'autre. On remarquera l'paisseur du p- richondrium (pc) de la partie postrieure du caililage, au(iuel vieinienl s'attacher des fibres musculaires ().>'). Gr. 10/1. Fig. 6. Partie d'une coupe sagittale d'un individu mle faite trs-prs du bord latral du ver, dans la rgion abdominale. Le plan passe travers les tores uncinigres, et l'animal est suppos dans une position horizontale; set, boucliers ventraux fort riches en vaisseaux et recouverts de la couche dermique brune; se, sillons transversaux qui les sparent les uns des autres, soit sillons intersegmentaires; ms', muscle longitudinal infrieur atteint dans le sens des fibres; ms^, couche de fibres musculaires transversales, dont les fibres sont atteintes un peu obliquement, par suite de la courbui'e de la paroi du corps; t.nc, tores uncinigres, portant chacun une tache pigmentaire {pg) au sommet. Ils sont revtus de la couche der- mi(iue brune; st. la coupe transversale des soies tubules dont on remarque la disposition spirale; m6-^, muscles des soies. La cavit des tores est remplie de semence (sp) qui se glisse mme entre les faisceaux des muscles des soies. Dans la masse sminale on aperoit des vaLsseaux .sanguins {v). Gv. 10/1. Fig. 7. Coupe parallle la prcdente, mais plus rapproche de l'axe et passant entre les tores uncinigres et la [laroi du corps (comparez fig. 10 j. La partie infrieure de la coupe n'a pas t dessine; hp est la surface le la paroi tergale des segments, colore en brun par le 150 STRUCTURE piginenl rie l'hypodeime et atteinte oliliLiuemeiit ii;ir le rasoir. On en voit la section enAp'. Les muscles (//w^) des soies (st) vont s'altai-her les uns la paroi du corps, les autres aux disspiments. La cavit du corps est remplie par la semence 1*7^) dans laquelle circulent les vaisseaux ;/Ks' est une partie du muscle longitudinal interifur, coup dans le sens des fibies. Gr. 10/1. Fig. 8. Section Iravers un faisceau de soies, normale la direction de ce faisceau. On voit que les soies sont disposes en spire de telle manire que les plus grosses, c'est--dire les plus anciennes, soient places l'extrieur, et les plus petites, c'est--dire les plus jeunes l'intrieur. Le centime des soies prsente une apparence pointille due la section de fibres trs-fines ou plul('it do pores (ulnilaircs lis-fins. Le lissu ()ui entoure les soies et qui les scrte est une sorte de tissu connectif sem de iio\au\. A ce tissu viennent .s'attacher les muscles des soies {ms). Gr. i222/I. Fig. 9. l'ailie de la M'clion prcdente, destine mieux montrer les noyaux du tissu conneclif el le pointill du centie des soies. On aperoit la section d'une ti's-jeune soie ([ui parait forme ti'un faisceau de tuhes. Gr. i4o/l. Fig. 10. Partie d'une section transversale de la rgion abdominale chez un individu mle. On a reprsent le tore uncinigre et le tubercule sligre (comparez PLI, fig. M, t.ttc elst). La paroi lergale du corps du ver est reprsente en partie avec sa c(mclie dermique (/;p), la mince couche de fibres musculaires transversales (nis^) et la rgion infrieure de la coupe de l'pais muscle longitudinal suprieur (m.s-'). Dans ce ilerniei- ou i-econnat que les fibres sont groupes en faisceaux, spars par le tissu connectif intramusculaire. Le tore uncinigre a t atteint par le rasoir dans le plan de la i-ange de plaques onciales [uc) dont chacune a ses muscles spciaux {ms''). Au sommet du toi'e est une laclie pigmentaire {pg) trs-fonce. Une autre, moins sombre et plus diluse, est sa base, immdiatement au-dessus du tuber- cule stigre; st est le faisceau de soies tubules avec ses diffrents muscles {ms^}. La cavit du tore uncinigre et du tubercule stigre est remplie par une masse de .sperme (sp) qui se glisse entre tous les organes et dans laquelle circulent des vaisseaux sanguins (v). Gr. 24/1. Fig. 11. Coupe transversale travers le sommet d'un tore uncinigre, dans la rgion abdominale (voir la figure prcdente); ctc, cuticule; ep, cellules de l'hypoderme rendues indistinctes dans la l'gion pg par un dpt de pigment; sp, masse de spei'me remplissant la cavit du corps; v, coupe transversale de vaisseaux sanguins. Gr. 170/1. DES AXNLIDES SDENTAIRES. 151 PLANCHE III Toutes les figures sont relatives au Spirographis Spallamanii, Viviani. Fig. 1. Coupe transversale Iravei's le cai-lilage et le tissu conneclirsur le lioi'd du ca- nal servant au passage du vaisseaux lnamliial. Le fragment reprsent correspond exacte- ment la rgion distingue par un asliisipie (*) dans la tig. 3 de la PI. I. La paroi du canal qui loge le vaisseau branchial est i-ecouverte par rpilhlium {ep), dont une partie (ep') a t dtache parle rasoir et couche dans le canal. Le ti.ssu connectif (f.c/i) est form d'une hase homogne, soit substance intercellulaire, dans laquelle apparaissent de nombreuses fentes remplies de noyaux ('i). Le cartilage (et) est form de cellules paroi pai.sse dont les plus petites avoisinent le tissu connectif prichondrique. Quelques-unes de ces cellules () ont eu une partie de leur pai'oi enleve par le rasoir. Gr. 41o/l. Fig. 2. Coupe longitudinale travers le prichondrium de la partie posti'ieiu'e du car- tilage branchial. La figure correspond exactement (sauf la diffrence du grossissement) la rgion dsigne par un astrisque dans la fig. 5 de la PI. II; et, cellules du cartilage branchial dont quelques-unes ont eu un morceau de la pai'oi enlev (, a) par le rasoir. A la suite du cartilage vient le prichondrium fort pais, form d'une base homogne {et), dans laquelle sont semes des fissures (3, 'i) remplies de nuclus cellulaires. Au bord postrieur du pri- chondrium viennent s'attacher des fibres musculaires longitudinales (ms). En y, on voit des amas ovodes de nuclus, constituant une zone rgulire dans la partie priphrique du prichondrium. Les amas donnent naissance des faisceaux de fibres {i, ?), ou plutt de stries, qui perforent le prichondrium. C.r. 413/1. Fig. 3. Coupe longitudinale travt^rs une pai'tie ilu cartilage branchial et de son pri- chondrium. (Cette figure reprsente un lieaucoup plus fort grossissement la rgion dsi- gne par un astrisque (*) dans la tig. 2 de la PI. II.) Si l'on compare cette coupe avec la prcdente, toutes les dsignations sont les mmes, on verra que le prichondium prsente toujours la mme structure, malgr sa moindre paisseui". La dii-ection absolue des amas de nuclus (y) et des fibres pei-forantes du prichondrium (S) est, il est vrai, diffrente de 90, mais cela tient ce que cette direction reste toujours normale la surface du cartilage. En dehors de la zone des amas de nuclus, les fissures du tissu connectif acquirent parfois une tr.s-grande longueur, comme en ', tout en conservant une faible largeur. Les noyaux sont, dans ce cas, si multiplis, qu'ils ressemblent une couche pithliale sur la paroi de la cavit. Dans la base amorphe du tissu connectif pntrent les extrmits de quelques fibres musculaires longitudinales (w) qui se teiniinent en pointe. Gr. 4l.o/I. 152 STRUCTURE Fig. 4. Section transversale travers une partie du muscle longitudinal suprieur, non loin (le son atlaciie au priciiondriuui du cartila.ue branchial. Cette coupe coirespond exac- tement (sauf le gi'ossissement bien plus considrable) la rgion marque d'un astrisque dans la fig. 6 de la PI. I. On voit que les faisceaux musculaires (ws), de diamtre trs- variable, s'cartent les uns des autres, de manire permettre un beaucoup plus grand d- veloppement du tissu connectif intramusculaire que dans des rgions plus postrieures. Dans des coupes faites un peu plus en avant, ou verrait ce tissu connectif passer graduelle- ment celui du prichondrium. On remarquera que les nudus (a) de ce tissu ne sont point sems au hasard, mais distribus en tranes, runis entre eux par une substance granu- leuse, sans nul d()ule prol(iplasmali(iue. Lasulistance fondamentale du tissu connectif p- ntre mme entre les fibres musculaires de chaque faisceau. On aperoit et l quelques nuclus (8) sems entre les sections des filires musculaires. Gr. SOO/1. Fig. 5. Section transversale d'un rayon branchial dans le plan de deux liarbules bran- chiales, ipii n'ont pas t reprsentes jusqu' leur extrmit. La cuticule est si mince qu'on ne la distingue pas ce grossissemeiil. En revanche, les cellules del'hypoderme {hp) et leurs nuclus sont bien visii)les. On remar(iuera l'paisseur de cette couche du ct ex- terne du rayon branchial, ainsi qne sui' le cot interne (cili pendant la vie) des deux bar- bules. Celte paisseur devient bien autrement c(uisidrable sur le ct interne, soit con- cave, du rayon branchial. L se trouvent deux bourrelets dont la section se voit en a. Ces bourrelets, qui partent des cils vibratiles pendant la vie, sont forms d'un simple repli de l'hypoderme. Mais les cellules de ce repli s'allongent cousidraiilement pour former une couche d'pithlium cylindrique d'une hauleui' exceptionnelle. Le coussinet 3, la base de chaque barbule, du ct interne, est form par une couche de cellules toutes semblables. Le cartilage [et) forme le squelette du rayon branchial, mais il est entour, soit en dehors, soit en dedans, par un pais prichondrium {pc) homogne. Le squelette de clnupie bai'bide esl form d'une seule range de cellules cartilagineuses (ff) sans couche prichouihique ap- prciable. En ms', on voit la coupe des muscles flchisseurs du rayon branchial. La section de chacun de ces rubans nuisculaires suppoile un nuclus (y) du ct interne. Les muscles ws^ sont les flchisseurs des barbules et une partie de leurs fibres se prolongent jusqu' l'extrmit de celles-ci. Le vaisseau branchial () est reprsent dans un tat de demi-con- traction. Dans les coupes o il se trouve en diastole complte, il remplit peu prs entire- ment la cavit ce. Le vai.sseau de la barbule [v^) n'est reprsent que du ct droit. Du ct gauche, il est contract, partant invisible, ce qui permet de reconnati-e plus facilement le flchisseur (ms^) de la barbule. Gr. 455/L Les coixlons de cellules (() sont probablement de nature nerveuse. Fig. 6. Section transversale travers une barbule liranchiaie. La couche hypodermi- que atteint une beaucoup plus grande jjaisseur du ct interne {fip') que du ct externe (hp). C'est le ct pais qui porte les cils vibi'atiles non conservs dans cette prparation ; DES AiVNLIDES SDENTAIRES. 153 et, axe cartilagineux; r, vaisseau susreptijjle de se dilater dans la cavit qui l'entoure; ms, sections de tilires nniscnlaires IrAs-amincies: w, cordons (peut-tre de nature nerveuse?), r.r. 080/1. Fig. 7. Seclion transversale travers l'sophage et les organes voisins. Celle figure, trs-grossie, est emprunte une coupe faite peu prs au mme niveau que la fig. 7 de la PI. I, laquelle peut servir l'orientation des dtails: le, cavit de l'sopliage dont on n'a reprsent (jue la partie dorsale: ep. couche pithliale, dont l'paisseui' minimum est aussi hien la ligne ventrale qu' la doi'sale; ep\ la trane de nuclus pithliaux, ep^ couche de nuclus dans la partie la plus profonde de l'piliilium (cellules de remplacement?). L'- pithlium est recouvert d'une paisse cuticule; a, couche sous-pithliale dont on h'ouvera les dtails fortement grossis dans la fig. 5 de la PI. IV. La couche musculaire (ms') de l'so- phage, forme pai- des fihres annulaires, envoie quelques faisceaux divergents (ms^) dans le tissu connectif plac au-dessus. La plus grande partie de ces fibres se perdent dans la sub- stance fondamentale amorphe du tissu connectif; ([uelques-unes s'temlent jusqu'au muscle abducteur des branchies (ms^). (Ce muscle porte la mme dsignation dans la fig. 7 de la PI. I.) Les fentes du tissu connectif sont dilates dans cette rgion en vastes cavits (o^) al- longes, ovodes ou mme spliriiiues, remplies de liquide. Les muscles, trs-multiplis, sont donns trs-rgulirement sur la paroi, o ils reprsentent une couche pithliale. Quelques-unes des cavits {S^) ont t atteintes pai- le rasoir tangenliellement leur paroi, de manire ce tpi'une partie de rpitiiliumsoil conserve comme un toit transparent sur la cavit; pi sont des lameaux de plexus sophagien enchevtrs les uns dans les autres. On distingue les nuclus soit des parois vasculaires, soit du tissu connectif intei-mdiaire. Le vaisseau c est un gros rameau n del fusion des branches d'une partie du plexus. On dis- tingue dans sa paroi une couche pithliale (3), une couche de fibres musculaires (ms'), et enfin, une enveloppe celluleuse externe (y). Gr. 3I8/L PLANCHE IV Toutes les figures sont relatives au Spirographis Spalanzanii, Viviani. Fig. 1. Ciiupc bjngitudinale et normale la surface travers la paroi ventrale du ver. La partie figure comprend quatre segments, comme on le reconnat aux quatre sillons in- tersegmentaires (se). Ces sillons pntrent jusqu'au fond des boucliers ventraux {set) dont 20 154 STRUCTURE l'extrme richesse vasculaire est surtout manifeste au voisinage de l'inpoderme (hp), o les vaisseaux se recourbent en anses. Dans la plupart des boucliers on dislingue un vaisseau principal (f), courant dans le plan transversal mdian du segment. Sous les boucliers est place la couche de libres musculaires transversales (ms'^) dont les sections apparaissent comme des points dans la figure. Au niveau des sillons intersegmentaires, cette couche prend une plus grande paisseur pour s'introduire (en , par exemple), dans chaque bou- clier ventral, entre la couche dermique et le tissu particulier du bouclier. Cette couche ren- ferme dans chaque segment les sections de deux nerfs ( et '), les nei'fs ventraux dont le parcours est exactement transversal. Vient enfin la couche fort paisse des fibres muscu- laires longitudinales (ms^) qui n'a pas t reprsente dans toute son paisseur. Gr. 24/1. Fig. 2. Partie d'une coupe longitudinale et normale la surface travers la paroi ven- trale du corps du ver. Celle figure n'est au fond que la reproduction un plus fort gros- sissement d'une partie de la figure prcdente, savoir de la rgion qui entoure le fond des sillons intersegmentaires. En effet, l'espace se n'est que le fond de l'un de ces sillons, limit par la cuticule et l'pithlium hypodermique. Dans ce dernier on distingue soit la range des nuclus () des cellules cylindriques, soit les nuclus () de la couche profonde de l'pithlium (cellules de remplacement). Sous l'hypoderme apparat une couche trans- parente homogne (y). Dans le tissu caractristique des boucliers ventraux (set) on voit de nombreux vaisseaux. Dans la couche de fibres musculaires transversales (ms^), on reconnat que les coupes des fibres sont groupes en faisceaux noys dans une base connective. Une partie de ces faisceaux se glissent, sur les cts du sillon intersegmentaire, entre la mem- brane homogne et le tissu du bouclier: /' dsigne quelques fibres du muscle longitudinal infrieur. Gr. 250/1. Fig. 3. Partie d'une section verticale transversale travers le corps du ver. Le frag- ment reprsent appartient la rgion ventrale, auprs du sillon copragogue. Il correspond, sauf la diffrence de grossissement, la rgion dsigne par un astrisque dans la fig. M de la PI. I ; hp est l'pithlium hypodermique qui se recourbe vers le haut de la figure pour former le fond (y) du sillon copi'agogue. Cet pithlium est recouvert de la cuticule (cfc) et porte les cils vibratiles (C) qui tapissent toute la surface du sillon copragogue. La partie profonde de l'piliilium (o) est forme par une couche de nuclus, indiquant peut-tre des cellules de remplacement en voie de formation. A l'pithlium fait suite une paisse couche de substance amorphe (y) transparente qui passe insensiblement la substance fondamen- tale d'un tissu counectif (S), dans lequel sont semes de longues cellules fusiformes munies dans la rgle d'un seul nuclus. Puis vient le tissu propre des boucliers ventraux avec ses fibrocellules caractristiques (a) et ses vaisseaux (), dont quelques-uns (y') sont vus en coupe transversale. Enfin, on voit des fibres (ms) appartenant la couche musculaire trans- versale. (Ce sont les mmes qu'on trouve dsignes par ;s^ dans la fig. 2 de celte planche, figure i-eprsenlant une coupe dans un plan men angle droit avec la prsente.) Quelques- DES ANNLIDES SDENTAIRES. 155 unes de ces libi-es s'inllcliissent aiilour du fond du sillon copragogue (ce sont les mmes dont la section est indique par vl dans la fig. 2). Gr. 1150/1. Fig. 4. Coupe tangentielle la surface ventrale du ver, plus superficielle que le fond des sillons intersegnientaires;cte est la cuticule du bord d'un segment dans un sillon inter- segnientaiie. Elle ne porte aucun cil et repose sur rpitlilium hypodermique [hp), qui pr- sente dans sa partie la plus profonde une couche de nuclus () appartenant peut-tre des cellules de remplacement. Cet pitlilium est suivi d'une couche amorphe (S) et du tissu particulier aux boucliers ventraux, dans lequel on distingue de nombreux vaisseaux (). Une grande partie de ceux-ci sont atteints transversalement ('), parce qu'ils se recourbent au voisinage de l'hypoderme pour revenir bientt sur eux-mmes. On voit enfin les sections (y) des librocellules (comparez fig. 3, ) particulires des boucliers ventraux, dont plusieurs passent au niveau des nuclus. Gr. llSO/1. Fig. 5. Partie d'une section transversale de la paroi de l'sophage. La cavit sopha- gienne est limite par la cuticule (de) finement strie. Celle-ci repose sur l'pilhlium (ep) ijui forme une couche sinueuse. Les nuclus des cellules pithliales, disposs tous la mme hauteur relative dans les cellules, forment par leur ensemble une sorte de trane sombre (). Une accumulation semblable de nuclus a lieu dans la rgion la plus profonde |S) de l'pithlium. L'pitblium repose sur une paisse membrane amorphe (y). Celle-ci est suivie de ce qu'on pourrait appeler la couche nerveuse (dsigne par a dans la fig. 7 de la PI. III) ou sous-pithliale (S). Cette couche, qui varie d'paisseur en raison des sinuosi- ts de rpitlilium, est forme dans sa plus grande masse par un tissu connectif (-). Celui- ci consiste en une substance fondamentale seme de nuclus. Dans cette couche on remarque, en outre, les sections transversales (ms^) des faisceaux de fibres musculaires longitudinales de l'sophage, puis les sections transversales des nerfs sophagiens (h), enfin de nombreux vaisseaux (v) cheminant en sens divers. Enfin suit la couche de fibres circulaires () de l'sophage dont on n'a reprsent que les fibres les plus voisines de la couche prcdente. Gr. 46o/l. Fig. 6. Coupe transversale travers le vaisseau ventral et le ligament msentrique. Le vaisseau est tapiss d'un pithlium (ep^) dont toutes les cellules portent le nuclus prs de l'extrmit tourne vers la cavit vasculaire. Puis vient, en dehors de l'pithlium, une couche de fibres musculaires circulaires {ins^), qu'on a reprsente incise en pour mon- trer les rubans musculaires s'effeuillaiit les uns derrire les autres. Enfin, tout fait l'ex- trieur, suit une couche de grosses cellules (ep"^) faisant partie du revtement pritonal de la cavit priviscrale. Celte couche s'paissit considrablement pour former les deux gros cordons de chloragogne (cg) dont on voit la coupe la partie suprieure du vaisseau. Deux cordons analogues (cg^), mais bien moins marqus, coui'ent le long de la surface infrieure 156 STRUCTURE du vaisseau. La section est beaucoup plus mince du ct droit que du gauche, aussi les nu- clus y sont-ils visibles, tandis qu'ils sont masqus gauche par la masse de pigment chlo- ragogne. Dans l'intrieur des cordons chloragognes, tant suprieurs (pi'infrieurs, chemi- nent quelques fibres musculaires longitudinales dont les sections transversales sont dsignes par ms. Le ligament msentrique, recouvert sur toute sa surface par l'pithlium prito- nal (e/i^), renferme soit des fdjres musculaires longitudinales (ms'}, soit des fdires (*') di- riges peu prs verticalement. Gr. 160/i. PLANCHE V Toutes les figures sont relatives au Spirographes Spallanzanii, Viviaui. Fig. 1. Coupe transversale travers la pai'oi ventrale du corps dans la rgion thoraci- (jue. Le bouclier ventral, sillcuni de vaisseaux (set), n'est pas divis en deux pai'ties sur la ligne mdiane, parce que le sillon copragogue fait dfaut dans cette rgion. Cette figure est destine montrer la position des deux coi-dons nerveux (en) relativement aux organes voisins. La coupe est mene justement par l'une (cm) des deux commissures qui, dans rha- (|ue segment, unissent les cordons entre eux. Les cordons nerveux, dans chacun desquels on distingue la grosse fdire tubulaire (tb), sont noys dans un tissu connectif (t.cn) parcouru par un grand nombre de vaisseaux ; ww^ dsigne la mince couche de fibres transversales de la paroi du corps; ms' est le muscle longitudinal infrieur, de chaque ct. La ligne su- prieure de la figure est la limite de la cavit du corps. Enfin, on reconnat le vaisseau ven- tral (v.v) avec ses deux cordons principaux de cbloragogne log dans le ligament msent- rique. Gr. 8/1. Fig. 2. Autre coupe travers la paroi ventrale du corps, mais faite dans le milieu del buigueur de l'altdoraen. Les dsignations sont les mmes que dans la figui'e prcdente. On remaquei'a que le bouclier ventral (set) est divis en deux moitis par un profond sillon, le sillon copragogue (se). Les cordons nerveux sont encore trs-carts Tun de l'autre. Ils paraissent relativement beaucoup plus rapprochs de la superficie externe qu'au thorax, mais cette apparence lient surtout la grande paisseur acquise [)ai' les muscles longitudi- naux suprieurs (ms^). \ droite el gauche du ligament msentrique, on voit une partie de la masse de sperme (.ip) (]ui remplit toutelacavitpi'iviscraleet dans laquelle circulent les vaisseaux latraux (vl). Ceux-ci^ dans la rgion repi'seiite, sont revtus d'une couche de cbloragogne. Gr. 8/1. DES ANNfiLIDES SfiDENTAlRES. 157 Fig. 3. Troisime coupe travers la paroi ventrale du corps, mais faite, cette fois, en- viron au\ ili'u\ tiers de la longui'ui dr l'aljdomen (dispositions identiques). On remarquera la profoiiiiinir du sillon ropi ,iL;(),iru('(,sc) et la positiiui relative des deux cordons ner-veux (en). Ces derniers sont bien plus rapprochs Tuu de l'autre que dans les coupes pi'cdenles. En mme temps ils se sont relevs, pour ainsi dire, de manii'e permettre au-dessous d'eux Taccuniulation d'une masse considi-aMe de tissu ronnectif (<.cw) i-enfermant des vaisseaux et des (ii)res musculaires ; m.s^ dsigne des faisceaux de fdires musculaires transversales qui entourent les muscles longitudinaux et le systme nerveux. Gr. 8/1. Fig. 4. Coupe transversale travers l'ini des cordons nerveux ventraux et les parties voisines ilans la rgion tlioracique. Les limites de la figure sont formes en bas par les fibres (ms') de la couche musculaire transversale de la paroi du corps; gauche par les sections de fibres appartenant au muscle longitudinal infrieur fw.s-') ; en haut par un fais- ceau de libres musculaires transversales (ms^) appartenant au plancher de la cavit du corps; cm est la commissure qui runit entre elles les deux cordons nerveux (comme dans la fig. i). Tout le systme nerveux est noy dans du tissu connectif (t.cn) corpuscules fu- siformes, munis, en gnral, de noyaux multiples. Ce tissu est parcouru par de nombreux vaisseaux (r) et par quelques faisceaux de libres musculaiies, comme celles dont on voit les coupes en ms*. Ce tissu connectif se condense autour du cordon nerveux pour en for- mer le nvrilemme (P). n prend en mme temps une apparence sti'atifie. graine la dis- position concentrique des corpuscules cellulaires, munis ici, le plus souvent, d'un seul nu- dus. La mme chose a lieu pour la formation de la gane (a) de la grosse fibre tubulaire (tb). Dans l'intrieur de cette dernire on voit la coupe de la substance mdullaire (md) homo- gne, coagule par falcool. Dans le cordon nerveux proprement dit, on distingue la couche de grosses cellules ganglionnaires (S), situe sur le ct externe et le hord infrieur, et le tissu nerveux dit punctiforme. Ce dernier est parcouru par tout un rseau de trabcules fibreux [y ') qui se runissent en un petit nombre de branches principales (y) constituant les racines de la commissure nerveuse (cm). Gr. 90/1. Fig. 5. Section transvei-sale travers l'un des cordons nerveux ventraux et les parties avoisinantes prs du milieu de la longueur de l'abdomen. Le bord droit de la figure est form par les fibres musculaires (ms'j qui limitent la cavit priviscrale. A gauche on voit les sections des libres dU'inuscle longitudinal infrieur (ms^). Tout atitour du cordon ner- veux le tissu connectif est rempli de vaisseaux, surtout au-dessous du systme nerveux. Les corpuscules de ce tissu ont une tendance se distribuer en zones concentriques autour des vais.seaux. Cette disposition est encore plus vidente dans la gane (3) du cordon nerveux et dans celle () de la grosse fibre tubulaire (tb). Dans ces gaines il s'opre mme une vri- table slraliiication dont les couches apparaissent et l spares dans la seclion. On remar- quera les proportions gigantesques du cylindre mdullaire coagul (md). Le cordon nerveux est form uni([uement par la substance punctiforme divise en lobes par la trame connective, 158 STRUCTURE mais on ne voit point de rseau de Iralicules semhlahle celui de ta figuie prcdente. Cela tient ce que la section n'est pas faite au niveau de la naissance d'un nerf ni d'une commissure. Gr. 24S/1. Fig. 6. Section longitudinale lioi-izontale travers l'un des cordons nerveux ventraux. Le rasoir a atteint soit la grosse fibre tubulaiie (tb), soit le cordon proprement dit. Il a t men un peu oblirpiement de manire laisser sulisister dans la partie infrieure de la fi- gure la gaine du cordon nerveux et celle de la grosse fibre tubulaire, tandis que dans la partie suprieure il a enlev la couche superficielle et mis dcouvert l'intrieur mme de ces organes. On voit donc en a la sui'face de la gaine de la fibre tubulaire et en fi celle de la gaine du cordon nerveux, toutes deux semes de nombreux nuclus. Ces gaines se voient en coupe en a' et P', oii l'on reconnat non-seulement qu'elles sont fort paisses, mais en- core qu'elles sont formes de couches multiples, laissant subsister entre elles de nombreu- ses lacunes (iL). Dans une partie de ces lacunes cii'culent des vaisseaux sanguins (r). Ceux-ci prsentent des nuclus dans leur paroi ; md est le cylindre de substance mdullaire coa- gul par l'alcool et plac dans la cavit de la fiiire tulmlaire (tb). Dans le cordon nerveux propi'emenl dit, les cellules ganglionnaires [n) occupent toutes le bord externe. Entre elles pnti-e une ti-ame connective forme par des prolongements de la gaine. La masse princi- pale est foi-me par la substance punctiforme et trs-finemeul fibillaire (y). Les nuclus y sont sems en tranes longitudinales, de manire h la diviser en un certain nombre de faisceaux plus ou moins vaguement indiqus : ms sont (juelques fibres musculaires ap- partenant au muscle longitudinal infrieui'. Gr. 295/d. Fig. 7. Systme nerveux de la rgion cervicale. Les deux cordons nerveux (en), arrivs dans le second segment stigre, changent encore entre eux les deux commissures (y) et mettent les deux nerfs ventraux (S) comme dans les segments situs plus en arrire. Puis, en entrant dans le premier segment stigie. ils se rapprochent l'un de l'autre et changent un grand nombre de commissures dont quelc(ues-unes forment des anastomoses entre elles. Ils mettent, en outre, un grand nombre de nerfs (nerfs de la collerette, de l'-so- phage, etc.). Puis ils s'cartent l'un de l'autre pour former les commissures sophagiennes (cm), mais en mme temps ils s'unissent par une commissure transversale beaucoup plus forte (|ue toutes les prcdentes, la commissure sous-sophagienne (a). Chacune des grosses fibres tuliulaires (tb), en entrant dans le premier segment stigre, se divise en deux bran- ches (tb^ et tb'^) et plus tard en plusieurs (non visibles dans la figure). La branche princi- pale, fortement rduite eu diamtie, continue son chemin jusijue dans la commissure so- phagienne, mais auparavant elle s'unit travers la commissure soas-sophagienne avec celle de l'autre ct par une commissure tulndaire ('). Des commissures tubulaires toutes semblables passent par chacune des petites C(unmi.ssures nerveuses de la rgion cervicale, mais ne sont pas indiques dans la figure. Gr. 33/1. DES ANNfcLIDES SDENTAIRES. 159 Fig. 8. Coupe travers l'tiiio des coininissures nerveuses de la rgion cervicale (celles qui sont dsignes par f* dans la figure prcdente et par cm' dans la fig. 3 de la PI. H). La commissure est entoure de tissu musculaire (ms) et de tissu connectif (t.cn). Dans ce der- nier les corpuscules cellulaires montrent un tendance s'ordonner concentriquement en une sorte de gaine. Cette commissure est en ralit double, divise en une moiti suprieure et une infrieure par une cloison connective et musculaire. La moiti infiieure renferme deux fibres tabulaires (76), la suprieui'c une seule. Ces trois fibres ont ciiacune leurcjUndre de sulistance mdullaire (md) contract par Talcool. Le reste de la commissure {cm} offre la mme apparence qu'une section de nerf avec son rseau de cellules toiles. Gr. 430/1. Fig. 9. Section parallle la surface ventrale faite dans la rgion tlioracique. Le plan de la section passe exactement par les deux grosses fibres tubulaires (tb). Il atteint, par con- squent, la partie suprieure des deux cordons nerveux (en) et les muscles longitudinaux infrieurs (s') dont on n'a reprsent (]ue la partie la plus voisine de la ligne mdiane. Xu niveau de chaque disspiment, le tissu connectif, qui forme le fond du sillon intermus- culaire dans lequel est plac le svstme nerveux, s'lve sous la forme d'une colline trans- versale dont te sommet se perd dans le disspiment proprement dit. La coupe de ces col- lines transversales, traverses par de nombreuses libres musculaires et tout un rseau de vaisseaux sanguins, apparat dans la figure sous la forme de bandelettes (p). Entre ces ban- delettes subsistent des espaces () qui font partie de la cavit priviscrale et dans lesquels on aperoit les groupes de cellules flottantes particulires celte cavit. Au li'avers de ces ouvertures on voit le vaisseau ventral (;ov) avec son chloragogne. Ce dernier n'existe d'ail- leurs que dans la cavit de chaque segment, mais il fait dfaut tous les fronons du vais- seau venti-al compris dans l'paisseur mme des ilisspimenls. Gr. 2.^i/I. PLANCHE VI Tniitps les tgures sont relatives la Myxicola infundibulum. Elles reprsentent des sections transver- sales compltes, dans lesquelles le ct ventral regarde toujours vers le bas. Fig. 1. Coupe travers la base de l'appareil branchial au niveau de la bouche. Le ra- soir n'a pas t men parfaitement perpendiculairement l'axe, mais il a frapp une des moitis du ver (la droite par rapport au spectateur) un peu plus en arrire que l'autre. Il eu rsulte que dans la premire une large surface de cartilage branchial (et) est mise d- 160 STRUCTURE couvcit avec les sections des bases des rayons branchiaux (ct.br) sur le pouctour, tan- dis que dans l'autre, le cartilage branciiial commun n'est pas atteint et les sections des rayons branchiaux sont seuls visibles. La section de la moiti gauche tant donc plus su- perficielle par rapport la cavit de l'entonnoir branchial, a atteint tangentiellement l'hy- poderme de cette cavit dans les sillons interlirancliiaux. Cet h\poderme tant fortement co- lor par un dpt de pigment, apparat dans la figure sous la foi'me d'paisses bandes violettes (pg). La section tant aussi un peu oblique par rapport l'axe dans le sens vei'tical, quel- ques-unes de ces bandes sont visibles mme dans la moiti droite de la prparation dans la rgion dorsale. De chaque ct de ces bandes ou voit des fibres musculaires (ms^) faisant partie des muscles flchisseurs des rayons branchiaux. La section de l'axe cartilagineux (ct.br] de chaque rayon est toujours forme par deux cellules seulement, mais par suite de l'obliquit des rayons, on voit sur le bord interne de la plupart des sections des raies parallles indiquant le bord des cellules cartilagineuses places au-dessous. Un processus de la partie commune du cartilage est atteint dans la coupe (ct^). Ce processus sert de point d'attache au muscle adducteur [ms ') des deux moitis de l'appareil branchial. La prparation est presque divise en deux parties, d'un ct par le sillon dorsal se (dans lequel s'ouvre un niveau un peu infrieur celui de celte section, le tube excrteur commun des glandes lubipares), et de Tauti'e par le vestibule buccal avec ses trois profonds rcessus, dont le mdian pntre jusqu'au proce.ssus cartilagineux (et ^). Dans le fond de ce vestibule l'hypo- derme prend la forme d'un pithlium cylindriijue (ep) facilement reconnaissable. Il en est de mme (ep ') dans le sillon dorsal. Les rcessus du vestibule iiuccal sont entours d'un tissu connectif trs-vasculaire ; plus en dehors vient le nerf branchial () qui suit le bord du muscle adducteur (ms^), puis le vaisseau branchial principal ().&). Ce dernier se forme dans le plan mme de la coupe par la runion de toutes les branches du plexus branchial (pi). Gr. 19/1. Fig. 2. Section transversale mene par le milieu de la longueui' de la constriction lat- rale longitudinale, qui existe l'extrmit antrieure du ver, de chaque ct. Cette coupe passe par les deux moitis du cartilage branchial (et) mais en arrire de leur union par une bande cartilagineuse transversale, de telle sorte qu'on a en apparence sous les yeux deux cartilages dictincts entours d'un pais prichondrium (pe). L'hypoderme (hp) extr- mement vasculaire, a pris une grande paisseur, surtout dans le voisinage des constrictions latrales et il offre partout une structure assez semblable celle des boucliers ventraux chez les Serpuliens boucliers. Sous l'hypoderme est une couche de fibres musculaires transversales; m' dsigne les muscles longitudinaux ventraux et msMes dorsaux. Entre ces derniers est loge la coupe du canal excrteur commun des deux glandes tubipares (o.s) qui va s'ouvrir au deliors un niveau un peu plus antrieur que celui de cette prparation^ au fond du sillon dsign par se dans la fig. 1. La paroi de ce tube est colore en noir par son pigment pilhlial et entoure de vaisseaux sanguins ; se est une petite fente ou cavit, provenant de ce que la coupe a t faite (angentiellement au fond d'un sillon ou fossette i|ui DES ANNfiLlDES SDENTAIRES. 161 pntre sui- les cts du coriis eiili-e l\iii|iai-cil lir;iiiiliial et le hoi'il antrieur du Ihoi'ax en tlteiiniiiant une sorte de IjouiTelet cofvic;il,liien moins appai'enl que chez lesSpirogra- piiis. Iniiudiatement auprs de cette fossette est une expansion nerveuse (P) qu'on doit considrer comme un organe sensitif (elle provient du nerf dsign pai- n dans la figure 3). On voit aussi la coupe exactement transversale des nerfs branchiaux (/*) Entre les deux cartilages branchiaux s'tendent des fibres musculaires transversales (/*') ipii laissent cependant subsister entre elles deux canaux {ce). Ces canaux logent le plexus branchial ipl'). L'csophage () est compiim et occupe une position tout fait vcnlrale, car il touche la couche de libres musculaires transversales de la paroi du corps. Son pilblium est form par des cellules cylindiiques extrmement hautes, dont on dis- tingue les nudus comme une trane sombre. La partie infrieure de l'sophage forme une sorte de rcessus (i) courant dans toute la longueur de l'organe ijui ne communique avec la partie de l'sophage que par une troite fente (PI. VII, fig. 14). Dans ce lcessus, les cellules pitliliales ont, l'invecse du reste de la paroi sophagiernie,une trs-faible hauteur et sont remplies de pigment brun. La couche musculaii'e de l'sophage est relativement mince (/s") et entoure d'un riche plexus prisoiihagien Qj/). Ce plexus atteint sou dve- loppemenl maximum au c(Mitact de la paroi ventrale du corps. Les fibres ms'' sol eideves au mu.scle qui porte cette mme dsignalion dans la figure .suivante, (ir. 14/1. Fig. 3. Section lraus\ei'sale faite par la parlie postrieure des constrictions lali'ales, langentiellemenl l'exlrmit postrieure du cartilage bianchial et la partie antrieure des ganglions crbraux. Le rasoir a enlev les deux points les plus saillants du bord post- rieur du cartilage branchial (et) de chaque ct. Ces quatre fragments cartilagineux sont fort petits ; en revanche, ils sont einours d'une trs-large zone de pricboudriuui (pc). A ce dernier s'attachent les extrmits du muscle trois piliers (w6=') ipii parat tre un muscle d'abdudion, servant ouvrir l'entonnoir branchial, en rapprochant les unes {]('< autres les parties les plus postrieures des deux moilis du cailila.ne. Le rasoir a elTleur aussi la sur- face antrieure des ganglions crbraux, d'aliord en er', tubercule qui foime le point d'- mergence du nerf branchial, puis en er- point i|ui est la racine du gros nerf sensoriel (ii) de la fossette lali'ale. En ," on voit le commencement de l'expansion nerveuse priphrique place immdiatement en dessous de la fossette sensorielle (visible en se dans la figure prcdente). Le canal exci'leur commun de deux glandes lubipares (o.s) est fortement com- prim, section triqulre. L'cesopbage () occupe toujours une position ventrale el pr- sente s(ui rcessus lo)igiludinal (a). Le plexus (pi) continue deprsenlei- son dveloppement maximum au ct veniral. (Il est en couiunuiicatiou avec les vaisseaux de la couche mus- culaire ^s^ etc.) Toutes le-; dsipualifuis trou\enl leur explicalion |iai' la fieure prcdente. Gr. 14 L Fig. 4. Coupe faile en ari-ire le la |ircdenle par le milieu des ganglions crbraux. Les nuisdes longitudinaux suprieurs (/.v^j et infiieui-s (iiis') ont une grande puissance 21 162 STRUCTURE et contiennent d'ailleurs des filires directions trs-diverses. Les sanplions crbraux peu- vent se dcomposer en deux parties: les uan.dions proprement dits (cr') et les cornes fcr^). Les premiers offrent une partie latrale plus oliscure, forme parraccumulation des cellules ganglionnaires, et une pai'lie cenirale plus daii'e, dpourvue de cellules. Dans leur rgion dorsale ils prsentent deux taches circulaires (/t) produites par les sections des racines du nei-f de la fossette sensorielle. Deux taches moins apparentes dans la rgion ventrale cor- respiuident aux racines du nerf branchial. Les cornes (cr^) sont une prolongation des gan- glions crbraux en arrire, qui embrasse le conduit excrteur impair {o.s) des deux glandes tubipares. Cette partie est forme par des cellules nerveuses. En v est la section de la pai-tie antrieure du rservoir sanguin crbral. Ce rservoir envoie des vaisseaux dans la paroi du canal excrteur commun des glandes tubipares. Le plexus sophagien (/;/) qui tait plutt infrasophagien dans les sections prc- dentes, tend, dans la seclion prsente, s'tendre du ct doi'sal et il prsente mme les sections de ses branches les plus inipoiMantes sous la conimissui'e qui runit les deux gan- glions crbraux. Celte section est la premire qui ait atteint la branche exierne (o..s') des glandes tubipares, reconnaissalde son pigment noir et la vascularit de ses parois. Gr. d4/l. Fig. 5. Coupe faite par la partie postrieure des ganglions crliraux et par les com- missures sophagiennes. Le i-asoir a pass en arrire de la commi.ssuie crbrale, di^ telle sorte que les ganglions (cr) apparaissent comme eulirenient siiars Fini de raulre. Dans cliacun d'eux on peut distinguer la [larlie externe, plus opaque, forme par les cellules nerveuses, et la partie interne plus claire, dpourvue de cellules, qui se continue seule dans l'paisse commissure oesophagienne (cw). Celle-ci a t tranche obliquement, de soi'te (|ue la niire tubulaire {tb} qu'elle contient dans toute sa longueur n'est visible que sur un espace restreint dans le plan de la coupe. Le rservoir sanguin crbral (v) a pris ici de ti's- grandes dimensions, mais le plexus (pi) a diminu de volume dans la mme proportion (fig. 4), surtout dans sa partie infrieure. L'sophage avec son rcessus longitudinal () oc- cupe toujours la mme position ventiale. Le canal excrteur commun des glandes tubi- pares (o.s) prsente une toute autre apparence que dans les coupes plus antrieures, appa- rence ipii est tout fait celle de la glande propiement dite. La pai'oi forme, en effet, de nombreux i-eplis ipii font saillie dans la cavit. Aussi celle-ci offre-t-elle dans la section une foi-me dibiquete. La section de la branche extei-ne de rliacune des glandes tubipares (o..?') oftVe la mme apparence avec son pigment noir et sa paroi vasculaire. Elle semble comme enchsse entre le nmscle longitudinal infrieur (ws') et le suprieur (ws'). Les fusceaux de soies capillaires (st) sont peu prs gale distance de la ligne dorsale et de la ventrale, ce qui est caractristique de la rgion antrieure du vei-. Cr. 14/1. Fig. 6. (jiupe transversale du ver au travers de rest(una. On remanpiera (|ue l'oeso- phage, en se dilalaid (iueli|iie [leii |iiiur l'orMier re-). En (i est la section de l'une des DES AXNftiJDES SDENTAIRES. 167 dilatations longitmliniilis ilii siiuis. Puis vicnl l;i rnni-he de fibres uiiisciilMiics nniml.iii'os (ms^) et enfin l.i cdiirlie de lissn vsiculeux iii'iloii.il i|iii l'orme une sorU d'epith^liuni externe (ep^) de rinleslin. Au point o le rmiunenl niscnli'iiiiie {Ig) s'insre ;'i l,i liniie dorside de l'intestin, il aui^nieiile d'iiaisseur et coniprend dans son tissu iilusieurs faisceaux de libres nnisrutairts longitudinales (ms'). Gv. 900/1. Fig. 9. Celte figure reiirsenle un i)lns foi-t grossissement une partie d'une roiipe aHai dislingue immdiatement deux strates bien distinctes : l'une (ms^) de fibres proprement diles^ sections circulaires ou ovale.s, l'autre de lames ou de rubans ()iis^) groups en fascicules iienns. comme chez les Myxicoles. Gr. 223/1. Fig. 8. Coupe ti'avers le (luatrime segment d'une 0fe/iia, au niveau des soies et des tores uncinigres. Les plaques onciales (mc) bordent entirement les cts de la prpara- tion. On distingue la couche dermique (lip) forme d'une cuticule trs-rsistante et de l'hy- poderme, la couche musculaire liansversale (*;(6') et les muscles longitudinaux suprieurs (ms') et infrieurs [ms'^}. En ' on voit l'ouverture du canal excrteur de l'une des glandes lubipai-es cylindriques dont la section est en a. L'intestin (/) prsente une paisse couche d'pithlium et il est entour du sinus sanguin (*.*). 11 esl maintenu en place par un liga- ment msentrique dans lequel passe le vaisseau ventral. La cavit du corps (ce) est rem- plie, au moins dans toute la partie infrieure, par des ovules mi's. Gr. 2o/l. Fig. 9. Luii des noudjreux loties d'un appareil lirancliial d'une Owenia, vu par sa sui'- face interne. Ce lobe est une soi-te de feuillet, profondment mullifide, moiti enroul en foi-me de cne. Ce cne reste ouvert du ct du spectateur, qui est celui de l'intrieur de l'entonnoir branchial. La distribution des vaisseaux a t exactement dessine la chambre claire. Gr. 20/1. Fig. 10. Fragment d'une branchie (VOirenia ; dans ce dessin on a suppo.s les diffren- tes conciles de la liranchie enleves paitielleraent les unes aprs les autres, de manire mettre dcouvert les couches plus profondes, soit en surface, soit en section. La couche la plus superlicielle est la couciie hypodermique externe avec ses nombreuses petites cellules 172 STRUCTURE arrondies, spares par une suiislance intercellulaire ; ' est la serlion de celle mme couche. Puis vient la couche inlerniiliaire (fi), de lieaucoup plus paisse, comme on le voit dans la section p'. Elle est forme d'une suiislance li(|uide ou semi-glatineuse, homogne, traverse perpendiculairement la surface par un certain nomlire de lihres dont on ne voit, dans la figure, que les gros nuclus, dissmins d'une manire assez rgulire. Cette couche renferme aussi le rseau des capillaires (v) de la branchie dont on voit la section en vK En- fin, la dernire couche (y) est l'hypoderme de la surface interne de la branchie. On remar- quera que les cellules sont plus serres et plus petites (pie dans l'iiypoderme de la surface externe. Gr. 300/1. Fig. 11. Coupe travers un fragment de branchie de rO(rett!V//'H.si/or)His.- a, couche moyenne semi-glatineuse avec ses brides trs-fines et ses nuclus ; p, hypoderme de la sur- face interne de la branchie; y, hypoderme de la surface externe; v, section d'un vaisseau capillaire avec nuclus dans sa paroi. (r. 300/1. Fig. 12. Partie d'une coupe transversale travers la paroi intestinale de YOwenia. La couche d'piihlium vilii-alile (i:S ANN(:i,ll)ES SDEMAIUES. 173 Fig. 2. ('.nn\H' du lohe cplKiliiiue travers le cerveau. Toul aiilour du lolie cplialique ciriule la cdllerclli' (d), soit le Itoiirrelel form par le segment buccal. Les deux angles (a) (lu I()l)e cplialii[ue se sont allonut^s et rnpprnclu^s pour former le vestibule buccal (cb) au fond ducjuel l'iiypodei-me atteint une norme paisseur. Du ct externe du lobe, implant dans le sillon tentaculitere, sont de cliaque cot deux tentacules (f). Le plan tant oblique, par rapport ce sillon, la prparation ne renferme que les quatre tentacules dont la posi- tion est la plus ventrale et (jui sont, |iar consquent, les plus jeunes et les plus petits. A la base de ces tentacules s'uttacbe le muscle m.s. Le cerveau a la forme d'un demi-aniieau, partout d'gale pais.seur. La zone dorsale (cr^) est seule fournie de cellules nerveuses qui lui d(unient. ce grossissement,, une apparence granuleuse. La zone ventrale (f /') est sim- plement lilirillaire. Le vaisseau est plac immdiatement sous l'Iiypoderme dorsal sans l'in- tei-position d'aucune couche musculaire. En revanche, plusieurs vaisseaux (i') passent entre eux. Sous le cerveau on voit la continuation du riche plexus vasculaire (pi) dj signal dans la figure prcdente. NB. Dans les trois figures suivantes, j'ai adopt une coloration base sur une proprit remarquable ilii rouge d'aniline, soit fuchsine, de colorer d'une manire intense certains tissus l'exclusion des autres. Il existe, en effet, dans la rgion thoracique certaines parties formes par un tissu connectif sui generis {lis.m conneclif siellaire) qui est toujours en relation avec un liypoderme d'une nature galement toute spciale (hypockrme fibrillaire). Ces deux tissus, peu prs in- colores par eux-mmes, prennent en peu de temps, sous l'influence d'une dissolution tendue de fnchsine, une couleur d'un rose-roue intense, tandis que le tissu connectif et l'hypoderme (diffrents d'ailleurs de structure) des autres rgions du corps se colorent peu ou point. Sous l'influence de la fuchsine, le tissu particulier aux boucliers ventraux et aux organes qui en dpendent se colore en rose. J'ai donc indiqu aussi cette couleur dans les trois figures en question pour mieux faire saisir les diffrences de tissu un grossissement o les dtails de structure ne seraient pas apprciables. Gr. 55,1. Fig. 3. Section ti-ansversale du ver mene par la Ugne de jonction du lobe cphalique et du segment buccal. On voit en tt la base de quelques tentacules implantes dans le sillon tentaculigre (sc). Au-dessous suit la coupe du cerveau (cr), un peu plus mince au millieu que dans les rgions latrales on elle jiasse aux commissures sophagiennes; cb est la bouche avec la surface (a) de la lvre infrieure conserve dans la section. Au-des- sous en p est une fente borde d'hypoderme. C'est la section d'un rcessus sous-labial qu'on voit en coupe longitudinale en p dans la tig. 6. Le tissu connectif stellaire {t.cn) forme deux amas latraux qui se continuent dans la collerette (cl). Gr. 9/L Fig. 4. Coupe trs-voisine de la |ircdente, mais faite peu prs tlans le plan de l'an- neau sophagien. Du moins voit-on la partie sus-sophagienne (cr) au complet et une foi-te proportion de la partie sous-sophagienne (c?-^). L'sophage est trs-dprim et en- 174 STRUCTURE lour (le nomlireux vaisseaux. On remartiiifm aussi la riche vasiiilarK de la coUeretle; ms est le commencement du muscle loniiitudinal infrieur et set celle du premier houdler ventral. La section tant lgrement oblique par rapport l'axe, de telle manire (jue la moiti gauche (relativement au spectateur) a t fi'appe par le rasoir un peu en arrire de la moiti droite, le muscle longitudinal a t mis dcouvert du ct gauche seulement, o la commissure sophagienne est enleve. Du cot droit, le muscle est recouvert en grande partie par la commi.ssure conserve. Pour la mme raison, la moiti liamlic du houclier ventral est plus grande que la droite. Gr. 9/1. Fig. 5. Section transvei'sale mene au niveau de la premire paire de branchies. On a dessin la partie de la branchie conserve dans le ct gauche seulement. On reconnat la couleur rouge (lu'une grande partie de la paroi du corps est forme par le tissu con- nectifstellaire (t. en) et riiypoderme librillaire (pii le recouvre. Une auti'e partie importante de la section est foi'me par le tissu (color en rose) du bouclier ventral (set) tissu qui se gli.sse dans la cavit du corps de mainre envelopper le sxstme nerveux, le vaisseau ven- tral (v.r) et d'autres organes. On reconnafi que le lissu conneclif siellaire est de provenance toute cutane, ce qu'il est plac en deliors de la couche de fibres musculaires trans- versales (ms) de la pai'oi du corps. Mme dans la coupe inlerne o se produisent les lots rouges (comme dans la prcdente coupe), ces lots ne sont que des processus de la couche superficielle dont la base est en dehors du plan de la prparation. Les muscles longitu- tlinaux suprieui's(/H'^) prsentent sur la coupe une apparence de stries ontlules dues la section par- le rasoir de trs-minces rubans musculaires lmentaires. Les muscles sup- rieurs ne sont d'ailleurs pas distincts, mais fondus en un seul sur la ligne mdiane, o leur puissance atteint cependant son minimum. Un autre muscle longitudinal (ms^) doni la surface oft're un aspect tout diffrent, coui't tout le long de la surface dorsale du cordon nerveux ventral et empche, sans doute, les mouvements d'exlension qui pourraient nuire celui-ci. Divers faisceaux musculaires {ms'^, ms'') traversent cependant la cavit priviscrale. Le cordon nerveux ventral (en) a ses cellules nel^euses disposes au ct ventral et sur les parties latrales [en') o leur accumulation forme des taches. L'sopliage [) avec sa couche musculaire (ms*) liien distincte est toujouis forlenieiU dprim. Sa tunique pithliale est plisse en sens divers. Au-dessous de l'iesopiiage est un riclie rseau (pi) de vaisseaux sanguins provenant d'une sorte d'anneau vasculaire qui aboutit au vaisseau dorsal (o.d). De cet anneau nat le vaisseau (f '6') qui mne le sang du vaisseau dorsal la branchie et qui se ramifie dans toutes les subdivisions de celle-ci ; vb est, au contraire; le vaisseau qui ramne le sang oxygn au vaisseau central (v.v). On voit en st le faisceau de soies lubu- les. Quant aux tores uncinigres, ils n'existent pas dans ce segment. Gr. 23/1. Fig. 6. Section sagittale mene dans bipartie antrieure du ver, en deliors du plan mdian, entre les tieux ranges de branchies. (La section est^ pioprenienl parler, un peu oblique et atteint la paroi du corps un peu plus prs de la ligne mdiane du ct dorsal DES ANNI.IDES SDENTAIRES. 175 (|ae (lu cl veiilral. Celle dvialion esl d'ailleurs peu importanle.) On voit en un lobe cplia- lique avec son plexus et en tt un i-oupe de tentacules dont la liase seule est dessine. Ces organes naissent d'une sorte de bourrelet plac au fond du sillon tentaculifre. Derrire les tentacules est la section d'un autre boun'elot () linTilant le sillon lentacniilere en arrire, puis \ieiHU'ul les trois tuliercules bi-anchilV'n's. avec les brancbies doul on n'a reprsenl que la p.u-|ieinfrieure.Enavant, euy eslle iioi'd Libial de l'orifice buccal et sous la lvre infrieure en 'fi le profond rcessus dont (Ui voit la coupe li'ansvei'sale en P, fi,?, -i. Dans la paroi du corps on r-econnat les muscles longitudinaux infi'ieurs (ws') et suprieurs (ins'') et du ct ven- IimI les boucliers ventraux set avec la ma.sse clypaire (sc') qui en dpend dans l'intrieur de la cavit priviscrale. Cette cavit est divise en deux parties par un disspinient {dss} qui produit une dilatation de l'sopbage () au point o il s'insre avec lui. On voit la coupe du cerveau en cr, sous la coupe tentaculifre. Il est facile d'y distinguer la moiti granuleuse avoisinaiil l'Iiypoderme, foi'me par une partie celluleuse, et une moiti en ap- parence plus bomogne. forme par la partie llbrillaire. En cm est la section de la partie infrieure d'une commissure soiibagienne, aussi volumineuse que celle du cei'veau ; ce est la cavit ilu corps. Ci-. 8/1. Fig. 7. Coupe longitudinale de l'exlimit antrieure du ver, mene par le cordon ven- Iral et les trois brancbies d'un mme ct. Par suite de son oitliquit, cette coupe n'a atteint l'sophage qu'au voisinage mme de la bouche. Enjavant, en a, un lambeau du lobe cpha- lique a t conserv avec son plexus (/)/). Sa partie postrieure renferme la coupe du cer- veau (cr) immdiatement sous le sillon tentaculifre dont tous les tentacules sont dtachs. Plus en arrire sont les lacines des trois biancliies (bv) et la paroi dorsale du thorax avec la coupe du muscle lonuiludinal suprieur f(*(s^). En avant est la bouche (c.j conduisant dans l'cesophage {). Sous la lvre infrieure est le rcessus P dj indiqu dans la llg. '! et la fig. 6; en el l'extrmit de la collerette. La coupe de la paroi ventrale est comme ondule par suite de la succession des lioucliers ventraux. Dans chaque segment on voit la coupe transversale d'un faLsceau musculaire (m.s^) situ entre le bouclier ventral et le cordon ner- veux. Ce faisceau est le mme que celui qu'on trouve dsign par un astriscpie dans la fig. o. Dans le cordon nerveux (e.n), on distingue une couche ventrale granuleuse et opa- que (celle des cellules canglionnaires) et un couche dorsale plus transparente. Une grande partie de la cavit priviscrale (ce) est occupe par la prolongation (set'] interne du tissu des boucliers ventraux.- Celte i-avit est divise en deux parties par la cloison (dss) situe immdiatement en arrire des branchies. En r est le vaisseau (pii ramne le sang de la hrancbie au vaisseau venti-al. Cr. fi/l. Fig. 8. Coupe sagittale travers la base de la premire branchie et les parties voisines. On voit en r, le premier tubercule branchifre avec la partie infrieure du tronc (br) de la premire biancbie. La section est l'aile en dehors du plan des vaisseaux branchiaux; ' d- signe le second lulierciile biancbifre indiqu seulement par son contour. En 3 on voil la 176 STRUCTURE section d'une partie (in liourrelet place en ai-rire du sillon tentaculifre (comparez lig. 6, ?) ; ms ' est une partie du muscle longitudinal suprieui', coup dans le sens des fibres ; ms^ est la coupe de fdires transversales et obliques formant la plus grande masse du bourrelet rtro-tentaculaire. La plus grande masse du tubercule brancbifre est forme par du tissu connectif stellaire (y), qui s'tend jusque dans le canal o passent les vaisseaux branchiaux (/). A la priphrie ce tissu passe Thypoderme llbrillaire (o) dont la range de luiclus est facilement reconnaissable (comparez fig. 9). Le bord postrieur du bourrelet rtro-ten- taculaire est aussi recouvert d'une couche de lissu connectif stellaire (>") recouveii lui- mme de l'hypoderme libi-illaire caractristique (o'j. Ces deux tissus mampient au sonnnel du bourrelet. Les muscles longitudinaux de la branchie envoient leurs prolongements ramifis (m') jusqu'au sein ilu tissu connectif du luhercule brancbifre. Gr. .o/L Fig. 9. Fragment d'une coupe travers un tubercule ln-anchifre (tlg. 8). Le tissu con- nectif stellaire (a) qui forme la masse du tultercule s'unit, par les prolongements de ses cellules priphriques, aux fibres l'ayonnantes de l'hypoderme; celles-ci portent chacune leur noyau (P) peu prs au mme ni\eau. A la surface mme de l'hypodei-me, les extrmits des fibres noyes dans la suiislance glatineuse intermdiaire forment un pointill trs-fin. Gr. 218/1. Fig. 10. Section (fune partie du bord de la collerette. On voit en le tissu stellaire qui forme la masse de la collerette ef qui est parcouru par des faisceaux de filires musculaires (y.s). Le bord mme del collerette est form par un liypoderme d'apparence particulire. Gr. 218/1. Fig. 11. Coupe longitudinale travers la masse scutellaii'e qui occupe la moiti de la cavit abdominale dans la rgion thoracique; , surface limitante de f organe baigne par le liquide de la cavit du corps. Elle est bossele par suite des sillons qui dlimitent super- ficiellement les prismes constitutifs de l'organe, sillons (pii correspondent aux cloisons int- rieures (p). Ces cloisons, trs-distinctes vers le haut, le deviennent de moins en moins vei-s le bas. Tant qu'elles sont facilement reconnaissables, elles sont tapisses de corps arrondis ples et homognes (y). L'intrieur des prismes est occup par un tissu (') sem de nudus et parcouru par des fibrilles trs-dlicates qui paraissent maner d'un axe mdian. Dans la partie infi-ieure cette structure se modifie et ne parait plus furme ipie pai- une substance ()i) finement flbrillaire dans laquelle sont sems les nuclus. Gr. 220/1. Fig. 12. Section travers la partie tubulaire d'un tube tligestif qui occupe la rgion thoracique postrieure. On reconnat les grosses papilles pitJiliales (e/j), la couche de fibres musculaires annulaires (ms'), la couche de fibres musculaires longitudinales {ms'*) et, DES AN.NLIDES SDENTAIRES. 177 entin, la cduche de cflliiles pritonales (pt). Celle-ci contieiU de nombreux vaisseaux longitudinaux. Gr. (541. Fig. 13. Partie de la prcdente section vue un fort grossissenient. Les dsif^nalions sont les mmes. Un lemanjuei-a que les nuclus des papilles pilhliales occupent tous une position superficielle. Gr. 2.30/1. Fig. 14. Coupe lonnitudinale travers l'sophage. F.es papilles pitliliales sont vues en coupe en ep et de face en c/j' ; ws\ lllires musculaires annulaires; ms'\ fibres musculai- res longitudinales ; pt, couche pritonale. Gr. .35/1. Fig. 15. Coupe longitudinale de rextrmit antrieure du cordon nerveux ventral (comparez fig. 7). Un voit en a la terminaison du cordon nerveux en avant. La couche de cellules nerveuses (y) est exclusivement ventrale et la couche fibrillaire dorsale (P). Il n'y a pas de renfiements ganglionnaires apprciables. Gr. (iO/l. PLANCHE X Los fignros 1-5 sont rolativps la Terehella flcxnosa; les fig. 6-7 la Terehella Meclidii; les figures suivantes au Sti/larioides monUiferus. Fig. 1. Coupe 'ransversale travers le coidon nerveux ventral dans la rgion Ihoraci- que. La [ilus grande partie de la surface est forme par la substance puncliforme et fine- ment tiln-illaire (>) dans laquelle les cellules nerveuses sont accumules en trois bandes. L'une (a), occupant la rgion mdiane ventrale, a une section presque quadrangulaire. Les deux autres (p) sont places sur les cts. Les cellules nerveuses sont plus reconnaissables leur's nuclus qu' leurs contours mal dfinis. Entre elles cheminent des fibrilles ondules. Ces fibrilles, partir de la surface, rayonnent dans la substance puncliforme. Deux de ces faisceaux (, ') partent de la surface suprieure de la bande mdiane de cellules nerveuses et s'lvent verticalement. Leur coupe re.semble des pinceaux renverss dont les poils divergent l'extrmit. Oncliliies cellules nerveuses accompagnent la base de ces pinceaux. Deux autres faisceaux (>") partent de faugle externe suprieur de la mme bande mdiane et se dirigent, en dcrivant un ai-c. vers la mme bande externe du mme ct, dans lequel ils pai-aisseni sf [icrdif. La coupe est mene dans le plan des deux nerfs ventraux ()dont 23 178 STRUCTURE on peut suivre les racines travers les bandes latrales de cellules nerveuses dans un trac- tus de fibrilles nerveuses (') jusque vers la rgion dorsale du cordon nerveux. En o on voit la coupe d'un cordon de substance mdullaire entirement dpourvu de toute gane enveloppante. Dans la substance finement fibrillaire soiil sems de rares nuclus qui devien- nent de plus en plus abondants mesure ipi'on se rapproche du n\rilemnie {}.). Dans ce dernier on distingue soit des fibres musculaires circulaires {ms''), soit la coupe {ms^} de l'- paisse couche de libres obliques et longitudinales qui protge le cordon nerveux en-dessus. Sous le cordon est un riche lacis de vaisseaux. Gr. ^t1/1. Fig. 2. Extrmit d'un lobe uncinigre d'une Terebella flexuosa pour monti'er le moile de formation des plaques onciales {unciiii). On voit que les premiers iiuliments de ces pla- ques, soil crochets, n'apparaissent point du tout dans la range mme o elles prendront place plus tard, mais tout fait en ib'bors d'elles pour venir, niesuie le leui' crossance et de celle de la liase ipii les porte, se placer dans la l'ange en dcrivant un arc de cercle considrable. Le fi'agment reprsent ne renfei-me que des crochets en forinalion, mais chacun d'eux est un peu plus avanc en formation que celui qui le prcde sur la courbe de l'arc. Le plus jeune se prsente sous la toi-me d'un simple petit capuchon chitineux (p) recouvrant exactement la cellule qui le scrte. Ce capuchon est le bec de ce qui sera plus tard la pointe principale de la plaque onciale. Les ci'ochets les plus avancs dans la forma- tion (S) se prsentent au spectateur dans une position telle que leur bec principal se projette sur le corps mme de la plaque onciale et que les becs accessoires (') soient vus en rac- courci. Le tissu mme de la liase () est form d'une substance fmcmenf sirie. dans la- quelle les nuclus sont sems avec ime grande rgidarit. (!r. 4L^/1. Fig. 3. t^.oupe monlranl l"inqilanlalio]i de Irois pla(|ues (uiciales dans un bue uncini- gre. La plaque de gauche est vue tie face, c'est--dire par la tranche arme du bec, celle de droite en trois quarts, celle du milieu dans une position peu prs intermdiaire entre celles des deux autres. Le tore est form de la cuticule (ctc); d'une couche hypodermique [hp] qui scrte les plaques onciales et doni les nuclus sont accumuls sous ces dernires en beaucoup plus grand nombie que dans le reste du tore ; d'une couche de filires (m) pa- rallles la surface, et enlin d'une couche de flbi'es (m') presque pei'pendiculaii-es cette mme surface. Ces deux couches, quoique formes de fibres extrmement fines, sont, sans doute, de nature unisc'ulaire. Dans chaque plaque (uiciale (Ui peut distinguer une substance mdullaire (a) granuleuse et une substance corticale peu prs homogne. En outre du bec principal, il existe plusieurs becs accessoires qu'on voit, soit de piofil, soit en raccourci ou en coupe optique, dans les trois plaques figures. Ces becs sont, en gnral, au nondue de cinq : les plus grands sont les latraux (g, fi'), puis suit pour les dimensions le her mdian ou impair {S, S'), et enfin viennent les becs intermdiaires (y, -/). La substance mdullaire granuleuse pntre dans l'axe du plus gros des becs accessoires ff). Ce sont les becs accs- DES ANNia.IDES SDENTAIRES. I 7) s()ir('S(|iii, a mi l'aililc .nidssissenitMit.iloiiiU'iil iino apparence sirir au \eiie\ des plaipifs oii- ciales dans la vue de piolil. (ir. ."i^O, 1. Fig. 4. Deux pla(pies onciales tlutraciques enlirenient formes fliez la Terehcllnflp.riio- sa). Dans ees plaques on distingue toujours la suListance mdullaire (a) de la substance cor- ticale et l'on remarque surtout le processus (f') qui pntre profondmeni dans le tore uii- cinigre et qui sert l'attache des muscles; ctc est le repli de la cuticule dans Lupu'lle est loge la plaque om-iale. Or. il,^/l. Fig. 5. Partie d'inie coupe li'ansversale travers un muscle longitudinal. Les traits on- duls repi'sentent les coupes des feuillets, soit lames musculaires, entre lesquelles sont dis- smins de nombreux nudus. (r. riOO'l. Fig. 6. Coupe transversale liavers l'ahilomen de la Terebella Meckelii. La cavit pri- viscrale ([i) est entirement remplie parla masse de couleur rulgineuse particulire cette espce. Dans la coupe de la paroi du corps, on distingue la couche de libres musculaires transversales [ms^] de la couche de Tdires longitudinales (m^) qui, toutes deux, s'amincls- scnl beaucoup dans la rgion tergale. En ms^ sont les rubans musculaires obliques (pii pa- raissent exister dans l'abdomen de tous les Trbelliens. L'intestin (i) prsente en a deux l'eplis longiludinauN^ comparables, sans doute, pour la fonction la ' lyphlosole des Lom- brics. Gr. 8/L Fig. 7. Partie mdiane ventrale de la figure prcdente, vue un [dus fort grossisse- ment. Cette ligure est essentiellement destine montrer la structure del partie infrieure de l'intestin. Dans la paroi de ce dei'nier on reconnat l'paisse couche pilhliale {ep) et la couche musculaire relativement fort mince (ms''). Dans la cavit intestinale (/) font saillie les deux gros replis qui sont forms inm-seulemeut par l'pithlium, mais par un tissu aro- laire (a) sem de nombreux nudus. Ce tissu est trs-riche en sang, i-enferm dans des lacunes ou peut-tre des vaisseaux (je n'ai pu distinguer de parois propres). Dans la ligure on reconnat, en outre, les coi'puscules de la cavit priviscrale (), le vaisseau ventral (y.f), les muscles le la paroi du corps (ms'), des muscles obliques de la cavit du corps (ms^) et, enfin, le cordon ner\eux abdominal {cm) remai(piable par son aplatissement en un mince ruban. Gr. oO/l. Fig. 8. Coupe sagittale par la l.nioii aiilrieure du Stylarioides moiiilifenis. Le plan de section concide avec le plan de symtrie de l'animal. La paroi dorsale est la gauche du spectateur, la ventrale sa dioite. Le ver utilis pour la coupe avait rtract non-seulement ses branchie.s^ mais encore l'entonnoir du segment buccal. Dans la paroi de ce corps on ne distingue nettement, ce grossissement, que la couche cutane et la couche de fibres mus- 180 STRUCTURE culairos lon^ntiirlinales (ms^). On voit celte paroi s'iiivaciner en avant pour former le repli (3) qui passe lui-mme la iiase de rentonnoir y (ici cvliudrique par suite de plissements r- sultant de la rtraction) ouvert en c. En o es! le sac musculaire ([ui loge l'appareil branchial et. qui, pal- son extroveision.pei-iuet cet appareil de saillir l'extrieur au travers de l'ou- verture (ci) de l'entonnoir. Les iiranchies sont serres les unes contre les autres en un fais- ceau (br) la base duquel on distingue le vaisseau principal {v.b). En tt est l'un des tenta- cules avec son vaisseau unique {p):m est l'sophage et ms le muscle rtracteur de l'appareil branchial. La gaine ganglionnaire {en) a un parcours un peu ondul et sa partie antrieure (en') est rflchie par suite de l'invagination de la partie antrieure du corps. Gr. 9/1. Fig. 9. Coupe transversale du premier segment stigre chez un Stylariode dont l'ap- pareil branchial et l'entonnoir sont en tat de rtraction. Le contour h peu prs rectangu- laire de la partie principale de la tigure est form par le premier segment stigre. Toute- fois, le rasoir a enlev deux petits fragments du segment suivant qu'on voit en A. Cela provient de ce que le second segment stigi'e est beaucoup plus large ([ue le premier et que les points de sa surface, par laquelle mergent les gros faisceaux de soies, font forte- ment saillie en avant, aux cts mmes du segment prcdent. Ce sont ces points qui ont t, pour ainsi dire, dcapits pai- le rasoir et qu'on voit, en etTet. traverss de tronons de soies iat). Dans la paroi du corps, hrisse de ses nombreuses papilles cylindriques [y), on reconnat l'paisse cuticule [ctc) recouverte d'un dpt d'inci'ustations trangres (a), puis l'hypodei-me {hp) et enfin la couche musculaire tout fait l'intrieur. La coupe du cylin- dre qui occupe la partie centrale de la figure et qui n'est que le premier segment invagin dans le second, pi'sente naturellement toutes les mmes couches, seulement en ordre in- verse, savoii- : l'extrieur la couche musculaire (m-s'), puis la cuticule (cte') et enfin la couche incrustante (a'). Dans l'infrieur de ce cylindre on trouve la coupe ti's-sinueuse (|3) de l'entonnoir, plisse par l'tat de rtraction. Sur la coupe de la paroi de cet organe on peut distinguer trois couches: l'une mdiane, musculaire, les deux autres superficielles hy- podermiques. La cavit 1, est la cavit de l'entonnoir qui mne, travers l'appareil bran- chial situ plus en arrire, jusqu' la bouche. La cavit < est celle du repli d'invagination et appartient, par consquent, proprement parler, au monde extrieui'. Dans les coupes des soies (sf) on distingue une sulistance coiticale et inie cavit axiale : st^ sont des pointes de soies en voie de formation. Gr. 20/1. Fig. 10. Coupe travers le second segment stigre et l'appareil branchial invagin d'un Stylariode. Tout le pourtour de la figure est form par la paroi du second segment stigre. dans l'paisseur de laquelle on distingue la couche d(> fibres musculaires transver- sales (m.s') et la coupe de fibres longitudinales ()h.s-J. En sp sont les coupes des soies dorsales et en st'^ les soies ventrales de ce mme segment ; st dsigne la coupe transversale de l'ex- trmit de soies du premier segment stigre qui pntrent jusque dans la cavit du se- DES ANNftlJDES SDENTAIRES. 181 roiul. lin a est la coupe transversale de la saine musculaire de l"apparc'il luancliial (compa- rez tig. 8, o). A l'intrieur sont les nombreuses coupes des hiancliies (br) serres les unes contre les autres, chacune avec sa veine et son artre, et du ct ventral, la coupe des deux ^ros tentacules plisss (tl) avec un vaisseau unique (v) dans Taxe. Cette fiure prsente deux coupes ilu systme nerveux : l'une (en), superficie plus [lelite, appartient au second seg- ment stigre, l'autre (c.'), superficie plus grande, appartient au segment antrieur et n'est rflchie dans ce segment ipie par suite de la rfraction de l'appareil hrancliial. Gr. 20/1. Fig. 11. Section transversale de la lame liranchifre d'un Slylarioides. Une moiti seu- lement a t reprsente. En est la coupe d'un bourrelet saillant sur la ligne mdiane du ct ventral (tourn par exception, vers le haut, dans cette figure). L'pideriue prend dans la rgion mdiane la forme d'un pithlium cylindrique {ep). Dans la partie de la membrane bi-anchifi'e, enroule en spirale, on voi! se dlimiter les bases des rayons bi'anchiaux avec leurs vaisseaux. Gr. (i(j/l. Fig. 12. Section transversale d'un rayon branchial chez un Stylarioides. Soit le bord externe (a), soit le bord interne ({',) portent des cils vibratiles; les bords latraux en sont dpourvus. La cuticule {de), jiartout fort mince, disparat presque i-ompltcinent sous les cils. Dans la couche hypodermique (hp), fort paisse, les nuclus sont bien reconnaissables. Les vaisseaux p et ;' ont toujours des sections trs-ingales. Gr. 340/L Fig. 13. Partie d'un rayon branchial d'un S?ii//anorfesmo/w/j/erMs. La moiti suprieure de la figure montre la surface mme du rayon, mais partir de la ligne a le rasoii- a enlev la paroi du tube branchial, de manire mettre dcouvert la cavit et son contenu. On ne voit que l'un des vaisseaux principaux du rayon branchial, mais p reprsente vraisembla- blement la paroi du second contract et vide de sang. Les anses vasculaires sont visibles en totalit en v\ mais en section seulement en y': ctc est la cuticule qui recouvre l'hvpoderme. Gr. .340/1. Fig. 14. Fragment d'une .section longitudinale travers un ganglion de la chane ven- trale lYnn Stylarioides. Le ganglion, envelopp d'un nvrilemme (iivr) assez mince, a toutes ses cellules nerveuses runies dans la moiti infi'ieure (-x). La moiti suprieure (P) est toute fibrillaire. Quelques vaisseaux (t>, y') circulent la surface du nvrilemme. Gr. 240/1. 182 STRUCTl RE PLANCHE XI Les figures 1-10 sont relatives VAadoumia fiUgeni; les figures 11-13 la Te rebella flexuosa. Fig. 1. Coupe transversale mene par le segment buccal. On reconnat de suite la cavil pharyngienne, soit oesophagienne () rlont la paroi forme des replis trs-caractristiques. L'paisseur de rpitiilium {ep) es( trs-variable, mais atteint toujours son minimum au c(M ventral de l'sophage adhiant la paroi du corps. De nombreuses brides musculaires (m.s) .s'tendent de l'ipsopbage la jiaroi du corps ti'avers la cavit priviscrale. Dans celle-ci cheminent de nombreux vaisseaux (t'.r). La paroi du coi-ps est forme d'une paisse couche d'hypodei-me {hp) et d'une couche de fibres annulaires (rns '). Dans la premire, on dcouvre les tis-petites sections de la commissui-e crbrale (m) et dans la seconde, les sections des extrmits des muscles longitudinaux {ms'). Gr. 25/L Fig. 2. Section faite un peu en arrire de la prcdente. On v reconnat toutes les mmes parties avec des dsignatituis semblables. On remarquera que les commissures cr- brales ont leur section un niveau plus lias, mais lenr superficie est plus grande. D'ailleurs elles sont encore renfermes dans la couche Inpodermique. Le rcessus ventral (y) de l'sophage est toujom-s trs-marqu. Gr. 25/1. Fig. 3. Cdiiiie transversale mene par le segment suivant. Ce segment est beaucoup plus large que le prcdent. Cela explique comment on peut trouver en hp\ enclav dans la couche de fibres musculaires annulaires (m.s'), un ilt de substance hypodermique enle- ve au segment prcdent vers le point le plus profond du sillon inlersegmentaire. D'ail- leurs tous les dtails de la prparation s'expliquent par les deux ligures prcdentes. On re- marquera seulement que le canal alimentaire s'est loign de la paroi ventrale et que les commissures nerveuses qui passaient dans les coupes prcdentes au-dessus du muscle longitudinal infi'ieur (m.s^) sont maintenant au-dessous de lui et ont beaucoup augment de volume. En outre ces commissures ne sont plus comprises dans l'hypoderme, mais bien dans la couche de rd)res musculaires annulaires fms') de la paroi du corps. Gr. 2.5/1. Fig. 4. Coupe transversale travei-s le cincjuime seginiMit dune Audouinia pligera. c'est--dire par le segment porteur des faisceaux de tentacules dorsaux. Les bases de (piel- ques-uns de ces tentacules () sont conserves dans la prparation avec leur vaisseau uni- ([ue, en opposition aux branchies latrales {br) dont les deux vaisseaux sont distincts. La paroi du corps montre sur tout son pourtour, l'hyiioderme et la couche de fibres muscu- DES AN.NLIDES SDENTAIRES. 183 laii-es transversales (ins '). Mais lu nombre des muscles longitiulinauv est plus considrable que dans les autres rgions du corps. En outre des muscles longitudinaux infrieurs (ms') et latraux (ws*), le muscle longitudinal suprieur est double. En elTet, pour livrer passage aux nombreux vaisseaux de l'appareil lentaculaire, il s'est scind en deux parties, l'une plus grande el intrieure (ma), Taulrc [ilus pctile el supi'ieure (ins^). La coupe du tuiie digestif [i) est ici l'xaclenii'nt circulaire avec mic coiii-be musculaire (ms) li's-ap|irciable. Celte coupe est surtout reuianiualile au point de vue de la distribution des vaisseaux qui dilTre de ce qu'on voit dans tous les autres segments. Le vaisseau dm'sal existe dj en v.v, bien que d'un faible diamtre. 1! repose sur la liraiicbe suprieure (r')du circuit vasculaire (v-) (pi'on retrouve dans tous les segmeids suivants. Ce circuit fournit le vaisseau qui porte la brancliie (br) le sang du vai.sseau dorsal, sang qui est ramen de l par le gros vaisseau t'^juscpie dans le vaisseau ventral (v.v). Sous le rapport de la circulation br'ancbiale, ce seg- ment ne s'cai'te donc pas des suivants; mais ce qui manque aux autres segments, c'est le riche plexus de vaisseaux log en pi entre la couidie de fdires musculaires transversales et le gros muscle (itis). Les branches de ce plexus fournissent les rameaux vasculaii-es des nombreux tentacules. Ces plexus des deux cts sont mis en communication par quelque gros vaisseaux transveises, dont deux (v^) sont visililes dans la prparation. Le cordon nerveux venlial (en) est entour d'ini lacis vasculaii'e. Il apparat dans cette figure et la suivante connue tlouble, pane i|u'iin ne distingue ce grossissement (jue la partie luiement tilirillaire de la section. En ii on aperoit la sei'tion du nerf des tentacules. Iiieii |ielite. il est vrai, ce grossissement. Gr. 12 1. Fig. 5. Section transversale faite dans le premier tiers de la longueui' du ver. La paroi du corps est constitue comme dans la prparation prcdente, seulement le muscle longi- tudinal suprieur (iiis'^) est uniijue de chaque ct. Il forme une bandelette plus paisse au ImmiI interne qu'au bord externe qui es! en outre rgulirement ccuu'b en dessous. On remar(iuei'a aussi eu un faisceau paiiiculiei' de libres musculaires loni:itudinales. situ au- de'^sus el eu dehoi's du systme nerveux, faisceau distinct du muscle longitudinal inf- rieur, dj indi([u dans la coupe prcdente. Il existe dans la plus grande partie de la lon- gueur du ver. Le vaisseau dorsal (r.d) renferme le lioyau lirun et communique avec la iiranche infrieure (;;') du circuit vasculaire (v-). Ce circuit fournit la brandie qui se rend au vaisseau latral contractile (t'^) paroi fort paisse. Ce dernier met le vaisseau liran- dnal (('.6'). Quant au second vaisseau liraui-bial (r.b). il provient de l'anse (i') mise par' le vaisseau ventral (r.r). (Ir. I.t'L Fig. 6. C.duiie transversale travers l'un des tentacules dorsaux du cinquime segment. L'un des cots est muni d'un proloud sillon porteur de cils vibratiles. L'hypoderme (lip) est recouvert de sa cuticule et forme une couche fort paisse dans laquelle sont sems des fol- licules glandulaires. Il atteint son paisseur maximum sur les bords du sillon, o les cellules paraissent uiiue birmer plusieurs couches, en juger, du moins, par la luultiplii-ation des 184. STRUCTURE niicliis. Sous riiypodenne se trouvi'iit quelques rares fibres musculaires aiiuulaires, suivies d'uue paisse rouclie de fibres longitudinales dont on voit les sections en ms\ Cette couche est suivie elle-mme d'un revtement connectif ou pritonal {pt) qui limite la cavit du ten- tacule. Celle-ci renferme le vaisseau unique (v) qui n'adhre la paroi du tentacule qu'en deux points, savoir en celui (pii correspond au fond du sillon cili et au point oppos. La paroi du vaisseau possde une conclie musculaire propre (nis^) avec une couche pithliale (ep) en dedans et un revtement pritonal (/if) en detiors. F^e tentacule possde deux nerfs, logs tons deux entre Fliypoderme et la couche musculaire. L'un (') a une section ovale et coni't tout le long de la ligne du tentacule oppose au sillon vibratile. L'autre (n') forme un large ruban renfl sur ses bords et plac sous le dit sillon. Ce nerf ou, si l'on aime mieux, ce i-uban nerveux met de chaque ccM un processus (/t^) qui pntre dans le repli liypodermique qui limite le sillon, dr. 3f)S/I. Fig. 7. Section travers une branchie latrale d'une .Vudouinie. Si l'on compare cette ligui'e avec la prcdente, on verra qu'elle n'en ditTi-e gure que par l'absence du sillon vi- bratile et parla duplicit du vaisseau longitudinal |ret/;'). L'bypoderme atteinl son maximum d'paisseur au niveau des nerfs branchiaux {n' et ?*''). Dans lieaucoup de prparations ces deux rgions sont enfonces de manire donner la coupe la forme d'un biscuit trangl en son milieu. De nombreuses brides () s'tendent de la paroi des vais.seaux celle de la branchie. Gr. 355/1. Fig. 8. Coupe transversale travers le vaisseau d(Msal poui' montier le plissement du boyau brun () inclus. Gr. 3rii. Fig. 9. Coupe transveisale par le cm'don nerveux et les oi'ganes avoisinants, c'est-- dire par le milieu de la paroi ventrale du corps. On voit la cuticule (ctc), lliypoderme (lip) avec .ses follicules et la ti'ane de ses nuclus, la couche de filtres transversales (m.s'), la partie la plus interne des muscles longitudinaux infrieurs (m^), le faisceau longitudinal particulier () dtach de ce muscle, les fibres musculaires transversales (ms^) dlimitant la cavit du corps, enfin le vai.sseau ventral (v.v) avec sa paroi musculaire et son revtement pritonal (pt). Au milieu de tons ces organes se trouve plac le cordon nerveux entour de son nvrilemme (uvr). Une cloison (->) qui divise le cordon en deux moitis parat d- pendre aussi de ce nvrilemme. Cependant il n'est pas facile de distinguer les fibrilles qui le forment des fibrilles constilulives des nerfs. Les cellides nerveuses, plus reconnaissables leurs nuclus qu' leurs contours assez vague.s,, fornienl un cordon (y) de chaque cot de la cloison dans la rgiiui venli-ale du systme nerveux. Il eu nat une sorte de proce.ssus fibril- laire qui divise en deux parties trs-ingales le cordmi de substance punctiforme (?). Ce dernier occupe la rgion suprieure et latrale et prsente toujours dans son angle in- terne la section d'un cylindre de substance mdullaire (i) ple et dpourvu d'enveloppe. Gr. 280/d. DES ANNLIDES SDENTAIRES. 185 Fig. 10. Cdupe travers riiypodiM-me d'une Aiidoiiinie. La cuticule (de) est perce de pat eu part de petits canalicules (>). De chacun d'eux s(irt un petit cylindre, le plus souvent inllchi ou tordu en spirale (S). C'est nue siilislauce nmlie scrte par les follicules () lo- Ks dans rii\i)oderine uranuleux (A/). Les limites des cellules de ce dernier ne sont i)as dis- tinctes, mais lein's nuclus se voient en i. Gr. 1400/1. Fig. 11. Coupe travers um^ partie d'un organe segmentaire de la Terebella flexuosa. La figure reprsente la liranclie interne ou li-oiie de l'organe en section longitudinale; on reconnat son iiillilium cylindri(pie (ey/) portant des cils vihratiles (a) et sa couche prito- nale (pt) dans l'paisseur de laquelle circulent des vaisseaux. Cette branche interne est ac- cole la hranche externe, beaucoup plus large, dont on a reprsent partiellement la paroi {ep-) en suiface, paroi dans lacpielle les nuclus des cellules pilhliales apparaissent comme des taches sombres. Gr. 100/1. Fig. 12. Section travers la paroi dorsale du corps et le vaisseau dorsal dans la partie postiieure de la rgion tlioraciipie chez la Terebella flexuosa. Dans l'paisseur de la paroi du corps on reconnat la couche hypodermique (ftp) et la couche des fibres musculaires transvei'sales (m*''). Quant aux sections des muscles longitudinaux suprieurs, on les aperoit seulement sur les cts, en ms'^, parce que ces muscles viennent mourir une petite distance de la ligne mdiane, sans jamais l'atteindre. A la ligne mdiane s'attache le ligament sus- penseur [Ig) du vaisseau dorsal et de l'intestin. Ce ligament est form de rubans musculai- res apparence strie dont les sections se prsentent comme des fibres verticales. La partie attache la paroi du corps renferme seule quelques libres cylindri(iues. Le vaisseau dor- sal {v.d) montre les sections de cordons solides, granuleux, bruns, soil ilaiis sa paitiesup- l'ieui'e (a\ soil dans l'infrieure (3). Gr. 260/1. f PLANCHE XII Toutes les figures concernent le Cluetoptems variopedatus. Fig. 1. Section traiisxersale travers renlonnoir buccal du Cluetopterus. La partie prin- cipale de la figure, constituant une sorte d'arc cou\e\it tourne vers le bas,est une coupe du segment buccal au niveau des ventails de soies. Toute coupe faite plus en avant ne ren- ccmlie (pie cet arc, mais la coupe aciiielle est fiile laugentiellemenl au bord de la lvre su- 9 A 186 STRUCTURE prieure (lolte rplialiqiie), dont deux fi-a,Q:ments U et ') ont t enlevs par le rasoir et conservs dans la figure. Une coupe faite un peu plus en arrire monti'e ces deux fragments runis en une barre transversale formant le toit de la cavit buccale. L'entonnoir buccal est recouvei't de riiypoderrae, bossel et color par du pigment (pg) dans la concavit, plus lisse du cot externe, o il atteint une grande paisseur pour constituer le liouclier ventral (set). Le tissu de l'entonnoir mme est form par des fibres musculaires (ms) entre-ci'oises en sens divers. Du cot ventral on voit prdominer les sections de faisceaux compacts de fibres musculaires longitudinales {ms^). La base des tentacules est conserve de manii'e montrer soit la paroi avec ses fibres musculaires entrelaces, soit la cavit interne. En n esl la cdupc ilii svsime nerveux accompagn du groupe de taclies oculaires. Gr. 10/1. Fig. 2. Section transversale travers la rgion thoracique. L'hypoderme (///;) prend dans toute la rgion ventrale ime grande paisseur pour former le bouclier ventral (set) dont les limites latrales concident avec la position des cordons nerveux (n). Le dis.spi- ment(f/.M), plac dans le plan mme de;la prparation, est form par des fibres entre-croises en sens divers rjui vont se perdre dans la couciie de fibres Iransvei'sales (ms^) de la paroi du coi'ps. Les fibres musculaires longitudinales sont groupes en gros faisceaux section presrpie circulaire (ms'') du ct ventral, et en faisceaux plus petits et < section plus allon- ge {ms'^) du ct dorsal. D'autres faisceaux longitudinaux {nis^} sont accols la lunique de fibres annulaires du tube digestif (). Le vaisseau dorsal est log dans le ligament piilo- nal. Le ventral n'est pas distinct ce grossissement. La figure donne une repi'sentation exacte de la courbe dcrile par l'implantation des soies. Gr. 10/1. Fig. 3. Coupe tiavers la rgion moyenne (les deux segments fort allongs suivant le thoi'ax) d'un Cbtoptre. La paroi du corps est rduite une mince membrane forme de l'iiypoderme et de quelques fllires musculaires. Du ct ventral seulement les muscles lon- gitudinaux infrieurs forment deux normes bourrelets (.'). On voit d'ailleurs sur la sec- lion (ju'entre les faisceaux longitudinaux et les muscles passent de nombreux faisceaux obli- (jues. Entre les deux muscles on trouve les deux cbanes nerveuses (en), non-seulement bien plus rapprocbes l'une de l'autre, mais encore lcn plus volumineuses qu'au Iborax. Au-dessus d'elles est le vaisseau ventral {v.v). L'intestin paroi Irs-plisse remplii la plus grande partie de la cavit du corps (ce). Il est entour du sinus \ asciilaire (s.s). La coupe de f organe segnientaire apparat en o.s. Gr. lo/l. Fig. 4. Sec(i(ui Iraiisversale Iravers un segment de la rgion postrieure cliez un Cbtoptre femelle. On reconnat les processus dorsaux, renfermant les soies (st) qui les caractrisent comme rames dorsales, et les rames ventrales douilles avec leurs ranges mul- tiples de plaques onciales (ne et ?jc'). Les rames ventrales infrieures sont allonges en v- ritables palellt's formes par les fibros musculaii-es (/.-) verticales agissant sur les plaques DIS AN.Nf'MIOKS Si.DI.M AIKKS. 187 oiicialcs. Ellc',> xiiil unies cuire elles par une commissuro musculaiiL' Irausvcrsalc \iiis^). La section des muscles longitudinaux infrieurs {ms^) offre une surface bien moindre que dans la rgion moyenne (fig. 3). Entre ces muscles sont logs les deux cordons nerveux (cm) fort l'approchs l'un de l'autre. Au-dessus est le vaisseau ventral (v.v). L'intestin paroi trs- plisse (j) est renfei'ui dans le sinus sanguin (s.s). Une grande partie de la section est oc- cupe par l'organe segmentaire dans lequel on peut distinguer deux parties structure Irs-tlitrente, l'une infrieure ou urinaii-e (o.a), l'autre suprieure ou infundibulaire {o.s"^). Sui' le lioi'd interne de ces organes sont logs les ovaires (ov). Les ufs mrs, de couleur orange, s'en dlachenl pour tlotter tlans la cavit du corps. Les fd ires musculaires (ns*) for- ment un rseau dans la rame suprieure. Gr. lo/l. Fig. 5. Section sagittale mene pai-alllemenl au plan de svmlrie par la base de l'un des tentacules (tt). Une partie de la rgion latrale de l'entonnoir buccal du mme ct, avec son rseau de fibres musculaires, a t conserve en a. Dans la paroi du corps on reconnat riivpoderme, la couche de tlhres musculaires transversales (hs'), les fdires longitudinales (ms''). Les disspiments musculaires (dss) ont une grande paisseur. Les soies (sf) tant nom- breuses et \ olumineuses, surtout celles du quatrime segment (st^), et leurs muscles (ms^) tant fort puissants, la cavit de chaque segment est rduite trs-peu de chose. Cette ca- vit est encore diminue lorsque le vaisseau latral (atteint seulement en r dans le second segment) est cUlat. En cr est le cerveau qui dcmne naissance au nerf antennaire; tout au- prs est l'amas d'ocelles. Derrire le cei-veau est un espace qui met en communication la cavit du tentacule avec celle du premier segment. Gr. 8/1. Fig. 3. Coupe travers la paroi du corps dans la rgion moyenne d'un Ciitoptre : ms, couche musculaire contigu l'hypoderme (hp). Dans ce dernier on distingue, en outre, des nuclus () sems dans le tissu des glandes unicellulaires globuleuses fa). Ces glandes scrtent le mucus phosphorescent. L'une d'elles (a') s'est moiti dliarrasse de son con- tenu qui foi-me en 8 une sorte de saucisson irrgulier. Une autre (") est compltement vide de mucus. Dans ces deux follicules on voit le nuclus. Enfui, il existe, trs-clairsemes, des agglomrations de glolmles [y] qui paraissent tre des glandes acineuses. Gr. .365/1. Fig. 7. pitblium cylindrique de la rgion excrtoire d'un organe segmentaire dans la rgion abdominale d'un Chtoptre. On reconnat les nuclus des cellules () et les concr- tions excrmentitielles (3). Gi'. 1000/1. Fig. 8. Coupe optique perpendiculaire l'axe des cellules de l'pithlium cylindrique dans la rgion scrtoire d'un organe .segmentaire avec les concrtions excrmentitielles. Gr. 1200/1. 188 SlKLCirRE Fig. 9. (^Dupe transversale d'un repli de rinlesliii dans la lgion movenne d'un Cli- loptre. On aperoit eu i la coupe du fond d'un sillon de la cavil intestinale. Elle est en- toure d'une paisse couche (a) reprsentant l'pitlilium. Cette couche est forme d'une sorte de gele traverse par des fdires souvent ranniies et munies de nuclus. Entre elles et la tunique musculaire (wjs) est le sinus sanguin {n.s). Gr. 3(i5/l. Fig. 40. Coupe travers la paroi intestinale dans la rgion postrieure du ver. Les cel- lules pitliliales (ep) remplies de pigment hpati(iue sont fort allonges. En outre de leurs nuclus propres (ep'j, on voit dans la partie la plus profonde de l'pitlilium de nombreux nuclus qui paraissent appartenir des cellules intermdiaires. De distance en distance on trouve entre les cellules pitliliales de grandes cavits ovodes (a) dont la paroi est recou- verte d'une mince couche granuleuse et dont le contenu pai'ait form par un liquide homo- gne. Entre l'pitlilium et la coudie de fibres musculaires ti'ansversales (ms^) on voit une sli aie linement granuleuse fws'), reprsentant peut-tre en section de trs-minces lllires longitudinales. Dans l'paisseur de la couche musculaire est situ le sinus sanguin (s.s). En- fin la paroi intestinale est tapisse en dehors de grandes cellules (pt) qui sont ou une couche pritonale proprement dite, (ui des cellules de la lymphe accoles l'intestin. Gr. 1000 1. PLANCHE XIII Les ligures soiit relatives au Telepsaoun costamiii. Fig. 1. Coupe transversale d'un Telepsamm par le segment buccal. La section est mene par l'insertion les deux tentacules dont on voit les contours (tt). Entre ces derniers est l'- mineiice ([iie l'on peut considrer comme un lotie cphalique rudimentaire. Letube pith- lial sophagien (), grande paisseur, est dans toutes les prparations spar des muscles (is') par un espace vide. 11 est proliable cepenilant que celte cavil est purement artificielle et provient d'une contraction du tulie pitlilial par l'alcool. La vritable cavit du corps est en ce, occupe en grande partie par le vaisseau latral {cl) dilat en un vaste rservoir san- guin. La paroi du coi'iis a une grande paisseur, grce surtout l'hypoderme {hp) qui prend partout dans ce segment la structure scutellaire. La couche de fijires transversales (*') est fort mince, tandis que les fibres longitudinales ((/^) forment un niaiicbon peu prs con- tinu et fort pais. Cette couche semble se confondre avec la couche musculaire (ms') du lube digestif. Gr. 75/1. ii;s A\N(.i.iin:s s(:i)E.MAiKES. 180 Eutii' olles sont |il,i(s ce|)oii(l;iiil lu vaisseiiii dorsal (v.d), le veiilral [r.i-), in loiUracl, el les vaisseaux lalraux. Le cerveau (ce) est log entre l'hypodernu! el la couche musculaire, il esl ri'iluit une sini|)le commissure transversale, partout peu prs d'gale paisseur, (|iii runit entre eux les cordons lalraux. Les yeux ne sont iiue des taches i)igmentaires (o) la surface. Fig. 2. Coupe transversale du thorax, faite un peu en arrire de la pi'cdente. Le plan de section a t men un peu oliliquement, de telle manire qu'il frappe de l'un des cts le processus pdieux, avec son faisceau de soies, dans toute sa longueur, tandis que de l'au- tre il en effleure seulement la hase. Cette ohliquit a mis dcouvert d'un seul ct le vais- seau latral (vl) dilat en un vaste rservoii' ; du ct oppos ce rservoir n'est plus dans le plan lie la coupe, mais on voit, en revanche, le faisceau de soies et ses muscles (ms^). L'hy- poderme atteint ici son maximum de puissance pour former le houclier ventral (set), tandis qu'il reste mince au ct dorsal. On rcconnail la mince couche de fihres musculaires trans- \ei-.sales (m*''), les muscles longitudinaux \enli'aux (ms-) elles dorsaux (iiis'). Ces derniers sont traverss par de nombreux faisceaux verticaux ou obliques. La position des deux cor- ilons nerveux ventraux (en) est tout fait latrale. Gr. 53/1. Fig. 3. Coupe transversale traveis le quatrime segment. Cette section se dislingue surtout par le dveloppement colossal de la soie (if) et des muscles (m.s*) ipii servent la mouvoir; tout d'ailleurs dans la figure s'explique par la ligure prcdente. Le bouclier ven- tral (.s i) est moins pais. Les coid(His nerveux occupent une position plus ventrale, de ma- nire n'tre pas comprims par les mouvements de la gi-osse soie. La prpondrance des muscles dorsaux sur les venliaux est trs-manifeste et rend compte de la concavit con- stante de la face dorsale du thorax. Gr. 53/1. Fig. 4. Coupe transversale de la rgion moyenne; ici les muscles dorsaux sont frapps d'une ati-ophie complte, taudis que les muscles ventraux (/;*') atteignent un dveloppe- ment norme. Aussi cette rgion est-elle pour Toi^dinaire convexe au ct dorsal. A l'arte dorsale des bandes musculaires on ti'ouve la coupe de l'organe segmentaire (o.s). Les cordons nerveux (c.) occupent une position latrale immdiatement sous l'piderme. Cette coupe est surtout remarquable par l'paisseur extraordinaire des parois plisses de l'intestin (), paisseur si considralile (|ue la cavit (/') est rduite presqu' rien ; l'intestin est entour d'un sinus sanguin dont on voil l;i [laroi en or ; ce sinus communique avec le vaisseau ven- tral {v.v). Gr. 45/1. Fig. 5. Section travers la rgion abdominale; le plan de la section est lgrement obli(iue d'avant en arrire, de telle sorte qu'il renferme d'un ct une partie du lore unci- nigre infrieur {t.uc) avec ses plaques onciales (mc) ainsi qu'une partie du suprieur (mc'), |i)() STRUCTliHE laiidis iiu'oii ne voit |);is trace de ces organes du cl (iiipos. Un n'a iiiilKjii (jue la hase des rames dorsales avec leurs soles (st). Les muscles longlludinauN ventraux offrent tou- jours un dveloppement noi'me, (pioique moindre que dans la coupe prcdente. Les cor- dons nerveux (en) conservent leur position latrale sous l'hypoderme. Les rapports de l'in- leslin et du sinus sanguin sont les mmes que dans la figure prcdente. Au-dessus de l'organe segmentaire {o.s) on voit l'dvaire (oc). Gr. 43/1. Fig. 6. Coupe travers la partie la plus paisse du bouclier d'un Telepsavus (compaiez fig. 2, set). En de est la cuticule de la surface du corps ; elle est suivie des longs prismes () contenu granuleux, dans la paroi desquels on aperoit et l quelques nuclus (S). Vient ensuite la couche de fdires musculaires transversales (ms'), puis les sections de quelques filtres (ms^) du muscle longitudinal infrieur. Gr. 378/1. Fig. 7. Coupe travers une partie tle l'ovaire et de l'oi'gane segmentaire. Cette coupe correspond la rgion dsigne par un aslrisipie, dans la fig. "i. On voit en )ns les coupes des fdires les plus suprieures du muscle longitudinal infrieur. Au-dessus vient l'organe segmentaire (o.s) i-empli de concrtions excrmentitielles, enfin l'ovaire (ov) avec des ufs prs de leur maturit. Gr. 4.o0/l. Fig. 8. SeclidU travers une partie de la paroi de Tinlestin dans la l'gion ahtiominale, chez un Tlpsave. On voit que cette paroi otTie en (juelque sorte une structure acineuse, les masses remplies de splirules tant disposes le long de canaux (a et ') (]ui jouent, sans doute, le rle de tubes excrteurs (diverticules de l'intestin). Gr. 2.35/1. Fig. 9. Coupe perpendiculaire l'axe il'un lenlacule de Tlpsave. Le contour de la section est fort accident. On y i-eniarque surtout la section d'un sillon profond (se) et celle d'un second un peu moins apparent. Ces sillons et toute la rgion voisine portent de longs cils vibialiles; l'Iiypoderme (lip) renfei-me des cellules pigmentaires coniques (pg) qui sont colores avec le maximum d'intensit au niveau du .sillon. La cavit du tentacule (ce) est divise en deux parties par une cloison longitudinale (y.) tapisse, comme du reste la cavit tout entire, d'une couche pithliale (ep) soit pritonale. En dehors de ce mme pith- lium on trouve une couche assez paisse de muscles longitudinaux (ms ') constituant des espces de rubans dont on voit les sections dans la figure. Les fibres musculaii'es transver- sales ne forment de couche paisse qu'en h/.s^ En deliors de ce muscle on trouve constam- ment un second manchon de filires musculaii'es longitudinales (ms^) ayant ses cts un bo\au memliraneux (); peut-tre ce dernier est-il un vaisseau? Le reste de la section est form par du tissu connectif (i.oi) sem de nuclus. Gr. 185/1. DES ANNTJDES SDENTAIRES. 191 Fig. 10. Coupe voi'licale Inivers le hoiiclier ventriil dans une do ses parties les moins paisses el colores en \iolet. On voil (pie rinpodenne de ce bouclier esl foi-ni par une s- rie de prismes Juxtaposs demi Tun esl repi-sent isol en A. Ces prismes sont .sems de nuclus. surtout dans la rgion la plus profonde, au voisinaw immdiat de la couclie mus- culaire dont (ui aperoit le commencement en nts. Le pigment (pg) se ti'ouve seulement sous la cuticule (cte). Celte dernire parat tre d'ailleurs une couche de mucosit plutt ipi'une memlti-ane pi'oprenienl dite. La rgion reprsente fig. ne se diffrencie de cette llgure-ci que par le dveloppement extraordinaire des prismes. Gr. 'AIO'I. Fig. 11. Partie d'une